Je ne compte plus le temps qui s'est écoulé entre mon ancien récit et celui que je vous raconte. Tant de choses et d’événements, aussi bien douloureux qu'agréable, se sont produit et je ne les regretterai jamais, ni les uns, ni les autres car ils m'ont permis de mûrir et d’effacer mes derniers défauts de Tawtute.
Je serai incapable de tout vous raconter, mais je peux cependant vous citer les moments marquant qui ont suivit ma nouvelle vie dans le clan.
Débuts de guerrier
Dés mes premiers jours, je peinais à trouver ma place. Je regrettais que Tyhu soit partie rejoindre son clan, elle aurait pût m'aider à être accepter...et puis mon cœur ne cessait de battre pour elle.
Je passais la majeur partie de mon temps à traquer des unités de la RDA qui rôdaient dans notre territoire. Je m'étais forgé une réputation de “Spectre de Pandora” en raison de mes attaques furtives et à coup régulier : je me glissais vers une de mes victimes, tchak ! Je me cache, je me déplace, je me glisse vers un autre soldat, tchak !
Au fil des jours je fini par varier mes méthodes et ajouta, en plus de mon glaive, un arc d'excellente facture et une dague. Je prenais évidement soin de prendre une sacoche contenant différents onguents et décoctions médicinal quand je ressortais de la chasse avec quelques blessures sans gravité.
Puis un jour, alors que me rinçais les bras afin de retirer le sang de mes dernières proies, je fit la connaissance de Maâ-Luz, une na'vie native et mère de famille qui plus est. Cette première rencontre s'avéra tellement agréable que depuis ce jour, je fis toujours en sorte de fortifier les liens fraternels par des cadeaux ou en les protégeant des dangers environnants.
Suite à cette rencontre avec la petite famille de Maâ-Luz, je fis d'autres face-à-face, parfois insolites comme Xelloss (rire).
Mais malgré ces rencontres agréables, je persistais dans ma vie de chasseur solitaire... et cela me coûta cher...
Une leçon de vie.
Lors d'une fin de journée, j'avais débusquer un petit groupe de la RDA, et cette fois accompagné d'un AMP lourdement armé. Je ne pouvais jamais rester deux fois au même endroit pour les abattre un à un. Puis quand ce fut le tour de l'AMP, je fut mal préparé : l'affrontement me coûta deux entailles profondes dont l'une d'elle fut au niveau de la cuisse (j'en garde encore une belle cicatrice). Je réussis à décapité le pilote avec mon glaive, mais le flot de sang que je perdit me laissa à peine assez de force pour me traîner vers la rivière la plus porche du clan. Je fut aux limites de la mort quand Maâ-Luz et son partenaire me trouvèrent et m'emmenèrent me faire soigner par la Tsahik du clan.
Il me fallu prêt d'un mois et demi pour m'en remettre. Pendant ma convalescence, je fut obligé de passer mon temps assis devant le foyer à regarder les autres vaquer à leurs occupations. C'était horriblement frustrant. Je ressentait une grande envie de profiter de l’extérieur, mais ma jambe me faisait un mal de chien à chaque mouvement. J'avais pour seul occupation une flûte que j'avais fabriqué il y a un longtemps et, de temps en temps, j'essayais de distribuer les plats au clan lors des repas. Le seule moment où je pouvais quitter le foyer, c'était pour aller dans mon hamac, avec l'aide de quelques membres du clan.
Puis, au fil des jours, certains se sont interrogé sur mon état et finirent par me poser beaucoup de question au sujet de mon passé. J'ai préféré garder pour moi certains passages de ma vie et me contenta de leur résumé mon arrivé ici.
Avec le temps, ils finirent par me raconter ce qui les avaient mené au clan Com'ava. Je réalisai alors que je n'étais pas le seul à avoir connu un passé sombre : certains avaient perdu leur famille, d'autres des amis proches, des clans,...
Com'ava était un clan où se réfugiaient les victimes de l'avarice et de l’égoïsme humaine. Je commençais à me traiter d'abruti en pensant que Tyhu et moi étions les seuls à avoir souffert davantage que les autres...Je n'ai plus jamais fait cette erreur.
C'est à partir de ce jour là que j'ai fini par cesser mes chasses à l'homme et que j'ai plus contribué au bien être du clan.
Nienna ou « Menari Alayon »
Après que mes blessures se soient résorbées en de belles cicatrices (que certains considèrent comme une preuve de détermination), je reprit mes entraînements au glaive et entreprit d’affûter mes compétences en archerie qui étaient une de mes lacunes.
J'avais fini par m'assagir et ne cherchait plus la confrontation, sauf dans les cas où une menace rôdait autour du clan.
Ce fut justement durant un de ces jours qu'à eu lieu une des plus belles rencontres de ma vie.
Depuis quelques temps, on avait signalé la présence de soldats de la RDA non loin du clan. Alors que j'allais m'informer de la situation sur place, je découvris les soldats en questions déchiquetés, découpés comme de la viande de boucher.
En utilisant ce que j'avais appris sur la chasse avec les na'vis, j'entrepris de traquer ce qui avait causer ce carnage. Au début, je pensais qu'il s'agissait d'un Palulukan, mais quand je découvrit la nature de ce que je pistait, les bras m'en tombèrent :
C'était une na'vi plus jeune que moi (deux ou trois ans de moins environ), son pagne et la plupart de de ses vêtements étaient de couleur noir et elle portait sur elle une longue épée noir.
« Une escrimeuse ! » me suis-je dit.
Je n'avais jamais entendu parler d'une na'vie combattant avec une épée et je ne savais quoi penser d'elle en repensant au carnage qu'elle venait de faire il y a peu. Je garda ma main sur la poignée de mon glaive par précaution.
Lorsque je l'ai interpellé, elle se retourna, dévoilant le plus étonnant des regards : ses yeux étaient totalement noir, un noir de jais de telle sorte que je ne pouvais voir ses pupilles et j'ignorais si elle me voyait ou si son regard était une preuve de cécité.
À ma grande surprise, elle ne salua pas comme le ferai un na'vi natif, mais à la manière d'un Tawtute.
Je ne pus m'empêcher de demander qui elle était et de quel clan elle venait. Elle ne put répondre qu'à ma première question.
Après une longue discussion, je compris qu'elle avait été formé par la RDA, arrachée à son ancien clan, et qu'elle avait été formé à tuer tout en subissant des expérience qui lui donnèrent ces yeux si particulier et son amnésie total sur son passé. Elle avait fuis avec l'aide de son défunt “maître” et n'avais rien d'autre que l'épée comme fragment de sa vie avec son formateur.
Pour beaucoup, elle aurait été considéré comme une traîtresse. Mais au lieu de cela, je la prit en pitié et lui proposa de la ramener sur le chemin vers Eywa. Elle paraissait paniquée à cette idée dû à sa longue vie faite de solitude et de sang, mais sa confiance en moi la convainc à essayer.
Le moment que je n'oublierai jamais fut notre premier duel, lame contre lame. Mon glaive n'avait aucun soucis à encaisser ses coups d'épée, mais j'étais effaré par ses prouesses en escrime. Elle m'égalait (même me dépassait) dans le domaine ; elle employait différentes techniques tiré de l'art du combat chez les Samouraïs et les chevaliers du Moyen-âge. Quand nous avons mit fin à notre combat, nous étions tout deux trempés de sueur et les hématomes décoraient notre peau...sans pour autant avoir trouvé un gagnant.
Au fil du temps, nous avons tissé entre nous une confiance et une protection mutuelle entre nous, une amitié grandissante qui devint indivisible à tel point que j'ai finis par la considérer comme une membre de ma propre famille, une sœur adoptive si on peut dire.
Beaucoup se sont amusé à dire qu'il y avait “quelque chose” entre nous. Et bien non, Nienna est peut-être ma meilleure amie à mes yeux, mais mon cœur est à Tyhu.
Âmes-sœurs
Pendant de long mois, avec l'absence de la RDA, le temps fut à la fête au clan et je n'hésitait pas à exprimer ma joie en musique et en exposant avec Nienna nos talents de combattant. C'était le temps où le Kelutral vibrait de la bonne humeur de ses hôtes. Le bon vieux temps (soupir nostalgique).
Bref, un matin, je descendais de mon hamac pour aller m’entraîner dans la clairière non loin du clan quand j’entendis une voix familière derrière moi :
-Oel ngati kameie ma Tsuwokan.
Je me retournai et je sentit alors mon cœur battre à s'en décrocher. Devant moi se tenait Tyhu. Je pouvais reconnaître son doux visage entre mille et son regard aux yeux d'ambres en amande n'avait pas perdu de son charme sauvage et exotique.
Moi : -Tyhu ?!
Tyhu : -Est tu heureux de me voir ?
Moi : -Je...je ne pouvais rêver mieux ! Que fais tu aussi loin de ton clan ?
Tyhu : -J'ai appris que tu t'étais bien installé au clan Com'ava et je voulais te rendre visite.
Moi : -C'est vraiment gentil à toi d'être venu de si loin pour venir me voir.
Tyhu se mit à sourire et posa ses mains sur mon torse, signe de sincérité forte chez les na'vi.
Tyhu : -Tu m'as manqué depuis mon départ.
Moi : -Toi aussi Tyhu.
Je sentit comme une chaleur me monter aux joues. Je devais changer de sujet au plus vite.
Moi : -Et si je te présentais quelques amis ? Suis moi.
Et oui, j'avais eus beau combattre sans peur la RDA, osez dire à Tyhu combien je l'aime était encore au delà de mes forces. Je ne savais pas vraiment pourquoi je ne parvenais pas à le dire, peut-être par peur qu'elle dise non et que je sente à nouveau mon cœur se briser ou que notre relation soit aussi éphémère que mes anciennes ? Je ne saurai dire.
Deux jours suivirent sans que je puisse parler à Tyhu sans essayer de cacher mes sentiments pour elle, une torture. Elle allait partir dés demain à l'aube pour rejoindre son clan et j'étais impuissant face à ça.
Mais mes amis connaissaient mes réactions et comprirent tout de suite ce qui me travaillait. Vers la fin du dîner, alors que Tyhu avait fini son repas et était partie prendre l'air, Maâ-Luz et d'autres frères du clan m'en parlèrent en secret.
Spiritao : -Pourquoi tu n'essaie pas de lui en parler ?
Moi : - Ce n'est pas si simple. Si elle ne veut pas de moi comme partenaire ?
Maâ' : -Il vaux mieux le savoir et avoir mal un moment plutôt que de ne pas tenter et d'être malheureux toute sa vie.
Tous employèrent les mêmes arguments, je ne pus répondre que par des « je vais essayer » et des « je vais y réfléchir » comme un skxawng.
Tandis que tout le monde alla rejoindre son hamac, je restais à l'entrée du Kelutral, pensant à ce que je pouvais dire à Tyhu. C'est alors qu'elle vint me voir.
Tyhu : -Quelque chose ne va pas ?
Moi : -Je...je pensais à demain.
Tyhu : -Sran...je peux te demander quelque chose ?
Moi : -Tout ce que tu veux.
Tyhu : -C'est mon dernier soir ici et j'aimerai profiter du moment pour faire une promenade avec toi près de la rivière non loin du kelutral.
Moi : -Je veux bien.
Nous marchâmes côte-à-côte le long du cours d'eau, la bioluminescence des plantes donnaient de beaux reflets à la rivière dont le fond était bizarrement peu tapissé d'algues bioluminescente.
C'était le meilleur moment pour une déclaration...Et pourtant je n'arrivais pas à faire sortir la moindre parole de ma bouche !
Nous nous arrêtâmes un moment sur une racines, observant les jeux de lumière sur l'eau.
Tyhu : -Sran. Je crois que je vais commencer à rentrer chez moi.
La panique monta en moi. Je ne voulais pas qu'elle parte. D'une façon incontrôlé, je voulu la rattraper.
Moi : -Attend Tyh...Aaah !
Je glissai sur la racine et tomba face contre terre sur une énorme flaque de boue. Tyhu, voyant la scène, ne put s'empêcher de rire et alla m'aider à me relever.
Moi : -Ah bravo ! Je suis bon pour un bain moi !
Tyhu : -Viens, met toi dans la rivière que je te retire toute cette saleté.
Elle me tira dans la rivière, jetant au loin mon fourreau avec mon glaive et ma dague. Elle prit un peu d'eau de rivière dans la paume de ses main et en versa sur mes épaules. Le contact de l'eau froide et la douceur de ses mains me donna des frissons. Pendant qu'elle continuait de rincer ma peau salie par la terre, elle me parla sur un ton très doux :
Tyhu : -Est ce que l'Olo'eyktan t'as donné mon message ?
Moi : -Message ?
Tyhu : -Tu le sais peut-être, c'était « Kxetse sì mikyun kop plltxe »
Moi : -Oui, je m'en rappelle maintenant.
Tyhu : -Sais tu ce que cela veux dire ?
Moi : -Oui, on dit cela à quelqu'un quand celui-ci cache mal ses senti...
Je réalisa soudain et posa mon regard sur elle. Elle souris tendrement devant ma réaction.
Moi : -Tu...tu le savais depuis le début ?!
Tyhu [riant] : - Je ne voulais pas te brusquer en te le disant trop tôt.
Moi : -Et dire que je m'embêtais à chercher un moyen de te l'avouer !
Tyhu se mit à éclater de rire, un rire plus doux que ce que j'avais entendu auparavant. Elle se colla doucement contre moi et posa sa tête un moment contre mon torse avant de plonger son regard dans le miens.
Tyhu : -Veux tu toujours de moi ? Que je reste à tes côtés ?
Moi [posant tendrement ma main sur sa joue] : -Bien sûr. Mais ton clan ? Il ne vont pas... ?
Tyhu : -Chuuuut.
Elle posa un doigt sur mes lèvres et rapprocha doucement son visage du miens avant de me susurrer tendrement à l'oreille :
Tyhu : -Ils comprendrons. ngari txe’lan mawey livu.
Puis, avec une douceur mêlée à une tendresse amoureuse, elle posa ses lèvres sur les miens. Je n'avais jamais rien connu de tel. C'était comme un rêve devenu réalité. Elle se détacha calmement de moi et me regarda de ses beaux yeux ambrés.
Elle prit ensuite sa tswin, me faisant comprendre ce qu'elle voulait.
J'avais entendu parler d'un lien qui unissaient les couples jusqu'à leur mort, mais je ne pensais pas que cela serai concret. Un seul geste, tsaheylu, et mon destin allait changer à jamais.
Je pris ma natte et la rapprocha de la sienne et, à l'instant même où nous avons fait le lien,
je sentit mon esprit entrer en osmose avec elle. Nos émotions se mélangeaient pour en créer de plus fortes. Je ne peux décrire le reste de ce que j'ai ressentit car il n'y a pas de mots pour décrire ce moment.
Sous l'union de nos esprit, nous avons tituber jusqu'au rivage où nous nous somme allongé, l'un contre l'autre, dans un balai de baisers et de caresse. Les derniers mots que j'entendis des lèvres de mon amour avant l'aube furent un doux et langoureux susurrement :
-Nga yawne lu oer, ma yawnetu.
Le retour des jours tristes
Les jours qui suivirent furent les plus doux de ma vie. Le lendemain de mon union avec Tyhu, je déclarai à tous mes amis qu'elle et moi étions liés pour la vie. Les félicitations fusèrent et ont accueilli Tyhu à bras ouverts comme fille du clan. Je pouvais enfin sentir la chaleur de mon aimée contre moi pendant les longues nuits dans notre hamac.
Mais ce temps de paix prit fin au bout d'un mois, quand les forces armées de la RDA revinrent troubler l'équilibre.
Nous restions sur nos garde au moindre bruit suspect pendant la chasse pour nourrir le clan, les enfants ne purent jouer dehors que sous la surveillance de quelques guerriers et certains n'hésitèrent pas à explorer la forêt pour vérifier la présence de la RDA dans les parages.
J'eus l'occasion de découvrir bon nombre de petite bases cachés (à peine assez grand pour quelques dizaines d'homme au maximum) où il m'a fallu en découdre avec leurs “hôtes”. En comparaison, la base où j'ai logé avant de la fuir avec Tyhu était bien plus accueillante que celles-ci : sombres, lugubres, de vieux labos d’expériences installés à la va-vite,...le genre d'endroit où on voit rarement un enfant de Pandora en sortir indemne. Pour ma part, je suis toujours sortit de ces horreurs avec des blessures assez sévère et une rancœur accru contre l'humanité.
Mais je m'égare.
Après bon nombre d'affrontements, on finis par apprendre un assaut de la RDA très prochainement. Des amis et moi avons heureusement pris les devant et avons décider de les intercepter en route, en raison de la situation et pour éviter de faire la même erreur que lors de ma dernière chasse qui s'était fini par de longs mois au clan, j'ai enfilé mon armure, dépourvue de son attirail décoratif et rembourrées pour amortir les balles.
Nous fûmes six environs à partir du Kelutral pour traquer ces meurtriers. Tyhu n'était pas au courant de ce que j'allais faire, je ne voulais pas la voir se faire du soucis pour moi.
Quelques kilomètres plus loin, nous sommes parvenu à débusquer les soldats et chacun se mit sur ses positions pour régler leur compte :
Spiritao en hauteur dans les arbres, armé de son arc, Nienna et moi embusqués dans la végétations au sol, Kina'unil et Neywe derrière les arbres.
Je peine à me rappeler qui a attaqué le premier, mais je sais de mémoire que ce fut un vrai carnage qui m'a laissé des séquelles : alors que le combat battait son plein, je suis parvenu, grâce à la cohue, à prendre par surprise un des AMP et à empaler le pilote sur mon glaive. Le seul soucis pendant cet affrontement fut d'avoir été à découvert. Je me suis à peine remis du duel que certains soldats m'ont pris pour cible et ont tiré sans sommation. Si je n'avais pas modifié mon armure, j'aurais rejoins Eywa très rapidement. Biens qu'un bon nombre de balles m’aient créées des estafilades ou se soient incrusté dans mon armure, certaines on réussis à perforer mon corps, sans heureusement toucher les organes vitaux. Je n'ai put assister à la fin de la bataille que sur le sol, tâtonnant pour trouver les pommades pour mes blessures dans ma sacoche.
On me ramena d'urgence au clan où Neywe et la guérisseuse pour cesser les hémorragies. La perte excessif de sang me fit tomber dans les pommes.
Je ne reprit conscience que le lendemain, dans l'abri réservé à la guérisseuse. Mon torse était couvert de bandages badigeonné de gel médicinal à l'odeur âcre.
Je me mis à porter mon regard autour de moi, cherchant quelqu'un. Je ne pus voir qui que ce soit et pris le risque de me redresser. Mes blessures pulsaient douloureusement, limitant ma respiration. J'avais l'impression que mes chairs allaient se déchirer comme du papier au moindre geste. C'est alors que je fut repris de vertige et manqua de m'écrouler, mais c'est alors que quelqu’un me retint et me fit asseoir doucement contre une racine du Kelutral. C'était Tyhu.
Tyhu : -Tu n'as pas encore retrouvé toute tes force, reste calme.
Moi : -Tu es ici...depuis longtemps ?
Tyhu : -J'ai veillé auprès de toi jusqu'au matin. On m'as tout raconté.
Moi : -Tu ne me blâme pas ?
Tyhu [souriant] : -J'aurai pu...mais tu a fais ça pour le clan alors je vais oublier pour cette fois. Mais promet moi de me prévenir si tu recommence.
Moi [faisant un geste de sincérité] : -Tu as ma parole ma Tyhu.
Elle s'assit en face de moi, portant dans ses mains un bol contenant du liquide de Tawtsngal. Elle m'en fit boire une gorgée et mit le bol de côté avant de m'embrasser tendrement.
Moi [souriant] : -Tu pensais à ça depuis un moment, je me trompe ?
Tyhu [avec un faux air d’innocence] : -Pas seulement, mais tu devra te contenter de ce baiser à cause de tes blessures, ma yawnetu…
Toujours plus haut…
Les jours passèrent, je parvins à me remettre rapidement de mes blessures, même si je devais faire encore attention à ne pas faire d’efforts trop violents au risque de rouvrir mes plaies.
Puis, un matin, Neywe vint au foyer signaler que l'Iknimaya allait commencer dans quelques jours et que ceux qui n'avait pas encore leur ikran devait se préparer.
Je faisais évidement partie de ceux-là.
Le seul problème dans cette histoire étaient mon état : chercher son ikran n'est pas de tout repos et on risque à tout moment sa vie pour faire le liens avec cette créature. J'avais une grande chance de finir en charpie si je ne protégeais pas mes plaies. J'ai alors décidé de me mettre tout de suite à la tâche.
Avec l'aide de Tyhu et de Nienna, je couvris chaque meurtrissures de mon corps par des bandage couverte de gel cicatrisant en grande quantité puis, avec quelques bandes de cuir, je maintins tout le travail.
Le jour suivant, Neywe et Xelloss emmenèrent quelques chasseurs pour l’entraînement, aux pieds de ayRam aLusìng [Les Montagnes Flottantes]. Par un heureux hasard, Nienna fut de la partie et nous entreprîmes tous les deux l’escalades et à l'utilisation de nos
attrape-banshee. Mais plus la journée avançais, plus je sentait que mes bandages fatiguaient. J'esperais qu'elles tiennent plus longtemps le jour J.
Deux jours plus tard, après avoir posé un baiser sur la joue de Tyhu, encore endormis dans notre hamac, je rejoignit la troupe pour l'Iknimaya. Il nous fallu une demi-journée et une bonne partie d'escalade pour arriver sur la montagne flottante où la majorité des na'vis trouvaient enfin leur Ikran. Je fus le premier à commencer.
Prudemment et armé de mon attrape-banshee, je me mis à chercher ma future monture, c'est au bout de quelques minutes que je vis un magnifique ikran : il était de couleur bleu ciel rayé d'un orange presque pâle et le bout de son museau était d'un orange plus vif. Sa taille moindre par rapport à sa taille me fit deviner que c'était une femelle.
L'ikran finis par me remarquer et se tourna vers moi en poussant une espèce de feulement. Il semblait que le destin m'avait guidé vers ce prédateur magnifique et mortel.
Je fit tournoyer mon bolas en gardant mon regard sur l'ikran, la tension est palpable et je prie Eywa pour que tout se passe bien.
Au moment où la créature bondit pour me croquer, je fit une roulade sur le côté et envoya mon attrape-banshee au niveau de son museau. Malheureusement je m'aperçut que je l'avais lancé trop tôt et l'ikran se le coinça dans ses machoires et tentait de s'en débarassé.
Je n'avais pas prévu ce genre de situation, mais je décidai de tenter le coup. Alors que l'ikran continuait à se battre avec le bollas prit entre ses crocs, je bondit sur son coup et m'y agrippai comme je put tout en essayant d'agripper une des antennes.
La créature ailée changea de priorité et se débattit pour me décrocher, allant même jusqu'à cogner son dos (et moi avec) contre la paroi de la montagne.
Cette partie de rodéo était de loin la pire que j'ai pu vivre. Mais malgré cela, je parvint à agripper son antenne et là rapprocha de ma natte, un vrai défis de force car l'ikran ne semblais pas enclin à coopérer. Au moment où je fis tsaheylu, l'ikran se calma aussitôt et je pus reprendre mon souffle un petit instant.
Mes bandages au niveau du dos n'avaient pas tenu face au mauvais traitement infligé par ma nouvelle monture et une petite quantité de sang s'échappait de mes blessures, une vrai galère.
Mais je fus vite ramené à la réalité quand on m'ordonna de prendre mon envol au plus tôt. Le décollage fut rude au début, mais avec un peu de fermeté, je réussis à contrôler mon ikran à la perfection. Ce dernier était d’ailleurs rapide et vif, ce qui me donna l'idée de le (ou plus LA) baptiser Txepvì [étincelle].
Voler était pour moi une sensation purement addictive, on a du mal à s'en décrocher tant l'impression de liberté est grande…
Mais pour l'instant, je devais profiter du vol pour aller régler mon problème d'hémorragie.
Uniltaron
Quand mes blessures furent totalement guéris, je pus enfin profiter de l'ivresse du vol, sentir le vent caresser mon visage et admirer Pandora sous un autre point de vue. Mais posséder un Ikran me demandait aussi beaucoup de responsabilité et de travail (particulièrement pour la conception de la selle, mais ça c'est une autre histoire). Sans parler du fait que l'on est pas à l'abri d'une attaque de la RDA ou d'un Toruk (même si je n'en ai jamais croisé jusqu'ici).
Txepvì est une Ikran pleine d’énergie et assez têtu par moment...comme moi à mon arrivé sur Pandora. Elle est suffisamment vive d'esprit pour exécuter des tournants serrés et esquiver des embûches au dernier moment.
À certaines occasions, nous chassions en compagnie de Nienna et de Tyhu, ne laissant aucun répits à nos proies.
Mais malgré ces agréables moments, mon esprit était taraudé par ce qui m’attendais très bientôt : l'Uniltaron.
Je connaissait les risques de l'Uniltaron, certains Na'vis on rejoins Eywa en tentant de passer ce rite, mais je n'avais d'yeux que pour ce monde et ce peuple et j'étais prêt à tout pour le passer.
Tyhu étais partagé entre le bonheur d’apprendre que j'allais devenir une partie à part entière du peuple, et la peur de me perdre. Mais elle savait laisser son jugement de côté et me laissa décider.
De long mois plus tard, après de nombreuses aventures et événements troublants, je fus amené à l'étage inférieur du Kelutral pour entreprendre le rite de passage, sous le regard nerveux de ma partenaire et de quelques amis.
J'étais peinturluré de la tête au pied, couvert d'arabesques faites à partir de sève de l'Arbre-maison.
Je vins me placer au centre du cercle de guerriers et de chasseurs présent. Quasiment tous jouaient d'un instrument de musique.
On me donna un Eltungawng (ver luisant) que je dû manger vivant (beurk!) avant que l'on ne me pose un arachnoïde sur mon dos. Il ne fallu pas longtemps pour que l'insecte me pique violemment et m'injecte son venin psychoactif .
En peu de temps, je ressentit un engourdissement, ma tête tournait et je perdis rapidement le sens de l'équilibre.
C'est alors que tout se transforma autour de moi : des arbres prirent la place des chasseurs, un ciel se nuit apparu au dessus de moi et un tapis de mousse bioluminescente remplaça la terre sous mes pieds. C'était une forêt touffu et sombre, malgré la bioluminescence qui y régnait.
J'entendis soudain comme une espèce de grondement de fauve derrière moi. Je fixai la végétation derrière moi, cherchant une présence. Soudain, deux grands yeux jaunes émergèrent de l'ombre et la créature bondit sur moi, m'emmenant dans un noir total.
Quand l'obscurité s'estompa, ce fut pour voir le clan Com'ava en feu. Je hurlai toute ma colère et ma tristesse.
Soudain, des soldats de la RDA surgirent de derrière moi, armes pointées. Leur masque cachait leur visage. Emporté par ma colère, je sortit ma dague et me rua sur eux. Je n'en épargna aucun. Après avoir percé le poitrail du dernier soldat, le masque de celui-ci se fendit en deux, révélant un visage familier, provenant de mes plus profond souvenir, celle d'une photo...ma mère !
Son regard livide et son expression lui donnait l'impression de dire « pourquoi ? ». Je me mis à reculer devant elle et, sans le vouloir, suis tombé dans un gouffre venu de nulle part.
Durant ma chute, j'entendis des voix railler :
-Tu es protecteur envers tes proches, mais que fais tu de ta vrai famille ? Tu crois pouvoir fuir ton passé en te cachant dans cet avatar ? Tu ne sera jamais l'un des leurs ! Jamais !
J’atterris dans un monde froid et sombre, toujours persécuté par ces voix. Je n'en pouvais plus !
-Ta venu ici n'es qu'une perte de temps !
Cette phrase fut alors pour moi la goutte qui fit déborder le vase.
Moi :-Non, elle n'a jamais été une perte de temps ! Après tout ce que j'ai vécu, je ne regrette en rien mon choix d'être partit. J'ai une femme que j'aime, des amis et un clan. Rien de ce que l'on me proposera me fera revenir sur Terre.
À mes mots, je vit quelque chose déchiqueter la paroi noir comme un simple tissu, donnant une ouverture lumineuse et douce. La bête qui me libéra de ce tourment sombre n'était autre qu'un imposant Palulukan, l'animal terrestre le plus craint de Pandora et l'un des rares à ne pas être chanté par les clans na'vi.
Était-ce lui ? Mon animal totem ?
Je fus soudain tiré hors de mes songes, happé par la réalité. J'ouvris les yeux pour voir Neywe m'administrer l'antidote. J'étais allongé sur le sol, la bouche pâteuse, les muscle endoloris et tremblants. Je ne devais pas être beau à voir.
On m'aida à me relever et on me ramena à la surface pour être accueillit en bonne et dû forme en tant qu'enfant d'Eywa.
Quelques temps après le début des célébrations, je descendis à la rivière pour retirer les peintures sur ma peau et retirer le goût désagréable que j'avais dans la bouche. La fraîcheur de l'eau ragaillardit mon corps aussitôt. Je m'allongea sur le bord de la berge, songeant à ce que j'avais vu dans ma chasse en songe.
Pourquoi le Palulukan? Je n'avais pourtant plus rien du guerrier solitaire et agressif depuis longtemps. Eywa me mettait-elle au défi ? Mon animal était-il une autre expression de ma personnalité différente de ce que je pensais ?
Mon esprit était trop épuisé par le rite pour y voir clair et cela aurait été stupide de gâcher la fête à cause de ça. Je n'eut alors qu'une envie, c'était de serrer Tyhu dans mes bras et de profiter de l'instant présent.
Sombre réunion de famille
Ce que je vais vous raconter est sûrement l'un des tournants les plus importants de ma vie.
Cela a commencé bien longtemps après mon Uniltaron, je revenais de chasse avec quelques amis, portant un Yerik sur mes épaules. Xelloss venait juste d'arriver au Kelutral, apportant des nouvelles de Hell's Gates. Les communiquées qu'il apportait était tout ce qu'il y avait de plus normal...Jusqu'à ce qu'il nous fasse part de la présence d'un petit groupe de soldat de la RDA arrivé récemment.
Après avoir laissé le fruit de notre chasse au foyer, j'entrepris de proposer à quelques amis de se charger de ces intrus qui n’avaient rien de pacifique. Spiritao, Nienna et Tyhu proposèrent leur aide. Une fois équipés de nos arc et de nos autres armes, nos fîmes route vers le dernier endroit où les soldats avaient été aperçus. Il nous fallu plusieurs heure passé à suivre leurs traces ; cela n'avais rien de bien compliqué, mais c'est quand nous sommes parvenu à l'endroit où ils avaient fait halte que cela jeta un froid à moi et à Tyhu : devant nous se dressait les ruines de la base qui m'avait accueillit et emprisonné Tyhu. La végétation avait pris le dessus, couvrant bon nombre de bâtiments. Des cadavres d'AMP, vestiges de la lutte livré lors de notre évasion, gisaient sur le sol, rongés par la rouille. Nous dûmes reprendre notre concentration car nous savions que nous n'étions pas seul et qu'il fallait rester concentré.
Notre groupe se sépara en trois. Tyhu avec Spiritao, Nienna et moi travaillions en solo. Après un moment de tensions et d'embuscades, nous avions enfin anéantit la menace. Je retrouvai Spiritao et Tyhu à la sortie de la base, Nienna semblait encore occupé à traquer de possibles rescapé car elle fut absente un long moment.
Moi : -Tout le monde va bien ?
Tyhu : -Srane.
Spiritao : -J'ai connu pire.
Moi : -On a une idée de ce pourquoi ils sont venu ici ?
Spiritao regarda Tyhu d'un air inquiet puis me donna une tablette qu'un des soldats portait.
Spiritao : -Je te préviens, ça va te faire un choc.
Je commençai à lire attentivement ce qui y était écrit :
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Caporal Fleksher
Je suis contient que la planète présente un grand danger pour vos hommes, vous n'avez cessé de m'en faire part dans votre dernier message. Mais la mission que je vous ai confié est trop importante pour être abandonné et je suis sûr que votre code de marine vous ordonne de continuer vos missions jusqu'au bout.
Si vous semblez encore réticent de prolonger vos recherches, je peux vous encourager en vous proposant un retour sur Terre avec l'équivalent de vingt ans de salaire annuelle une fois votre mission terminé.
En espérant que vous acceptiez cette proposition.
Russell Sylver, sixième Co-directeur de Matanza Arms Corp
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Mon père ? Ici ?! Cette simple idée me glaça le sang. Il avait sûrement changé d'avis sur mon départ et était venu me chercher. Je n'osais imaginer ce qu'il penserait de ma nouvelle vie, étant un étroit d'esprit et capitaliste.
Spiritao : -Qu'est ce qu'on fait ?
Moi : -Toi et Tyhu devriez retourner au clan pour leur dire que les agents ont été abattus.
Spiritao : -Et pour… ?
Moi : -Évite d'en parler, cet infos ne concerne que moi, inutile d'inquiéter d'avantage de monde.
Tyhu : -Tsu'…
Moi : -Ne t'en fais pas pour moi, je reviendrai dés que j'aurai retrouvé Nienna.
Ce n'était pas tant le fait que je sois seul qui l'inquiétait, mais plutôt le message de mon père.
À contre-cœur, elle rejoignit Spiritao pour le clan en me laissant un baiser au passage.
Pendant de longues minutes, j'attendis le retour de Nienna, je crus un moment qu'elle avait rejoint le Kelutral sans nous avertir. C'est alors que je la vit sortir d'entre les arbres.
Moi : -Par Eywa, où étais tu passé ?
Nienna : -J'ai eu un problème pendant notre chasse.
Moi : -Comment ça ?
Je put voir par ses oreilles et sa queue qu'elle avais des remords, une espèce de honte inavouable. Elle finit par répondre :
Nienna : -Tu me fera toujours confiance ?
Moi : -Pourquoi tu dis ça ?
Nienna : -Je ne veux pas perdre ton amitié pour ce que je vais te dire.
Moi : -Hey. Quoi qu'il arrive, je te considérerai comme ma meilleur amie.
Nienna esquissa un léger sourire et me prit dans ses bras (c'était une façon pour nous deux de montrer notre affection).
Nienna : -Pardonne moi.
Moi : - ???
Sans que je puisse me rendre compte de quoi que ce soit, elle m'assoma.
Il me fallut un bon moment pour reprendre mes esprits. Pourquoi avait-elle fait ça ? Elle ne l'aurait pas fais sans une bonne raison, je la connaissait assez pour savoir qu'elle ne nuirait jamais au clan.
Lorsque j'ouvris les yeux, je m’aperçus que j'avais été enfermé dans une espèce de cage, dans une pièce de détention vide et mal éclairée. Je scrutais les environs quand je vis Nienna, fers au pieds et au mains, à genoux.
Moi : -Nienna !
Elle n'osa pas me regardé, trop traumatisée par la situation. Je me rendit compte qu'elle n'avait plus son épée noir. Celui ou celle qui le lui avait prit avait commis l'iréparable.
Nienna : -Je ne voulais pas que ça se passe ainsi.
Moi : -Qu'est ce qui s'est passé ? Où on est ?
Nienna : -Il avait dit qu'il épargnerai le clan si je t'amenai pour lui parler, mais je ne pensais pas que ce serai ainsi.
Moi : -“Il” ?
(???) : -Elle s'est montré naïve comme je l’espérai.
Cette voix, je la reconnaîtrait entre mille, c'était celle de mon père. Il venait d'entrer dans la pièce accompagné de deux hommes de la RDA.
Russell : -J’espérai mieux de toi fils.
Moi : -Tu as perdu le droit de m'appeler ainsi depuis le jour où tu m'as emmené dans ton usine !
Russell : -Et c'est pour ça que tu t'es alliés à ces sauvages ? Tu me déçois.
Moi : -Pas autant que toi.
Russell : -Regarde ce qu'ils ont fait de toi ! Je t'avais promit un avenir dans mon entreprise et tu délaisse tout ce pourquoi j'ai travaillé pour ces singes bleus ?!
Moi : -Ils ont fait plus pour moi que tu n'en fera jamais. Ils m'ont aidé à suivre ma propre voie tandis que toi, tu ne voulais qu'une chose, que je suive TA voie ! Celle d'une vie basée sur des idioties comme l'argent et le pouvoir !
Russell : -Tsss, je perd mon temps à t'expliquer où est ton vrai chez toi. Mais dés notre retour, je te rééduquerai comme les vrai gens de notre rang.
Moi : -Je n'irai nulle part !
Russell : -Tu n'a pas conscience de la situation on dirai.
Mon père se tourna vers Nienna et s'accroupit devant elle pour mieux la regarder de face.
Russell : -C'est mon fils qui t'as trouvé alors que tu n'étais qu'une bête errante de la RDA, je me trompe ?
Moi : -Laisse là en dehors de ça !
Russell : -Voilà comment les choses vont se régler…
Mon père se redressa et sortit un revolver de la poche intérieur de son manteau. Comprenant ses intentions, je tentai de briser ma cage pour l'arrêter, mais je n'avais nullement la force pour ça.
Russell [braquant le canon vers Nienna] : -Soit tu me suit sans faire d'histoire, soit rabattrais un à un tout ceux que tu considère comme tes amis en commençant par elle !
Moi : -Nienna !!
Nienna : -Ne te soucis pas de moi.
Russell : -compte à rebours.5...4...3…
J'étais piégé entre laisser mes amis mourir en refusant ou renoncer à ma liberté contre la vie de Nienna. Ce dilemme était intolérable, je sentais la colère monter en moi.
C'en était trop !
J'ignore exactement comment je m'y suis prit, je n'étais plus vraiment moi même, mais je déchaîna ma force et ma colère sur la cage et réussit à dessouder les barreaux. Emporté par ma rage, je saisit le bras armé de mon père et le jeta au loin, les soldats subirent ma colère de plein fouet, mourant sous mes coups. Je me servit du poignard de l'un deux pour casser les serrures et libérer Nienna de ses chaînes.
Nienna : -Je suis vraiment désolé, vraiment…
Elle se tut lorsque je la prit tendrement dans mes bras, heureux de la voir encore en vie.
Moi : -Chut ! Ça va. Tu ce qui compte, c'est que tu soit encore là.
J'ai put là sentir soulagé par mes mots. C'est alors qu'elle se raidit.
Nienna : -Attention !
Par reflexe, je l'ai poussé et me mit à terre pour esquiver. Des balles sifflèrent au dessus de nous. Mon père s'était relevé et avait tenté de nous abattre tout les deux.
Sans attendre, je me jeta sur lui, le prit à la gorge et le souleva d'une main en le plaquant contre le mur.
Russell : -gnn ! Que...que compte tu faire à présent ? Me tuer ?
Moi [resserrant ma prise sur sa gorge] : -Tu ne me laisse pas le choix. Tu es un danger pour ce monde et ma famille.
Russell : -hur ! Pourquoi tu t'obstine à les protéger ?...Qu'est ce qu'ils ont que je n'ai pas ?
Moi : -Un cœur.
Il me suffit d'une rapide pression pour faire céder sa nuque. Je reposa lentement son corps sans vie sur le sol avec la sensation d'avoir coupé le dernier lien qui m'attachait à mon passé.
Mon père était “mort” depuis longtemps, depuis que maman nous avait quitté à ma naissance. Peut-être aurait il encouragé mon choix de partir comme un vrai père si il était resté ainsi. Je ne le saurai certainement jamais. Même si je le haïssait, il restait mon père et je ne peux m'empêcher d'avoir un léger remords pour ce que je viens de faire.
Mais je m'égare, il fallait récupérer nos armes et regagner le Kelutral au plus tôt.
De nouveaux arrivants bien étranges
Après les événements survenus et la mort de mon père par ma propre main, je suis resté silencieux un bon moment. D'habitude j'aurais été soulagé de tuer quelques soldats mais là…Je voulais méditer sur mon acte et juger sur ma tenue de ce jour là.
Quelques mois plus tard, une nouvelle pilote avatar venait de faire son apparition : Tireaioang. À notre première rencontre, elle semblait être une pilote avatar comme les autres mais, avec le temps, j'ai appris qu'elle avait eus un passé plutôt sombre. Une certaine tension entre elle et sa mère existait et, Comme moi ses parents avaient des relations assez importante avec la RDA . Elle avait un don assez rare qui lui permettait d'établir une certaine symbiose avec la faune après avoir eu connaissance de cette dernière.
Au fil, du temps, nous sommes devenu bon amis et je me suis assuré de son intégration au clan qui s'est avéré être un succés.
Puis un jour, j'ai fait la connaissance de son petit ami, Entu, un guerrier na'vi provenant d'un clan situé près des côtes. Je compris vite pourquoi Tirea en pinçait pour lui, il était de bonne stature, courageux et très respectable.
Sur le moment, en voyant ces deux tourtereaux, j'ai cru me voir avec Tyhu à mes côtés. C'est peut être ça qui m'a poussé à prendre le couple en affection.
J'ai aussi appris qu'elle avait une panthère noire comme animal de compagnie...elle me surprendra toujours.
Je pourrais parler des heures d'eux et de leurs secrets que j'ai découvert au fil des mois, mais je ne voudrai pas privé ce temps aux autres membres que j'ai croisé.
Tout ce que je peux dire de Tirea et de Entu, c'est qu'ils sont maintenant unis pour la vie et que je suis maintenant le parrain de leur petit bout de choux qui est né.
Je vais maintenant vous parler de ceux que j'ai rencontré dernièrement : le couple Tsylan et Lutsey et la petite Tsany.
Tsylan et Lutsey sont un couple à la relation très...spécial, pour ne pas dire que leur façon de s'aimer ne se rapproche pas du masochisme (s'engueuler pour prouver son amour, c'est pas courant).
Tsylan est un ancien pilote maintenant réincarné dans son avatar. Malgré son tempérament légèrement prétentieux, il a un code d'honneur et un instinct protecteur qui mérite mon respect et c'est un combattant assez prévoyant. J'ai rarement confié mon glaive à quelqu'un pour sa protection, deux fois seulement (Entu et Nienna), mais si je devais répéter cette action, Tsylan serait le mieux désigné pour ça. Cela dit, son passé est encore flou pour moi, même si ses techniques de combat me font penser aux militaires. Tsylan n'est pas bavard sur ce sujet et cherche un peu à détourner le sujet là-dessus.
Lutsey est une native et a des origines plutôt sombre. Que je sache, l'ancien clan auquel elle appartient est celle des Soltyisas, un clan ayant été détruit par la RDA il y a longtemps. Actuellement, elle a refondé le clan et en est l'Olo-eyktan. Mais malgré son rang, elle s'est parfois montré immature ou du genre à se changer en furie pour quelque chose qui là déplaît (ça avait bien faillit virer au massacre entre Tirea et elle une fois), c'est aussi une mère de famille dont il ne faut absolument pas menacer ses filles au risque de finir avec une dague en travers de la gorge. Je n'ai pas souvent eus l'occasion de la connaître d'avantage, il faudrait que je songe à le faire un jour.
Pour ce qui est la cas de Tsany, elle est un mystère à elle toute seule. J'ai rarement vu de personne au passé aussi flou. Elle peut passer d'un comportement détendu et enfantin à celle d'une guerrière rude parlant presque par énigme en une seconde. Elle est une pilote dont les relations passés sur terre ont fait d'elle une tueuse professionnelle...du moins c'est ce qu'on raconte.
J'ai finalement réussi à percer pas mal de ses secrets...mais je me garderai de vous les dires pour la raison que j'ai donné ma parole de ne rien révéler.
Estimez vous heureux que je vous raconte tout ça.
Dernière modification le 26 Août 14 à 19h58 par
Très juste !
Mais il m'a l'air désert ... Serait-il rongé par une maladie fatale aux membres du clan ? C'est dommage que je ne sois pas arrivé quelques années avant :-/
Kìyeváme !
*rire démoniaque