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Messages de L'assassin à plusieurs visage... < Section RP < Communauté
L'assassin à plusieurs visages - 16 messages - Consulté 439 fois
par Tsany
#9169 - L'assassin à plusieurs visages - le 29 Jan. 17 à 01h11
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Chapitre 1 : Une naissance attendue

Le soir venait de tomber et les bioluminiscences révélaient la splendeur de la forêt. Mais cette beauté sera la dernière qu’elle verra de ses yeux. Des flammes ravagèrent un Kélutral tandis qu’au sol, des cadavres de guerriers et de guerrières gisaient, les yeux révulsés, des trous aux ventres et à l’épaule ou gravement brûlés. Bien que tremblante, elle parvint à se relever à l’aide de son bâton, malgré les trous au ventre et le sang couvrant ses lèvres. Elle devait gagner du temps… Pour la survie de son clan.

Na’vi : Je suis la Tsahik !!! Je me battrai jusqu’au bout ! Mère peut très bien attendre encore un peu !

Sur ces paroles, puisant dans sa volonté, elle alla vers la bataille, bien que perdue d’avance continuait. Elle tourna brièvement le regard et constata, de leurs valeureux guerriers, seuls dix étaient encore debout.
A peine eut elle fini ce brève inspection qu’une armure de métal se tourna vers elle et la menaça de toute sa hauteur. D’une roulade rapide, elle se mit en dessous et perça les réserves d’air tawtute d’un coup bien placé, guidé par l’expérience. Un de ces démons pointait son arme vers elle mais elle fut plus rapide et lui transperça le corps avant de le projeter dans les airs comme un vulgaire projectile.
Ensuite, elle enchaina aussitôt par un combo de coups circulaires, transperçant les adversaires qui eurent le malheur d’être dans son sillage. A la fin de ce mouvement, sa vision se troubla et elle sentit ses membres tremblés de plus en plus, ses dernières forces la quittant.
Malgré cela, elle parvint à entendre un bruit métallique derrière elle et l’esquiva en se baissant. Puis, elle coupa la main droite d’une armure de métal d’un mouvement diagonale de son arme. Ensuite, sans perdre de temps, elle prit appui sur une pierre et transperça le pilote avant qu’il ait le temps de réagir. Sa vitre déjà endommagée ne put le protéger contre cette attaque surprise et le robot tomba lourdement sur le dos. Des coups de feus retentirent de nouveau et elle sentit des projectiles percés son dos.
Le froid de la mort envahissait son esprit à mesure que le sang continuait à tomber sous elle, formant plusieurs petites flaques rouges. Néanmoins, elle se releva encore et eut la force d’exercer un mouvement coupant un corps.

Soldat : Mais tu vas crever, sale sauvage!

Sa vision devint de moins en moins visible et le froid devint de plus en plus envahissant. Elle pourrait s’écrouler et se laisser aller. Ne plus supporter ces douleurs et vivre en Eywa. Mais, elle se battra pour défendre son peuple jusqu’à son dernier souffle. Elle se releva de nouveau, après plusieurs instants, les jambes et les bras tremblants. A peine eut elle réussi cet exploit qu’un autre projectile perça son épaule droit.
La Tsahik se retint de crier de douleur tandis que son sang continua de couler sur le sol. Puis ce fut l’autre épaule qui fut touché, la faisant reculer d’un pas.

Na’vi : Pour ma… famille… Je … dois…continuer…

Malgré les nombreuses blessures, elle parvint à rester debout et eut la force de faire un dernier bond pour cisailler d’un coup rapide, un autre de ces ennemis. Ou deux…Plus ? Difficile à dire, puisqu’elle ne voyait plus que les lignes rouges de sang projetés dans les airs.
Ce fut son dernier assaut avant de s’écrouler au sol, ventre au sol, ses dernières forces la quittant.
Dans un dernier effort, la Tsahik se tourna afin de regarder, une dernière fois, le ciel lumineux avant de fermer les yeux pour rejoindre ses ancêtres ainsi que ses frères et sœurs au sein de leur déesse.

Au même moment, quelque part sur Terre,

Un homme et une femme était assise sur le canapé d’un salon, regardant la télé dont l’écran couvrait un mur.
Le compagnon caressait tendrement le ventre arrondi de la femme tout en lui faisant un sourire que celle-ci lui rendit.

Homme : Faudra lui trouver un nom Delane
Delane : Je sais Daniel. Tu as des idées ?

Au moment où il allait parler, une terrible image apparut. Au sol, des personnes en tenues civiles gisaient, une mare rouge recouvrant des panneaux avec une barre couvrant le sigle de la RDA barré ou des textes contre l’expropriation des terres.
La caméra diffusa ses images terribles mais montraient également des dizaines munis d’armes et explosifs dissimulés sur les vingt cinq manifestants abattus avec comme titre au centre en bas

« Une trentaine de victimes suite à une tentative d’attentat de la Cause au cours d’une manifestation »

Une voix d’une journaliste communiquait les informations supplémentaires du à cet événement
« La RDA s’est exprimée ses profonds regrets mais assure que ces mesures extrêmes étaient une nécessité contre les menaces envers la société et notre mode de vie. Il n’y a pas de doute que la Cause cherchait à utiliser la manifestation de ce 17 Octobre pour apporter la terreur parmi nous.
Ce fut la tentative d’attaque la plus sanglante depuis le début de l’organisation terroriste connu sous le nom de la Cause. »

Delane ne put cacher son inquiétude face à cette nouvelle et son mari tenta de la réforter.

Daniel : Ne t’en fais pas ma chérie
Delane : Dan, tu sais que je travaille pour la RDA, en particulier pour le programme Avatar sur Pandora. Si la Cause est partout….

Delane pleura, trahissant sa peur pour elle et son bébé tandis que Daniel la serra dans ses bras, tentant de la réconforter

Daniel : Je vous protégerai. Et il y a ton frère aussi.
Delane : Mais…
Daniel : N’aie pas ce genre pensées ma chérie. Profitons de chaque moment de la vie et on va devenir parents ! Ca va faire quatre ans qu’on attendait d’avoir l’autorisation. Tu ne vas pas laisser ces criminels gâcher notre bonheur ?

Delane n’était pas rassurée pour autant mais elle se calma. La jeune femme colla sa tête au poitrine de son mari tandis que celui-ci caressa ses longs cheveux noirs.
Ce tragique évènement sera connu sous le nom de l’Octobre Rouge, entrainant la démission d’un agent connu sous le nom « Œil de Faucon ».


Lors d’une nuit d’orage, une maternité fut animée par des cris d’efforts d’une jeune mère accouchant.
Sur le lit, les jambes écartés et les cheveux bruns en bataille, la mère, allongée, reprenait son souffle dû à cet effort, son ventre nu et arrondi mis en valeur.
A coté de son lit, divers appareils analysaient son rythme cardiaque ainsi que celui du bébé tout en visualisant la position de celui-ci dans le ventre de la mère.
Ces écrans étaient situés perpendiculairement à la mère pour éviter une éventuelle panique en cas de complications et seuls les sages femmes et médecins pouvaient les voir.

Sage Femme : Ca arrive madame. Un petit effort encore.

Bien qu’elle fût trop concentrée pour faire attention à ce qui l’entourait, elle parvint néanmoins à entendre que la tête venait d’apparaitre. Alors, prenant sur elle, la mère se releva et poussa de nouveau.
Les minutes angoissantes et d’efforts passèrent avant que des cris se firent entendre dans la salle. Celui d’un nouveau né.
En voyant son enfant crier, des larmes de joies et de soulagement envahirent les yeux de la mère. Elle s’était battue durant plusieurs années avec l’administration pour avoir enfin cet instant unique.
Malgré la fatigue, elle prit le bébé dans ses bras tandis que celui-ci continua de crier. Ou plutôt celle-ci car c’était une fille.
La mère posa un baiser sur le menton de son enfant d’un amour maternel

Mère : Bienvenue chez toi, mon ange.

Le bébé cessa de pleurer à ce moment et se blottit contre la chaleur qu’elle connaissait si bien avant de dormir. Delane pouvait sentir sa respiration et son petit cœur battant.

Mère d’un sourire avec les yeux encore rempli de larmes : Ma petite Kendra.


Quelques jour s plus tard,

Daniel et Delane rentraient chez eux, portant avec joie le berceau où leur fille dormait. Daniel passa sa main sur un appareil électronique à écran bleu, incorporé au mur.
Une lumière bleue scanna la main avant que l’écran bleue un clavier numérique en exigeant un mot de passe.
Celui-ci tapota les chiffres de son code avant qu’une lumière verte s’afficha dans un coin de la porte et que celle-ci glissa sur le côté, donnant accès à l’entrée où les jeunes parents y pénétrèrent.
D’un geste de la main, Kendra fit glisser automatiquement la paroi d’une armoire vers la gauche avant de déposer son manteau suivi par son mari avant de renfermer l’armoire de la même manière.

Delane : Je vais aller coucher Kendra. J’en profiterai pour la présenter à Ben
Daniel : J’espère qu’il ne va pas la réveiller. Depuis qu’il s’est inscrit au programme, je l’entends parfois jurer.
Delane sourit : Ne t’en fais pas. Je suis sûre qu’il fera attention et je te ferai remarquer qu’on l’entend moins ces derniers temps.
Daniel : Tu n’as pas tort chérie

Les deux échangèrent un baiser avant que Delane monta au premier étage où était situé la chambre réservée à leur fille. Une fois arrivée, elle passa devant la chambre de son petit frère et se rapprocha.

Delane : Ben ?

Un instant de silence passa avant que celui-ci répondit

Ben : Soeurette ?
Delane sourit : Bien sûr idiot ! Qui veux tu que ça soit ?

La porte glissa sur le côté révélant un Ben les yeux un peu endormis avec les cheveux en pétards montrant une activité nocturne.

Delane d’une mine réprobateur : Ben… Je t’ai déjà dit de ne pas passer la nuit dessus ! Non mais regarde dans quel état tu es !

Celui-ci lui répondit par un bâillement qu’il cacha avec sa main gauche. Il ne répondit pas à la remarque et observa le petit berceau tenu par la main droite de sa sœur.

Ben d’un sourire : Alors voilà ma petite nièce ?
Delane sourit : Sois un peu plus présentable avant sinon elle risque d’avoir peur

Ben soupira mais obéit et ferma la porte. Pendant ce temps, Delane se dirigea vers la salle en face de la chambre de Ben.
La pièce ayant un mur de couleur bleu clair et était de taille petite. Celle-ci ne possédait pas de fenêtre et était illuminée par une lumière bleutée éclairant une petite armoire où les portes blanches étaient éclairées par la lumière A coté, un mobilier de forme sphérique était dressé dont l’intérieur recouvert par une couverture rose démontrait sa fonction.
Delane posa le berceau et porta sa fille pour la préparer à l’installer ans son nouveau lit. Elle la déposa sur un meuble rectangulaire où la paroi était recouvert par un support doux semblable à une serviette. Ainsi, elle put observer que celle-ci avait ouvert les yeux, révélant des yeux verts émeraude.

Delane : On découvre le monde ma puce ?

Celle-ci se contenta d’observer encore sa chambre d’un air curieux avant de sourire

Delane : On aime bien sa chambre on dirait

Ce fut ce moment que Ben entra dans la chambre, l’air plus éveillé et allant aider sa sœur à habiller Kendra de son premier pyjama


Ben : Besoin d’aide ?
Delane : Oui. Peux tu la surveiller en attendant que je lui choisisse son pyjama
Ben : Bien sûr Delane

Elle lui lança un sourire comme réponse avant d’aller vers l’armoire tandis que Ben fit des grimaces à sa nièce qui semblait apprécier bien que la majorité de son intention était posée sur sa chambre.
Ben : Elle est curieuse ta fille Del.
Delane : Section pyjama. D’un côté, elle vient d’ouvrir les yeux et c’est le premier élément qu’elle voit hormis nous deux.

La paroi blanche de gauche de l’armoire glissa vers la gauche révélant une série de section où était rangé des vêtements couverts par une sorte vitre. Celle au centre, consacrée à la section demandée, descendit afin de révéler son contenu de diverses couleurs.
Après un moment d’hésitations, Delane prit la couleur jaune et en le voyant, Kendra pleura pour montrer son avis

Ben : Elle n’a pas l’air d’aimer. Essaye autre chose
Delane : A peine née, elle commence déjà ses caprices
Ben sourit : C’est normal Del

Delane prit donc le rose qui eut le même résultat. Commençant à agacer, elle choisit l’orange qui semblait satisfaire sa fille car elle ne disait plus rien.
Ainsi, aidé par son frère, elle habilla sa fille avant de la mettre sur le lit. La petite Kendra continua son inspection du regard, toujours curieuse.

Delane : Allez. Il est temps de dormir ma puce.

Kendra la regarda silencieusement tandis que sa mère paramétra le lit pour préparer une berceuse à sa fille.
Elle essaya plusieurs qui ne plut pas à sa fille qui lui montra son mécontentement en pleurant au désespoir de sa jeune mère.

Delane : Si j’avais su qu’avoir un enfant pouvait être si difficile….
Ben d’un sourire : Elle a déjà des goûts particuliers à ce que je vois.
Delane agacée : Ce n’est pas drôle frérot.
Ben : Laisse moi essayer un truc.
Delane : J’espère que ça aura de meilleurs résultats.

Sur ces paroles, Ben sortit son bloc de données et le déverrouilla. Il sélectionna un fichier puis, d’un geste de la main, il téléchargea celui-ci dans les commandes de la berceuse avec une étrange facilité.
Par la suite, il activa la lecture du morceau. Une étrange musique inspirant l’harmonie mais d’une sonna lité si différente que Delane avait du mal à savoir si c’était vraiment de la musique ou une prière.
Kendra écouta la musique avec intérêt et sourit, semblant aimer ce qu’elle entendait. Ben paramétra afin de répéter jusqu’au sommeil du bébé.

Delane : C’est quoi Ben ? Je n’ai jamais entendu cela !

Son frère garda un instant le silence, songeur avant de répondre.

Ben : Tu connais les Na’vis Del ?
Delane : Bien sûr ! N’oublie pas que je sélectionne les candidats du programme Avatar en fonction des critères D’Augustine. Et c’est loin d’être facile
Ben : Cela ne répond pas à ma question
Delane : C’est le peuple autochtone de Pandora. C’est leur musique ?
Ben : Une partie oui. Kendra a bien d’étranges goûts pour son âge.

Tandis qu’ils parlaient, un petit éclat orange brilla dans les yeux de Kendra ainsi qu’une petite goutte se glissant sur sa petite joue droite.
Dernière modification le 22 Juin 17 à 00h25 par Tsany
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par Tsany
#9339 - L'assassin à plusieurs visages - le 8 Fév. 17 à 22h12
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Chapitre 3 : Une relation impossible

De nos jours,

Je ne revenais pas de ce qu’on venait de me révéler. Humilier Steve ainsi, je ne pensais pas en être capable !

Moi : Tu dis que j’avais les yeux oranges ?
Caroline : Oui. Des yeux effrayants même !

Saurait ce cette autre personnalité qui a fait son intervention. Ainsi, Rosbif avait raison…Je souffre vraiment d’une double personnalité mais au point de changer de couleur des yeux ?

Moi : Il s’est passé quoi après ?.
Sophie : Tu as du recopier en une dizaine de fois le règlement et tu as une convocation avec ta mère dans le bureau de la directrice. Même ça, tu ne t’en rappelles pas ?
Moi : Non.

On ne put continuer la conversation davantage car on fut rappeler en cours par une voix électronique sur haut parleur.

« Nous vous informons de la fin de votre pause. Veuillez regagner vos classes dans le calme et l’ordre. »

Plus tard,

Je profitais de ne pas avoir beaucoup de devoirs pour m’informer un peu sur cet étrange personnalité en moi auprès de ma famille.
En allant dans le salon, je pus voir oncle Ben semblant regarder les informations à la télé où je voyais un sol rougie avec commentaire
« Nouvel assassinat dans le métro en direction du centre ville »

Une voix masculine nous racontait, de ce que je comprenais, que cet acte avait pour auteur un assassin du nom de « Fantôme » qui sévissait depuis plusieurs mois sans laisser aucune trace. Les autorités envisagent plusieurs pistes dont la plus probable est celui d’un agent de la Cause si on juge par les liens des victimes avec la RDA.

Avec ce genre d’information, je ne pus m’empêcher d’être inquiète pour maman étant donné son travail.

Moi : J’espère qu’ils vont l’attraper.

Assis sur le canapé, il tournait sa tête vers moi et s’empressa de changer de chaine et on tomba sur de la publicité.

Ben : Si j’avais su que tu étais là….Ne t’en fais pas pour cela. Il semble ne viser que de hauts responsables. T a mère ne craint rien.
Moi : Pourquoi fait il ça ?

Il resta un moment silencieux, en pleine réflexion, avant de répondre tandis que je le rejoignais en me plaçant à sa gauche.

Ben : Vengeance ? Ou un agent de la Cause ? Je ne peux pas te le dire Kendra et ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme « Fantôme »

Tous ces mystères ne m’inspiraient rien de bon mais je n’obtiendrai pas davantage de mon oncle sachant que lui-même ignorait tout de cet assassin.

Moi : Pourquoi tu as quitté ton travail oncle Ben ?

Il me regarda un instant dans les yeux, semblant chercher ses mots.

Ben : Disons que j’ai eu….des problèmes avec mon ancien employeur.
Moi : C'est-à-dire ?
Ben en souriant : Tu es bien curieuse toi. Des choses trop compliquées pour ton âge.

Evidemment… Mais peut être avait il ses raisons de me le cacher. J’inspectais la table à côté de nous et je vis une étrange couverture où on voyait des vêtements de cuir semblant recouvrir une peau bleue. Le titre était « Les Na’vis » dont l’auteur était une certaine Grace Augustine.

Moi en le montrant : C’est quoi un na’vi ?
Oncle Ben : Les na’vi est le peuple indigène vivant sur la lune de Pandora dans le système Alpha Centuri. Ils sont connus pour être pacifique et en parfaite union avec leur environnement. Hormis leur niveau technologique proche du néant, c’est un peuple intéressant par sa communion avec la nature et le lien qu’il entretient avec elle.
Moi : Donc ils sont gentils ?

Mon oncle resta silencieux un moment avant de répondre.

Oncle Ben : Kendra, la notion du bien et du mal n’est pas si simple. Chaque peuple a des individus différents et ayant leurs propres histoires.
Moi : Je ne comprends pas.
Oncle Ben : Tu comprendras quand tu grandiras.

Pourquoi devait il toujours répondre par une énigme ? Ce que je détestais avec mon oncle, ce qu’il a toujours tendance à donner des réponses évasives. Enfin, autant essayer. Je décidais de poser la question qui me tourmentait depuis mon retour de l’école.

Moi: Oncle Ben, as-tu été en contact avec ma deuxième personnalité ?

Une fois encore, il resta silencieux mais pour un long moment cette fois.

Moi : J’ai besoin de savoir ! S’il te plait !

Ce fut à ce moment là que j’entendis la voix de ma mère qui sortait de la cuisine.

Mère : Tu as fini tes devoirs Kendra ?
Moi : Oui maman.

Elle me dégagea un grand sourire affectueux.

Mère : Tant mieux. Je nous ai mijoté un bon petit plat.
Oncle Ben : C’est quoi ?
Mère : Des pâtes à la bolognaise.
Moi: Tu n’as pas répondu à ma question, oncle Ben !
Oncle Ben : C’est prêt quand Delane ?
Delane : Dans pas longtemps frérot

Oncle Ben se lécha les babines. Je savais qu’il aimait les pâtes mais au point de m’ignorer !?
J’avais l’étrange impression qu’il essayait d’éviter la question, me confirmant qu’ils savaient quelque chose sur cette personnalité et qu’ils voulaient me cacher.

Moi : J’attends ma réponse !
Delane : Laquelle ?
Moi : Sur ma deuxième personnalité ! J’ai le droit de savoir !

A ce moment là, j’entendais une étrange chanson à un rythme si familière mais que j’avais du mal à saisir le sens. A chaque fois que je perdais connaissance, j’entendais cet étrange musique, je sombrais dans l’inconscience.
Cette fois, je luttais contre cette sensation de sommeil m’envahissant mais je ne pus tenir que quelques minutes avant de m’endormir.


Les yeux verts de Kendra se transformèrent en orange et son expression changea également, se faisant plus glaciale.

Ben : Oel ngati kameie Naltsyn
Naltsyn : Oel ngati kameie Ben.

Delane regarda la Na’vi ayant pris possession de sa fille avec hostilité, n’aimant pas trop le comportement de celle-ci et qu’elle partage le corps avec son enfant. Ce qui n’échappa pas à Naltsyn.

Naltsyn : Je ne cherche pas l’hostilité tawtute.
Delane : Bah c’est raté.

La na’vi ferma les yeux en soupirant.

Naltsyn : Je n’ai pas choisi de partager ce corps. J’aurai bien voulu rejoindre mes frères et sœurs en Eywa mais je me dois de m’adapter. Vous devriez faire de même.
Delane : Je n’ai pas d’ordre à recevoir de toi.

Naltsyn allait répliquer mais Ben, voulant changer de sujet, la coupa dans son élan.

Ben : Vous ne pourrez pas cacher indéfiniment ta présence à Kendra ma Naltsyn.
Naltsyn : Pourquoi pas ? J’ai bien réussi pendant sept années et ce n’est pas votre soi disant psychiatre qui risque de me débusquer.
Delane d’un sourire : C’est pourtant grâce à lui qu’on s’est douté de votre présence.
Ben : Delane marque un point et Kendra se pose déjà des questions.
Naltsyn : Et donc ?
Delane : Donc, sans vous, mon bébé ne souffrirait pas autant !

Naltsyn fit un bond en sautant du canapé et arriva devant Delane avec une étrange agilité avant de faire face à celle-ci, ses sourcils froncés montrant sa colère

Naltsyn : Votre fille a perdu son bras mais ce n’est rien comparé à ce que votre espèce a infligé à mon peuple tawtute ! Alors je n’ai pas de leçon de moral à recevoir de votre part.

Cette menace ne semblait pas intimider Delane qui s’accroupit et prit l’ancienne Na’vi par le col.

Delane : Ecoute moi bien la chatte bleue… C’est ma fille et pas ton corps ! Je m’en moque de ce qui t’as bien pu arriver mais ma fille souffre par ta faute. Alors tu dégages ou tu auras affaire à moi.
Naltsyn : Une mère défendant sa progéniture. J’ai connu ce sentiment autrefois mais tes menaces sont vaines car je sais que tu n’oseras pas les appliquer. Ta fille en souffrira autant que moi. Voire plus.

Les deux restèrent silencieuses un instant, se lançant un duel du regard avant que Delane lâcha prise et se réfugia dans la cuisine d’un air excédé.

Naltsyn en se relevant : J’aurai une conversation avec Kendra car il faudra bien que je le fasse un jour.
Ben : Merci. Au moins, elle saura qu’elle n’est pas folle. Mais je ne sais pas si elle arrivera à l’accepter.
Naltsyn d’un œil froid : Elle le devra.


Quelques instants plus tôt,

Dans sa chambre, Ben consulta, avec intérêt et une cigarette à la main, les informations publiques ou confidentielles de la RDA sur un assassin appelé « Fantôme » qui venait d’assassiner un directeur des services de recherche dans son bureau.
La photo montrait un homme dont la tête était affalée sur une table de bureau transparent où une flaque rouge s’était répandue et a même atteint le sol.
Les données indiquaient un tir de précision d’une distance de un kilomètre, démontrant une habilité semblable à l’agent appelé « Œil de Faucon » et il put lire que des soupçons apparurent sur cette possibilité que l’agent retraité soit le tireur. Cette ligne le laissa perplexe et il reprit une taffe avant de dégager une fumée.
Soudain, une voix familière l’interrompit dans sa réflexion.

Voix : Tu consultes l’exploit du nouveau assassin à ce que je vois.

Ben posa la tablette et tourna sa chaise vers la silhouette en face de lui, sa cigarette à la main. Les cheveux noirs courts mettaient en valeur son visage d’origine japonaise. Elle avait une silhouette sportive, renforcée par une tenue sombre qui ne laissa rien apparaitre de son corps hormis une poitrine de taille normale, respectant sa carrure agile. Ses yeux d’un violet améthyste observaient l’ancien militaire d’un air amusé.

Ben : Il est toujours bon de se renseigner sur ce qui se passe. Que me vaux ta visite Julia ?
Julia : Oh ! Pourquoi te montrer aussi sec ? Tu n’es pas content de me voir ?

Celui-ci fronça les sourcils en guise de réponse ce qui fit refroidir l’ambiance, mettant une partie consumé sur le cendrier, et obligea Julia à prendre un air plus sérieux.

Julia : Je vois. Ecoute, si je suis partie, c’était pour te protéger.
Ben : C’est tout ce que tu as trouvé comme excuse ?
Julia : C’est la vérité. Tu avais seize ans à l’époque
Ben : Dix huit.
Julia : Oh ! Excusez-moi monsieur ! Dix huit ans ! Mais deux ans de plus, quelle différence ?
Ben : Ca change énormément de choses Julia

Julia soupira, s’attendant à cette réaction de la part de Ben depuis qu’elle l’a quitté pour le protéger de la Cause

Julia : Ecoute, j’ai fait ce qui me semblait juste. Peu importe comment tu le penses.
Ben : Ca, je l’avais compris depuis six ans.
Julia : C’est le passé Ben. Tirons un trait là-dessus, ok ?

En entendant cela, Ben écrasa sa cigarette d’un geste nerveux, montrant la tension qu’il retenait.

Ben : Comment peux tu dire cela devant moi ???
Julia : Tu étais l’un des meilleurs tireurs et ton père était…
Ben : Ca fait des années que j’ai coupé les ponts avec mes parents donc évite de me parler d’eux.

Julia était surprise de cette révélation de Ben, sachant qu’elle connaissait les liens forts qu’il avait avec eux auparavant. En était-elle responsable ? L’agent devait le savoir.

Julia : Suis-je la cause ?
Ben : En partie. Bon, tu es venue pourquoi ?

Quelle est donc le facteur principal ? Elle était curieuse de le savoir mais elle se doutait que son interlocuteur ne lui dirait rien. Il n’a jamais été bavard et sa rupture avec lui a du le rendre plus secret.
Autant revenir au sujet de sa visite. Elle savait qu’ils arriveraient à ce point mais elle ne se faisait aucune illusion sur sa réaction. La blessure de la séparation était plus profonde qu’elle ne l’aurait cru.

Julia : Je souhaiterai que tu puisses travailler pour nous, Ben. Tes compétences nous seront utiles en plus de tes talents de tireur. A vraie dire, je n’en ai pas vu d’aussi précis que toi et je ne serai pas étonnée que tu sois le Fantôme qu’on parle en ce moment.
Ben : C’est cela…Vante moi.
Julia : C’est la vérité.
Ben : Si tu le dis.

Le ton sec de la voix suffisait à refroidir l’ambiance entre les deux.

Julia : Alors ?
Ben : Quoi ? Tu connais ma réponse Julia.
Julia en soupirant : Je ne te comprends pas Ben. Comment peux tu te regarder dans la glace après ce que tu as fait pour la RDA ? Tu as une occasion de te racheter et tu ne la saisis pas !
Ben : Comment oses tu me dire ça après ce que tu as fait ?! Tu es sacrément gonflée ! Tu imagines que tes guignols de la Cause sont mieux ?Ils sont pareils ! Il n’y a que le discours qui change mais les actes parlent d’eux même. Et tu me l'as prouvé.

L'agent ne préférait pas répliquer et baissa la tête honteuse. Elle savait de quoi il parlait et ce n'était pas une bonne publicité.

Julia : Mais nos valeurs sont au-delà de ce que tu penses.
Ben : Les valeurs se perdent dans une guerre. Tu as bien joué avec mes sentiments pour parvenir à ton objectif, non ?
Julia : Je te jure que mes sentiments étaient réels !
Ben: N'essaye pas de me duper une nouvelle fois.

Julia baissa la tête, la tristesse l’envahissant mais elle fit de son mieux pour ne pas le montrer à son ancien amour. Avant, il était curieux, motivé et inventif pour trouver les gadgets pouvant se révéler utile.

Julia : Je m’attendais à cette réponse de ta part mais j’espérai que tu me surprendrais.

Ben ne releva pas sa remarque et tourna dos à elle

Ben : Dans ce cas, si c’est l’objet de ta visite, tu peux t’en aller avant que je change d'avis.

Il entendit plutôt des pas se rapprocher de lui et un souffle chaud vint lui toucher la peau et entendre la respiration de son ancienne petite amie avant de sentir des lèvres à son cou délivrer un suçon bref avant de lacher prise.

Julia : Je vois que la flamme est encore là. Tu ne m’en veux pas si je reste un peu ?

Ben ne sut que répondre à cette question, partagé par la colère et le chagrin encore présents et son amour envers Julia, toujours présent malgré les années et épreuves passées.
Julia sourit devant son silence, comprenant son désir envers elle bien qu’il ne voulait pas l’admettre.

Julia : Je suppose que non.
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par Tsany
#9338 - L'assassin à plusieurs visages - le 16 Fév. 17 à 00h48
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Chapitre 4 : Une conversation spirituelle

Quand j’ouvris les yeux, je vis des arbres d’une hauteur impensable. Je ne pensais que ces végétaux pouvaient atteindre une telle hauteur ! Sur cette pensée, je décidais de me relever et je pus, à cet instant, constater que les herbes faisaient ma hauteur ! Voire me dépassaient ! Quel était cet étrange monde ? J’avais l’impression d’avoir autant que Alice !
A ce moment là, j’entendis un cri strident et une ombre venant du ciel, me recouvrit entièrement .
En levant la tête, j’aperçus une étrange créature bleu qui semblait aux aguets, sans doute en quête d’un diner et je ne voulais pas figurer au menu !
Prise par la panique et l’instinct de survie, je me mis à courir de toutes mes forces vers la forêt menaçante. Je n’osais pas me retourner mais je sentais un vent me pousser vers l’avant ainsi que l’ombre de la tête qui faisait ma taille.
Pendant de longues secondes qui me parurent une éternité, je parvins enfin à atteindre l’abri des arbres obligeant l’étrange créature à remonter mais je l’entendais s’agripper à un arbre à l’aide de ses griffes en poussant un cri de frustration. Ce n’était pas possible ! Mais j’ai atterris où ? Je pensais à maman, papa et oncle Ben. J’aurai préféré qu’ils soient là !
Je courrais donc vers le fond de la forêt, espérant échapper à cette créature mystérieuse mais peu amicale. J’entendais le bruissement des feuilles du à ces mouvements d’ailes. Ca devait être un cauchemar…. Oui ! C’était sûrement cela ! Mais quand allais je donc me réveiller ?
Au cours de ma fuite, je trébuchais sur un petit rocher que je n’avais pas vu et en me levant, je pouvais voir mon poursuivant qui était accroché, avec ses griffes, sur le tronc d’un arbre.
Je n’avais jamais vu une telle créature dans nos manuels. Elle fusionnait le corps d’un dinosaure volant, le ptérosaure, avec une tête semblable à un reptile ou une anguille marine et des dents tranchantes. Une créature cauchemardesque ! Je me relevais et alla dans le sens opposé quand une autre créature se manifesta. Elle avait le corps d’une panthère mais avec une étrange queue. Elle m’observait en déployant une sorte de crinière avec un sifflement menaçant. La taille, les dents ainsi que les griffes pointues de celle-ci suffisaient à me convaincre de ne pas me diriger vers lui.
J’allais prendre la droite quand des paires de yeux jaunes m’observèrent et une sorte d’aboiement semblable à une sorte de ralliement parvint à mes oreilles.
En reculant de panique, je distinguais des créatures monstrueuses, au corps semblable au prédateur à ma gauche mais plus petits, certes, mais plus nombreux, m’observant avec hostilité. D’abor deux, puis cinq avant d’arriver à une dizaine. Mais quand allais je me réveiller ?
J’essayais de trouver une échappatoire mais aucun ne se dessina. J’étais prise au piège par ces créatures monstrueuses. Je m’écoulais en pleurant, sentant le manque de mes proches mais aussi la fin de cet horrible rêve qui approchait.
Toutefois, les créatures ne firent que m’observer sans exercer le moindre assaut contre moi. Comme si elles veillaient à ce que je ne puisse pas bouger. Pourquoi ?
Soudain, un vent fouetta mon visage, mettant mes cheveux en l’air et je pus voir mes vêtements sales et déchirés par endroit. Maman allait me tuer mais je préférais encore l’entendre me réprimander que de rester seule ici.

Voix : Tu n’es pas seule tawtute.

Je regardais autour, espérant trouver la source et peut être de l’aide. L’espoir de me sortir de cet enfer par cette voix qui semblait autoritaire mais protecteur.

Moi : Qui que vous soyez, aidez moi ! Pitié ! J’ai peur !

Les créatures ne semblaient plus s’intéresser à moi et partirent chacune de leurs côtés, me laissant seul. Mais qu’est ce qui se passait ?

Voix : Ce ne sont des illustrations de ma volonté et de mes sentiments ainsi que les gardiens de ma maison.
Moi : Votre.. Maison ? C’est chez vous ici ? Et ces… monstres…
Voix : Ce ne sont pas des monstres mais tu le sauras en temps voulu. Et concernant cet endroit, ce n’est qu’une partie de ma maison.
Moi : Une partie ? Elle est où l’autre ?
Voix : Laisse moi te guider vers elle

A peine eut elle fini sa phrase qu’une sorte sève blanche apparut et semblait aller droit devant moi. Elle me guida ainsi pendant plusieurs minutes avant d’arriver vers un arbre d’une taille titanesque, semblant même toucher le ciel tellement il était haut !
Mon guide me mena vers l’intérieur et je continuais à le suivre plutôt timidement. Je n’osais imaginer la taille de la personne habitant dans ce lieu ! J’avais l’impression de n’être qu’un minuscule microbe face à ce majestueux végétal !
Enfin, la sève disparut devant un étrange personnage. Elle avait un corps humanoide mais d’une couleur bleu clair où des taches blanches semblaient briller. Des oreilles en forme elfiques ou félines ? Difficile à dire bien que je penserai plus pour le côté du chat. Une queue bleue couverte par un accessoire violet, entourait ses jambes et des rayures bleues foncées parsemaient sa peau de toute part. Autour de son cou, un collier consistant en une dent décorée de perles. Un petit brassard marron ornait son bras droit ainsi qu’une ceinture de perles roses couvrait une… attends… Un cache sexe rouge ?
Sa chevelure noire dissimulait son dos où une tresse très grande s’en distinguait. Sur son front, une sorte de bandeau à la tête éclairait son front, mettant en valeur ses yeux fermés.
Les yeux en amande mettaient en valeur un nez félin ainsi qu’une poitrine juste dissimulé par une sorte de couvre sein rouge
Attends… Comment se faisait il qu’elle soit ronde tandis que la mienne était plate ? Peut être une particularité de l’espèce.

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Voix : Tu en auras en grandissant

Sans doute. Attends… Que… Quoi ???? Elle sondait mes pensées ou il y avait quelqu’un d’autre ? J’inspectais les alentours de l’arbre, essayant de trouver l’origine. Mais d’où venait cette voix ? D’ailleurs, l’étrange personnage était déjà plus grande que moi en était juste assis en tailleur ! Quelle était sa taille debout ? J’en tremblais d’avance. De plus j’apercevais des formes transparentes qui avaient les mêmes caractéristiques ethniques que l’imposante femme devant moi.

Voix : Tu n’as pas à avoir peur de moi. Je suis là pour te protéger tawtute.

J’entendais cette voix juste devant moi et me retournais vers sa direction pour voir la femme m’observer de son regard froid que ses yeux oranges félines accentuaient à mon regret. Déjà qu’elle avait la taille et maintenant ça ! Je n’étais pas aidée.

Moi : Dit avec autant de conviction, je me sens toute de suite rassurée…
Femme : Nous avons nos secrets mais nous ne mentons jamais. Tu n’as pas à douter de l’honnête de mes paroles.

Attends une minute…. Elle maitrisait super bien ma langue !!!

Femme : Car je partage tes connaissances.

Elle m’a encore fait le coup de lire dans mes pensées ! Mais elle faisait comment, bon sang ?!

Femme : C’est assez simple. Nous sommes à l’intérieur de ton cœur Kendra. Là où ta mémoire et tes émotions sont stockés.
Moi : Hein ? On est à l’intérieur de mon organe ?
Femme d’un ton sec : Non. Nous sommes dans la partie spirituelle de ton cœur. Ce qui permet à ton esprit de s’unir à ton corps et de ne pas s’en séparer.

Je me grattais la tête, essayant de comprendre. Ca avait l’air bien compliqué tout cela.

Moi : Ok… Mais que fais tu ici ? Qui es tu ? Et si on est dans mon cœur comme tu prétends, pourquoi appelles tu cet endroit ta maison ?
Femme : Je comprends tes questions mais une à la fois si tu permets.

Je m’asseyais donc tout en la regardant bien que j’en tremblais encore. Elle était bien impressionnante cette étrange femme ! Et imprévisible… Que se passera t-il si elle me tuait ?

Femme : Ce ne sont pas mes intentions si c’est ce qui t’inquiète. Je ne m’attaque pas à des enfants.
Moi : Merci. Je me sens toute suite mieux…
Femme : Je sens une pointe… Comment vous appelez cela ?
Moi : Ironie ?
Femme : Oui.
Moi : Mettez vous à ma place aussi !
Femme : Je n’en ai pas besoin. Je sens ta peur tawtute.
Moi : J’ai un nom vous savez ? Et ça veut dire quoi ce mot ?
Femme : Humain. Et je sais que tu as un nom.

Ok… Vu le ton glacial, il valait mieux ne pas chercher les problèmes.

Femme : Sage décision

Gwak !!! Jamais je ne m’y ferai !

Femme : Ce n’est qu’une question d’habitude.
Moi : Si vous le dites…

Je n’étais pas rassurée pour autant. J’avais une femme alien ayant une taille démesurée en moi ! Et je ne parlais pas de sa « maison » qui était tout aussi effrayant ! Mais le mieux était d’écouter ce qu’elle avait à dire. Je n’avais rien d’autre à faire d’autre.

Femme : Concernant ta première question, je n’ai malheureusement pas de réponse à t’apporter
Moi : Bon, voilà deux à ne pas comprendre. Maintenant qui es tu ?
Femme : Je me nomme Naltsyn.

Naltsyn… Attends, peau bleu claire et semble avoir un lien très fort avec la nature. Etait ce donc une na’vi ? Ils sont donc bien plus grands que je pensais si c’était le cas !

Naltsyn : Tu sais utiliser ta tête tawtute. Oui, je suis effectivement une na’vi
Moi : C’est étrange. Na’vi signifie Peuple. Cela veut donc dire que vous formez un peuple unique ? J’ai du mal à y croire.

Comment j’ai pu comprendre la signification du mot d’ailleurs ? Cela fit sourire mon interlocutrice, qui semblait s’en amuser.

Naltsyn : Tu es impressionnante tawtute. Malgré ton jeune âge, ton esprit commence déjà à assimiler mes connaissances.
Moi : Hein ?
Natsyn : Je vais pouvoir en profiter pour répondre à ta dernière question. En effet, nous sommes bien à l’intérieur de ton cœur. Lors de la création de celui-ci, j’ai élu résidence dans un endroit pas encore occupé par les émotions qui commençaient à façonner ton esprit.
Moi : Donc si je comprends bien, vous étiez là dès ma naissance ?
Naltsyn : En effet
Moi : Cela voudrait donc dire que vous faites parti de moi ou vous êtes à part ?
Naltsyn : Je ne peux que t’émettre des suppositions. Ayant la liberté d’agir à ma guise, je pense que ton cœur me considère plus comme une résidente qu’une partie de lui-même. Mais je ne peux pas te le confirmer.
Moi : Cela pourrait expliquer que je n’ai pas un accès direct à vos connaissances et à vos souvenirs.
Naltsyn : En effet.
Moi : Je me demande bien comment ça fonctionne cette histoire d’échanges.
Naltsyn : Je pense que cela s’effectue à mesure que ton esprit grandit. Plus ton esprit devient développé, plus il est capable d’assimiler des connaissances supplémentaires de ma part en plus des tiennes.
Moi : Je vois. Et les souvenirs ?
Naltsyn : Les souvenirs font parti intégrantes d’une personne. Elles restent propres à celle-ci et elle est la seule à pouvoir le partager.
Moi : Donc si je comprends bien, je suis la maitresse de mes souvenirs et toi, des tiennes. J’ai l’impression de m’être fait avoir…

Naltsyn leva ses oreilles de surprises. Je comprends maintenant pourquoi elle dit qu’elle ne peut pas mentir. Son corps traduit littéralement ses sentiments !

Naltsyn : Pourquoi dis tu cela ?
Moi : Bah, si vous partagez mon corps depuis ma naissance, vous avez forcément les mêmes souvenirs que moi.

Elle resta silencieuse un instant, semblant réfléchir avant de me répondre.

Naltsyn : Tu n’as pas forcément tort.

Etrange… Elle arrivait à lire dans mes pensées mais, moi, pas dans les siennes. J’avais bien envie de savoir ce qu’elle avait dans la tête. Enfin, si la pensée était une notion ici et j’avais encore du mal à croire que je suis à l’intérieur de moi. Et que j’avais une Na’vi en moi. Attends…

Moi en me relevant : C’est à cause de vous que j’ai perdu mon bras dans l’usine !

Son silence confirmait ce que je pensais. Toutes ces douleurs… L’adaptation…Les moqueries… Tout ça était sa faute !

Naltsyn : Tu ferais mieux de te calmer
Moi : Vous n’êtes pas ma mère ! Je n’ai pas d’ordre à recevoir de vous.

Elle se leva donc et je pus voir toute sa hauteur qui me paraissait titanesque. Malgré la maigreur harmonieuse du corps, je n’imaginais pas la puissance d’un coup de sa part sur moi. Dehors, j’entendais comme un orage gronder.

Naltsyn : Je ne me répéterai pas davantage. Tu te calmes ou je te calme.
Moi : Pourquoi tu ne me nommes pas par mon nom ?

Elle garda son silence

Moi : Dis mon nom ! Je suis une humaine mais j’ai un nom avant tout ! Dis le au lieu de m’observer avec ce regard hautain en croyant me faire peur!
C’était faux. Je tremblais de peur face à la géante qui se tenait devant moi. Mais ma colère était telle que celle-ci prit le pas sur la frayeur. Et son silence m’excitait davantage. Tout ce que j’ai subi, c’était à cause d’elle ! Et même pas un pardon de sa part !

Moi : Tu devrais avoir honte de toi ! Tu as fait de ma vie un enfer et tu ne me donnes même pas une excuse !

Je lui tournais le dos mais ma colère aveuglait tellement mon discernement que je ne faisais pas attention à l’orage qui grouillait dehors. Je voulais m’éloigner de ce monstre.

Naltsyn : Tu ne devrais pas t’éloigner d’ici.
Moi : Va te faire voir !

Sur cette parole, je courais vers la sortie, mais le temps semblait se gâter davantage. Je sentais un puissant vent fouetter mon visage tel des coups de poings puissant tandis que la pluie me mouillait instantanément. Mais je prenais sur moi-même malgré un genou à terre, pour atteindre la forêt. Les coups puissants du vent me coupaient le souffle à plusieurs reprise, exigeant de me surpasser à chaque pas effectué.
Enfin, j’atteignis la forêt mais j’étais complètement épuisée et trempée. Je tremblais de froid tandis que j’haletais, essayant de retrouver une respiration normale avec un cœur battant à un rythme effréné ma poitrine. Comment pouvais-je sentir mon cœur alors que je suis dedans ? Quand je tournais la tête, je vis que je n’avais effectué que les quelques mètres me séparant de l’arbre.
Je fus dépitée par ce triste résultat tandis que le vent violent continua à fouetter mon visage maculé de sueur.
Je voulais me relever malgré la puissance du vent. En vain. Mon corps ou esprit, ne répondait plus à mes ordres, fatigué par les efforts qu’il avait du apporter contre la tempête.
Je vis Naltsyn sortir du Kelutral et s’approcher de moi en marchant. A mesure qu’elle avançait, la tempête semblait se calmer petit à petit car le vent se faisait de moins en moins violent et la pluie disparaissait.
Animée encore par ma colère, je me fis violence et serra les poings au sol avant de mettre de nouveau un genou. Lequel ? La droite peut être. Mon cœur continuait de battre rapidement mais était plus calme qu’il y avait quelques instants. Après de durs efforts, je parvenais enfin à me relever et faisait face à la Na’vi, essouflée, trempée et tenant à peine sur mes jambes.
Une fois à mon niveau, elle me regarda , les mains derrière le dos. Ma vue se troublait mais je ne plierai pas devant la responsable de mes malheurs. Elle montra un regard que je n’avais pas vu jusque là. Un regard traduisant une certaine satisfaction étrangement et presque maternel. Non… Ca doit être mon esprit embrouillé qui me fait imaginer des choses !

Naltsyn : Tu devrais te reposer Kendra. Tu tiens à peine debout.

Quoi ??? Elle m’a appelé par mon nom ? Je devais rêver, c’était sûr maintenant !

Moi : Je m’en fiche de ton avis.

Je serrais les poings de colère, repensant à tout ce que j’ai subi par sa faute et frappa sans réfléchir d’une droite. Elle ne se contenta que de reculer pour esquiver mon coup. Pris par l’élan, mon corps ou esprit ne put faire davantage et je m’écroulais de nouveau, ventre à terre. J’essayais de me relever pour faire face de nouveau à elle mais ce fut inutile.
A ce moment là, j’entendais la voix de Naltsyn chanter une chanson. Une chanson qui m’était incompréhensible mais je me doutais que c’était du na’vi. Quelle autre langue ça pouvait être ?
Dès cet instant, je sentais le noir obscurcir ma conscience malgré une résistance de ma part.
Je tentais en vain de rester éveiller mais ma vision ne tarda pas à être noir.

Naltsyn regarda la jeune Kendra s’endormir avant de la porter doucement et la mettre sur son épaule droite. Elle était impressionnée par la volonté de cette jeune fille malgré son jeune âge face à sa colère.
Elle porta la petite fille au sous sol, car elle le trouvait trop jeune pour l’amener en haut du Keutlral. Malgré sa volonté de garder la tradition, la na’vi décida de faire une exception. Des plantes poussèrent et commencèrent à s’enrouler tout en grandissant jusqu’à former deux piliers où un hamac se dessina.
D’un geste de la main, elle l’ouvrit pour y déposer la petite endormie avant de l’enfermer. Au moment de refermer le lit végétal, elle sentit une présence derrière elle. La Na’vi se retourna et vit une ombre noire qui disparut aussitôt.
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par Tsany
#9337 - L'assassin à plusieurs visages - le 19 Fév. 17 à 23h13
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Chapitre 5 : Souvenir du passé

« Réveille-toi petite sœur »

Je devais rêver car je n’ai jamais eu de grand frère, étant la fille unique. Du moins, pas à ma connaissance.
Toutefois, je restais étrangement calme et continua de fermer les yeux, essayant d’ignorer mon frère et de continuer à dormir pour comprendre un peu ce rêve étrange. Mais de quel rêve ?

«Je sais que tu es réveillée. Arrête de faire semblant ! »

A ces paroles, j’ouvris mes yeux et vit un jeune na’vi aux cheveux courts noirs m’observant avec un sourire. Si j’en jugeais au visage, il devait avoir neuf ou dix ans. Je remarquais qu’il y avait toujours cette longue tresse que j’avais pu remarquer sur Naltsyn et les autres esprits dans la « maison » de Naltsyn mais il avait aussi les mêmes couleurs des yeux qu’elle ! Néanmoins, ceux-ci paraissaient plus réfléchi et amical qu’elle. Il me souriait comme si je le connaissais.

Moi en marmonnant : Laisse-moi tranquille grand frère.

Mais il insista. Pourquoi je l’appelais grand frère ? Et lui petite sœur ? Je ne le connaissais même pas ! Et où est ce que je suis ? Et comment j’arrivais à parler na’vi sans difficulté ? A moins que je sois dans la peau de Naltsyn…. Donc c’était un de ses souvenirs.

Garçon : Allez ! Debout ! La journée appartient à ceux qui se lèvent tôt.

Je lui répondis par un bâillement avant de m’étirer

Moi : Tu peux attendre un peu au moins ? Je viens juste de sortir d’un étrange rêve.

Il haussa les sourcils, semblant intéressé.

Garçon : Quel était donc ce rêve ?

Je restais silencieuse, l’index de la main gauche sur mon menton, prenant une posture de réflexion tandis que ma queue traduisait mon … Que quoi ??? Une queue ? Mais je ne semblais pas choquée par ce spectacle étrange et continua à méditer.

Garçon : Alors ?
Moi : Attends.. Ah voilà ! Je rêvais que je déposais une humaine sur un hamac et j’éprouvais une étrange émotion envers elle.
Garçon : C’est à dire?
Moi : Je ne sais pas vraiment. On aurait dit de la satisfaction mêlée à de la curiosité.
Garçon : Bien étrange en effet. Elle était comment cette humaine ?

Un moment de silence s’imposa de nouveau. C’était un souvenir de Naltsyn ? Dans ce cas, qui était son frère ?

Moi : Elle était très jeune et avait les cheveux noirs. Son nez rajoutait un côté harmonieux à son petit visage et avait des lèvres fines. Elle semblait dormir quand je l’ai déposé.
Garçon d’un sourire moqueur : Toi t’occuper d’une petite fille ? J’aimerai bien la voir celle là !

J’agitais la queue semblant agacée par la remarque

Moi : Que veux-tu dire par là ?
Garçon : Tu vois bien ce que je veux dire. Je dois sans cesse te surveiller car tu as la fâcheuse tendance d’attirer les ennuis.
Moi : N’importe quoi ! Arrête de dire des bêtises !
Garçon : Je suis ton grand frère. Je pense savoir ce que je dis.

Je me jetais aussitôt sur lui et on roula un moment avant qu’il me maitrisa sans la moindre difficulté en bloquant mes bras.

Frère : Abandonne petite sœur !

Je tentais de bouger mais rien n’y fait. Ce fut à ce moment que j’entendis une voix semblant nous réprimander. Vu le ton, ça devait être notre mère. Elle avait un visage doux avec les cheveux longs. Plus longs que ceux de Naltsyn mais avait toujours les yeux de la même couleur que Naltsyn. C’était donc de famille ? On avait du mal à croire mais pourtant, une once d’autorité dans sa voix.

Mère : Ca suffit !
Frère : Mais maman…Ce n’est rien de grave.

Elle gifla son fils, l’obligeant à reculer et à me relâcher.

Mère : Je vous interdis de vous battre tous les deux !
Frère : Mais les grands se battent souvent, pourtant !
Moi : C’est vrai maman. Pourquoi on ne peut pas nous ?

Celle-ci l’observa avec toujours sévérité avant de se tourner vers moi.

Mère : Car vous êtes trop jeunes pour cela. Les grands connaissent leurs limites et c’est pour garder leurs corps en alerte. Vous, vous êtes trop jeunes encore.
Frère : J’aimerai bien, au moins, explorer la forêt. Je n’ai plus l’âge de rester ici.
Mère : Tu n’es pas encore prêt. Il te faut passer sous le regard de nos ancêtres pour savoir si tu es digne de pouvoir partir dans la forêt.
Frère : Mais je connais les dangers, maman ! Vous nous avez appris ce qu’il fallait savoir.

La mère soupira mais ne put s’empêcher de sourire.

Mère : Je comprends ton impatience mais ce n’est pas une question de connaissance. Il est nécessaire de savoir si tu es capable de respecter ce qui t’entoure. De ressentir la vie qu’il y a autour de toi et de le considérer comme ton égal. Que ça soit une plante ou un animal.
Frère : Je ne voyais pas les choses ainsi.
Mère : C’est pour cela que tu n’es pas encore prêt.
Frère : Et quand je le serai ?
Mère : Quand la Tsahik le pensera.

Frère croisa les bras mais ne répliqua pas. Il semblait comprendre les raisons et préféra se taire. A ce moment là, j’entendis une voix familière résonner.

Voix : Ma puce, réveille-toi !

A cet instant, le noir vint obscurcir ma vision de nouveau.

Quand j’ouvris mes yeux, je pus voir les yeux de ma mère m’observant avec tendresse.

Maman d’une voix douce : Bien dormie ma puce ?

Je baillais en mettant ma main dans ma bouche, les yeux encore un peu endormis. Etait ce vraiment un souvenir ou un simple rêve ? Après tout, la seule na’vi que j’ai pu voir était Naltsyn. Mais peut être elle faisait elle parti aussi du rêve ?

Mère : Un problème Kendra ?
Moi : Non Maman. Rien de bien important. Tu m’accompagnes pour aller à l’école ?

Elle me fit une petite grimace, prenant un air désolé.

Maman : Je suis désolée mon trésor mais j’ai énormément de boulot qui m’attends encore.

Je croisais les bras et prit un air boudeur. Elle a toujours du travail pour lui servir d’excuse et j’aurai aimé qu’elle puisse m’accompagner rien qu’une fois.

Moi : Tu as toujours du boulot ! Tu ne m’as jamais accompagné à l’école, m’aider pour devoirs ou encore partagé du temps avec moi ou papa. Toujours du travail !
Maman: Ecoute ma puce, je comprends ton point de vue mais sache que mon travail est très compliqué. On a toujours beaucoup de candidats et j’ai des critères à respecter.
Moi : Je m’en moque !

Elle me regarda en soupirant, sachant que j’avais raison.

Maman : Ecoute, je vais devoir y aller. Mais ce soir, je te promets une surprise à condition que tu me fasses un joli sourire.
Moi : Je n’ai pas envie.
Maman : Allez ma puce. Fais-moi un joli sourire.

Malgré moi, je ne pouvais pas m’empêcher de lui dégager un sourire radieux ce qui lui permit de me le rendre.

Mère : Je te promets que tu vas aimer mon trésor.
Moi : J’impatiente déjà.

Elle me caressa la joue avant de me délivrer un tendre bisou sur mon front.

Maman : Je dois y aller mon trésor. Déjeune bien et c’est papa qui t’accompagnera. Je compte sur toi pour être sage hein ?
Moi : Oui maman.

Sur ces paroles, elle se releva en me souriant avant de s’éloigner. Je lui emboitais le pas afin de descendre les escaliers afin de prendre mon petit déjeuner. Néanmoins, j’avais encore l’esprit au rêve et curieuse de connaitre le cadeau de maman.

Plusieurs instants après,

Je serrais la main de mon père mais mon esprit était encore consacré à cet étrange rêve.

Moi : Papa ?

Il tourna son regard vers moi, la mine interrogatif.

Papa : Oui Kendra ?
Moi : Suis-je folle ?

Papa paraissait troublé par ma question, cherchant sans doute une réponse adéquate à me donner.

Papa : Non ma puce. Pourquoi tu demandes cela ?

Je me demandais s’il le faisait exprès.

Moi : Papa, tu vois bien ce que je veux dire ! Je fais des rêves étranges et un trouble de la personnalité qui peut intervenir à tout moment. J’ai même perdu mon bras à cause de cela !
Papa : On en discutera à la maison ma fille.

Je pris une mine boudeur mais n’insista pas, comprenant que cela ne servait à rien. On arriva à l’école comme d’habitude et j’entrais dans l’établissement pour commencer une nouvelle journée scolaire.
Il restait encore une dizaine de minutes avant que le commencement des cours. Soudain, je sentis une piqûre le long de mon cou avant de sombrer dans l’inconscience.


Daniel se mettait sur le chemin pour aller au travail quand il remarqua une activité sur le côté de la porte. Deux personnes, une femme et un homme semblait transporter un corps pour l’emmener à un véhicule cyclable. Les deux avaient un manteau noir avec une fermeture éclair de couleur argenté avec des cordons à la capuche de la même couleur. La capuche noire couvraient entièrement leurs visages, empêchant une caméra ou un regard inconnu de pouvoir identifier les visages cachés dans l’ombre.
Il remarqua des ressemblances avec sa fille, notamment au niveau des cheveux, au visage mais aussi à ses vêtements. Ce n’était pas une personne lui ressemblant mais sa fille !

Daniel : Eh vous !

L’homme déposa sa fille par terre et sortit un Dard de sa ceinture et le pointa vers lui, l’obligeant à lever les mains.

Femme : Ne fais pas ça !
Homme : C’est un collaborateur. Il mérite la mort

Il profita de la discussion pour détourner l’arme vers le haut. Celle-ci délivra un coup de feu en l’air mais le propriétaire donna un violent coup de poing au ventre de Daniel, le sonnant brièvement avant de se prendre un coup de crosse de Dard au visage de Daniel qui tomba par terre, sous la violence du coup. Puis, il se prit un coup de pied si violent qu’il ressentait une forte douleur à l’endroit où il s’était pris un coup.
L’homme pointa son arme vers lui avant que son accompagnatrice l’arrêta dans son élan.

Femme : Ca suffit ! On n’est pas là pour se faire remarquer
Homme : Au lieu de me faire la moral, occupes toi donc de la petite !
Femme : Tu ne te rends pas compte des conséquences.
Homme : Oh que si, ça sera un collaborateur en moins.

A peine eut il fini sa phrase qu’il tira un coup de feu à la tête, tuant Daniel sur le coup. Le bruit a été couvert par le bruit d’un train en circulation ainsi que le bruit des pas résonant sur le marbre des rues.

Homme : Voilà ! Il faut se tirer maintenant avant de se faire davantage remarquer

Femme ne répliqua pas toute suite et monta sur le véhicule cyclable à l’arrière afin de dissimuler la jeune Kendra qui semblait dormir paisiblement tandis que l’homme prit la place de conducteur et il commença à s’éloigner du lieu du crime.
Il eut plusieurs minutes de silence avant d’être interrompu par l’homme qui profita du bruit de la circulation.

Homme : Qu’est ce qui t’as pris Julia de le protéger ?

Celle-ci lui fit un regard noir, montrant ses sombres pensées.

Julia : Tu ne te rends pas compte, James, dans quelle merde tu nous as mis en l’abattant.

Ce genre de remarque surprit son interlocuteur, se demandant ce qu’elle avait en tête.

James : Où veux-tu en venir ?
Julia : Ce qui était prévu était seulement la fille. Pas d’un assassinat !
James : On a du faire face à un imprévu et agir en conséquence.
Julia : Imprévu ? Vraiment ? Le plan initial était de l’évacuer vers la fin de la matinée pour éviter justement d’attirer trop l’attention. Pas dans l’immédiat à cause de son père!

Son partenaire serra son guidon, semblant agacé mais également autre chose comme de l’inquiétude.

James : Ca change quoi de toute façon ?!
Julia d’un ton sarcastique: Rien. Juste rendre un adversaire plus dangereux qu’il ne devrait l’être.
James : Je ne vois pas vraiment le danger.
Julia : Un militaire est toujours dangereux. Même hors service.
James : Vu que tu le connais si bien, pourquoi ne pas tout nous dire sur lui ? Ca nous permettra de le coincer s’il fait trop le malin.
Julia : J’ai déjà dit tout ce que je savais. Ce n’est pas un homme facile à comprendre.
James : Julia, tu l’as connu quand ?
Julia : C’était bien avant notre rencontre. J'étais sa coéquipière il y a un temps et on a exercé plusieurs missions ensemble. C’était un jeune homme généreux et créatif à l’époque. Et bien naif également.
James : Créatif ?
Julia d’un sourire : Oh que oui ! Je ne comptais pas le nombre de projets d’amélioration et de gadgets qu’il avait en tête.
James : Ca ressemble plus à un ingénieur ça. Je ne comprends toujours pas en quoi il représente un danger.

Julia regarda la circulation cyclable et la foule l’entourant, en attente de traverser la route, tout en ayant une pensée mélancolique envers son amour de toujours. Elle n’osait pas imaginer sa douleur actuellement et les répercutions de sa colère envers la Cause.
Devrait-elle donc-lui dire finalement ? Elle ignorait si c’était une bonne idée, connaissant le caractère et la rancœur de celui-ci depuis qu’il a découvert son rôle au sein de la Cause alors qu’il était encore au sein de la RDA.
Mais avec la mort du mari de sa sœur, elle savait d’avance que les choses allaient empirer. Comment pourrait-elle lui parler à présent ?
Elle sortit de veste une petite boite rectangulaire sobre de couleur grise et appuya sur le bouton noir au milieu.
A cet instant, une musique douce et mélancolique se fit entendre.

«Peu importe la distance, je serai toujours avec toi »

Elle sourit et une larme se glissa à sa joue droite.
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par Tsany
#9336 - L'assassin à plusieurs visages - le 25 Fév. 17 à 00h53
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Chapitre 6 : La guerrière alien

Ils arrivèrent à un bâtiment abandonné au début de l’après midi. Tandis que James porta la jeune Kendra à l’épaule. Julia passa devant un panneau d’accès qui scanna ses yeux ainsi que ses empreintes digitales, une technologie s’opposant avec le style ancien du bâtiment avant de pousser une porte métallique gris et comportant des tâches de rouilles.
James passa derrière elle avant que la porte se renferme derrière lui. Le duo passa devant divers machines destinés à la fabrication des matériaux électroniques étaient éteints et dont la rouille et la poussière manifestaient le poids des années d’inactivités et de manque d’entretien.

James : Sympa la musique de la boite.

Les deux arrivèrent à des portes d’ascenseurs aux portes gris et dont des tâches de rouilles étaient présents.
Aux panneaux d’appels de l’ascenseur, Julia composa un code de six chiffres dont un bruit « code agent noir 014 accepté » avant de répondre.

Julia : Merci
James : C’est lui qui te l’a offert ?

Les portes s’ouvrirent devant eux avant que le duo entra dans la cabine. Julia appuya sur le numéro 4 avant de répondre.

Julia : Tu veux un conseil James ? Evite de poser trop de questions et tu éviteras les ennuis éventuels.
James : Vous n’avez toujours pas répondu à ma question.

Celle-ci lui fit un regard noir tandis que les portes se fermèrent avant que la cabine commencer une descente.

Julia : Et je n’ai pas envie d’y répondre si je n’avais pas été assez clair.

Le reste du trajet se déroula en silence avant qu’une sonnerie interrompit ce calme. Les portes s’ouvrirent devant eux, révélant un couloir dont les murs blancs étaient assez neufs et couvrant de nombreux allés et venues d’hommes et de femmes allant de soldats à des employés ou scientifiques.

Julia : Emmène-la à l’infirmerie en attendant qu’elle se réveille. Je vais faire mon rapport pour ma part.
James : Comme tu veux.

Sur ces paroles, ils se séparèrent pour s’’occuper de leurs tâches prédéfinies.

James était dos collé à la porte et observait la petite Kendra endormie, occupée par Maeva, une jeune infirmière ayant la chevelure de couleur de feu au corps normal.
Elle mesurait, à l’aide d’un appareil, le rythme cardiaque de la petite ainsi que l’activité du cerveau qui demeurait active. Il comprenait les raisons poussant à garder en vie cette jeune fille mais il ne pouvait s’empêcher d’éprouver de l’hostilité à cause de son lien de filiation avec un membre de la RDA. Par ailleurs, il se demandait les connaissances et le lien de Julia envers cette famille.

Maeva : C’est bien étrange
James : Quoi donc ?
Maeva : Le cerveau est plus actif que la moyenne.
James : Comment ça ?
Maeva : La phase de sommeil est l’étape où le cerveau est très actif. Néanmoins, celui-là, pour une jeune de sept ans, est très développé et productif.

Ce fut à ce moment là que la petite se réveilla.


Julia faisait face à un écran bleu dont seuls les bâtonnets rouges foncés montraient l’activité vocale de l’interlocuteur de l’agent.

Voix trafiquée : Donc vous me dites que l’assassinat de Daniel risque d’empirer notre situation au lieu de l’améliorer.
Julia : Vous connaissez la dangerosité de Ben Lyton. Je vous ai fait un rapport détaillé sur ces capacités
Voix : En effet, c’est bien fâcheux cette histoire. Vous savez ce qui vous reste à faire Julia.

Julia baissa les yeux, sachant déjà la démarche à suivre. La tâche la plus difficile de sa vie.

Julia : A vos ordres.

Ce fut à ce moment là que le contact se rompit, laissant une Julia silencieuse, envahie par la mélancolie et la tristesse à l’idée de devoir assassiner le seul homme qu’elle a pu aimer.
Soudain, elle reçut un appel lui indiquant le réveil de la jeune Kendra.

Julia : Très bien. Pas de problèmes ?

Etant donné la particularité de l’organisme de chaque individu, elle ignorait les effets du produit sur la jeune Kendra et avait décidé de l’amener à l’infirmerie en priorité. La survie de celle-ci était primordiale et son réveil était déjà une bonne nouvelle.

Maeva : Elle semble avoir supporté le produit. Néanmoins, on a un problème.
Julia : C'est-à-dire ?
Maeva : Le mieux est que vous venez vous-même.

Julia arriva à l’infirmerie aussi vite qu’elle put et passa la porte coulissante avec un soupir d’exaspération.
Ce fut à ce moment là qu’elle remarqua un éraflure sur le genou gauche de James. Celui-ci serra les poings, plein de colère en fixant une Kendra qui était dans une étrange position tout en cachant sa blessure avec la main de même coté que la blessure. Les genoux pliés et les jambes écartés, elle observa les personnes lui faisant face avec un sang froid semblable à un assassin. Sur sa main droite, un objet semblable à des ciseaux. Quant à Maeva, elle était assise, pétrifiée par la terreur avec son communicateur à la bouche.

Julia : Qu’est ce qui se passe ?
James : Cette fille est dangereuse ! On ne peut pas la garder.

En réponse, Kendra lui répondit par un feulement semblable à celui d’un chat.

Kendra : Tu as cherché l’affrontement. Assume les conséquences !

James allait répliquer quand Julia le coupa d’un geste du bras. Elle remarqua alors un fait étrange sur Kendra autre que son comportement. Ses yeux étaient oranges au lieu d’être vert émeraude. Une autre personnalité ? Il ne manquait plus que cela !

Julia : Qui es tu ?
Kendra : Pourquoi devrai je te répondre ?
James : Car tu n’as pas le…

Il fut interrompu par un nouveau feulement de Kendra, montrant son mécontentement. Comme un félin…

James : Je vais t’apprendre le respect la mioche !
Julia : Attends James !

Trop tard. A peine eut elle fini son avertissement que James s’élança pour apprendre le respect à la jeune fille. Il n’eut comme récompense qu’une taillade de la part de cette dernière qui profita de sa petite taille pour lui donner un coup en diagonale au niveau du ventre. Pas assez pour le blesser grièvement mais suffisant pour l’obliger à s’agenouiller.
La petite en profita pour prendre appui afin de faire un saut pour passer au dessus de lui. Elle atterrit ensuite par terre et effectua une roulade.
Elle courut vers Julia et l’obligea à esquiver en s’écartant sur le côté droit pour éviter la pointe du ciseau qui la manqua de peu, au point d’imposer une déchirure à sa veste.
Par la suite, la jeune fille en profita pour sortir de la pièce et s’aventura dans les couloirs.

Julia : Occupes toi de James Maeva.

Sitôt son ordre donné, elle s’empressa de poursuivre la jeune fille qui commençait sa course. Celle-ci tourna vers la gauche, sans doute pour aller vers les ascenseurs.
Par ailleurs, l’agent commença à la rattraper, étant plus entrainée et plus âgée que l’enfant prisonnière.
Mais au moment où elle se rapprochait, sa cible se tourna et lança le ciseau. Ce fut soudain qu’elle eut juste le temps de l’esquiver et l’une des pointes érafla sa joue gauche.
Le matériel bureautique s’accrocha à un pan du mur.
Cette distraction suffit à Kendra pour reprendre de la distance envers Julia mais ce fut de courte durée. En effet, deux soldats armés de Dard l’empêcha de continuer.
Celle-ci poussa un cri d’exaspération tandis que Julia l’empêcha de s’enfuir, lui faisant ainsi face.

Kendra : Sawtute pak !
Julia : Je te conseille d’être bien gentille maintenant

Kendra la regarda avec des yeux exprimant sa colère avant de se tourner vers les soldats lui bloquant la route. Elle tenta de trouver une issue, en vain. Pendant ce temps, Julia se rapprocha d’elle, son Dard menaçant Kendra. Elle ne comptait pas l’utiliser mais elle s’en servait comme moyen de dissuasion.
L’enfant entendit sa marche et se dépêcha de reculer de quelques pas mais c’était pour se rapprocher des deux autres assaillants.

Julia : Tu es coincée ! Rends toi maintenant
Kendra : Je ne me rendrai pas ! Plutôt mourir que subir cela !
Julia : Pourquoi ?

Kendra lui répondit par un feulement mais Julia en profita pour faire signe aux gardes de la neutraliser.
Néanmoins, le bruit des chaussures au sol suffit à alerter la jeune fille qui se tourna vers eux instinctivement, ce qui permit à Julia de l’assommer avec la crosse de son arme.

Julia : Merci les gars. Elle aurait peut être pu s’enfuir sans votre intervention.
Garde 1 : Vous êtes blessée madame ?

Julia fut surprise de cette remarque et se rendit compte d’une goutte coula le long de sa joue gauche. En posant son doigt, elle remarqua dès lors qu’elle saignait.

Julia : Ce n’est rien.
Garde 2 : J’ai du mal à croire qu’un enfant ait pu poser autant de problèmes. Il a trop bu James ?
Julia : Non. Je pense que cette fille n’a pas fini de nous surprendre. Je savais qu’elle avait des problèmes mais je ne l’imaginais pas aussi dangereuse.

Néanmoins, elle avait déjà une idée sur l’origine de cette dangerosité.

Une fois Kendra enfermée dans la chambre lui étant réservée, Julia alla voir la salle réservée au recherche sur Pandora. Cela faisait des années que la Cause attendait une occasion de se rendre sur la planète sans éveiller les soupçons de la RDA et d’y implanter des agents dormants. Et c’était pour cette raison que la survie de la jeune fille était importante afin de maintenir une certaine pression envers sa mère bien qu’elle aurait aimé éviter la mort de Daniel.
Elle alla voir une amie à elle, qui étudiait le peuple indigène depuis plusieurs années et qui considérait le docteur Augustine comme une pionnière.
Par ailleurs, elle trouva celle-ci en train d’observer, avec d’autres membres du personnel de la section, un arc na’vi qu’ils ont pu voler à la RDA au cours d’une embuscade à un train magnétique transportant un cargo d’ubnotanium et des plantes et reliques issues de Pandora.
L’arc était d’une taille impressionnante, laissant présager la puissance des archers na’vis ainsi que la taille de leurs flèches dont le poison était mortel.
Les deux armes étaient exposées dans des salles séparées et ce fut derrière une vitre que Julia attendit son amie.
Au bout de vingt minutes, elle finit par sortir. La peau mate et les cheveux bruns, elle avait les yeux d’un noir sombre qui allait avec ses cheveux bouclés ayant la même couleur. La poitrine de taille normale se correspondant à un corps normale ni maigre, ni trapu.
En voyant son amie, elle lui fit un sourire, révélant des dents, tout comme son amie, d’une belle blancheur, montrant un certain soin.

Julia : Salut Victoria. Comment tu vas ?
Victoria : Bien ma grande ! Et toi ? Qu’est ce donc cette vilaine blessure.

Avec le pansement sur sa cicatrice, elle se doutait bien qu’elle ne sera pas discrète.

Julia : Une petite éraflure de rien du tout. Vous avancez bien ?
Victoria : Oui. On a pu remarqué que c’était un arc qui s’utilise lors de vol en Ikran.
Julia : Ils n’ont pas qu’un arc après leur passage à l’adulte ?
Victoria d’un sourire : Non. Mais on a encore tant de choses à apprendre d’eux. Si seulement, on avait la possibilité de communiquer avec un Na’vi pour en savoir plus.
Julia : Je t’avoue que c’est le but de ma visite en plus de prendre de tes nouvelles.

La surprise de cette demande laissa la scientifique bouche bée. L’agent fit signe de la suivre et la mena à un écran tactile où elle effectua diverses manipulations pour accéder aux enregistrements des caméras de l’incident.

Victoria : J’aimerai que tu m’expliques Julia.
Julia : Tu sais que nous avons une nouvelle résidente depuis hier
Victoria : Elle a déjà fait des ravages à ce que j’ai entendu.
Julia : Justement. J’aimerai que tu analyses les séquences enregistrées par les caméras.
Victoria : Je ne comprends toujours pas.
Julia : Ca ne saurait tarder. Fais-moi confiance.

Enfin, elle arriva à l’objet de la recherche et lui montra les faits capturés par les images. Les diverses réactions de Kendra surprenait la scientifique mais ce qui l’intriguait était les mots prononcés par celle-ci. Elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle entendait et elle tremblait d’excitation.

Victoria : Sawtute… Pak…
Julia : C’est quoi ?

Elle lui répondit par un large sourire.

Victoria : C’est du na’vi. Cela veut dire humain mais le pak rajoute un certain mépris ou dégoût. Bon sang ! Nous avons un esprit na’vi ! On pourrait connaitre davantage sur eux !
Julia : Certes mais je ne pense pas qu’il ou elle soit coopératif.
Victoria : La RDA n’a pas apporté une bonne image de nous. Je peux comprendre son hostilité mais il doit bien avoir un moyen de lui faire comprendre qu’on n’est pas mauvais.
Julia : Je te souhaite bonne chance.

Décidemment, la famille de Ben ne cessait de la surprendre.


Je me réveillais dans l’arbre de Naltsyn, toujours étonnée de la grandeur de cette plante. Je me demandais bien où ces corridors montants menaient. Que s’était il passé?

Naltsyn : Te voilà réveillée Kendra.

Je me tournais la tête et voyait la Na’vi me faisant face de toute sa hauteur, debout. Elle m’observait, les bras croisés, toujours de ce regard neutre. La queue s’agitait normalement et les oreilles était dressée normalement.
Etrangement, j’avais encore les yeux lourds. Les seuls souvenirs me revenant était l’entrée dans l’école puis plus rien.

Moi : Encore vous ? Je ne veux pas vous voir

Je l’entendis soupirer derrière moi mais je m’en moquais. Je n’allais pas lui pardonner pour tous les malheurs que j’ai subis par sa faute.

Naltsyn : Se faire la guerre ne résoudra pas la situation
Moi : Quelle situation ? Qu’est ce que vous avez encore fait ?
Naltsyn : Je n’y suis pour rien.

Malgré moi, je sentais la sincérité dans cette parole et je ne pouvais que la croire.

Naltsyn : Tu m’as l’air encore un peu endormie.
Moi : J’ai encore les yeux lourds. Qu’est ce qui s’est passé ?
Naltsyn : Nous avons été capturées et j’ignore où nous sommes.

Capturée…Je sentais la peur m’envahir. Qui étaient-ils et qu’est ce qu’ils voulaient ? Je repensais à ma famille qui devait être morte d’inquiétude et des larmes me vinrent aux yeux.

Naltsyn : Sois forte ma Kendra.
Moi : Forte ? Comment vous pouvez me dire ça ?On ne sait pas où on est. Ni les identités de nos ravisseurs ! J’ai peur et je suis inquiète pour ma famille.

Elle s’abaissa et se mit à mon niveau. De sa grande main bleue de quatre doigt, elle sécha mes larmes.

Naltsyn : Je sais que ce n’est pas facile pour toi mais pleurer ne résoudra pas la situation. Et tant que nous sommes encore en vie, il y a encore de l’espoir.

Je la regardais et elle me fit un sourire réconfortant, dévoilant de petites canines. J’avais beau lui en vouloir encore, je ne pouvais pas rester insensible à sa tentative.

Moi : Tu as peut être raison.
Naltsyn : Je te protégerai Kendra. Tu as ma parole.

Je ne savais pas comment je devais prendre cette promesse mais je n’avais que cela comme réconfort. C’était mieux que rien.
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par Tsany
#9335 - L'assassin à plusieurs visages - le 27 Fév. 17 à 23h22
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Chapitre 7 : Le fruit d’une union brisée

Le lendemain,

Les coudes sur la table, j’observais la pièce d’un œil scrutateur. Je remarquais plusieurs croquis représentant, grossièrement, des Na’vis sans doute. Ils ne sont pas loin de la vérité bien que la couleur des yeux étaient oranges et les oreilles n’étaient pas si longs que cela.

Naltsyn : Nos frères et sœurs du peuple ont des couleurs de yeux leur ressemblant.
Moi :Pourquoi vous avez les yeux oranges alors ?
Naltsyn : C’est un des mystères que nous laissent Eywa. Nous avons cherché des réponses à cette question mais nul ne sait la réponse.
Moi : Hormis Eywa.
Naltsyn : En effet.

Bon, je ferais mieux de me concentrer aux deux interlocuteurs me faisant face. Ce n’était pas comme si j’avais le choix de toute façon. Par ailleurs, je pourrai en savoir, peut être, savoir un peu plus sur mes kidnappeurs qui semblaient plus ressembler à une organisation.
Je ne pouvais m’empêcher d’avoir une pensée pour maman et papa. Je n’imaginais pas leur état en apprenant ma disparition.

Victoria : Bonjour jeune fille. Je m’appelle Victoria Lankins et voici mon amie et collègue Julia Ishi.
Moi : Ouais. Enchantée aussi…
Victoria : Nous avons conscience que tu es un peu...
Moi : Perturbée ?
Victoria : Oui.

Je la regardais dans les yeux d’un air désabusé, sachant déjà ce qu’elle voulait. J’ai sept ans mais je ne suis pas bête.

Moi : Je sais ce que vous voulez. C’est l’esprit en moi qui vous intéresse.
Julia : Tu es bien perspicace pour ton âge.

Bah voyons…

Moi : Vous pensez vraiment ? Il suffit de faire un tour de la pièce pour comprendre le but de cette rencontre. Et pourquoi devrai je coopérer ? Je n’ai rien à y gagner et vous m’avez enlevé à ma famille.
Julia : C’est pour une cause plus juste. Ca ne me fait guère plaisir aussi mais c’est nécessaire.

J’avais du mal à croire à cette parole mais elle me semblait sincère. Du moins, elle y croyait vraiment. Autant en savoir un peu plus.

Moi : Quelle cause ?
Julia : Mettre fin aux atrocités commises par la RDA.

Dans mon esprit, je pouvais voir Naltsyn agiter la queue et observer Julia d’un air intéressé. Quant à moi, j’avais du mal à voir ma mère travailler pour une organisation cruelle.
Mon agacement s’exprima par des poings serrés et des sourcils se resserrant.

Moi : Mensonges !
Julia : C’est la vérité. Que tu le veuilles ou non, la RDA pille les sols l’intéressant jusqu’à l’épuisement des ressources, mettant en danger tout un écosystème. De plus, ils n’hésitent pas à tuer et exterminer ce qui la dérange.

En entendant ces mots, ce fut plus fort que moi. Je levais mon siège et hurla de colère à l’encontre de cette Julia, me mettant debout sur la chaise

Moi : MENSONGES !!!

Ma démonstration n’eut pour effet qu’un haussement de sourcil de Julia suivi d’un sourire. Qu’est ce qui pouvait la faire rire ?

Julia : Si tu demandais à ton esprit na’vi si je mens ?

Je regardais Naltsyn pour me confirmer les dires de Julia

Naltsyn : Je sais que tu ne veux pas entendre cela mais c’est la vérité. Mon clan a été massacré par des militaires au service de la RDA, m’enlevant tout mes êtres chers.

En entendant cela, j’étais effondrée et me retrouvais à genoux, désemparée. Je ne pouvais pas concevoir que ma mère travaille avec une organisation pouvant montrer autant de cruauté. En plus de mon oncle ayant occupé un emploi au sein de cette organisation.
Je serrais les poings. Non !!! Ce ne sont que des mensonges !!! Je n’y crois pas ! Pourtant, Naltsyn n’a rien à gagner à me mentir.
Non !! C’était impossible !
A mesure que je m’énervais, je voyais une étrange fumée noire s’approcher de moi et j’entendis des voix froide mais également séduisante dans la tête

« Tous des menteurs. Tous méritent une punition »

Curieuse de cette étrange chose, je me rapprochais mais Naltsyn m’en empêcha et s’interposa entre moi et ce mystérieux phénomène.

Naltsyn : Vas t’en !

« Tous des tueurs. Que la mort »

Celle-ci serra les dents mais resta ferme

Naltsyn : Je t’ai dit de partir !

La fumée noire resta un instant avant de disparaitre sous nos yeux. Qu’est ce que ça pouvait être ? C’était bien étrange et ça parlait.

Naltsyn : J’ignore aussi mais je sais que ce n’est pas amical.
Moi : Et comment tu peux savoir ?
Naltsyn : Ca se nourrit de nos sentiments négatifs. Une chose utilisant cela est forcement quelque chose de malsain.

Je restais silencieuse en entendant cela. Comment pouvait-on le savoir ?

Naltsyn : Car j’ai failli succomber et je n’ai vu que la mort, haine et solitude avant de le repousser. Depuis, cette chose erre en attendant qu’on succombe.
Moi : Un truc dangereux donc.
Naltsyn : oui.

Cette menace n’arrangeait pas mes doutes. Comment ma famille a pu travailler pour une telle société ?
Non. Je ne pouvais pas concevoir cela. C’était des mensonges ! Alors que j’étais plongée dans mes doutes, j’entendis une douce mélodie qui suffisait à apaiser mon esprit. Pourquoi se préoccuper de cela alors que cette musique était si mélodieuse. Bientôt le sommeil m’envahit.

Les yeux verts de Kendra changèrent aussitôt de couleur. Celle-ci s’assit de nouveau calmement et observa ses deux interlocutrices avec un regard sévère.

Naltsyn : Vous vouliez me voir donc me voici.

Victoria observa la na’vi dans le corps de la jeune fille, un peu perturbée par ce qu’elle venait de voir malgré qu’elle ait pu l’observer dans les caméras.
Julia la secoua légèrement par un petit coup de coude pour la réveiller de son étonnement.

Victoria : Excusez-moi mais on n’a pas encore eu l’occasion de parler à un membre de votre peuple. Je suis désolée…
Naltsyn : Les excuses ne pardonnent pas les actes.
Victoria gênée : En effet. Mais vous savez, on est contre la RDA et leurs pratiques d’exploitation dans votre planète.
Naltsyn : Vos justifications ne remplaceront pas les morts. Alors dites moi ce que vous voulez avant le retour de la petite Kendra dont votre manque de finesse a failli coûter cher.

Cette parole menaçante suffit à refroidir l’ambiance. Julia se demandait, intérieurement, la signification de ces mots.

Julia : D’abord, qui êtes vous ?
Naltsyn : Mon nom est Naltsyn Lu’utzin Tilwa’ite, membre de l’ancien clan Oltyis avant que votre peuple les a massacré.
Victoria : Nous souhaitons juste entretenir des relations amicales avec vous. On a tellement des choses à apprendre de votre peuple.
Naltsyn : J’’attendrai de voir vos actes avant de croire vos paroles.
Julia : Le problème, c’est qu’on n’avait pas l’occasion de le faire
Naltsyn : Je m’en moque.

Le duel du regard entre la na’vi et l’agent démontrait la tension régnant entre les deux. Pour calmer l’ambiance, la scientifique tenta de changer de sujets.

Victoria : Pourquoi avez-vous les yeux orange ?
Naltsyn : C’est une question dont seule Eywa, notre mère, a la réponse.
Victoria : On croyait que tous les na’vis avait les yeux ambres ou vert.
Naltsyn : Je vous invite à chercher vous-même la réponse à cette question.

Plusieurs heures passèrent ainsi où la na’vi répondait aux questions de la scientifique sur leur culture comme les épreuves de passages adultes ou leur croyances ainsi que sur leurs connaissances sur la nature les entourant. Du moins, de ce qu’elle voulait délivrer, qui ne faisait que confirmer les connaissances déjà acquises auparavant.
De cet entretien, Victoria ne put s’empêcher de ressentir une pointe de déception bien que beaucoup d’incertitudes ont pu être écartés.
Toutefois, elle aurait préféré en savoir davantage mais il fallait prendre en compte la méfiance de Naltsyn envers les humains.
Pour Julia, elle a pu se rendre compte de la richesse de la culture indigène et était encore plus déterminée à faire payer la RDA pour leurs crimes.

Un mois passa,

J’avais l’impression que cela faisait des mois que j’étais enfermée au sein de la Cause. J’ai pu le savoir grâce à Naltsyn qui a pu obtenir cette information au cours de son entretien.
Enfermée comme je suis dans une chambre sommaire où il n’y avait que le nécessaire, c'est-à-dire un lit avec un petit lit et une deuxième pièce regroupait la douche et les toilettes en fonds de décoration, un mur d’un bleu bien sombre. A tel point que j’avais l’impression d’être toujours en pleine nuit. Néanmoins, j’étais bien nourrie mais si on pouvait appeler cela un réconfort…
Du moins, ça me permettait de méditer sur ce que je venais d’apprendre de la RDA. Etait ce vraiment vrai ? Je ne pouvais pas croire que mon oncle et maman ont pu travailler pour un tel organisme si c’était le cas. Néanmoins, cela pouvait justifier le départ de mon oncle de son emploi d’origine.
Mais je me demandais maintenant quelles atrocités a-t-il pu commettre en leur nom ?

Soudain, la porte s’ouvrit et un garde m’ordonna de le suivre. J’obéis, entouré évidemment de quatre gardes qui me menèrent devant Julia qui était en compagnie d’un garçon de quatorze ans aux cheveux bruns dépassant de peu Julia. Il avait des traits asiatiques comme elle mais en moins prononcé et avait les yeux couleur noisette.
On était dans un bureau séparé du couloir seulement par une baie vitrée transparente. Le meuble était d’un verre noir solide où un écran tactile était posé à un support. Je pouvais aussi distinguer les photos de bébé et d’un jeune garçon ressemblant étrangement à celui à côté de moi. Il devait être son fils mais je me demandais bien qui était le père car on ne voyait aucune photo de celui-ci.

Julia : Misoka, je te charge de t’occuper de notre invitée. Elle risque de rester un moment avec nous.
Hidoka: Mais maman ! Je ne veux pas être…

Julia coupa l’élan de son fils d’un regard plein d’autorité

Julia : Ne conteste pas. C’est toi qui a voulu qu’on la sorte d’isolement je te rappelle.

A cette réflexion, il resta silencieux et me regarda un instant avant de soupirer

Misoka : Très bien maman.

Plus tard,

Misoka et moi, on mangeait ensemble sous le regards des autres enfants, me dévisageant avec dégoûts. Mais bon, j’avais l’habitude d’être mise à l’écart. Il m’observa un instant silencieux avant de sourire.

Misoka : Arrête de faire cette tête. Souris un peu.
Moi : Pourquoi donc ?
Misoka : Au moins, tu sors un peu de ta chambre et tu vois un peu de monde.
Moi : Vu l’accueil, je me demande si je n’aurai pas du rester
Misoka : Tu ne devrais pas laisser les autres te juger pour qui tu descends mais pour ta personnalité.
Moi : Bah j’ai l’étiquette de folle. Entre ça et fille d’une collaboratrice de la RDA
Misoka : Pas pour moi. Je pense que tu es personne timide mais tu ne veux pas l’avouer.

Je le regardais surprise. Comment pouvait il me juger ainsi alors qu’il ne me connaissait pas ?

Moi : Tu ne sais rien de moi.
Misoka ; Ah bon ? Pourquoi tu te replis sur toi-même ?


Naltsyn : Touché Kendra !
Moi : Tu interviens pour me dire ça ? Tu peux aussi m’aider tu sais ?

Elle me fit un non du doigt.

Naltsyn : C’est à toi de te débrouiller Kendra.


Je regardais Misoka qui me fit une petite grimace et je ne pus m’empêcher de sourire.

Misoka : Bah tu vois. Ce n’est pas compliqué de sourire

Je commençais à apprécier ce garçon. Il m’acceptait comme j’étais sans tenir compte de ma filiation et il ne tenait qu’à apporter la joie autour de lui. Une bien belle personne qui devait avoir sa part d’ombre mais je préférais me contenter de cela.

Moi : Tu es une personne bien spéciale, tu sais ?
Misoka ; Je le sais. On me le dit assez souvent.

Je rigolais devant cette parole.

Moi : Ce n’est pas la modestie qui t’étouffe !

Il me sourit en haussant les épaules.

En hauteur, Julia observait son fils ainsi que Kendra discuter au réfectoire. Les bras croisés, des souvenirs lui revenaient en voyant son fils sourire.

Victoria : Te voilà Julia.

Cela lui fit sortir de sa méditation et elle sourit à son amie.

Victoria : Je te vois à chaque pause ici, à observer ton fils. Est-ce par rapport à son père ?
Julia :Je l’ai connu ainsi. Souriant, toujours à vouloir le bon côté des choses malgré les situations. Mais…
Victoria ; Il s’est passé quelque chose.

Elle resta un moment silencieuse avant de répondre.

Julia : Oui. J’en suis responsable même. Il y a sept ans de cela, j’avais pour mission de dérober, à son père qui était un scientifique travaillant pour le projet Avatar, des données importantes sur la conception de corps na'vis hôtes. J'ai essayé de convaincre celui-ci de nous donner ces informations, mais il a refusé et j'ai dû le tuer. Depuis, on a coupé tout contact jusqu'à récemment.
Victoria : Et il t’as laissé en vie ?
Julia : Oui. Mais je ne sais pas si je dois prendre cela pour une faveur.
Victoria : Ne sois pas si pessimiste ! Tu as bien sauvé des vies et grâce à toi, on pourra aider les Na’vis à se défendre contre la RDA. Tu n’as pas à avoir de regrets.

« Comment oses tu revenir après ce que tu m’as fait ! »
« Mais Ben, je t’assure que… »
« Je ne veux plus entendre tes mensonges ! Tu t’es servie de moi pour arriver à tes fins ! Tu m’as brisé le cœur ainsi que ma famille. Vas t'en avant que je décide de t'abattre! »

Une larme circula dans la joue gauche de l’agent en se rappelant de ces terribles mots, qu’elle s’empressa d’essuyer

Julia ; Et pourtant, j’en ai.
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par Tsany
#9334 - L'assassin à plusieurs visages - le 10 Mars 17 à 23h10
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Chapitre 8 : La Faucheuse

Deux ans plus tard,

J’ai pu constater la nocivité de la RDA après avoir regardé des images impensables. Des photos de cadavres fumants ainsi que des paysages totalement dévastés. Par ailleurs, la guerre en Afrique a été la plus terrible où des rebelles ont tenté de se dresser contre ce lobby économique mais en vain. Leurs forces, malgré leurs résistances, ont été massacrées par les nations au service de la Compagnie sans la moindre pitié et leurs terres pillées.
J’en voulais à mon oncle d’avoir participé à ces actes qui ont anéanti tant de vies pour les besoins économiques d’une société et je comptais me battre contre cette injustice.
L’entrainement imposé était bien difficile entre les parcours d’obstacles, l’entrainement au tir et au corps à corps ainsi que des cours allant des mathématiques à l’informatique en passant par la géographie et l’histoire ( bien que j’arrivais à m’en sortir dans ce domaine).
En plus de cela, j’exerçais des entrainements mentale avec Naltsyn qui fut aussi exigeante que les instructeurs.

Dans le Kelutral, Naltsyn avait rajeunie pour atteindre mon âge afin de pouvoir mieux m’entrainer. Elle exerça encore des enchainements de coups d’une telle rapidité et dextérité que je m’en prenais plus que je n’arrivais à en parer. Et en quelques instants, j’étais à genoux, complètement épuisée. Haletante, je serrais les poings de rage. Cela faisait plusieurs mois que c’était ainsi sans grands progrès.

Naltsyn : C’est normal Kendra. Tu es encore jeune. Les progrès viendront avec le temps.

J’en avais marre de rester toujours en retrait et d’être le sujet à moquerie ! Je voulais prendre ma vie en main et faire payer ceux qui ont brisé la vie des autres !
Naltsyn écarquilla les yeux et elle eut un ton plus sec envers moI.

« Force, je peux t'en donner jeune fille »

Naltsyn : Ca suffit Kendra ! Arrête ! Tu t’engages dans une dangereuse voie !

Une fumée noire m’enveloppa entièrement et je sentis de la colère et de la haine traverser mon esprit. Je grimaçais de douleur en sentant également la douleur. La douleur physique et morale mais je fis de mon mieux pour ne pas me noyer dans ces marées de sentiment et m’accrochais à mon objectif de détruire la RDA. Ma détermination semblait se renforcer à mesure que je m’accrochais à cet unique objectif avant que le noir obscurcit complètement ma vision.

Naltsyn, en voyant la fumée noire recouvrir Kendra avait reprit sa forme adulte avant de se jeter à l’intérieur du nuage pour extirper celle-ci mais le nuage disparut aussi vite, dévoilant une Kendra dont elle pouvait sentir une terrible froideur et détermination venant d’elle.
Et son aspect avait également changé et un manteau noir recouvrait maintenant le corps

Naltsyn tenta d’extirper Kendra du nuage mais elle n’eut pas le temps de réagir. Tout s’est passé en à peine quelques secondes et elle était face à une silhouette féminine du même âge ique Kendra avec un visage dissimulé par une capuche sombre. Le manteau, de la même couleur était décorée par une fermeture éclair ainsi que des de cordelettes au niveau de la capuche de couleur argenté.
L’aura qui se dégageait de la nouvelle arrivée était bien sombre, reflétant colère, douleur ainsi que haine, obligeant la Na’vi à reprendre son apparence normale pour faire face à cette menace.

Naltsyn : Qui es tu ? Où est Kendra ?
Inconnue : Ta protégée dort à présent dans le fond de son cœur, envahi maintenant par les ténèbres. Et tu ne peux rien y faire soltyisa.

La surprise de la na’vi était visible par ses oreilles et sa queue en forme d’interrogation.

Naltsyn : Nang ! Comment sais tu cela ?

Elle n’eut comme réponse qu’un rire venant du visage dissimulé par la capuche.

Inconnue : Tu aimerais savoir, n’est ce pas ?

Naltsyn fit apparaitre un bâton avec des extrémités tranchantes ayant des motifs oranges au centre à sa main droite et attaqua l’inconnue qui resta sur place.
L’étrange arrivante finit enfin par réagir quand la na’vi fut à quelques mètres d’elle en esquivant le coup en baissant la tête.
Puis, par la main gauche, elle fit apparaitre une dague qui effleura la genou droite de la Na’vi et de son autre main, elle repoussa la soltyisa d’un coup de poing bien placé au ventre, entouré de fumée noire.
Naltsyn recula de quelques pas. D’où venait une telle force ? A peine eut elle repris son souffle et lever la tête que l’inconnue ouvrit une sorte de portail ténébreux.

Naltsyn : Qui es tu ?

L’inconnue resta un moment immobile avant de répondre d’un ton calme froid.

Inconnue : Je suis celle qui apporte la mort où je passe. Appelle moi, la Faucheuse.

Et sur ces mots, elle emprunta le portail et disparut, laissant une Naltsyn envahie par les regrets et la colère.

Six ans plus tard,

Kendra pouvait discerner un ciel nocturne et le croissant de la lune éclairant de sa faible lueur recouvert par les nuages, l’obscurité de la soirée, démontrant une heure avancée de la nuit
Elle éclairait à Zurich, les maisons si particulières de la Suisse.
Le corps, autrefois petite fille, était maintenant celle d’une jeune femme renforcée par des années d’entrainements. La jeune femme avait un longue chevelure brune attachée en queue de cheval par un nœud blanc correspondant à son déguisement. Sa petite poitrine avait maintenant gagné de la forme et était assez grosse pour ajouter du charme à un corps fine et agile, forgé par les missions et exercices physiques tout comme ses fesses. Elle eut un regard plus froid et concentré, renforcé par ses yeux verts émeraude. En en tenue de serveuse, elle arriva devant les gardes du corps. Sa cible avait un faible pour les femmes et elle comptait sa beauté pour l’éliminer. L’adolescente tenait un plateau où il y avait une bouteille de whisky, reconnaissable par ce liquide marron et un verre rempli de glaçon.

Garde corps : Identifiez-vous.
Kendra : Je suis serveuse. J’ai mon badge si vous avez des doutes

Le garde s’empressa de la fouiller de la tête au pied, en prenant néanmoins un peu de plaisir à toucher les formes séduisantes de l’adolescente.

Kendra : Vous comptez m’inspecter combien de temps ?
Garde : Le temps qu’il faudra

Puis il fit signe à son collègue qu’il n’y avait rien.

Garde du corps : Après ton service, on pourrait entamer une discution en tête à tête. Rien que nous deux.
Garde du corps : Ou 3

Kendra savait d’avance les sous entendus mais ses pensées étaient loin d’être aussi roses envers les deux hommes, réfléchissant déjà à la façon de les tuer s’ils s’approchaient trop près d’elle.

Kendra : On verra.

Sur ces paroles, la porte coulissa et elle sentit une tape sur les fesses. Instinctivement, elle se tourna vers eux qui se contentèrent de sourire devant son regard menaçant avant d’entrer dans la pièce, se disant qu’elle se chargerait d’eux après.
Elle entra dans la chambre où une table en forme de cercle noir était au centre devant une fenêtre montrant une vue en hauteur de la ville.
La chambre, à coté, avait un grand lit à couverture rouge et aux coussins blanc sur un support noir sombre. A gauche de la table, se situait un bar qui faisait face à une mini-télévision éteinte pour l’instant.
Moi : Je vous le mets où, Monsieur ?
Wales : Sur la table. Et… tu me sembles assez jolie…

L’homme visé avait dans la soixantaine et avait la chemise blanche avec la veste noir ouverte. Il avait une barbe grisonnante accompagnant ses cheveux gris et ses rides au visage. Le nom de cet homme était Wales, directeur de la Recherche de Cyber-Equip, un des nombreux partenaires de la RDA et spécialisé dans l’équipement cybernétique,
L’adolescente était tentée de l’éliminer immédiatement mais elle alerterait les gardes. Elle devrait faire attendre le bon moment. Un assassin devait savoir frapper au bon moment et utiliser ses atouts.

Moi : Vous avez encore besoin de mes services ?
Wales : En effet. Retire-moi tout ça pour qu’on puisse avoir une discussion des plus sérieuses. Rien que nous deux, ma petite. Et si tes services sont à mon goût, je te récompenserai comme il se doit.
Moi : Et si je refuse ?
Wales : Eh bien… Ca sera préjudiciable pour ton emploi. Ce n’est pas ce que tu veux, non ?

Sur ces paroles, elle commençait son strip-tease d’une lenteur calculée en commençant par le tablier. Il la regarda faire, assis sur un fauteuil rouge foncé, tout en buvant son alcool. D’un regard provocateur, elle continua son activité tandis que lui regardait, en savourant sa boisson.
Lentement, elle tissait sa toile, prête à piéger sa cible. Par la suite, elle défit son uniforme, dévoilant un soutien gorge rouge vif. Elle se dirigeait vers le lit avec une démarche séductrice et s’assit au bord avant de faire signe d’approcher. Il se leva à la fin de son verre et alla vers la jeune femme. Il défit sa veste, se mettant torse nu avant d’allonger la fausse servante tout en l’embrassant. Malgré l’odeur d’alcool la répugnant, elle continua à jouer son rôle, attendant l’erreur fatale de sa victime.
L’homme profita de la beauté du corps qui s’offrait à lui et descendit sa langue au cou de celle-ci tout en écartant le soutien gorge, dévoilant ainsi la poitrine de celle-ci avant de s’y rendre pour sucer mes deux têtons avec voracité.
La jeune fille le laissa s’amuser un instant, semblant attendre quelque chose. Le vieil homme continua sa descente jusqu’à l’entrée intime. Une fois arrivée à ce point, il commença à déboutonner son pantalon quand il fut soudain frappé d’une douleur qui le fit s’écrouler et il fut saisi de spasmes violents.
Kendra cria en voyant la victime tomber au sol, amenant les gardes qui ne purent assister qu’impuissant au dernier spasme de leur patron. Celui-ci, malgré les gestes de premier secours, ne revint plus à la vie.
La jeune adolescente profita, par la suite, de la confusion du à la nouvelle de la mort pour s’éclipser tout en se rhabillant.

Quelques heures plus tard, la police recevra un mail d’une adresse inconnue ayant un dessin représentant un squelette avec un faux. Ce signe que le monde avait appris à connaitre depuis ces dernières années. Celle de la Faucheuse avec pour message.

« Son heure était venue. Demandez-vous quand sera le vôtre car je serai votre passage vers la mort. »


Un an plus tard,

Misoka s’était entrainée avec Kendra et a pu voir grandir l’assassin qu’elle était devenue. A mesure que les cadavres commençaient à s’empiler au fil des années ainsi que la terrible réputation qu’elle se bâtissait, il a pu voir dans son regard, une absence totale de compassion qu’il a remarqué lors de l’assassinat d’un maire proche de la RDA alors qu’il rendait visite à une classe d’élèves.
Après s’être infiltrée dans l’établissement scolaire, elle a abattu de plusieurs balles celui-ci devant des élèves avant de s’enfuir.
Elle était devenue la machine à tuer de la Cause et il était triste de constater ce triste évolution de son amie.
Lui et elle faisaient équipe durant tout ce temps et ils furent appelés dans la salle de briefing pour recevoir leur prochaine mission.
Devant eux, se dressait tout juste un écran bleu où des barres rouges montaient selon l’intonation de la voix de l’émetteur.

Voix : Vous êtes chargés de dérober les plans du docteur Zomber sur la création d’avatar. La situation avec Kadon Delane étant amené à se compliquer au fil du temps, il est nécessaire de pouvoir créer nos propres clones na’vis indépendamment de la RDA pour nos agents à Pandora.
Misoka : Et si on se fait surprendre ?


La réponse à la question fut sèche et impitoyable.

Voix : Eliminer tout témoins. On ne doit pas remonter jusqu’à nous.

Misoka ne répondit pas face au leader de la Cause mais il garda bien, pour lui, son désaccord. L’homme concerné avait une femme et deux enfants qui n’avaient rien avoir avec le travail du concerné. Il ne se voyait pas éliminer des innocents, même pour leur cause auquel il y croit. Il espérait que Kendra partage cette pensée mais les faits de celle-ci ces dernières années lui ont prouvé qu’elle était devenue une tueuse bien froide.
Néanmoins, il avait l’espoir de retrouver un peu de l’humanité qu’il a vu avant le début de leur entrainement.

Kendra : Ca sera fait.

Quand la liaison fut coupée, il essaya de faire revenir à la raison son amie.

Misoka : Kendra, il a des enfants qui n’ont rien demandé. Tu es prêt à les abattre aussi s’ils nous surprennent ?
Kendra : Si cela s’avérait nécessaire, oui.

Sur ces paroles, elle s’éloigna de lui et sortit de la salle de briefing. Cela était dit avec une telle froideur qu’il ne pouvait pas douter de la sincérité.
Mais qu’était devenu la jeune fille, certes refermée mais au grand cœur qu’il avait connu auparavant ?

Julia étudiait, avec attention, les différentes informations connues du public sur les différentes interventions de Kendra.
L’incident de l’école à New York a été le plus marquant dans les actualités avec une photo de Kendra mais déguisé par des lentilles au couleur marron avec des cheveux teint en blond. Elle ne revenait pas que la fille de Kadon et la nièce de Ben pouvait commettre un assassinat devant tant de témoins jeunes sans la moindre remords.
Une fois cela fait, elle étudiait les dernières informations concernant le Fantôme. Dernièrement, il a tué un de leurs agents chargé de la logistique débarqué de Londres pour la préparation de vol de Valkyries en fabrication dans une usine d’un constructeur filiale de la RDA.
James avait tenté de l’arrêter deux ans auparavant et il avait fini avec une balle au milieu du crâne, la signature de Fantôme.
Elle commençait à voir les cadavres s’accumuler de leurs côtés ainsi que diverses attaques informatiques depuis ces dernières années.
Malgré ses sentiments, elle devait commencer à préparer un plan pour l’éliminer. Il devenait trop dangereux pour leur organisation.

Voix : Maman ?

En reconnaissant la voix de son fils, elle éteignit son écran et le regarda dans les yeux. La couleur noisette lui rappelait à chaque fois son père et elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire triste.

Misoka : Il y a un problème ? Je te vois toujours avec ce sourire quand tu me vois.
Julia : Rien mon trésor. Que veux tu ?
Misoka : Je voudrai parler de Kendra. Je trouve qu’elle a énormément changé et pas en bien.
Julia : C’est un agent efficace d’après les rapports. Que lui reproches-tu ?

Il fronça les sourcils, montrant son agacement.

Misoka : Tu sais très bien ce que je veux dire. Kendra devient une machine à tuer, sans aucune morale. Ca ne te choque pas ?
Julia : Si mais je ne peux pas faire grand-chose. Elle remplit ses missions et elle est hors de mon cadre de commandement.
Misoka : Mais tu peux lui parler pour essayer de lui entendre raison au moins ?

Elle hésita un instant avant de répondre, à cause de la complexité de la réponse à fournir.

Julia : Je vais essayer mais je ne te garantis pas un résultat
Misoka : Merci

Il tourna le dos à elle et s’interrompit dans sa démarche, attirant l’attention de sa mère.

Julia : Une autre question ?
Misoka se tourna vers elle, se donnant du courage pour l’interroger.

Misoka : Maman, je ne t’ai jamais entendu parler de mon père. Pourquoi ?
Julia : J’ai envie de l’oublier.
Misoka : C’est vrai ? Pourtant, tu as l’air nostalgique chaque fois que tu me regardes. Je te rappelles lui ?

Julia resta un instant interdite, ne savant pas quoi répondre à cette question.

Julia : Oui. Tu lui ressembles beaucoup.
Misoka : Pourquoi ne veux tu pas en parler alors ? Je veux le connaitre.
Julia : Je… Désolée, mais je ne peux pas. C’est encore trop douloureux pour moi.
Misoka : Il est mort ?

Julia eut de nouveau un instant de silence avant qu’un appel de Kendra coupa la conversation.

Kendra : Misoka, nous partons dans quelques minutes. Je te préviens, je ne t’attendrai pas.
Misoka : J’arrive

Il coupa l’appel de son bloc de donnée avant de partir en courant, devant le regard mélancolique de sa mère.
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par Tsany
#9333 - L'assassin à plusieurs visages - le 24 Mars 17 à 22h13
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Chapitre 9 : Le combat intérieur

Quelques jours plus tard à Munich,

Assis sur les chaises du métro magnétique, Kendra et Misoka suivirent leur cible du regard. Celui-ci portait des lunettes et devait tout juste avoir trente cinq ans. Les cheveux roux, il observait, de ses yeux bleus foncés, le paysage couvert par un épais nuage de pollution d’un regard absent, l’esprit sans doute à des problèmes professionnels ou personnels.
Après une longue attente, leur cible descendit enfin vers une section semblant moins industrialisée que les autres par les espaces entre les maisons mais envahi par un brouillard donnant un coté sinistre au paysage, renforcé par le vert sinistre, voire noire de l’herbe à cause de l’air difficilement respirable, obligeant à porter un masque respiratoire.
Ils marchèrent un moment avant d’arriver vers la maison du scientifique. Celle-ci avait des murs blancs avec un toit en tuile bleue, ressemblant à ceux du voisinage, démontrant une standardisation dans la construction de la banlieue.
Une fois arrivée au portail, les deux accélèrent le pas et rattrapèrent leur cible avant qu’elle ait eu le temps de réagir.
Misoka sortit son arme et le menaça en pointant le canon froid sur son dos, ce qui immobilisa de peur le scientifique.

Misoka : Entre comme si de rien était. Suis ce qu’on dit et tout se passera bien.

Il espérait pouvoir tenir cette promesse mais il se doutait que ça serait difficile. Il ne put s’empêcher de lancer un bref regard en direction de Kendra qui resta stoïque.
L’otage obéit et déverrouilla le portail menant à l’entrée blanche de la maison. Il composa un code déverrouillant les champs de forces avant de mettre la clé ouvrant la porte.

Voix Femme : C’est toi chéri ?
Zamper : Oui.
Voix femme : Tu m’as l’air bizarre. Y a-t-il…

La jeune femme aux cheveux blonds et aux yeux verts s’interrompit en voyant les deux individus encapuchonnés.

Misoka : Pas un bruit et tout se passera bien. Nous sommes juste venus récupérer quelque chose.
Kendra : Retourne dans ta cuisine et fait comme si tout était normale.

Celle-ci resta un instant immobile et il fallut l’intervention de son mari pour qu’elle réagisse et retourna donc à la cuisine, la boule à la gorge.

Zamper : Qu’est ce que vous voulez ?
Misoka : Tu le sauras bientôt.

Sur ces paroles, il lui fit signe de monter les escaliers avant de le suivre, le menaçant toujours de son arme.
Ils arrivèrent dans son bureau où un grand écran holographique trônait au milieu d’une bibliothèque remplie de livres, un outil de connaissance devenu rares à présent avec l’utilisation de données numériques.

Misoka : Connectes toi maintenant.

L’otage obéit et l’écran afficha une liste de dossiers concernant plusieurs projets. Misoka et Kendra observèrent avec attention jusqu’à trouver ce qu’ils cherchaient.
Misoka entreprit donc de lancer une procédure de copie sous les yeux du créateur.

Zamper : Qu’esr ce que...

Il n’eut pas le temps de continuer que Kendra l’assomma d’un coup de sa crosse de pistolet au lieu de l’abattre comme elle en a reçu l’ordre. Ce qui surprit son collègue.

Kendra : Tu poses trop de questions.
Misoka : Tu ne l’as pas tué ?
Kendra : Pourquoi je l’aurai fait ?

Cela le surprit tellement qu’il resta quelques instants silencieux avant que le signal lui indiquant la fin de la tâche. Il s’empressa de ranger son bloc de données et les deux sortirent de la maison avec discrétion, n’alertant pas la femme de la victime.


Quelques instants plus tôt, dans le cœur de Kendra,

J’ouvris enfin les yeux devant des nuages sombres, ne laissant entrevoir aucunes lumières. Je n’étais pas dans le domaine de Naltsyn mais où étais je donc ?
Je me relevais et ce fut à ce moment que je vis plusieurs différences depuis que j’avais sombré dans l’inconscience. Tout d’abord, ma main a grandi et mes doigts se sont allongés en plus de s’affiner.
Ai-je grandi ? On dirait bien. Et cette impression se renforça quand je fus debout en constatant que j’avais pris de la taille.
Par ailleurs, ma poitrine a maintenant gonflé et était maintenant d’une taille moyenne d’après ce que je pouvais voir de l’œil.
Combien d’années se sont écoulées ? J’’observais une porte arborant un arbre en son centre où un cadenas se trouvait au milieu. Pourquoi cet objet était là ?
J’aurai peut être ma réponse de Naltsyn après que j’ai retiré cet étrange objet. A peine avais je fais un pas qu’une lumière me flasha le visage, m’aveuglant quelques secondes avant de s’étendre sur toute la salle sphérique, chassant les nuages sombres recouvrant le sol.
Curieuse, je regardais le sol et je pouvais voir, avec surprise, moi dessiné au milieu dans une sorte vitraille dont l’orange et le vert occupaient chacun un espace où se dressait, étrangement, des collines flottantes avec du vert en bas, sans doute une forêt.
J’eus la surprise de me voir à droite, les yeux fermés dans un étrange manteau blanc avec des anneaux noirs. En face de moi, se trouvait une silhouette encapuchonnée positionnée à l’envers de moi.
Reprenant mes esprits, je me dépêchais de défaire l’étrange objet de la porte quand une voix m’interpela au moment où le verrou se débloqua.

Voix : Que c’est surprenant.

J’eus la surprise d’entendre ma propre voix et je me retournais vers la direction où elle provenait. Une silhouette encapuchonnée, portant les mêmes caractéristiques physiques que moi ; me fit face d’une démarche froide.

Silhouette : Tu te demandes bien qui je suis n’est ce pas ?
Moi : En effet

Elle eut un petit rire de moquerie
Silhouette : Je suis tout simplement les ténèbres de ton cœur Kendra.

Mes ténèbres ? Comment ils pouvaient prendre forme ? C’était alors que je me souvenais du brouillard noir m’enveloppant quand j’avais eu neuf ans. Et le sommeil qui avait suivi ensuite, preuve d’une fusion sans doute.

Silhouette : En effet. Tu peux m’appeler la Faucheuse désormais car ce fut le nom qu’on m’a attribué durant ton absence.
Moi : Et j’imagine que ce n’est pas pour faire joli qu’on te l’a donné.
Faucheuse : Quelle intelligence ! Mais cela ne suffira pas à me vaincre et il est temps pour toi de te plonger à nouveau dans le sommeil que tu n’aurais jamais du sortir.

Soudain, des fumées noires apparurent sur ses côtés et me lancèrent un assaut dans ma direction. Bien que je n’étais pas rassurée, je ne comptais pas laisser m’endormir à nouveau et je fis face à cette brume envahissante qui m’enveloppa quelques instants. Je ressentis de nouveau la douleur et la haine essayant de prendre le contrôle mais je résistais à ces sentiments m’envahissant et parvint à les refouler.
A ce moment là, un flash blanc s’illumina et la brume disparut, me révélant de nouveau cette menace encapuchonnée.

Faucheuse : Tu es plus forte que je le pensais.
Moi : Tu ne m’auras pas deux fois.
Faucheuse : En effet

Soudain, elle se mit en position et des nuages noirs apparurent sur ses mains avant de disparaitre pour révéler des lames rougeâtres tenus par des poignets difficiles à voir de là où j’étais.

Faucheuse : Mais je peux toujours te soumettre par la force.

Mince… Comment se défendre ? Je me sentais vulnérable devant elle qui semblait connaitre davantage de choses que moi.
Elle avança vers moi en courant avant de s’interrompre en entendant le bruit de la porte que j’ai déverrouillé s’ouvrir pour laisser entre un Thanator faisant face à la Faucheuse avant de prendre l’apparence de Naltsyn.

Faucheuse : Ca fait bien longtemps Naltsyn.

Celle-ci ne répondit pas et tendit sa main droite pour faire apparaitre une sorte de bâton de combat à en juger par les extrémités tranchantes. Sur le milieu de l’arme, des motifs peints en bleu foncé et jaune servaient de décoration.

Faucheuse : il semblerait que tu n’as pas retenu la leçon de la dernière fois.
Naltsyn : Tu surestimes trop ta force Faucheuse.

Celle-ci eut un léger rire en entendant cette déclaration, comme étrangement amusée.

Faucheuse : Comme tu voudras.

Soudain, elle lança la lame de gauche en direction de la tête de la Na’vi que celle-ci esquiva avec agilité. Néanmoins, elle para de justesse l’assaut suivant des deux lames rouges en le mettant son arme perpendiculairement à celles-ci. La force du coup fut telle qu’elle recula d’un pas en arrière.
Comment cette lame qu’elle venait de lancer a pu réapparaitre aussi vite ? Pourquoi Naltsyn a-t-elle autant de mal contre elle alors que je n’arrivais même pas à la toucher ?
Naltsyn grimaça d’effort mais parvint à se libérer de la garde puis livra une attaque que son adversaire para avec facilité avant de la faire reculer d’un mouvement pour une contre-attaque.
Elle assembla ses deux lames et les lança, comme une unique arme à distance mortelles vers l’indigène. Celle-ci le para grâce à un unique coup vertical, plantant les lames au sol avant de lancer un nouvel assaut.
Les lames disparurent d’un nuage noir avant de réapparaitre à chaque main de la Faucheuse, pendant que cette dernière esquivait l’attaque d’un saut sur le côté.
Elle réassembla les deux lames avant de lancer un terrible assaut. Ces derniers prirent de la taille à la dernière seconde, surprenant la Na’vi qui dut reculer pour éviter le coup fatal, l’obligeant à abandonner son arme.
Non ! Je ne pouvais pas laisser Naltsyn se faire vaincre ainsi sans réagir ! La Faucheuse s’avança vers son adversaire avec ses doubles lames attachés, ressemblant désormais à un bâton.
Elle allait la tuer ! Malgré nos différends, elle a toujours été là pour me soutenir et me conseiller. Je n’allais pas laisser cette Faucheuse la tuer sans réagir !

Moi : Faucheuse !!!!

Sur ces paroles, elle s’arrêta dans son action et se tourna vers moi qui la fixait avec sévérité.

Faucheuse : Oui. Laisse ta colère t’envahir !
Naltsyn : Kendra ! Calme toi ! Tu ne la rends que plus forte !

Elle avait raison. Il fallait que je garde mon calme. Je fermais donc mes yeux et me concentra à observer la situation avec calme

Faucheuse : Tu ne peux pas renier tes sentiments négatifs Kendra ! Cède plutôt que de résister inutilement ! Toi et moi, c’est l’union parfaite.

Sur ces paroles, je sentis la froideur des ténèbres envahir mon cœur mais je me concentrais pour les ignorer. Ce fut un combat contre moi-même particulièrement difficile car des images de destructions et de morts envahissaient mon esprit pour le perturber.
Mais ce n’était pas par la colère et la violence que j’obtiendrai justice et à changer ce monde froid.

Faucheuse surprise : Quoi ??? Comment…

J’ouvris de nouveau les yeux et fit face à ma part sombre dont je sentais la colère envahir. Ses mains se serrèrent avant de faire apparaitre ses lames rouges.
Elle courut vers moi, portant ses lames qu’elle lança dans ma direction. Je regardais celle-ci s’approcher avec calme avant de faire apparaitre la pointe d’une chaine bleutée à ma main droite. Aussitôt, je le lançais vers la Faucheuse qui demeura immobile, stupéfaite.
Les lames se brisèrent en morceau en croisant la pointe de mon arme et celui-ci continua sa course vers la Faucheuse.
Celle-ci se reprit et refit apparaitre ses lames et tenta de les utiliser pour couper la course de mon projectile mais celles-ci se cassèrent de nouveau au contact de mon arme et la pointe transperça mon côté obscur d’un trait.
Par la suite, j’utilisais la chaine pour attirer la Faucheuse vers moi afin de fusionner. Mais cette fois-ci, c’était moi qui aurait le contrôle.
La capuche de celle-ci se dévoila à ce moment précis, dévoilant une chevelure semblable à la mienne mais ce fut trop rapide pour voir davantage. Néanmoins, elle eut le temps de lancer un dernier pique à notre encontre.
Faucheuse : Ce n’est que partie remise ! Tu ne pourras me contenir éternellement Kendra !

Par la suite, il eut contact et un flash blanc m’aveugla quelques instants. Je sentis la colère, la haine et la douleur envahir de nouveau mon esprit avec une puissance que je n’avais jamais ressenti auparavant.
Ce fut telle que j’eus du mal à rester debout et je me mis à genoux, reprenant mon souffle. Un coup d’œil bref à mes vêtements m’indiquèrent qu’il y avait eu un changement et étaient, dès à présent, le gris du néant. Entre les lumières et les ténèbres.

J’entendis les pas de Naltsyn se rapprocher de moi et elle m’aida à me relever.

Naltsyn : Tu ne cesses de me surprendre Kendra.
Kendra : En bien ou en mal ?
Naltsyn : Les deux. Mais je pense que tu as compris la leçon maintenant.
Kendra : Ouais. Un sommeil de six ans, je pense que c’est suffisant comme punition.
Naltsyn : Sache que cela aurait pu être pire.
Kendra : Tu n’as pas tort. Espérons que cela n’arrivera plus

Les oreilles et la queue abaissés de Naltsyn me fit craindre la suite des événements

Naltsyn : Malheureusement Kendra, tu t’es engagée dans un combat à vie contre tes ténèbres.
Kendra : Oui. Néanmoins, j’ai l’impression d’avoir une douleur plus grande que ce que j’avais ressentie auparavant. C’était étrange.

A cette parole, Naltsyn resta étrangement silencieuse, comme en pleine réflexion. Que cachait-elle ?
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par Tsylan
#9332 - L'assassin à plusieurs visages - le 22 Avril 17 à 01h01
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Chapitre 10 : Revirement

Assise sur la banquette d’un véhicule cyclable à droite de Misoka, nous éloignant de la station du train magnétique où on était descendu.
J’étais surprise de voir mes cheveux recouvrir à ce point le haut de mon dos. A tel point que je dus les attacher par un chignon afin de former une queue de cheval. Par ailleurs, je portais les mêmes vêtements que la Faucheuse, montrant mon rôle d’assassin.

Misoka : J’ai l’impression que tu as changé Kendra depuis le retour de chez Zamper.

Tu m’étonnes ! Je venais de sortir d’un sommeil de six ans à cause de la Faucheuse !

Moi : Ah bon ?
Misoka : Tu me parais beaucoup moins froide qu’avant.
Moi : Euh… Merci. Enfin, je crois.

Je ne savais pas si je devais prendre cette remarque comme un compliment. Après tout, il a pu changer à travers les années.
Par ailleurs, ses cheveux bruns ont poussé et couvraient la tête sauf le front, mettant en valeur ses yeux noisette. Il était habillé des mêmes vêtements que moi et son visage s’est affiné bien qu’il gardait certains traits asiatiques hérités de sa mère. Il avait également en taille, me dépassant d’une demi-tête et son corps était également plus sportif que dans mes souvenirs. Sans doute du à nos entrainements d’assassins d’après les changements observés pour mon corps.

Misoka : Pourquoi tu les as épargnés ?
Moi : Ce n’était pas nécessaire. Ils ne voyaient pas notre visage et je me voyais mal éliminer toute une famille.

Il rigola à mes paroles, à ma grande surprise et frustration.

Moi un peu agacée: Qu’est ce qu’il y a de si drôle ?
Misoka : Désolé si je t’ai vexé. Mais au vu de tes succès, je ne doutais pas de ta capacité à le faire si la mission l’exigeait.
Moi : Saurait ce un reproche ?
Misoka ; Non. Plutôt du soulagement.

Julia, déguisée de la capuche de son manteau noir, se rendait dans les coordonnées indiquées par son brassard électronique.
En étudiant les faits divers liés à Fantôme, elle avait supposé un lieu propice à un sniper, c'est-à-dire dans un bâtiment en cours de construction dont le chantier a été abandonné à cause de la Cause et de Fantôme qui ont perturbé la mise en place de cet aéroportuaire pour l’échange avec Pandora. La bâtiment était situé juste au dessus d’un virage du métro et avait une vue sur l’aile ouest de la ville. Un endroit propice pour un tireur d’élite pour commettre des meurtres.

En arrivant au bâtiment, elle sortit son Dard et l’arma avant d’enlever le cran de sureté.
A ce moment, on entendit une vitre brisée d’un train passant. Le bruit était à peine audible mais l’expérience de l’agent lui montrait qu’elle était sur la bonne piste.
Julia courut donc et traversa une vaste pièce devant servir de contrôle des marchandises et traversa une entrée menant à un escalier.
Elle monta les marches avec hâte, ne voulant pas laisser cette occasion de coincer cet assassin libre qu’elle traquait depuis plusieurs mois.
Au bout de plusieurs minutes de montée, elle parvint enfin à coincer un homme portant un grand sac à dos noir et dont le visage encapuchonnée d’un manteau gris était recouvert d’un masque noir où seul des yeux marrons la toisait.
Du moins, le pensait t elle car en la voyant arriver, l’inconnu rebroussa chemin à la dernière minute, faisant manquer son tir qui se logea sur le mur.
Elle se lança aussitôt à sa poursuite mais à peine entrait elle dans la salle que l’inconnu la surprit en la plaquant au sol, laissant échapper son arme des mains qui glissa quelques instants au sol.
Elle repoussa son agresseur d’un coup bien placé au ventre qui le repoussa de plusieurs mètres avant qu’il tomba par terre tandis qu’elle se relevait.
Julia alla aussitôt sur son arme tandis qu’elle entendit un léger bip. Au moment de pointer son arme vers la menace mais un flash vint l’aveugler quelques instants.
Elle sentit un violent coup de pied sur l’arme qu’il le fit voler avant de tomber dans le vide avant de retrouver la vue.
Toutefois, Julia parvint à saisir le bras de son agresseur qu’elle tordit, faisant souffrir son opposant mais celui-ci la coupa d’un coup de genou au ventre, l’obligeant à reculer de plusieurs pas avec une grimace.
Elle put ainsi voir ses yeux marrons qu’elle ne connaissait que trop bien. D’instinct, elle para son coup et le fit tomber, elle sur lui.

Julia : Je suis déçue Ben. Je m’attendais à ce que tu me réserves une surprise
Fantôme : Je ne vois pas de qui vous parlez.

Julia lui posa un doigt sur l’endroit du masque où se situait les lèvres.

Julia : En es tu sûr?

Fantôme la repoussa et elle tomba par terre, sur le dos. Elle se releva tout juste qu’elle se prit un coup de poing au visage qui la désorienta un instant avant d’être enchainé par un autre crochet qui la fit reculer de plusieurs mètres.
Toutefois, elle connaissait les mouvements de son amant pour l’avoir souvent vu faire et parvint à parer le coup en sa direction. Elle le mit ensuite à terre d’un mouvement de son pied avant de le poser sur le cou. Il a beau s’agiter et tenir sa jambe pour la retirer, il n’obtint rien à cause de la maitrise de son adversaire.

Julia : Renonce Ben. Ne m’oblige pas à faire ça!
Ben : Ja…mais
Julia : Ainsi soit il.

Au moment de donner le coup fatal, elle sentit un projectile la transpercer au niveau de la poitrine. Sous la puissance de l’impact, elle s’écroula par terre, dos au sol. Du sang coula de sa bouche ainsi que de la blessure. Sa vision commençait à se troubler et elle sentit une étreinte glacée la parcourir. Néanmoins, elle pouvait entendre son nom dit par la voix de son ancien amant

Ben : Julia…Reste avec moi. Je…regrette …

Elle tendit sa main afin de caresser le masque froid dissimulant son visage mais ses yeux ne trompaient pas. Des yeux tristes.
Sa vision se troubla de plus en plus et sa main trembla. Elle eut juste le temps de lui dire un "je t’aime" avant que la mort l’emporta.

Il garda la main sans vie un moment, un flot des larmes coulant dans yeux. Mais il n’eut pas le temps de se remettre de son chagrin qu’il entendit des pas aller dans sa direction. Il se dépêcha de prendre son sac à dos et alla vers les escaliers. Il alla à l’étage supérieur et écouta attentivement les pas. Quand il entendit la voix déchiré jeune homme, il se leva pour se préparer à fuir quand il entendit une « maman » rempli de chagrin et de détresse. Il resta un moment immobile comme stupéfait avant de se reprendre et commença à descendre.
Évidemment, ses pas alertèrent le jeune homme qui s’empressa de courir et il pressa donc le pas. Il entendit le garçon le suivre.
Il arriva enfin au dernier étage et s’empressa de trouver une cachette ou une arme. Il trouva une barre de métallique fine légère qu’il prit d’une main. Par la suite, il se plaça sur le côté de l’accès aux escaliers menant à l’étage.
Une fois celui-ci sortit, il tapa d’un seul coup bien placé le dos de celui-ci qui le fit s’écrouler par terre en le sonnant légèrement. Par la suite, l’assaillant en profita pour prendre l’arme de celui-ci afin de l’assommer d’un seul coup à l’aide de la crosse de l’arme. Il ne souhaitait pas le tuer mais juste le rendre inactif le temps de s’enfuir.
En gardant l’arme, il s’éloigna du lieu, laissant le jeune fils inconscient.

Ben : Le réveil sera bien douloureux.

Mais à peine était il sorti qu’il vit une silhouette lui faisant face. Sa chevelure brune était fouettée par le vent tandis que ses yeux verts émeraude lui firent face, une arme à la main.
Le visage affiné par rapport à son enfance, celui-ci parut plus froid qu’avant bien que ses joues un petit peu arrondi bien que pas énormément, étaient la seule trace de sa jeunesse.

Je faisais face à un individu couvert par un masque gris, révélant des yeux marron. Il était recouvert dans un sweet gris dont le visage était couvert par une capuche en plus du masque. Sur sa main droite, l’arme qu’elle reconnut comme celui de Misoka.

Fantôme : Kendra… J’attendais ce moment.

Cette voix… Elle me semblait si familière…

Moi : On se connait ?
Fantôme : Plus que tu le crois.
Moi : Peu importe. Vous avez tué mon ami et sa mère ! Vous vous en sortirez pas ainsi !
Fantôme : Je n’y suis pour rien et ton ami est juste inconscient.
Moi : Pourquoi devrais je vous croire ?
Fantôme : Tu n’es pas obligée mas as-tu un entendu un second coup de feu ? Tu peux voir que je n’ai pas mis de silencieux.

Sur ces paroles, il me montra l’arme tenue de sa main droite et je pouvais constater aucuns silencieux effectivement. Je restais perplexe. Devrais je le croire ?

Fantôme : Dis moi…Pourquoi tu travailles pour eux ?
Moi : Et toi, pourquoi tu tues ?
Fantôme : J’ai mes raisons et toi ?

Naltsyn : Tu ne trouves pas que sa voix ressemble à celui de ton oncle ?
Moi : Mon..Oncle ? Mais pourquoi ?
Naltsyn : Je ne sais pas mais ça explique pourquoi il ne pointe pas son arme vers toi.

Je tremblais en gardant mon arme, prise par l’hésitation. Que devrais je faire ?

Fantôme : La Cause n’est guère mieux que la RDA. Ce ne sont que deux organismes qui vont s’amener à se détruire. Tiens tu à suivre des ordres que tu ne cautionnes pas ou tu veux garder ton indépendance ?

J’avais beau essayer de me montrer menaçante, je n’arrivais pas à être crédible. Mon hésitation était de plus en plus visible. Je repensais à l’ordre d’éliminer la famille et que je n’avais pas obéi. Des ordres contraires à la morale et je ne voulais plus continuer ainsi. Mes regrets pourraient alimenter la Faucheuse et ce n’était pas ce que je voulais. Elle avait causé assez de problèmes.
J’abaissais donc mon arme et le rangea.

Moi : Tu as gagné.
Fantôme : Content de voir que tu as la même réflexion que moi.

Il sortit son masque, montrant le visage souriant de ce que je reconnaissais de mon oncle qui avait très peu changé

Ben : Rentrons maintenant.


Debout sur le balcon, la cigarette à la main encore fumante, Ben contempla le paysage urbain devant lui. Les nuages couvrant le ciel donnait un aspect sinistre à la ville et les éclairages colorés des panneaux publicitaires flottants mettaient en valeur cet aspect. Seuls des images de marques célèbres ayant survécu à la guerre économique comme Samsung ou Mc Donald apportaient un éclairage à la sinistre ville.

Ben : Tu seras t’en sortir, Delane ?
Delane : Oui. Ne t’en fais pas.
Ben : Grande sœur, tu as aidé la Cause. S’ils apprennent cela, tu vas te retrouver sur deux fronts
Delane ; Faisons en sorte qu’ils ne l’apprennent pas donc.

Ben retira des cendres avant de reprendre une bouffée pour en dégager un rond de fumée

Ben : Je ne suis pas rassuré pour autant.

Il sentit la douce main sur son épaule de sa sœur pour le soulager de son inquiétude.

Delane : Tu as travaillé tant d’années pour te préparer et je pense que c’est la meilleure solution pour garder ta liberté.

Ben soupira de tristesse. Il était vrai qu’il ne désirait plus travailler pour la RDA et encore moins pour la Cause dont il ne voyait pas la différence avec le premier. Et ce sentiment avait gagné de l’importance au fil des années.
Toutefois, l’enlèvement de Kendra et la mort de Daniel ne l’incitaient pas à laisser sa sœur et sa nièce seules.

Ben : J’aimerai bien que vous me rejoignez sur Pandora au plus vite. Ca me rassurait.
Delane : Ma place est ici Ben. Je peux pas laisser maman et papa sans nouvelles comme tu le fais.

Ben prit une taffe avant de lâcher une autre fumée.

Ben : Tu connais mes raisons.
Delane : Peut être mais ils n’y sont pour rien.

Ben resta silencieux en repensant à ce terrible souvenir hantant son esprit depuis des années. Puis, il repensa à ce garçon. Le fils de Julia. Aurait-il un lien avec lui ? Il avait du mal à croire mais les années semblaient correspondre.

Delane : Y a autre chose qui te perturbe.

Ben termina sa cigarette et l’écrasa sur le cendrier posé sur la table d’un écrasement ferme. Repenser à Julia était bien douloureux mais savoir qu’il aurait un fils…. Non. Ce garçon ne lui ressemblait pas du tout. Le père devait être une autre personne. Quelqu’un de mort ou vivant, peu lui importait. Julia n’existait plus pour lui. Toutefois, il ne put empêcher une larme se glisser de son œil gauche qui tomba sur les cendres fumants du tabac.

Delane : Tu penses encore à elle.
Ben : Pas du tout.
Delane : N’essaye pas de cacher tes blessures Ben car ça ne prend pas avec moi.

Celui-ci resta silencieux encore un instant, semblant plonger dans sa réflexion avant de répondre.

Ben : Je n’ai rien, Delane.

Sa grande sœur regarda ses yeux marron et voyait encore la tristesse et le dépit dans le regard dans son frère. Depuis la trahison de Julia, elle avait vu son père se renfermer sur lui-même, se réfugiant dans des souvenirs et dans son travail. Sa maladresse, sa gentillesse ainsi que son côté fêtard avaient disparu pour faire place à une personne calculatrice et froide, ne prenant plus plaisir à la vie.
Elle en voulait à Julia pour avoir brisé son frère et aussi sa famille par la même occasion.
Toutefois, elle voyait cette fois dans son regard, plus la lueur de la mélancolie et du regret mais de la réflexion.

Delane : A quoi tu réfléchis ?

Ben la regarda dans les yeux à l’instant et elle eut la confirmation de ce qu’elle pensait.

Ben : Rien de bien important. Je pensais à mon arrivée sur Pandora.
Delane : Menteur. Qu’est ce qui s’est passé dans ce chantier ?
Ben : Rien de bien important. Juste la mort de celle que j’avais aimé autrefois.
Delane : Je vois. Je vais te laisser. Ne te couche pas trop tard car tu pars tôt demain. La navette ne t’attendra pas.
Ben :Je sais m’occuper de moi, Del,mais merci quand même.

Sur ces paroles, elle rentra à l’intérieur pour le laisser seul à ses réflexions. Elle pouvait comprendre cela mais était ce vraiment cette raison ? Elle ne le saura sans doute jamais.
Soltyisä olo hapxitù
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par Tsylan
#9331 - L'assassin à plusieurs visages - le 8 Mai 17 à 16h37
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Chapitre 11 : La vengeance d’une rescapée

La petite fille jouait dans son jardin tandis que ses parents travaillaient sur leurs dernières observations concernant l’activité maritime.
Lassée de ses jouets, elle les laissa par terre avant de se lever pour observer la mer devant elle. Elle regarda les vagues s’échouer sur les côtes avec puissance et beauté ce qui fit sourire la petite.
Soudain, un violent tremblement de terre survint, qui la mit à terre mais les autres éléments du bâtiment restèrent intact. Celui-ci dura plusieurs minutes avant de s’arrêter. Un peu perturbée, elle se releva et observa ses parents semblant terrifiée par quelque chose.

Père : Ce n’est pas forcément ça, chérie ! C’est peut être juste un tremblement de terre.
Mère : Comment peux tu être aussi sûr ?

La petite fille vit soudain une vague approcher vers la côte. Elle se rapprochait à très grande vitesse de la côte, gagnant sans cesse de taille.
L’enfant et ses parents l’observèrent, pétrifiés de terreur devant cet immense vague de plusieurs mètres de haut. Celui-ci finit par s’abattre impitoyablement et la violence fut telle qu’elle se retrouva à plusieurs mètres de la surface. Elle se rappelait de quelques cours de nage et tenta de revenir à la surface.
Elle se rapprochait de la surface petit à petit mais l’air commençait à lui manquer. Mais elle continua ses mouvements, animée par l’envie de vivre.
Ses efforts finirent par être récompenser et arriva à un débris où elle s’accrocha, remplissant ses poumons de l’air manquant.
Elle grelotait de froid et se dépêcha de se mettre sur les ruines d’une porte et se mit en boule, priant qu’il y ait des secours et qu’elle puisse retrouver ses parents.
La petite entendit le son d’un hélice et, en levant la tête, vit une main tendue vers elle. Elle voyait un homme aux traits doux avec des yeux verts. Ses cheveux courts étaient d’un couleurs rouge carottes et en prenant la main. Celui-ci le colla à lui avant de l’attacher à lui et il commençait leur remontée. Tout en s’éloignant de l’eau, le noir envahit son esprit.


La jeune adolescente ouvrit les yeux et observa la chambre au mur gris terne ainsi que le lit en face d’elle, occupée par une occupante qui dormait fermement.
Elle se leva donc et observa par la fenêtre la pluie tombante et frappant la fenêtre. De loin, elle pouvait voir un grand M jaune clignotant au loin ainsi qu’un train magnétique, ne s’arrêtant jamais.
Des panneaux lumineux révélant le nom de plusieurs marques brillaient avec éclat dont un était porté par un grand monument appelé la « Dame de Fer », l’un des derniers vestiges des siècles passés.
L’orpheline ne se lassait pas de regarder ce spectacle mais elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à ce terrible jour où elle a perdu ses parents.

Adolescente à elle-même : La vie est bien cruelle.

Le tsunami ayant emporté ses parents a également ravagé son pays d’origine, détruisant des milliers d’habitations en plus de bâtiments clés comme des infrastructures économiques ou éducatives. De plus, la moitié de l’ile où elle habitait a été englouti par les eaux du Pacifique, obligeant plusieurs pays dont la France à accueillir des réfugiés.
Cette situation avait provoqué une réaction mitigé au sein de la population dont les restrictions de naissance du à la surpopulation était l’un des problèmes majeurs en plus de l’insécurité naissante du à la Cause, un organisme anarchique s’opposant à la RDA et qui s’était illustré par diverses actions comme le sabotage, les attentats ou assassinats.
Quant à l’orphelinat, les demandes d’adoptions étaient assez rares mais les fugues, eux, étaient un phénomène assez fréquent si on en juge par les disparitions.

L’adolescente avait une chevelure noire couvrant tout le haut de son dos d’un air anarchique. Elle n’avait comme pyjama qu’un tee-shirt bleu ciel et un pantalon de la même couleur.
Une petite frange au front complétait sa chevelure tandis que ses yeux améthyste observaient la brutalité de la pluie sur la fenêtre avec lassitude.
Elle resta un long moment ainsi, repensant à sa vie avant que l’immense vague ait tout chamboulé, emportant ses parents dont les corps ne furent jamais retrouvés avant que le sommeil revint.
La fille retourna donc dans son lit et se réfugia dans les couvertures avant de s’endormir.

Le lendemain matin,

L’adolescente marcha dans le couloir, vers le bureau de la direction d’un pas nerveux. Peu de temps avant, une des responsables du centre l’avait communiqué que le directeur souhaitait la voir.
Cette marche de quelques instants semblait durer une éternité. Enfin, elle arriva devant la porte et se signala par le scanner du panneau d’entrée.
Elle resta un instant à attendre avant qu’une voix métallique annonça son nom avant de faire coulisser la porte dévoilant un mobilier des plus banales. C'est-à-dire un bureau grisâtre dont le bord gauche portait un écran holographique allumé, d’après les lumières bleues ciels. Entourant le bureau, divers étagères. Certains comportaient divers livres tandis que d’autres types d’objets, tels que des photos ou des documents encadrés.
Une fenêtre éclairait le bureau où était assis le directeur de l’orphelinat qui semblait consulter les données de son écran de ses yeux. Approchant de la fin quarantaine, il portait une simple veste blanche et des cheveux gris commençaient à griser. Il garda les yeux sur son écran malgré la venue de la jeune fille

Directeur : Bonjour Julia. J’imagine que tu te demandes les raisons de ta convocation.

Julia… Ces parents avaient toujours aimé les noms changeant un peu des conventions habituelle de son pays. Rien que se rappeler de sa vie avant la catastrophe rendait déjà sa journée bien terne. Celle-ci resta un moment indécise avant de répondre de manière affirmative. Ce fut à ce moment là qu’il tourna son regard gris vers elle avant de lui indiquer une chaise près du bureau, ayant une vision complète de lui.
L’adolescente obéit et attendit l’ouverture du directeur qui arriva quelques instants après

Directeur : Cela fait combien de temps que tu es avec nous jeune demoiselle ?
Julia : Cela fera maintenant cinq ans. Pourquoi cette question ?

Il resta silencieux un instant, consultant son écran avant de se tourner de nouveau vers elle.

Directeur : Tes parents sont morts lors du tsunami de 2124. Toutes mes condoléances.

Julia serra discrètement les poings, ayant marre d’entendre la même déclaration qui ne changera rien. Toutefois, elle répondit calmement.

Julia : Monsieur, je vous en remercie mais cela ne les aidera pas à les faire revenir. Pouvez vous me dire les raisons de ma venue ?
Directeur :Justement. Que sais tu de ce désastre ?

Julia regarda le directeur d’un regard hostile mais également interrogatif. Que voulait-il ? Elle aurait voulu lui répondre comme elle pensait de son indiscrétion mais elle voulait connaitre les raisons du directeur de venir à ce sujet douloureux.

Julia : Seulement ce qu’on dit. Un énorme mouvement des plaques tectoniques sous marines a provoqué une immense vague qui a ravagé mon pays et a détruit ma vie.
Directeur : La version donnée par la RDA. Mais je crains que la vérité ne soit pas aussi naturelle

Julia écarquilla les yeux de surprise et une sombre colère commençait à monter. Elle serra sa main gauche presque à sang, s’attendant déjà à ce que son interlocuteur allait dire.
Il se contenta de le regarder en silence avant de répondre

Directeur : Je doute que tu me crois si je te le disais oralement donc je vais te laisser le voir par toi-même.
Julia : Comment ?
Directeur : Sors ton datapad s’il te plait. Je ne vais rien faire, ne t’en fais pas.

Julia hésitait. Devait elle vraiment le croire ? Il essayait de le convaincre de quelque chose mais quoi ?

Julia : Vous essayez de me convaincre. Pourquoi devrais je vous écouter ?
Directeur : Je m’attendais à cette réaction de ta part et c’est légitime. Mais je veux que tu saches la vérité avant tout. Le monde est souvent qu’une façade pour dissimuler des vérités bien sombres et difficilement justifiables. Après, c’est à toi de décider ce que tu veux faire de cette vérité et de ta vie.

Elle regarda pendant plusieurs minutes, héistante encore avant de sortir son datapad personnel et le déposer un bureau. Un interface holographique assez petit pour se dissimuler dans la poche mais avec une capacité de stockage réduite.
Le directeur prit le document de son écran avec sa main comme pour attraper quelque chose avant de le mettre dans l’outil de Julia.
Un écran afficha le téléchargement avant de disparaitre pour faire apparaitre un document classifié dont le logo de la RDA figurait en haut à gauche
Julia lisait attentivement le document, essayant de voir quelque chose pouvant sonner faux mais elle ne vit rien et commença sa lecture.
Le document faisait état d’un complexe maritime près des côtes japonaises, chargés d’extraire des ressources minières maritimes.
Elle lisait attentivement le rapport, faisant état d’une foreuse en mauvaise état et une demande de remplacement avait été demandée une semaine avant la catastrophe.
Le jour de la catastrophe, cette même foreuse a eu un dysfonctionnement, continuant à tourner allant à la surtension avant d’exploser, provoquant un incendie suivi par un tremblement de terre.

« Le tremblement de terre fut d’une telle violence qu’une grande partie, dont la partie consacrée au forage des ressources ont été détruite. Malgré le respect des règles de sécurité en cette situation, nous déplorons un bilan d’une dizaine de victimes, la majorité dans les employés techniques mais la perte du complexe complètement submergé, rendant la récupération des matériaux compliqués.
Suite à cela, la probabilité d’un tsunami est hautement probable et il est nécessaire de rendre cet incident secret pour éviter toute mauvaise publicité.
Veuillez effacer toute trace de ce rapport après lecture »

Tandis qu’elle lisait, elle sentit des larmes montés. Des larmes de colère. « Mauvaise publicité »…. Elle a perdu ses parents et ils ne disaient rien à cause de cette raison !
L’adolescente dut puiser sur elle-même pour ne pas se lever pour fracasser toute la pièce et crier toute sa rage et son chagrin. Néanmoins, elle sentait du sang couler de sa main gauche qu’elle serrait fort. Hors de question qu’ils s’en sortent ainsi. Elle regarda le Directeur qui observait ses réactions avec calme, semblant attendre une réponse.

Julia : Que voulez vous ?

Directeur lui sourit avant de répondre

Directeur : Que veux tu, toi ?
Julia : La vengeance
Directeur : Réparer des injustices. Veuillez me suivre.

Sur ces paroles, il se leva et alla vers un coin de mur où il posa sa main. Quelques instants après, on entendit un « bip » avant que le mur coulissa, laissant entrevoir un escalier.
Par la suite, il l’emprunta, toujours avec silence. Une fois arrivée au bout, l’orpheline décida de couper ce silence agaçant

Julia : On va où ?
Directeur : Des gens qui pourront t’aider à venger tes parents.
Julia : La Cause ?

Au vu de ce silence pendant la marche, elle comprit comme une réponse affirmative. Par la suite, elle resta silencieuse, complètement déboussolée. Pendant la traversée, elle réfléchissait. La Cause a toujours été considérée comme une organisation terroriste et leurs actes ne démontraient pas le contraire. Toutefois, ces actes sont peut être nécessaire pour faire tomber une telle Compagnie devenue mondialement puissante et ainsi obtenir justice pour ses parents.

Directeur : Attends toi à un entrainement difficile.
Julia : Peu importe. Je les surmonterai

En effet, elle était déterminée à faire payer la RDA pour avoir briser sa vie. Peu importait le coût.

Des années plus tard,

La jeune Julia avait à présent grandie. Sa chevelure était un petit peu plus courte, arrivant aux épaules à présent mais était attachée en queue de cheval.
Son corps athlétique avait été forgé par des années d’entrainements et de missions diverses. Sa poitrine avait pris du volume, rajoutant un coté femme fatale déjà présente avec son corps. Ses yeux violets améthyste renforçaient cet aspect.
Elle était assise aux chaises arrière d’un hélicoptère, préparant son DARD munie d’un silencieux avant de regarder d’un regard autoritaire son coéquipier qui, lui, armait son fusil de précision avec un silencieux comme elle.
Il était bien jeune pour savoir manier ce type d’arme mais il semblait la manier avec une étrange dextérité. Les cheveux noirs bouclés ne dépassaient pas sa tête, rajeunissant déjà un visage qui ne dépassait pas déjà les treize ans bien que sa carrure montrait quelqu’un de bien athlétique. Vêtu d’uniforme noir comme elle, il se contenta de lui adresser un sourire qu’elle repoussa d’un soupir exaspéré. Comment peut on la mettre en équipe avec un gamin ? Elle avait l’impression qu’on se moquait d’elle. « L’un des meilleurs tireurs ». Peut être mais la mentalité ?
Elle n’eut pas le temps de continuer dans sa réflexion qu’ils arrivèrent à destination. Sitôt atterri, les deux descendirent.

Garçon: "Avatar". Pour une fois que le nom d'un projet est clair.
Julia d'un ton glacial :On n'est pas là pour faire la discussion
Garçon : Pas la peine de te montrer si agressive, tu sais ?
Julia : On a une mission à remplir gamin, je te rappelle.
Garçon : Sans blague ? Je pensais que c’était un voyage touristique.

Julia se retint de lui mettre son poing dans la figure face à cette réplique. La mission passait avant tout. Elle réglerait cela plus tard.

Julia : Contentes toi de remplir ton rôle.
Garçon : Pourquoi tant d’agressivité ? On est une équipe, non ?

Elle ne préféra pas répliquer et alla en direction du bâtiment faisant face. Elle devait prendre des données concernant un projet scientifique de la RDA.
Quant à l’étrange garçon, il se posa tranquillement sur une colline et dirigea le viseur en direction du centre, inspectant les défenses.

Garçon : Garde à 1h. J’attends le signal pour le neutraliser.

Sur cet instruction, elle jeta un regard vers l’endroit indiqué et vit effectivement un garde faisant sa patrouille de nuit, entouré par deux tourelles automatique ainsi que l’électricité des grillages et le système de surveillance.
Elle sortit son datapad et commença la procédure de brouillage des tourelles qui prit quelques minutes. Une fois celle-ci finit, le garde s’écroula à l’instant, une belle située en plein dans le crâne.
Une fois celui-ci mit hors d’état de nuire, elle escalada le grillage et parvint enfin à arriver au bout de quelques efforts.

Garçon : Il te reste pas beaucoup de temps avant que la surveillance revienne.

Julia en commençant à prendre l’uniforme : Je sais

Julia mit une trentaine de seconde pour se faire passer pour un garde ainsi que son passe avant de dégager le cadavre en le poussant en dehors des remparts.

Garçon : Juste à temps ! Les caméras sont de nouveau en ligne.

Elle se dirigea vers une porte blindée et présenta le passe qui lui permit de déverrouiller l’accès au centre.

Garçon : Il y a encore du personnel dans le centre de commandement.

Elle emprunta à un ascenseur où elle appuya sur le dernier étage avant de répondre

Julia : Quand la pause ?
Garçon : Dans cinq minutes. Tu as une vingtaine de minutes avant qu’ils reviennent.
Julia : Ok. Ils partiront juste avant que j’arrive.
Garçon ; Tout à fait

Enfin l’ascenseur arriva à destination et elle marcha vers le couloir et le parcourut pendant un long moment, guidé par les instructions de son coéquipier. Comment savait il cela ?
Peu importe. Elle verra cela plus tard. Enfin, elle arriva à destination.

Garçon : Mise en route de l’ouverture des portes

Elle attendit plusieurs instants avant que la porte s’ouvrit dans un coulissement discret. Julia se dépêcha d’aller vers un ordinateur tout en allumant son datapad pour ouvrir une empreinte digitale de ce qu’ils ont pu dénicher dans une opération précédant celle-ci.
Des secondes angoissantes passèrent avant que l’ordinateur valida l’accès.

Garçon : Merde…Ca sent le roussi.

Julia parcourut l’interface pour rechercher ce qu’elle voulait et trouva enfin. « Programme Avatar »
Elle commença le téléchargement.
Julia : Que se passe-t-il ?
Garçon : Ca commence à se bouger. Tu ne devrais pasder à entendre une jolie alarme sonner.

Celle-ci retentit l’instant d’après alors que le téléchargement venait juste d’atteindre le quart.

Julia : Putain ! Tu peux les distraire ?
Garçon : Non. Ils ont repéré l’intrusion dans leur système et je suis en train de lutter pour maintenir la connexion.
Julia : Merde!
Garçon : Je vais essayer de gagner du temps en verrouillant les portes

Cet adolescent ne cessait de le surprendre. « 50%" était affiché maintenant. Soudain, elle entendit des bruits de détonateurs près d’une porte.

Julia avant de s’accroupir : Merde !

Elle eut juste le temps de voir « 75% » mais elle se demandait comment elle allait s’enfuir de ce guêpier

Garçon : Je vais effectuer une coupure de courant. Dis moi juste quand c’est fini.
Julia : C’est bien ça le problème!

Une explosion survint à ce moment là et elle entendit au moins cinq hommes entrer dans la salle, armes en avant celle d’une femme ordonnant de fouiller chaque commandes.
Soudain, les lumières s’éteignirent, donnant une opportunité à Julia qu’elle s’empressa de saisir.
Sans regarder l’état du téléchargement, elle prit le datapad et s’enfuit vers l’ouverture effectuée.
Elle entendit la voix féminine d’ordonner de la poursuivre et l’agent se tourna d’instinct pour tirer une balle chargée de divertir et cela marcha à en juger par le bruit d’impact sur le mur, lui laissant quelques minutes de répit.

Garçon : Prends à gauche.

Elle obéit et avait elle le choix ? Elle suivit ses instructions pendant un long moment avant d’arriver à l’ascenseur qu’elle s’empressa de prendre.

Garçon : J’ai lancé une demande d’évacuation. D’ici là, je vais te couvrir du mieux que je peux.
Julia : Ca me rassure

Elle sentit la peur l’envahir et la jeune femme se sentait vulnérable telle une brebis au milieu des loups.
Enfin, la porte s’ouvrit et elle courut vers le bout du mur. Elle entendit des balles siffler mais rien ne la touchait. Julia n’eut pas le temps de réfléchir et sauta. Le choc fut violent et elle grimaça en sentant la douleur sur sa jambe. Des tirs sifflaient mais rien vers elle. Il semblerait qu’elle ait vraiment sous estimé cet adolescent qui se révélait être un vrai couteau suisse.
Même en boitant, elle parvint à leur échapper grâce à l’efficacité du jeune homme qui abattit d’une balle chaque homme la poursuivant.
Cinq minutes après, l’hélicoptère d’évacuation arriva et les exfiltra sous le regard des yeux verts émeraudes d’une femme à la couleur chocolat au lait. Ses cheveux coupés courts étaient d’une couleur noir.

Dans l’hélicoptère,

Julia : Tu m’as impressionné las bas.

Celui-ci lui fit un sourire

Garçon : Arrête ! Je n’ai pas fait la partie la plus risquée
Julia : Mais tu as autant de mérité que moi. Voir plus. Quel est ton nom au faite ? Je me nomme Julia

Celui-ci hésita un moment avant de répondre

Garçon : Ben.
Julia : Eh bien Ben, je sens qu’on va faire un joli duo toi et moi.
Ben : En effet. Toi à l’avant et moi à l’arrière

Elle le gifla en entendant cela sous le regard surpris de celui-ci.

Ben : Quoi ??
Julia soupira : Laisse tomber.


Plusieurs mois plus tard,

Julia : Quoi ???

Elle était devant un écran pour écran où seul des barres en bâtons traduisait les mouvements oraux de la personne de l’autre côté de l’écran.
Julia attendait sa mission et elle fut choquée d’entendre sa nature.

Voix : Je peux comprendre votre embarras suite à la paire que vous formez mais comprenez bien que cette mission est capitale pour nos opérations sur Pandora

Julia pesta dans sa barbe. Elle s’attendait à tout sauf à cela. Utiliser son coéquipier pour avoir les plans de conception des Avatars dont le père faisait parti des scientifiques chargés de la création de ces corps. Et tuer celui-ci si nécessaire.
Mais si cela permettait de mettre fin à l’occupation de la RDA… Néanmoins, elle sentait qu’elle allait le regretter.

Julia : Très bien. J’accomplirai cette mission.


Plusieurs mois après,

Elle avait rendez vous à un restaurant italien avec son amoureux. Habillée d’une robe rouge et d’une jupe de même couleur recouvrant son bas.
De plus, elle portait des talons de couleurs noirs. Par ailleurs, ses cheveux étaient attachés en queue de cheval mettant en valeur son visage et ses yeux violets. Son amoureux portait une petite veste bleue marine recouvrant une chemise blanche. Son pantalon était de couloir noir aussi et ses chaussures de villes cirés étaient marrons. Elle put constater qu’il avait toujours cette chevelure le rajeunissant mais qui lui plaisait.
Les deux se faisaient face, sur une table à la nappe blanche.

Ben : Tu es belle Julia
Julia : Toi aussi.

Les deux discutaient, tout en mangeant et buvant. Les verres de vins se succédaient ainsi que le plat et le dessert. Ils parlaient de tout sauf de leurs rôles au sein de la Cause et des missions. Passant des petites anecdotes du passé à des présentations de membres de familles.
En attendant la note, Ben glissa en direction de Julia une petite boite grise avec un bouton noir au milieu.

Ben : C’est un petit cadeau que j’ai fait pour toi.
Julia en la prenant : Qu’est ce que c’est ?
Ben : Appuie sur le bouton au milieu

Elle obéit et une mélodie à la fois douce et mélodieuse parvint à ses oreilles. Elle exprimait une certaine tristesse malgré la beauté des notes.

Julia : Tu aurais pu trouver quelque chose de plus joyeux.
Ben : Certes mais j’aimais bien la musique.

Elle lui sourit, montrant ses dents blanches bien alignée.

Julia : Tu n’as pas tort. C’est joli.
Ben : Content que ça te plaise.
Julia : J’ai un petit cadeau pour toi aussi mon chéri.

Il haussa les sourcils étonné

Ben : Quoi donc ?
Julia amusée : Tu verras. Sois juste patient.


Un an plus tard,

Elle arriva devant la porte et toqua. Une vois se fit entendre. Celle du sauveteur après le passage du tsunami.

Père : Entrez

Elle obéit et fit face à l’homme l’ayant sauvé la vie des dizaines d’années plus tôt. Il était dans son bureau situé au milieu d’une bibliothèque.
Il lui répondit par un sourire, ce qui la perturba encore plus ce qui fit effacer l’expression amicale.

Père : Qu’y a-t-il ?

Julia resta un moment silencieuse, essayant de contrôler les larmes montant à ses yeux avant de répondre.

Julia : Je veux une copie de vos plans sur la conception d’avatar

En entendant cela, il poussa un soupir en cachant ses mains sur son visage avant de lui faire face.

Père : Tu travailles pour la Cause, n’est ce pas ?
Julia : Oui.
Père : Mon fils est bien naïf. Ma réponse est non. Je refuse d’exporter un conflit chez eux. Les na’vis souffrent bien assez.
Julia : Nous voulons les aider.
Père : La guerre fait déjà assez de ravages. Je ne veux pas l’exporter.

Elle soupira et sortit le Dard qu’elle posa sur la table avant de poser une main sur le front. Par la suite, elle s’assit à une chaise, et fit face au père de celui qu’elle avait appris à aimer au fil des mois.
Elle repensait à toutes les missions passés avec lui, les sorties et les discussions et cela l’attristait de devoir faire cela. Une énorme boule à gorge s’était formée et elle a du imposer un long silence afin de trouver les mots. elle devait le faire.
De plus, c’était l’homme qui l’avait secouru, ce qui la rendit encore plus dégoûtée de la nécessitéde la mission.

Julia : Ne m’obligez pas à revenir à cela s’il vous plait.

Père regarda la jeune femme avec compassion

Père :Je te plains Julia.
Julia à présent en larme : La ferme ! C’est vous qui compliquez les choses.
Père : Peut être mais je ne veux pas ravager un paradis déjà infesté par l’Homme.

Complètement déchirée par le choix qui s’imposait à elle, elle prit l’arme en tremblant et le pointa vers lui.
Des larmes ne cessaient de couler sur les joues d’un visage brisé par son futur acte, presque suppliante.

Julia : Je vous en prie !

Père baissa les yeux un long moment avant de la regarder dans les yeux d’un calme devant la mort qui se présentait devant lui par l’image du canon le pointant.

Père : Je suis désolé Julia mais je maintiens ma réponse.
Julia : Ainsi soit il.

Elle tira ainsi le coup de feu le plus douloureux de sa vie avant de prendre les données nécessaires et de s’enfuir.

Deux semaines tard,

Allongée sur un lit de l’infirmerie, Julia sentit le mal de crâne l’envahir. Cela faisait plusieurs jours que cela durait et elle a eu un mal à l’aise dont elle venait de sortir.

Julia : Alors docteur ?

Celui-ci la regarda un long moment avant de regarder son datapad.

Médecin : Mademoiselle…Vous êtes enceinte.

Julia fut un moment silencieuse avant de s’écrouler sur le lit avec un sourire aux lèvres.

Médecin : Souhaitez vous le garder ?
Julia : Bien sûr.

Depuis la première fois depuis l’assassinat de son sauveur, elle se sentait heureuse. La jeune future maman prit la petite boite, unique cadeau et souvenir de cette nuit fantastique avant d’appuyer sur le bouton pour écouter cette belle musique mais également triste.

Julia pensa : Quelle curieuse ironie!
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par Tsany
#9329 - L'assassin à plusieurs visages - le 5 Juin 17 à 00h13
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Chapitre 12: L'agent et la na'vie

Il ouvrit les yeux de son sommeil profond et vit le couvercle gris éclairé d’une lumière bleutée avant que le caisson s’ouvrit devant un docteur l’informant de la durée du voyage et de leur arrivée sur Pandora.
Il flotta pour aller vers son casier où d’autres « collègues » venant tout juste de se réveiller également et qui firent les mêmes gestes.
D’un air neutre, il déverrouilla le casier où le nom « M. Ishi" et regarda l'intérieur. Il y avait une blouse blanche, montrant son métier de couverture, un datapad, un sac contenant ses vêtements et une boite grise, seul héritage de sa mère défunte.

Après la conférence de sécurité,

Misoka était dans le laboratoire et commençait déjà l'étude sur les plantes de Pandora tout en écoutant de loin la conversation à côté.

"Euh...Ca va ?Je peux dire ce que je veux sur le journal de bord?"
" Oui. Il faut qu'on prenne l'habitude systématique de tout documenter. Tout ce qu'on ressent, tout ce qu'on voit.... Ca fait partie de la recherche.
"Et la science, c'est l'observation"

Il décrocha à ce moment de la conversation en voyant un homme dont la carrure laissait penser à un .militaire mais dont le visage reflétait une personne ayant son âge ou un peu plus âgé.
Dans sa main droite, il pouvait distinguer la fumée d'une cigarette. Qui était cet étrange personnage?
Il avait une sensation de déjà vu mais où?
Le personnage se présenta d'une manière assez formelle. Thalyen Ben... Ce nom résonnait dans sa tête comme un écho du passé. Mais où? Mère ou dans une ses archives?

Le scientifique décida de se lever et d'aller voir cet étrange personnage qui se mettait à l'écart des autres. en fumant sa cigarette. Par ailleurs, les autres semblaient partir vers la chambre de liaison en l'oubliant.
Il sortit du laboratoire et rejoignit cet homme à la chevelure bouclée noire et dont le visage montrait une personne assez jeune mais sa carrure montrait quelqu'un ayant déjà de l'expérience militaire ou sportive.

Misoka; Vous n'allez pas avec les autres?

Celui-ci le regarda sèchement avec ses yeux marrons

Homme: On dit bonjour déjà et on se présente d'abord. On ne t'as jamais appris la politesse, petit?

Le concerné serra la main pour retenir sa colère contre l'acceuil glacial et répondit aussi calmement que possible.

Misoka: Je m'apppelle Misoka Keiyi
Ben: Voilà qui est mieux. Je me nomme Thalyen Ben mais tu as du l'entendre.
Misoka: En effet.Pourquoi vous n'accompagnez pas les autres vers la chambre de liaison?.

Son interlocuteur prit une bouffée fumée avant de le lâcher.

Ben: Disons que je ne souhaite pas voir Augustine pour l'instant. J'ai eu ma dose de personne me traitant de débile
Misoka: Vous leur donnez un peu raison en agissant ainsi.
Ben: Tout est une question de point de vue
Misoka: Vous êtes venus pourquoi?

Sur ces paroles, il écrasa sa cigarette dans le cendrier

Ben: J'ai mes raisons, comme tout le monde.

Il n'obtiendrait rien de plus de sa part. Du moins, pour l'instant.

Quelques jours plus tard,

Misoka était à bord d'un Samson transportant lui ainsi que deux autres hommes qui devaient lui servir de garde. Assis au rebord, les pieds en l'air malgré l'avertissement des marins, il contempla le paysage devant lui tout en réfléchissant
Il jouait son rôle de scientifique en prétextant l'étude d'une plante en vue d'utiiser d'éventuels bienfaits sur Terre. En réalité, il attendait le moment pour pouvoir leur fausser compagnie et prendre contact avec les indigènes pour essayer de parlementer
Pendant qu'il était à cette réflexion, un grand poids survint à l'arrière qui destabilisa entièrement l'appareil. Surpris, il perdit l'équilibre et évita de tomber dans le vide en s'accrochant à la barre d'atterissage tandis que l'appareil commençait tout juste à retrouver l'équilibre.
Il avait les pieds dans le vide, son sac à dos rajoutait du poids à ses bras qu'ils devaient le soutenir du vide menaçant.
En tournant la tête, il vit un des marin occupé à tirer droit vers lui. Il lança un bref regard en cette direction et put voir une meute d'ikrans rassemblés en cercle.

Misoka: Merde!

A peine son juron terminé que la meute se déploya et une des créatures de couleur orange voler en lui, pointant sa gueule menaçante vers son bas du corps.près
Il évita de justesse en soulevant ses pieds et lâcha à ce moment pour tomber sur le dos juste avant qu'un autre Ikran se posa sur le rebord où il était, arachant la tête du marin à la mitraillette d'un coup de mâchoire puissant.
Misoka contempla, en tombant dans le vide,l'appareil se pencher dangereusement vers le côté gauche du Samson avant de le tourner à l'envers.
Tandis qu'il tentait de trouver quelque chose à quoi s'accrocher, l'agent pouvait entendre les bruits de métaux se tordant sous la violence du choc ainsi que les vitres brisés .
A la dernière minute, il parvint enfin à rattraper une branche et à retomber sur ses pieds. Il alla vers l'hélicoptère pour savoir s'il restait des survivants de l'attaque.
Un rapide regard lui suffit à constater qu'il était le seul à avoir survécu. Le pilote avait la tête ensanglantée tandis qu'il ne restait rien des marins l'accompagnant.
L'agent regarda l'état des commandes et constata, à sa déception, qu'elles étaient trop endommagées pour fonctionner.
Misoka; Dans tous les cas, j'aurai été face à cette situation. Bon, il faut que je me rappelle des consignes du programme.

Il espérait que sa rencontre avec les autochtones soient beaucoup plus pacifiques même s'il avait du mal à y croire.

Plusieurs heures plus tard,

La fatigue commençait à se faire ressentir tandis qu'il voyait le jour commençait à tomber. Il devait trouver un abri mais comment trouver dans une forêt s'étendant à perte de vue ?
Il continua son errance en évitant soigneusement les plantes dangereuses grâce à sa connaissance dans la biologie de Pandora en priant pour ne pas tomber sur un des animaux dangereux
Enfin, il trouva un abri par l'intermédiaire d'une grotte, tout en croisant les doigts pour qu'il n'y ait aucun animal ait pu élire domicile.
Heureusement, il a dû tomber sur l'une des grottes inhabitées et a pu trouver même un petit coin tranquille où il avait une vision vers l'entrée
Il déploya un piége par l'intermédiaire de corde et prit une position afin que celui-ci puisse s'enrouler autour des jambes ou pattre d'un agresseur éventuel.
Par la suite, il mangea une partie de ses vivres avant de s'allonger pour s'endormir. Il utilisa son sac à dos comme d'un oreiller avant de fermer les yeux pour lancer sa déconnexion.

Une jeune na'vie receuillait les graines et plantes qu'elle avait besoin, quand elle a aperçu un individu étrange se promener . Elle posédait une longue chevelure noire tressée couvrant tout le long de son dos. Son regard mainifestait une personne particulièrement curieuse mais aussi une certaine expérience malgré l'âge. Une dague au flanc gauche, elle était vêtue d'un collier à feuille dont le milieu était couvert par un support servant à transporter de la nourriture transportable.
Une petite plume verte foncée était derrière son oreille gauche et elle portait un bas de couleur violet. Dissimulée par la végétation, elle l'observait avec intention cet étrange personnage.
Il portait d'étranges vêtements qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Qui était cet étrange personnage? Elle vit cinq doigts aux mains avec des yeux qui semblaient plus fins que les siens, ce qui l'intrigua davantage.

Na'vie : Quel étrange frère !

La jeune indigène le suivit, curieuse de cet étrange individu. En voyant le jour tombé, il se réfugia dans une grotte et elle lui emboita le pas.
Elle se colla à une paroi dissimulant sa présence et elle pouvait voir qu'il installait des cordes d'une façon à immobiliser l'intrus.
Pourquoi tant de méfiance? Cela l'intriguait. Puis, il s'allongea en se servant de l'objet qu'il avait de dos comme support pour sa tête avant de fermer les yeux.
En évitant le piège d'une enjambée bien soignée, elle s'assit, dos au mur, et regarda cet étrange frère avec intérêt avant que le sommeil envahit sa conscience.

Misoka croisa de nouveau Ben dans un couloir qui fumait une cigarette, au grand déplaisir de l'agent.

Misoka: Vous pouvez éteindre cela s'il vous plait?

Ben le regarda d'un oeil noir avant de terminer sa cigarette qu'il écrasa dans un cendrier pas loin.

Ben: On ne peut mêmepas fumer en paix! Que veux tu?

Il se retint de répliquer mais il avait des questions à poser sur cet étrange personnage qui ressemblait étrangement au coéquipier dont parlait sa mère quand il était jeune.

Misoka: Vous connaissez Julia Reiyi?

L'homme resta un moment silencieux, l'expression à la fois animé par le chagrin mais par la colère. Pourquoi?

Ben: Oui je la conaissais.Nous formions une équipe elle et moi.
Misoka: Il s'est passé quelque chose?
Ben: Ta mère.... M'a trahie.

Ce fut plus fort que lui et il donna un coup de poing au visage que Ben para d'un mouvement de bras.

Ben: Ta mère était loin d'être un ange. Il est temps que tu grandisses un peu.
Misoka: Ne me parlez pas comme si vous me connaissez.
Ben: Et toi, tu me poses une question assez intime. J'ai répondu à ta question et j'ai le droit à un coup de poing. Ne compte pas sur moi pour répondre à autre chose si tu agis ainsi.

Misoka aurait voulu le tabasser avec toute sa colère mais il semblerait qu'il soit bien plus fort et expérimenté que lui dans le domaine du combat.
Il préféra donc se calmer, pour l'instant.

Ben: Tu veux autre chose? J'ai des cours à suivre donc je ne vais pas rester longtemps.
Misoka: Oui. Je veux que vous m'entrainiez.

L'ancien militaire s'interrompit un instant et se tourna vers lui en rigolant

Ben: C'est une blague?
Misoka: Vous avez connu ma mère et elle vous a décrit comme le meilleur coéquipier qu'elle a eu et je pensais que vous connaissez quelques astuces que ma mère ignorait.

Son interlocuteur l'observa un instant silencieux, son sourire effacé. Il s'attendait à ce qu'il refuse et se moqua de lui. Etant donné la rancoeur qu'il portait manifestement pour sa mère mais il préférait essayer. Mais quelle était cette trahison dont il parlait?

Ben en soupirant: Ok. Je t'enseignerai quelques astuces que j'utilise mais libre à toi de les utiliser ou pas.

Misoka le regarda, les yeux écarquillés par la surprise. Il ne s'attendait pas à ce qu'il puisse céder aussi facilement. Quelles étaient ses raisons?

Ben: On commencera demain très tôt. Sois prêt. Quant à moi, j'ai un rendez vous qui m'attend. Si j'arrive en retard, je vais me faire tuer.

Sur ces paroles, il s'éloigna vers la salle de liaison, laissant un Misoka abasourdi mais satisfait du résultat surprenant de l'entretien.

Le jour était levé et l'étrange individu resta encore endormi.Elle avait beau essayer de le réveiller mais rien n'y parvint. La na'vi regarda le frère en face d'elle d'un air perplexe, ne comprenant pas les raisons de ce sommeil lourd.
Tout à coup,il ouvrit les yeux, la surprenant. Elle recula , sous l'émotion et se prit le piège. Handicapée par les cordes se nouant aux jambes, l'indigène perdit l'équilibre et tomba à la renverse, évitant de peu la tête mais elle se prit une bosse à l'épaule droit.

Na'vie: Aie!!

L'inconnu alla vers elle et s'empressa d'enlever les liens l'emprisonnant en s'excusant. Une fois libérée, elle s'éloigna de lui par réflexe, main vers son arme.

Misoka en levant les mains: Je ne cherche pas le conflit
Na'vie: Qui es tu?
Misoka: Je m'appelle Misoka. Et toi?

Na'vie parut hésitante avant de répondre finalment

Na'vie: Mon nom est Ta'lyin. De quel clan viens tu? Je n'ai jamais vu ni ces vêtements, ni ces objets
Misoka: Je peux comprendre ton incomphréension. Je suis un humain et ce que tu vois, est mon avatar
Na'vie étonnée: Pourquoi un deuxième corps?
Misoka: Disons que c'est une nécessité pour communiquer et explorer

Tal'yin la regarda, à la fois étonnée et curieuse. A quoi ressemblait donc ce nouveau corps? Pourquoi cette nécessité d'un deuxième?

Tal'yin: Ce n'est pas votre corps normal?
Misoka: Non. On est plus petit
Tal'yin: Plus petit?

L'agent se disait que c'était une opportunité en or pour lui de sympathiser avec les Na'vis par la curiosité de celle-ci dont le clan ne semblait pas avoir eu de contact avec la RDA avant lui.

Misoka : Ecoute, je te fais une proposition. Je t'apprends à connaitre mon peuple et en échange, tu fais de même pour le tien. Equitable, non?

Tal'yin la regardait, les oreilles et sa queue manifestait une profonde hésitation. Il espérait que la peur ne puisse pas prendre le pas sur la curiosité.

Tal'yin: Très bien. J'accepte.

Il sourit, posant beaucoup d'espérances dans ces jours d'échanges.

Le lendemain matin,

Il était très tôt le matin quand il avait reçu le message de Ben lui indiquant le lieu du rendez vous. Bien que les yeux étaient encore endormis, il se rendit au lieu rendez vous, c'est à dire la salle de gymnastique où il voyait Ben en train de s'entrainer avec des haltères avant de les ranger en le voyant.

Ben: Pas très matinale, toi!
Misoka: Vous me donnez rendez vous à 4h du matin!
Ben: Car je n'ai pas le choix. Les na'vis se lèvent au levée du jour, donc pas beaucoup de temps libre pour un entrainement. D'ailleurs, peux tu me donner un aperçu de ce que t'as appris ta mère?

Misoka inclina la tête pour lui montrer qu'il avait compris. Les deux se mettaient en position de combat et le jeune agent commença une série de coup de rapides afin de désorienter son adversaire afin de lui donner le coup le plus violent au ventre pour mieux le sonner.
Mais Ben parait ses coups sans grandes difficultés et ne manque pas de lui donner un crochet qui désorienta Misoka.
Il reprit ses esprits quelques secondes et tenta plusieurs séries de coups de pieds que son adversaire para avec minutie avant de nouveau le faire reculer par un coup de coude aussi rapide qu'imprévissible, coupant le souffle à Misoka qui recula de plusieurs pas tout en reprenant sa respiration.

Ben pendant qu'il se relevait: Tu sais te battre mais tu n'es pas précis dans tes coups en allant trop vite. Chaque coups a son importance et ne doit pas être négligé.

Il réfléchit sur ses paroles et décida de donner des coups plus calculés et parvint à le surprendre d'un coup de genou au ventre qu'il enchaina par une droite que Ben para avec sa main gauche avant de le faire reculer.

Ben: Voyons voir comment tu te défends maintenant.

Sur ces paroles, Ben lui donna un coup de poing que Misoka parvint à décaler mais il se rendit vulnérable pour le deuxième dont l'impact surprit le jeune agent et le sonna quelques instants. Mais il réussit à faire reculer d'un puissant coup de sa paume vers le diaphragme, coupant le souffle plusieurs instants Ben.

Ben : Pas mal. Venant du fils de Julia, je ne suis pas étonné. Tu sembles être capable de te défendre tout seul mais je peux te donner quelques conseils pour t'améliorer Toutefois, j'aimerais bien tester ta visée si ça ne te dérange pas. Suis moi

Sur ces paroles, ils sortirent de la salle pour se rendre dans une salle où se trouvait divers casques suspendus en hauteur d'un alignement très stricte, accrochés par une sorte d'aimant. Ils n'étaient pas couverts mais semblaient remplies de divers capteurs se concentrant au niveau du crâne.

Ben: Tu sais ce que c'est?

Misoka fit signe que non bien qu'il comprenait la nature de l'objet ce qui semblait amuser son interlocuteur.

Ben en prenant un des casques: N'apprends pas à un vieux singe à faire la grimace. Tiens, mets le.

Le jeune agent prit donc l'objet et le mit sur lui tandis que son instructeur du matin fit de même et donnait ses instructions orales

Ben: Entrainement tir, arme de poing. Durée 5 minutes avec cible, robots entrainements.. Décor, ville abandonnée

Sitôt ses instructions finies, il sentit une impulsion avant de se retouver devant une ville tout en ruine où les bâtiments montraient les signes des âges. Diverses flammes se manifestaient à l'intérieur et à l'extérieur des maisons et des caracasses de véhicules fumantes et de vélos dominaient les rues.
Ben était juste à côté de lui et marchait tranquillement, un DARD tenu par sa main droite. Il marchait à son rythme, aux aguets.
Un léger bruit de choc leur parvint aux oreilles ce qui mit leurs sens aux agets. Soudain, un robot apparut,reconnaissable par métal gris et qui protégeait la tête en forme de lampe où une lumière de couleur rouge manifestait une hostilité certaine. Dans sa tête et au niveau du bassin, divers tuyaux étaient présents, donnant un apercu de l'intérieur du corps protégé.Ses pieds ne comportaient que deux grands orteils puissants, portés par des jambes courbes, tenant également ses genoux.
Le robot n'eut pas le temps de se mettre en position de tir avec son fusil mitrailleur qu'une balle explosa sa lampe de fonction, le désactivant. En tournant le regard, il vit l'ancien pilote le bras tendue, pointant son arme vers l'endroit où était le robot auparavant.
Misoka fut surprit par la vivacité et la précision du tir de son entraineur. Sa mère lui en avait souvent parlé mais le voir était plus impressionnant.

Ben: Reste concentré. Ce n'est pas fini.

En effet, diverses lumières bleues commençaient déjà à apparaitre autour d'eux. Par réflexe, Misoka pointa un des des deux robots et le toucha au bras avant de tirer un nouveau vers la poitrine avant de se mettre derrière un obstacle pour éviter un barrage de tir. C'est en rechargeant qu'il s'apercçut qu'il n'avaitque deux rechargeur de quatre balles pour cinq robots.

Misoka: Merde!

Sur ces paroles, il chargea son arme et attendit la fin du balayage pour se lever et tira, essayant de viser la tête mais le rata de peu et dut esquiver un autre rafale par un roulade vers un ancien bureau dont les éclats de bois volèrent partout, rendant son abri de plus en plus précaire.
Enfin, la rafale s'arrêta et il se leva pour de nouveau tirer pour loger une balle au niveau des épaules avant d'en loger une autre dans la tête.
Cependant, il dut se recacher dans son fagile abri pour ne pas subir la rafale qui transforma le mobilier en plus que tas de bois.
A découvert et avec qu'une seule balle, il n'eut d'autre choix que de soigner son unique tir qui se logea au cou mais la rafale suivante arriva aussitôt, le touchant et une autre impulsion survint pour le faire revenir dans la réalité.

Il retira le casque, se retenant de le jeter par fustration. Il avait l'impression d'être considéré comme un gamin tandis que Ben retira calmement son casque.

Ben: C'est bien ce que je pensais. Tu manques d'expériences encore
Misoka: La ferme! J'ai plus d'expérience que vous le pensez!
Ben: Alors pourquoi tu as échoué?

Misoka serra ses poings mais baissa la tête, se sachant en tort. Il avait l'impression d'avoir trahi la confiance de sa mère qui l'avait entrainé.

Ben: Sache que chaque balle, chaque flèche, chaque projectile ou mouvement a son importance. Il ne faut absolument rien négligé.
Misoka: Pouvez vous m'apprendre à viser comme vous?

Il sourit d'une façon étrangement mélancolique avant de répondre

Ben: Il faudra bien passer son flambeau un jour. Bref, je vais voir ton niveau sur différentes armes. On repart?
Misoka: Oui

Toutefois, il était intrigué par cet étrange sourire. Quelle était sa signification?

Deux mois plus tard,

Misoka était de plus en plus intéressé par la culture que Tal'yin lui enseignait, fasciné par leur lien et le respect qu'ils ont avec la nature autour d'eux.
Lui qui n'a jamais connu de végétation et connaitre la beauté que la nature pouvait lui fournir en était encore plus qu'intéressé.
Par ailleurs, les connaissances des plantes que lui fournissaient Ta'lyin et la façon de récolter et de les exploiter pour diverses remèdes ou produit d'entretien sans en dégrader leur environnement renforçait sa curiosité envers eux.
Quant à Misoka, il enseignait à Ta'lyin sa langue ainsi que l'histoire qu'il connaissait en évitant de parler de parties plus sombres.
Il na'vait pas envie de perdre son seul contact envers les indigènes. De plus, il avouait qu'il s'était attaché à cette jeune Na'vi assez ouverte d'esprit et possédant de grandes compétences dans les plantes dont elle a réussi à lui transmettre sa passion pour les plantes qu'il n'utilisait que pour se couvrir.
Aujourd'hui, il se promenait pour recueillir des graines de pxorna ( graines explosives) afin d'aider pour le traitement de la peau.

Tal'yin: Tu m'as jamais parlé de toi en faite. Pourquoi es tu venu ici? Est ce simplement pour prendre contact avec notre peuple.
Misoka: En partie. Et je n'ai pas vraiment une histoire heureuse ma Ta'lyin

Elle s'interrompit et le regarda d'un air désolé, ses yeux montrant sa générosité d'esprit.

Tal'yin: Tu as perdu quelqu'un?

Le jeune agent préféra détourner le regard que plutôt y répondre. Son coeur se serra en pensant à sa mère disparue mais dont les traces étaient encore vivaces.

Misoka: Oui. Ma mère.
Tal'yin: Je suis désolée.

Misoka soupira d'un air mélancolique avant de sourire. Cela n'a pas du lui arriver depuis ce tragique épisode de sa vie.

Misoka: Tu ne pouvais pas savoir. Continouons. Ton clan attend ces graines à ce que tu m'as dit.
Tal'yin: Oui mais je me suis aussi dit qu'on pouvait...

Elle s'interrompit un instant en voyant des traces de Pa'li au sol, semblant fraiche.

Misoka; Ce n'est pas vieux.
Tal'yin: Un pa'li solitaire ne veut dire qu'une chose. C'est que c'est la monture d'un cavalier.

Le jeune agent regarda attentivement les traces, montrant effectivement une série de pas correspondant à un équidius seul.

Misoka: Tu es sûr? Il s'est peut être perdu.
Tal'yin: Nous sommes loin des terrains où les troupeaux fréquentent.

A peine eut elle fini sa phrase que l'animal sugit en se cabrant, obligeant Misoka à reculer d'une roulade sur le côté, se mettant à gauche de Tal'yin.
La bête eut juste poser ses pattes avant à terre qu' il sentit la pointe d'une lame sur son cou. Soudain, une femme sortit de de l'ombre, tenant une épée finement aiguisée et parfaitement harmonieuse. Elle avait des cheveux taillés de manière court de manière à ne pas dépasser son visage et ses yeux oranges renforçaient un côté autoritaire à son regard tout comme de sagesse, constrastant avec le jeune âge que son physique montrait. Elle avait un collier à feuille de couleur violet et avait un pagne de couleur vert où un fourreau vide se tenait au flanc gauche.

Femme: Que fais tu ici tawtute?

Misoka se releva doucement tandis que la lame suivait son mouvement, maintenant sa menace pesante au cou.

Tal'yin: Ma tsmukte, on ne voulait pas vous énerver. On vient juste chercher quelques graines et on part.
Femme: Ta présence ne me dérange guère ma soeur. C'est plutôt celui de ton compagnon.
Tal'yin: Il n'est pas méchant, tu as ma parole.
Femme: J'ai du mal à le croire. Les gens de son peuple n'ont pas montré un bon exemple de gentillesse à nôtre égard.
Tal'yin: Hein? Que veux tu dire?

La femme observa Misoka qui soutin son regard sans broncher. Il n'avait pas peur d'elle mais de ce qu'elle pourrait dire.

Joltsyn: La vérité nous rattrape toujours tawtute. Sache le. Ton peuple a manqué de détruire mon clan il y a longemps de cela, nous forçant à fuir notre foyer et à cacher notre présence. J'ai perdu mes parents durant l'attaque alors que je venais tout juste d'ouvrir mes yeux. Donne moi une seule bonne raison de t'épargner.

Tal'yin observa Misoka, l'incompréhension dans son regard, cherchant une explication.

Misoka d'un soupir: Je suis désolé pour vous. Mais sachez qu'un individu n'est pas responsable des actes de son peuple. Il y aura toujours des bons et mauvais. Je peux comprendre votre colère mais généralisez ne fera pas revenir vos parents.

La femme regarda un instant Misoka de son regard autoritaire avant de dégager sa lame pour des raisons mystérieuses.

Femme: Tu n'as pas tort tawtute. J'espère au moins que tes actes prouveront tes dires.

Sur ces paroles, elle rangea son arme tandis que Tal'yin observa Misoka, son regard se transforma en colère.

Tal'yin: Pourquoi tu m'as caché ça?
Misoka: Ecoute ma Tal'yin, je voulais ne pas te perdre.
Tal'yin: En tant qu'entrée dans mon clan pour mieux nous détruire?
Misoka: Non. Je ne veux pas te perdre en tant qu'amie.
Tal'yin: Arrête de me tromper!

Et elle s'éloigna d'eux, sous le regard désolé de Misoka et froid de leur interlocutrice.

Misoka: Pourquoi avez vous retiré votre lame?
Femme: Car j'ai appris récemment que ce sont les actes d'un individu qui nous permet de nous dire s'il est bon ou mauvais. Pas les faits passés de son peuple.
Misoka: Vous êtes étrangement sage pour votre âge.
Femme en souriant: On me le dit souvent. Et tu devrais rejoindre ton amie si tu ne veux pas la perdre.
Misoka: Je ne sais pas si c'est une bonne chose maintenant.
Femme: Tu ne peux pas savoir sans essayer.

Misoka réflechit un instant avant d'approuver de la tête les dires de l'étrange femme. Il commença à suivre les traces de Tal'yin quand il se tourna vers elle.

Misoka: Je m'appelle Misoka en faite. Quel est votre nom?
Joltsyn: Joltsyn Koltyan Silwynä ite. Mais tu peux simplement retenir Joltsyn.
Misoka: Eh bah, esperons que notre prochaine rencontre soit plus joyeux.
Joltsyn: Nous verrons cela le moment venu.

Tal'yin courrut longuement avant d'arriver une rivière où elle s'assit, complétement déboussolée. Elle avait cru en ce qui lui racontait. Les oeuvres d'art, l'astronomie, les langues.... Mais savoir que les Sawtute ne sont que des exterminateurs, brisant des vies pour faire fonctionner leur système avaient brisé son intérêt pour ce peuple qu'elle pensait ingénieuse et magnifique.
Une voix familière lui parvint à ses oreilles. Celle de Misoka

Misoka: Tal'yin...
Tal'yin d'un ton sec: Laisse moi tranquille.

Il s'assit à côté d'elle, conservant une distance pour respecter son espace privé mais pas loin tout de même.

Misoka: Je peux comprendre ta colère mais je tiens à te dire que nous ne sommes pas tous comme ça. Certains se soulèvent même contre ce que ton peuple subit.
Tal'yin: Comment pourrais je te croire?
Misoka: Ma parole ne vaut ce qu'elle vaut. Mais je peux t'assurer que nous ne sommes pas tous comme ça. Ma mère a perdu ses parents à cause de la RDA et a consacré sa vie à lutter contre elle avec le clan dont je fais parti.
Tal'yin: Pourquoi ne sont ils pas ici?
Misoka: Notre planète est très éloignée de la vôtre. Il nous faut cinq années pour venir ici, d'autant qu'il est difficile d'acqérir un transport que la RDA monopolise.
Tal'yin: C'est quoi la RDA?

Misoka lui expliqua donc tout ce qu'il savait sur l'organisme et son ambition pour la planète.

Tal'yin: C'est donc eux les méchants?
Misoka: Oui.
Tal'yin: Et ta mère? Elle n'est pas ici?

Misoka baissa la tête et resta silencieux en repensant à ce triste souvenir.

Misoka: Elle est morte.

Tal'yin regarda son ami avec compassion, n'ayant pas pas perdu ni sa mère, ni son père, elle avait du mal à mesurer la douleur de son interlocuteur.

Tal'yin: Et ton père?
Misoka: Je ne le connais pas. J'ignore s'il est en vie ou mort.
Tal'yin: Ca doit être difficile de ne pas le connaitre.
Misoka: Je me suis habitué avec le temps.

Tal'yin se releva et alla vers Misoka avant de s'asseoir pas loin de lui. Elle mit sa tête sur l'épaule droite de son ami, à la grande surprise de de celui-ci. Néanmoins, il ne protesta pas.

Tal'yin: Je suis désolée d'avoir agi ainsi. Je n'imaginais pas que vous soyez si divisés en tant que peuple, ni ce que tu as subi.
Misoka: Ne le sois pas.

Ils restèrent un long moment ainsi, silencieux, les yeux fermés et plongés dans leurs pensées.

Misoka abattit enfin le dernier robot avec l'arme lui posant problème dans la gestion des munitions, le fusil mitrailleur sous le regard de son tuteur.

Ben: Tu sembles maitriserce que je t'ai enseigné. Je n'ai plus rien à t'apprendre.
Misoka: Vous êtes un bon professeur.

Ben lui sourit, animé par une certaine fierté.

Ben: Il ne revient plus qu'à toi de savoir les utiliser à bon escient.
Misoka; Je n'oublierai pas et merci encore.
Ben: Je t'en prie.
Misoka: Puis je vous poser une question avant qu'on mette fin à la session?
Ben: Quoi donc?
Misoka: Vous avez eu quelle relation avec ma mère?
Ben: Pourquoi donc?
Misoka: Elle parlait de vous toujours avec un sourire mais je voyais parfois une larme glissée de ses yeux.
Ben: On a une relation simplement amicale. Je lu rendais service et elle faisait de même.
Misoka: Une grande amitié alors.
Ben: Oui. Jusqu'à ce qu'elle me trahisse mais je ne vais pas te troubler avec cette histoire.

Plusieurs jours plus tard,

Tal'yin regarda le cortège humain aller vers leur grand oiseau de métal avec un regard sévère. La bataille del'Arbre des Ames l'avait profondément traumatisé du à la vision de nombreux frères et soeurs mourir sous ses yeux sans qu'elle ait pu faire quelque chose pour les aider. Les projectiles de la mort tuant sans aucune pitité assassinèrent les uns tandis que les flèches de feus qui fauchèrent par des explosions et flammes d'autres.
Toutefois, la présence du Toruk Makto et chef des omatikayas, humains également ainsi que les scientifiques restés, regardant les membres de leur peuple s'éloigner la laissa perplexe. Devrait elle les pardonner grâce à leurs actions?

Voix: Content de te voir Tal'yin

Elle sortit de ses pensées et regarda le tawtute le regardant avec un sourire. Il lui rappelait Misoka étrangement.

Misoka: Mon avatar est si différent de mon corps humain?

Le visage de la Na'vi s'éclaira aussitôt

Tal'yin: Misoka!!

La jeune guerrière voulait la serrer dans ses bras mais elle se disait que le corps humain devait être plus fragile et préférait éviter. Elle se contenta donc d'un sourire radieux

Misoka: Désolé pour l'absence mais j'ai eu des petites contraintes entre-temps.
Tal'yin: Ca ne fait rien! Je suis contente que tu sois en vie.
Misoka: Et moi donc!

Elle s'abaissa à lui et lui tendit sa main grande au vu de la main de Misoka. Celui-ci tendit a main gauche et elle le serra tendrement, partageant un moment silencieux où les deux se regardaient avec un sourire. De la complicité ou un autre sentiment?
Soudain, une voix familière coupa ce moment unique.

Voix: Tu as une copine, Misoka! Peux tu me la présenter?
Voix femme: J'espère que tu comptes faire de même pour moi?

Ils tournèrent la tête et virent Ben accompagné d'une femme ressemblant à Joltsyn en tout point mise à part qu'elle portait un bandeau où figurait un corps d'Ikran de couleur rouge et jaune. Elle portait des lanières couvrant sa poitrine et avait un pagne de couleur bleu foncé.

Tal'yin: Tu connais ces personnes Misoka?
Misoka: Du moins, l'homme. C'était un ami de ma mère.
Ben: Je me nomme Tsylan jeune fille et je vous présente Lutsey, olo'eyktan des Soltyisas

Misoka et Tal'yin sursautèrent en entendant le mot et se mirent dans une position plus respectueuse.

Tal'yin: Je me nomme Tal'yin Siltya Niä ite
Misoka: Et moi, Misoka Reiyi.

Lutsey observa attentivement Misoka d'un regard autoritaire.

Lutsey: J'ai des choses à apprendre encore sur toi, ma yawnetu.
Misoka: Quoi? C'est votre....
Lutsey: Partenaire? Oui mais il aime bien le cacher.
Tsylan: Merci encore Lutsey
Lutsey: Enchantée de faire votre connaissance en tout cas.
Misoka: Si je peux me permettre ma Lutsey, je vous trouve jeune pour le rôle.
Lutsey: L'âge est parfois trompeur mais je ne t'en veux pas. C'est une remarque qu'on me dit souvent. Tal'yin, je n'ai jamais entendu de votre clan jusque là. Peux tu m'en dire plus? Je suis assez curieuse.
Tal'yin d'un sourire: Bien sûr!Mon clan s'intéresse paticulièrement aux plantes et nous les étudions parfois pour connaitre d'autres usages potentiels.
Lutsey: Intéressant. Je vous rendrai peut être visite pour en savoir plus.
Tal'yin: Ca sera avec plaisir.

Plus tard,

Lutsey et Tsylan étaient seuls à présent sur une colline flottante, admirant la beauté du paysage devant eux où d'autres collines flottaient au dessus d'une forêt s'étendant à perte de vue dans un ciel orangé. La colline en face d'eux possédait une cascade dont le chute d'eau s'abattit sur les arbres en dessous.

Lutsey: Tu le connais, Tsylan?
Tsylan: Un peu.
Lutsey: Seulement ou plus? Tu me caches quelque chose, je le vois à ton regard. Par ailleurs, ce garçon possédait d'étranges similitudes avec toi. Donc je répète ma question. Le connais tu?

Tsylan soupira, sachant que sa femme ne le lâcherait pas si elle n'avait pas ce qu'elle voulait

Tsylan:Je l'ai formé, c'est tout.
Lutsey: Tsylan...
Tsylan:Ok,ok! J'ai connu sa mère quand j'étais jeune. Elle était mon premier amour avant toi et on a eu une relation qui a duré deux ans avant qu'un évenement nous a séparé
Lutsey: Mais elle continue de te hanter. Je sens une partie d'elle en toi même si j'occupe ton coeur

Son mari resta silencieux à cette vérité. Il avait beau aimé Lutsey, une petite partie de son coeur était encore à Julia.

Lutsey: Je ne serai pas étonnée que ce garçon soit le vestige de cette relation passée.

Tsylan regarda sa femme avec surprise, ne s'attendant pas à une réponse aussi calme de sa part concernant ce sujet.

Tsylan: Possible.
Lutsey: Va donc falloir te racheter chéri pour cette tromperie.

Il comprit aussitôt d'où venait son calme en entendant cela.

Tsylan: Je ne te connaissais pas avant donc ça ne compte pas. Par ailleurs, je suis peut être stérile Lut.
Lutsey: Pourquoi donc?
Tsylan: Mon avatar a des gênes humains et peut être on a fait en sorte que je le sois. Par précaution.

A cela, il n'eut qu'un rire de la part de sa femme

Tsylan: Pourquoi tu ries?
Lutsey: Tu essayes d'échapper à mon étreinte chéri mais ça ne marche pas. Tu te rappelles de Neytiri?
Tsylan: La fille du chef et Tsahik des omatikayas ainsi que ta soeur adoptive.
Lutsey: Eh bien, elle attend un enfant du Toruk Makto.
Tsylan: Quoi?? Tu blagues?
Lutsey: C'est la vérité Tsy. Donc, il y a de grandes chances pour que tu ne le sois pas.
Tsylan: Par Eywa! Je te déteste Jake!

Cela fit rire Lutsey qui commençait déjà à concevoir un plan pour porter l'enfant de son partenaire. Quant à Tsylan, il se demandait ce que sa femme préparait.
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- pilote Avatar - Affinité Eywa : 36 - Niv. chasse : 6
par Tsany
#9330 - L'assassin à plusieurs visages - le 5 Juin 17 à 00h13
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Chapitre 12: L'agent et la na'vie

Il ouvrit les yeux de son sommeil profond et vit le couvercle gris éclairé d’une lumière bleutée avant que le caisson s’ouvrit devant un docteur l’informant de la durée du voyage et de leur arrivée sur Pandora.
Il flotta pour aller vers son casier où d’autres « collègues » venant tout juste de se réveiller également et qui firent les mêmes gestes.
D’un air neutre, il déverrouilla le casier où le nom « M.Keiyi" et regarda l'intérieur. IL y avait une blouse blanche, montrant son métier de couverture, un datapad, un sac contenant ses vêtements et une boite grise, seul héritage de sa mère défunte.

Après la conférence de sécurité,

Misoka était dans le laboratoire et commençait déjà l'étude sur les plantes de Pandora tout en écoutant de loin la conversation à côté.

"Euh...Ca va ?Je peux dire ce que je veux sur le journal de bord?"
" Oui. Il faut qu'on prenne l'habitude systématique de tout documenter. Tout ce qu'on ressent, tout ce qu'on voit.... Ca fait partie de la recherche.
"Et la science, c'est l'observation"

Il décrocha à ce moment de la conversation en voyant un homme dont la carrure laissait penser à un .militaire mais dont le visage reflétait une personne ayant son âge ou un peu plus âgé.
Dans sa main droite, il pouvait distinguer la fumée d'une cigarette. Qui était cet étrange personnage?
Il avait une sensation de déjà vu mais où?
Le personnage se présenta d'une manière assez formelle. Thalyen Ben... Ce nom résonnait dans sa tête comme un écho du passé. Mais où? Mère ou dans une ses archives?

Le scientifique décida de se lever et d'aller voir cet étrange personnage qui se mettait à l'écart des autres. en fumant sa cigarette. Par ailleurs, les autres semblaient partir vers la chambre de liaison en l'oubliant.
Il sortit du laboratoire et rejoignit cet homme à la chevelure bouclée noire et dont le visage montrait une personne assez jeune mais sa carrure montrait quelqu'un ayant déjà de l'expérience militaire ou sportive.

Misoka; Vous n'allez pas avec les autres?

Celui-ci le regarda sèchement avec ses yeux marrons

Homme: On dit bonjour déjà et on se présente d'abord. On ne t'as jamais appris la politesse, petit?

Le concerné serra la main pour retenir sa colère contre l'acceuil glacial et répondit aussi calmement que possible.

Misoka: Je m'apppelle Misoka Keiyi
Ben: Voilà qui est mieux. Je me nomme Thalyen Ben mais tu as du l'entendre.
Misoka: En effet.Pourquoi vous n'accompagnez pas les autres vers la chambre de liaison?.

Son interlocuteur prit une bouffée fumée avant de le lâcher.

Ben: Disons que je ne souhaite pas voir Augustine pour l'instant. J'ai eu ma dose de personne me traitant de débile
Misoka: Vous leur donnez un peu raison en agissant ainsi.
Ben: Tout est une question de point de vue
Misoka: Vous êtes venus pourquoi?

Sur ces paroles, il écrasa sa cigarette dans le cendrier

Ben: J'ai mes raisons, comme tout le monde.

Il n'obtiendrait rien de plus de sa part. Du moins, pour l'instant.

Quelques jours plus tard,

Misoka était à bord d'un Samson transportant lui ainsi que deux autres hommes qui devaient lui servir de garde. Assis au rebord, les pieds en l'air malgré l'avertissement des marins, il contempla le paysage devant lui tout en réfléchissant
Il jouait son rôle de scientifique en prétextant l'étude d'une plante en vue d'utiiser d'éventuels bienfaits sur Terre. En réalité, il attendait le moment pour pouvoir leur fausser compagnie et prendre contact avec les indigènes pour essayer de parlementer
Pendant qu'il était à cette réflexion, un grand poids survint à l'arrière qui destabilisa entièrement l'appareil. Surpris, il perdit l'équilibre et évita de tomber dans le vide en s'accrochant à la barre d'atterissage tandis que l'appareil commençait tout juste à retrouver l'équilibre.
Il avait les pieds dans le vide, son sac à dos rajoutait du poids à ses bras qu'ils devaient le soutenir du vide menaçant.
En tournant la tête, il vit un des marin occupé à tirer droit vers lui. Il lança un bref regard en cette direction et put voir une meute d'ikrans rassemblés en cercle.

Misoka: Merde!

A peine son juron terminé que la meute se déploya et une des créatures de couleur orange voler en lui, pointant sa gueule menaçante vers son bas du corps.près
Il évita de justesse en soulevant ses pieds et lâcha à ce moment pour tomber sur le dos juste avant qu'un autre Ikran se posa sur le rebord où il était, arachant la tête du marin à la mitraillette d'un coup de mâchoire puissant.
Misoka contempla, en tombant dans le vide,l'appareil se pencher dangereusement vers le côté gauche du Samson avant de le tourner à l'envers.
Tandis qu'il tentait de trouver quelque chose à quoi s'accrocher, l'agent pouvait entendre les bruits de métaux se tordant sous la violence du choc ainsi que les vitres brisés .
A la dernière minute, il parvint enfin à rattraper une branche et à retomber sur ses pieds. Il alla vers l'hélicoptère pour savoir s'il restait des survivants de l'attaque.
Un rapide regard lui suffit à constater qu'il était le seul à avoir survécu. Le pilote avait la tête ensanglantée tandis qu'il ne restait rien des marins l'accompagnant.
L'agent regarda l'état des commandes et constata, à sa déception, qu'elles étaient trop endommagées pouIl ouvrit les yeux de son sommeil profond et vit le couvercle gris éclairé d’une lumière bleutée avant que le caisson s’ouvrit devant un docteur l’informant de la durée du voyage et de leur arrivée sur Pandora.
Il flotta pour aller vers son casier où d’autres « collègues » venant tout juste de se réveiller également et qui firent les mêmes gestes.
D’un air neutre, il déverrouilla le casier où le nom « M.Keiyi" et regarda l'intérieur. IL y avait une blouse blanche, montrant son métier de couverture, un datapad, un sac contenant ses vêtements et une boite grise, seul héritage de sa mère défunte.

Après la conférence de sécurité,

Misoka était dans le laboratoire et commençait déjà l'étude sur les plantes de Pandora tout en écoutant de loin la conversation à côté.

"Euh...Ca va ?Je peux dire ce que je veux sur le journal de bord?"
" Oui. Il faut qu'on prenne l'habitude systématique de tout documenter. Tout ce qu'on ressent, tout ce qu'on voit.... Ca fait partie de la recherche.
"Et la science, c'est l'observation"

Il décrocha à ce moment de la conversation en voyant un homme dont la carrure laissait penser à un .militaire mais dont le visage reflétait une personne ayant son âge ou un peu plus âgé.
Dans sa main droite, il pouvait distinguer la fumée d'une cigarette. Qui était cet étrange personnage?
Il avait une sensation de déjà vu mais où?
Le personnage se présenta d'une manière assez formelle. Thalyen Ben... Ce nom résonnait dans sa tête comme un écho du passé. Mais où? Mère ou dans une ses archives?

Le scientifique décida de se lever et d'aller voir cet étrange personnage qui se mettait à l'écart des autres. en fumant sa cigarette. Par ailleurs, les autres semblaient partir vers la chambre de liaison en l'oubliant.
Il sortit du laboratoire et rejoignit cet homme à la chevelure bouclée noire et dont le visage montrait une personne assez jeune mais sa carrure montrait quelqu'un ayant déjà de l'expérience militaire ou sportive.

Misoka; Vous n'allez pas avec les autres?

Celui-ci le regarda sèchement avec ses yeux marrons

Homme: On dit bonjour déjà et on se présente d'abord. On ne t'as jamais appris la politesse, petit?

Le concerné serra la main pour retenir sa colère contre l'acceuil glacial et répondit aussi calmement que possible.

Misoka: Je m'apppelle Misoka Keiyi
Ben: Voilà qui est mieux. Je me nomme Thalyen Ben mais tu as du l'entendre.
Misoka: En effet.Pourquoi vous n'accompagnez pas les autres vers la chambre de liaison?.

Son interlocuteur prit une bouffée fumée avant de le lâcher.

Ben: Disons que je ne souhaite pas voir Augustine pour l'instant. J'ai eu ma dose de personne me traitant de débile
Misoka: Vous leur donnez un peu raison en agissant ainsi.
Ben: Tout est une question de point de vue
Misoka: Vous êtes venus pourquoi?

Sur ces paroles, il écrasa sa cigarette dans le cendrier

Ben: J'ai mes raisons, comme tout le monde.

Il n'obtiendrait rien de plus de sa part. Du moins, pour l'instant.

Quelques jours plus tard,

Misoka était à bord d'un Samson transportant lui ainsi que deux autres hommes qui devaient lui servir de garde. Assis au rebord, les pieds en l'air malgré l'avertissement des marins, il contempla le paysage devant lui tout en réfléchissant
Il jouait son rôle de scientifique en prétextant l'étude d'une plante en vue d'utiiser d'éventuels bienfaits sur Terre. En réalité, il attendait le moment pour pouvoir leur fausser compagnie et prendre contact avec les indigènes pour essayer de parlementer
Pendant qu'il était à cette réflexion, un grand poids survint à l'arrière qui destabilisa entièrement l'appareil. Surpris, il perdit l'équilibre et évita de tomber dans le vide en s'accrochant à la barre d'atterissage tandis que l'appareil commençait tout juste à retrouver l'équilibre.
Il avait les pieds dans le vide, son sac à dos rajoutait du poids à ses bras qu'ils devaient le soutenir du vide menaçant.
En tournant la tête, il vit un des marin occupé à tirer droit vers lui. Il lança un bref regard en cette direction et put voir une meute d'ikrans rassemblés en cercle.

Misoka: Merde!

A peine son juron terminé que la meute se déploya et une des créatures de couleur orange voler en lui, pointant sa gueule menaçante vers son bas du corps.près
Il évita de justesse en soulevant ses pieds et lâcha à ce moment pour tomber sur le dos juste avant qu'un autre Ikran se posa sur le rebord où il était, arachant la tête du marin à la mitraillette d'un coup de mâchoire puissant.
Misoka contempla, en tombant dans le vide,l'appareil se pencher dangereusement vers le côté gauche du Samson avant de le tourner à l'envers.
Tandis qu'il tentait de trouver quelque chose à quoi s'accrocher, l'agent pouvait entendre les bruits de métaux se tordant sous la violence du choc ainsi que les vitres brisés .
A la dernière minute, il parvint enfin à rattraper une branche et à retomber sur ses pieds. Il alla vers l'hélicoptère pour savoir s'il restait des survivants de l'attaque.
Un rapide regard lui suffit à constater qu'il était le seul à avoir survécu. Le pilote avait la tête ensanglantée tandis qu'il ne restait rien des marins l'accompagnant.
L'agent regarda l'état des commandes et constata, à sa déception, qu'elles étaient trop endommagées pour fonctionner.
Misoka; Dans tous les cas, j'aurai été face à cette situation. Bon, il faut que je me rappelle des consignes du programme.

Il espérait que sa rencontre avec les autochtones soient beaucoup plus pacifiques même s'il avait du mal à y croire.Chapitre 12: L'agent et la na'vie

Il ouvrit les yeux de son sommeil profond et vit le couvercle gris éclairé d’une lumière bleutée avant que le caisson s’ouvrit devant un docteur l’informant de la durée du voyage et de leur arrivée sur Pandora.
Il flotta pour aller vers son casier où d’autres « collègues » venant tout juste de se réveiller également et qui firent les mêmes gestes.
D’un air neutre, il déverrouilla le casier où le nom « M.Keiyi" et regarda l'intérieur. IL y avait une blouse blanche, montrant son métier de couverture, un datapad, un sac contenant ses vêtements et une boite grise, seul héritage de sa mère défunte.

Après la conférence de sécurité,

Misoka était dans le laboratoire et commençait déjà l'étude sur les plantes de Pandora tout en écoutant de loin la conversation à côté.

"Euh...Ca va ?Je peux dire ce que je veux sur le journal de bord?"
" Oui. Il faut qu'on prenne l'habitude systématique de tout documenter. Tout ce qu'on ressent, tout ce qu'on voit.... Ca fait partie de la recherche.
"Et la science, c'est l'observation"

Il décrocha à ce moment de la conversation en voyant un homme dont la carrure laissait penser à un .militaire mais dont le visage reflétait une personne ayant son âge ou un peu plus âgé.
Dans sa main droite, il pouvait distinguer la fumée d'une cigarette. Qui était cet étrange personnage?
Il avait une sensation de déjà vu mais où?
Le personnage se présenta d'une manière assez formelle. Thalyen Ben... Ce nom résonnait dans sa tête comme un écho du passé. Mais où? Mère ou dans une ses archives?

Le scientifique décida de se lever et d'aller voir cet étrange personnage qui se mettait à l'écart des autres. en fumant sa cigarette. Par ailleurs, les autres semblaient partir vers la chambre de liaison en l'oubliant.
Il sortit du laboratoire et rejoignit cet homme à la chevelure bouclée noire et dont le visage montrait une personne assez jeune mais sa carrure montrait quelqu'un ayant déjà de l'expérience militaire ou sportive.

Misoka; Vous n'allez pas avec les autres?

Celui-ci le regarda sèchement avec ses yeux marrons

Homme: On dit bonjour déjà et on se présente d'abord. On ne t'as jamais appris la politesse, petit?

Le concerné serra la main pour retenir sa colère contre l'acceuil glacial et répondit aussi calmement que possible.

Misoka: Je m'apppelle Misoka Keiyi
Ben: Voilà qui est mieux. Je me nomme Thalyen Ben mais tu as du l'entendre.
Misoka: En effet.Pourquoi vous n'accompagnez pas les autres vers la chambre de liaison?.

Son interlocuteur prit une bouffée fumée avant de le lâcher.

Ben: Disons que je ne souhaite pas voir Augustine pour l'instant. J'ai eu ma dose de personne me traitant de débile
Misoka: Vous leur donnez un peu raison en agissant ainsi.
Ben: Tout est une question de point de vue
Misoka: Vous êtes venus pourquoi?

Sur ces paroles, il écrasa sa cigarette dans le cendrier

Ben: J'ai mes raisons, comme tout le monde.

Il n'obtiendrait rien de plus de sa part. Du moins, pour l'instant.

Quelques jours plus tard,

Misoka était à bord d'un Samson transportant lui ainsi que deux autres hommes qui devaient lui servir de garde. Assis au rebord, les pieds en l'air malgré l'avertissement des marins, il contempla le paysage devant lui tout en réfléchissant
Il jouait son rôle de scientifique en prétextant l'étude d'une plante en vue d'utiiser d'éventuels bienfaits sur Terre. En réalité, il attendait le moment pour pouvoir leur fausser compagnie et prendre contact avec les indigènes pour essayer de parlementer
Pendant qu'il était à cette réflexion, un grand poids survint à l'arrière qui destabilisa entièrement l'appareil. Surpris, il perdit l'équilibre et évita de tomber dans le vide en s'accrochant à la barre d'atterissage tandis que l'appareil commençait tout juste à retrouver l'équilibre.
Il avait les pieds dans le vide, son sac à dos rajoutait du poids à ses bras qu'ils devaient le soutenir du vide menaçant.
En tournant la tête, il vit un des marin occupé à tirer droit vers lui. Il lança un bref regard en cette direction et put voir une meute d'ikrans rassemblés en cercle.

Misoka: Merde!

A peine son juron terminé que la meute se déploya et une des créatures de couleur orange voler en lui, pointant sa gueule menaçante vers son bas du corps.près
Il évita de justesse en soulevant ses pieds et lâcha à ce moment pour tomber sur le dos juste avant qu'un autre Ikran se posa sur le rebord où il était, arachant la tête du marin à la mitraillette d'un coup de mâchoire puissant.
Misoka contempla, en tombant dans le vide,l'appareil se pencher dangereusement vers le côté gauche du Samson avant de le tourner à l'envers.
Tandis qu'il tentait de trouver quelque chose à quoi s'accrocher, l'agent pouvait entendre les bruits de métaux se tordant sous la violence du choc ainsi que les vitres brisés .
A la dernière minute, il parvint enfin à rattraper une branche et à retomber sur ses pieds. Il alla vers l'hélicoptère pour savoir s'il restait des survivants de l'attaque.
Un rapide regard lui suffit à constater qu'il était le seul à avoir survécu. Le pilote avait la tête ensanglantée tandis qu'il ne restait rien des marins l'accompagnant.
L'agent regarda l'état des commandes et constata, à sa déception, qu'elles étaient trop endommagées pour fonctionner.
Misoka; Dans tous les cas, j'aurai été face à cette situation. Bon, il faut que je me rappelle des consignes du programme.

Il espérait que sa rencontre avec les autochtones soient beaucoup plus pacifiques même s'il avait du mal à y croire.Chapitre 12: L'agent et la na'vie

Il ouvrit les yeux de son sommeil profond et vit le couvercle gris éclairé d’une lumière bleutée avant que le caisson s’ouvrit devant un docteur l’informant de la durée du voyage et de leur arrivée sur Pandora.
Il flotta pour aller vers son casier où d’autres « collègues » venant tout juste de se réveiller également et qui firent les mêmes gestes.
D’un air neutre, il déverrouilla le casier où le nom « M.Keiyi" et regarda l'intérieur. IL y avait une blouse blanche, montrant son métier de couverture, un datapad, un sac contenant ses vêtements et une boite grise, seul héritage de sa mère défunte.

Après la conférence de sécurité,

Misoka était dans le laboratoire et commençait déjà l'étude sur les plantes de Pandora tout en écoutant de loin la conversation à côté.

"Euh...Ca va ?Je peux dire ce que je veux sur le journal de bord?"
" Oui. Il faut qu'on prenne l'habitude systématique de tout documenter. Tout ce qu'on ressent, tout ce qu'on voit.... Ca fait partie de la recherche.
"Et la science, c'est l'observation"

Il décrocha à ce moment de la conversation en voyant un homme dont la carrure laissait penser à un .militaire mais dont le visage reflétait une personne ayant son âge ou un peu plus âgé.
Dans sa main droite, il pouvait distinguer la fumée d'une cigarette. Qui était cet étrange personnage?
Il avait une sensation de déjà vu mais où?
Le personnage se présenta d'une manière assez formelle. Thalyen Ben... Ce nom résonnait dans sa tête comme un écho du passé. Mais où? Mère ou dans une ses archives?

Le scientifique décida de se lever et d'aller voir cet étrange personnage qui se mettait à l'écart des autres. en fumant sa cigarette. Par ailleurs, les autres semblaient partir vers la chambre de liaison en l'oubliant.
Il sortit du laboratoire et rejoignit cet homme à la chevelure bouclée noire et dont le visage montrait une personne assez jeune mais sa carrure montrait quelqu'un ayant déjà de l'expérience militaire ou sportive.

Misoka; Vous n'allez pas avec les autres?

Celui-ci le regarda sèchement avec ses yeux marrons

Homme: On dit bonjour déjà et on se présente d'abord. On ne t'as jamais appris la politesse, petit?

Le concerné serra la main pour retenir sa colère contre l'acceuil glacial et répondit aussi calmement que possible.

Misoka: Je m'apppelle Misoka Keiyi
Ben: Voilà qui est mieux. Je me nomme Thalyen Ben mais tu as du l'entendre.
Misoka: En effet.Pourquoi vous n'accompagnez pas les autres vers la chambre de liaison?.

Son interlocuteur prit une bouffée fumée avant de le lâcher.

Ben: Disons que je ne souhaite pas voir Augustine pour l'instant. J'ai eu ma dose de personne me traitant de débile
Misoka: Vous leur donnez un peu raison en agissant ainsi.
Ben: Tout est une question de point de vue
Misoka: Vous êtes venus pourquoi?

Sur ces paroles, il écrasa sa cigarette dans le cendrier

Ben: J'ai mes raisons, comme tout le monde.

Il n'obtiendrait rien de plus de sa part. Du moins, pour l'instant.

Quelques jours plus tard,

Misoka était à bord d'un Samson transportant lui ainsi que deux autres hommes qui devaient lui servir de garde. Assis au rebord, les pieds en l'air malgré l'avertissement des marins, il contempla le paysage devant lui tout en réfléchissant
Il jouait son rôle de scientifique en prétextant l'étude d'une plante en vue d'utiiser d'éventuels bienfaits sur Terre. En réalité, il attendait le moment pour pouvoir leur fausser compagnie et prendre contact avec les indigènes pour essayer de parlementer
Pendant qu'il était à cette réflexion, un grand poids survint à l'arrière qui destabilisa entièrement l'appareil. Surpris, il perdit l'équilibre et évita de tomber dans le vide en s'accrochant à la barre d'atterissage tandis que l'appareil commençait tout juste à retrouver l'équilibre.
Il avait les pieds dans le vide, son sac à dos rajoutait du poids à ses bras qu'ils devaient le soutenir du vide menaçant.
En tournant la tête, il vit un des marin occupé à tirer droit vers lui. Il lança un bref regard en cette direction et put voir une meute d'ikrans rassemblés en cercle.

Misoka: Merde!

A peine son juron terminé que la meute se déploya et une des créatures de couleur orange voler en lui, pointant sa gueule menaçante vers son bas du corps.près
Il évita de justesse en soulevant ses pieds et lâcha à ce moment pour tomber sur le dos juste avant qu'un autre Ikran se posa sur le rebord où il était, arachant la tête du marin à la mitraillette d'un coup de mâchoire puissant.
Misoka contempla, en tombant dans le vide,l'appareil se pencher dangereusement vers le côté gauche du Samson avant de le tourner à l'envers.
Tandis qu'il tentait de trouver quelque chose à quoi s'accrocher, l'agent pouvait entendre les bruits de métaux se tordant sous la violence du choc ainsi que les vitres brisés .
A la dernière minute, il parvint enfin à rattraper une branche et à retomber sur ses pieds. Il alla vers l'hélicoptère pour savoir s'il restait des survivants de l'attaque.
Un rapide regard lui suffit à constater qu'il était le seul à avoir survécu. Le pilote avait la tête ensanglantée tandis qu'il ne restait rien des marins l'accompagnant.
L'agent regarda l'état des commandes et constata, à sa déception, qu'elles étaient trop endommagées pour fonctionner.
Misoka; Dans tous les cas, j'aurai été face à cette situation. Bon, il faut que je me rappelle des consignes du programme.

Il espérait que sa rencontre avec les autochtones soient beaucoup plus pacifiques même s'il avait du mal à y croire.Chapitre 12: L'agent et la na'vie

Il ouvrit les yeux de son sommeil profond et vit le couvercle gris éclairé d’une lumière bleutée avant que le caisson s’ouvrit devant un docteur l’informant de la durée du voyage et de leur arrivée sur Pandora.
Il flotta pour aller vers son casier où d’autres « collègues » venant tout juste de se réveiller également et qui firent les mêmes gestes.
D’un air neutre, il déverrouilla le casier où le nom « M.Keiyi" et regarda l'intérieur. IL y avait une blouse blanche, montrant son métier de couverture, un datapad, un sac contenant ses vêtements et une boite grise, seul héritage de sa mère défunte.

Après la conférence de sécurité,

Misoka était dans le laboratoire et commençait déjà l'étude sur les plantes de Pandora tout en écoutant de loin la conversation à côté.

"Euh...Ca va ?Je peux dire ce que je veux sur le journal de bord?"
" Oui. Il faut qu'on prenne l'habitude systématique de tout documenter. Tout ce qu'on ressent, tout ce qu'on voit.... Ca fait partie de la recherche.
"Et la science, c'est l'observation"

Il décrocha à ce moment de la conversation en voyant un homme dont la carrure laissait penser à un .militaire mais dont le visage reflétait une personne ayant son âge ou un peu plus âgé.
Dans sa main droite, il pouvait distinguer la fumée d'une cigarette. Qui était cet étrange personnage?
Il avait une sensation de déjà vu mais où?
Le personnage se présenta d'une manière assez formelle. Thalyen Ben... Ce nom résonnait dans sa tête comme un écho du passé. Mais où? Mère ou dans une ses archives?

Le scientifique décida de se lever et d'aller voir cet étrange personnage qui se mettait à l'écart des autres. en fumant sa cigarette. Par ailleurs, les autres semblaient partir vers la chambre de liaison en l'oubliant.
Il sortit du laboratoire et rejoignit cet homme à la chevelure bouclée noire et dont le visage montrait une personne assez jeune mais sa carrure montrait quelqu'un ayant déjà de l'expérience militaire ou sportive.

Misoka; Vous n'allez pas avec les autres?

Celui-ci le regarda sèchement avec ses yeux marrons

Homme: On dit bonjour déjà et on se présente d'abord. On ne t'as jamais appris la politesse, petit?

Le concerné serra la main pour retenir sa colère contre l'acceuil glacial et répondit aussi calmement que possible.

Misoka: Je m'apppelle Misoka Keiyi
Ben: Voilà qui est mieux. Je me nomme Thalyen Ben mais tu as du l'entendre.
Misoka: En effet.Pourquoi vous n'accompagnez pas les autres vers la chambre de liaison?.

Son interlocuteur prit une bouffée fumée avant de le lâcher.

Ben: Disons que je ne souhaite pas voir Augustine pour l'instant. J'ai eu ma dose de personne me traitant de débile
Misoka: Vous leur donnez un peu raison en agissant ainsi.
Ben: Tout est une question de point de vue
Misoka: Vous êtes venus pourquoi?

Sur ces paroles, il écrasa sa cigarette dans le cendrier

Ben: J'ai mes raisons, comme tout le monde.

Il n'obtiendrait rien de plus de sa part. Du moins, pour l'instant.

Quelques jours plus tard,

Misoka était à bord d'un Samson transportant lui ainsi que deux autres hommes qui devaient lui servir de garde. Assis au rebord, les pieds en l'air malgré l'avertissement des marins, il contempla le paysage devant lui tout en réfléchissant
Il jouait son rôle de scientifique en prétextant l'étude d'une plante en vue d'utiiser d'éventuels bienfaits sur Terre. En réalité, il attendait le moment pour pouvoir leur fausser compagnie et prendre contact avec les indigènes pour essayer de parlementer
Pendant qu'il était à cette réflexion, un grand poids survint à l'arrière qui destabilisa entièrement l'appareil. Surpris, il perdit l'équilibre et évita de tomber dans le vide en s'accrochant à la barre d'atterissage tandis que l'appareil commençait tout juste à retrouver l'équilibre.
Il avait les pieds dans le vide, son sac à dos rajoutait du poids à ses bras qu'ils devaient le soutenir du vide menaçant.
En tournant la tête, il vit un des marin occupé à tirer droit vers lui. Il lança un bref regard en cette direction et put voir une meute d'ikrans rassemblés en cercle.

Misoka: Merde!

A peine son juron terminé que la meute se déploya et une des créatures de couleur orange voler en lui, pointant sa gueule menaçante vers son bas du corps.près
Il évita de justesse en soulevant ses pieds et lâcha à ce moment pour tomber sur le dos juste avant qu'un autre Ikran se posa sur le rebord où il était, arachant la tête du marin à la mitraillette d'un coup de mâchoire puissant.
Misoka contempla, en tombant dans le vide,l'appareil se pencher dangereusement vers le côté gauche du Samson avant de le tourner à l'envers.
Tandis qu'il tentait de trouver quelque chose à quoi s'accrocher, l'agent pouvait entendre les bruits de métaux se tordant sous la violence du choc ainsi que les vitres brisés .
A la dernière minute, il parvint enfin à rattraper une branche et à retomber sur ses pieds. Il alla vers l'hélicoptère pour savoir s'il restait des survivants de l'attaque.
Un rapide regard lui suffit à constater qu'il était le seul à avoir survécu. Le pilote avait la tête ensanglantée tandis qu'il ne restait rien des marins l'accompagnant.
L'agent regarda l'état des commandes et constata, à sa déception, qu'elles étaient trop endommagées pour fonctionner.
Misoka; Dans tous les cas, j'aurai été face à cette situation. Bon, il faut que je me rappelle des consignes du programme.

Il espérait que sa rencontre avec les autochtones soient beaucoup plus pacifiques même s'il avait du mal à y croire.

Plusieurs heures plus tard,

La fatigue commençait à se faire ressentir tandis qu'il voyait le jour commençait à tomber. Il devait trouver un abri mais comment trouver dans une forêt s'étendant à perte de vue ?
Il continua son errance en évitant soigneusement les plantes dangereuses grâce à sa connaissance dans la biologie de Pandora en priant pour ne pas tomber sur un des animaux dangereux
Enfin, il trouva un abri par l'intermédiaire d'une grotte, tout en croisant les doigts pour qu'il n'y ait aucun animal ait pu élire domicile.
Heureusement, il a dû tomber sur l'une des grottes inhabitées et a pu trouver même un petit coin tranquille où il avait une vision vers l'entrée
Il déploya un piége par l'intermédiaire de corde et prit une position afin que celui-ci puisse s'enrouler autour des jambes ou pattre d'un agresseur éventuel.
Par la suite, il mangea une partie de ses vivres avant de s'allonger pour s'endormir. Il utilisa son sac à dos comme d'un oreiller avant de fermer les yeux pour lancer sa déconnexion.

Une jeune na'vie receuillait les graines et plantes qu'elle avait besoin, quand elle a aperçu un individu étrange se promener . Elle posédait une longue chevelure noire tressée couvrant tout le long de son dos. Son regard mainifestait une personne particulièrement curieuse mais aussi une certaine expérience malgré l'âge. Une dague au flanc gauche, elle était vêtue d'un collier à feuille dont le milieu était couvert par un support servant à transporter de la nourriture transportable.
Une petite plume verte foncée était derrière son oreille gauche et elle portait un bas de couleur violet. Dissimulée par la végétation, elle l'observait avec intention cet étrange personnage.
Il portait d'étranges vêtements qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Qui était cet étrange personnage? Elle vit cinq doigts aux mains avec des yeux qui semblaient plus fins que les siens, ce qui l'intrigua davantage.

Na'vie : Quel étrange frère !

La jeune indigène le suivit, curieuse de cet étrange individu. En voyant le jour tombé, il se réfugia dans une grotte et elle lui emboita le pas.
Elle se colla à une paroi dissimulant sa présence et elle pouvait voir qu'il installait des cordes d'une façon à immobiliser l'intrus.
Pourquoi tant de méfiance? Cela l'intriguait. Puis, il s'allongea en se servant de l'objet qu'il avait de dos comme support pour sa tête avant de fermer les yeux.
En évitant le piège d'une enjambée bien soignée, elle s'assit, dos au mur, et regarda cet étrange frère avec intérêt avant que le sommeil envahit sa conscience.

Misoka croisa de nouveau Ben dans un couloir qui fumait une cigarette, au grand déplaisir de l'agent.

Misoka: Vous pouvez éteindre cela s'il vous plait?

Ben le regarda d'un oeil noir avant de terminer sa cigarette qu'il écrasa dans un cendrier pas loin.

Ben: On ne peut mêmepas fumer en paix! Que veux tu?

Il se retint de répliquer mais il avait des questions à poser sur cet étrange personnage qui ressemblait étrangement au coéquipier dont parlait sa mère quand il était jeune.

Misoka: Vous connaissez Julia Reiyi?

L'homme resta un moment silencieux, l'expression à la fois animé par le chagrin mais par la colère. Pourquoi?

Ben: Oui je la conaissais.Nous formions une équipe elle et moi.
Misoka: Il s'est passé quelque chose?
Ben: Ta mère.... M'a trahie.

Ce fut plus fort que lui et il donna un coup de poing au visage que Ben para d'un mouvement de bras.

Ben: Ta mère était loin d'être un ange. Il est temps que tu grandisses un peu.
Misoka: Ne me parlez pas comme si vous me connaissez.
Ben: Et toi, tu me poses une question assez intime. J'ai répondu à ta question et j'ai le droit à un coup de poing. Ne compte pas sur moi pour répondre à autre chose si tu agis ainsi.

Misoka aurait voulu le tabasser avec toute sa colère mais il semblerait qu'il soit bien plus fort et expérimenté que lui dans le domaine du combat.
Il préféra donc se calmer, pour l'instant.

Ben: Tu veux autre chose? J'ai des cours à suivre donc je ne vais pas rester longtemps.
Misoka: Oui. Je veux que vous m'entrainiez.

L'ancien militaire s'interrompit un instant et se tourna vers lui en rigolant

Ben: C'est une blague?
Misoka: Vous avez connu ma mère et elle vous a décrit comme le meilleur coéquipier qu'elle a eu et je pensais que vous connaissez quelques astuces que ma mère ignorait.

Son interlocuteur l'observa un instant silencieux, son sourire effacé. Il s'attendait à ce qu'il refuse et se moqua de lui. Etant donné la rancoeur qu'il portait manifestement pour sa mère mais il préférait essayer. Mais quelle était cette trahison dont il parlait?

Ben en soupirant: Ok. Je t'enseignerai quelques astuces que j'utilise mais libre à toi de les utiliser ou pas.

Misoka le regarda, les yeux écarquillés par la surprise. Il ne s'attendait pas à ce qu'il puisse céder aussi facilement. Quelles étaient ses raisons?

Ben: On commencera demain très tôt. Sois prêt. Quant à moi, j'ai un rendez vous qui m'attend. Si j'arrive en retard, je vais me faire tuer.

Sur ces paroles, il s'éloigna vers la salle de liaison, laissant un Misoka abasourdi mais satisfait du résultat surprenant de l'entretien.

Le jour était levé et l'étrange individu resta encore endormi.Elle avait beau essayer de le réveiller mais rien n'y parvint. La na'vi regarda le frère en face d'elle d'un air perplexe, ne comprenant pas les raisons de ce sommeil lourd.
Tout à coup,il ouvrit les yeux, la surprenant. Elle recula , sous l'émotion et se prit le piège. Handicapée par les cordes se nouant aux jambes, l'indigène perdit l'équilibre et tomba à la renverse, évitant de peu la tête mais elle se prit une bosse à l'épaule droit.

Na'vie: Aie!!

L'inconnu alla vers elle et s'empressa d'enlever les liens l'emprisonnant en s'excusant. Une fois libérée, elle s'éloigna de lui par réflexe, main vers son arme.

Misoka en levant les mains: Je ne cherche pas le conflit
Na'vie: Qui es tu?
Misoka: Je m'appelle Misoka. Et toi?

Na'vie parut hésitante avant de répondre finalment

Na'vie: Mon nom est Ta'lyin. De quel clan viens tu? Je n'ai jamais vu ni ces vêtements, ni ces objets
Misoka: Je peux comprendre ton incomphréension. Je suis un humain et ce que tu vois, est mon avatar
Na'vie étonnée: Pourquoi un deuxième corps?
Misoka: Disons que c'est une nécessité pour communiquer et explorer

Tal'yin la regarda, à la fois étonnée et curieuse. A quoi ressemblait donc ce nouveau corps? Pourquoi cette nécessité d'un deuxième?

Tal'yin: Ce n'est pas votre corps normal?
Misoka: Non. On est plus petit
Tal'yin: Plus petit?

L'agent se disait que c'était une opportunité en or pour lui de sympathiser avec les Na'vis par la curiosité de celle-ci dont le clan ne semblait pas avoir eu de contact avec la RDA avant lui.

Misoka : Ecoute, je te fais une proposition. Je t'apprends à connaitre mon peuple et en échange, tu fais de même pour le tien. Equitable, non?

Tal'yin la regardait, les oreilles et sa queue manifestait une profonde hésitation. Il espérait que la peur ne puisse pas prendre le pas sur la curiosité.

Tal'yin: Très bien. J'accepte.

Il sourit, posant beaucoup d'espérances dans ces jours d'échanges.

Le lendemain matin,

Il était très tôt le matin quand il avait reçu le message de Ben lui indiquant le lieu du rendez vous. Bien que les yeux étaient encore endormis, il se rendit au lieu rendez vous, c'est à dire la salle de gymnastique où il voyait Ben en train de s'entrainer avec des haltères avant de les ranger en le voyant.

Ben: Pas très matinale, toi!
Misoka: Vous me donnez rendez vous à 4h du matin!
Ben: Car je n'ai pas le choix. Les na'vis se lèvent au levée du jour, donc pas beaucoup de temps libre pour un entrainement. D'ailleurs, peux tu me donner un aperçu de ce que t'as appris ta mère?

Misoka inclina la tête pour lui montrer qu'il avait compris. Les deux se mettaient en position de combat et le jeune agent commença une série de coup de rapides afin de désorienter son adversaire afin de lui donner le coup le plus violent au ventre pour mieux le sonner.
Mais Ben parait ses coups sans grandes difficultés et ne manque pas de lui donner un crochet qui désorienta Misoka.
Il reprit ses esprits quelques secondes et tenta plusieurs séries de coups de pieds que son adversaire para avec minutie avant de nouveau le faire reculer par un coup de coude aussi rapide qu'imprévissible, coupant le souffle à Misoka qui recula de plusieurs pas tout en reprenant sa respiration.

Ben pendant qu'il se relevait: Tu sais te battre mais tu n'es pas précis dans tes coups en allant trop vite. Chaque coups a son importance et ne doit pas être négligé.

Il réfléchit sur ses paroles et décida de donner des coups plus calculés et parvint à le surprendre d'un coup de genou au ventre qu'il enchaina par une droite que Ben para avec sa main gauche avant de le faire reculer.

Ben: Voyons voir comment tu te défends maintenant.

Sur ces paroles, Ben lui donna un coup de poing que Misoka parvint à décaler mais il se rendit vulnérable pour le deuxième dont l'impact surprit le jeune agent et le sonna quelques instants. Mais il réussit à faire reculer d'un puissant coup de sa paume vers le diaphragme, coupant le souffle plusieurs instants Ben.

Ben : Pas mal. Venant du fils de Julia, je ne suis pas étonné. Tu sembles être capable de te défendre tout seul mais je peux te donner quelques conseils pour t'améliorer Toutefois, j'aimerais bien tester ta visée si ça ne te dérange pas. Suis moi

Sur ces paroles, ils sortirent de la salle pour se rendre dans une salle où se trouvait divers casques suspendus en hauteur d'un alignement très stricte, accrochés par une sorte d'aimant. Ils n'étaient pas couverts mais semblaient remplies de divers capteurs se concentrant au niveau du crâne.

Ben: Tu sais ce que c'est?

Misoka fit signe que non bien qu'il comprenait la nature de l'objet ce qui semblait amuser son interlocuteur.

Ben en prenant un des casques: N'apprends pas à un vieux singe à faire la grimace. Tiens, mets le.

Le jeune agent prit donc l'objet et le mit sur lui tandis que son instructeur du matin fit de même et donnait ses instructions orales

Ben: Entrainement tir, arme de poing. Durée 5 minutes avec cible, robots entrainements.. Décor, ville abandonnée

Sitôt ses instructions finies, il sentit une impulsion avant de se retouver devant une ville tout en ruine où les bâtiments montraient les signes des âges. Diverses flammes se manifestaient à l'intérieur et à l'extérieur des maisons et des caracasses de véhicules fumantes et de vélos dominaient les rues.
Ben était juste à côté de lui et marchait tranquillement, un DARD tenu par sa main droite. Il marchait à son rythme, aux aguets.
Un léger bruit de choc leur parvint aux oreilles ce qui mit leurs sens aux agets. Soudain, un robot apparut,reconnaissable par métal gris et qui protégeait la tête en forme de lampe où une lumière de couleur rouge manifestait une hostilité certaine. Dans sa tête et au niveau du bassin, divers tuyaux étaient présents, donnant un apercu de l'intérieur du corps protégé.Ses pieds ne comportaient que deux grands orteils puissants, portés par des jambes courbes, tenant également ses genoux.
Le robot n'eut pas le temps de se mettre en position de tir avec son fusil mitrailleur qu'une balle explosa sa lampe de fonction, le désactivant. En tournant le regard, il vit l'ancien pilote le bras tendue, pointant son arme vers l'endroit où était le robot auparavant.
Misoka fut surprit par la vivacité et la précision du tir de son entraineur. Sa mère lui en avait souvent parlé mais le voir était plus impressionnant.

Ben: Reste concentré. Ce n'est pas fini.

En effet, diverses lumières bleues commençaient déjà à apparaitre autour d'eux. Par réflexe, Misoka pointa un des des deux robots et le toucha au bras avant de tirer un nouveau vers la poitrine avant de se mettre derrière un obstacle pour éviter un barrage de tir. C'est en rechargeant qu'il s'apercçut qu'il n'avaitque deux rechargeur de quatre balles pour cinq robots.

Misoka: Merde!

Sur ces paroles, il chargea son arme et attendit la fin du balayage pour se lever et tira, essayant de viser la tête mais le rata de peu et dut esquiver un autre rafale par un roulade vers un ancien bureau dont les éclats de bois volèrent partout, rendant son abri de plus en plus précaire.
Enfin, la rafale s'arrêta et il se leva pour de nouveau tirer pour loger une balle au niveau des épaules avant d'en loger une autre dans la tête.
Cependant, il dut se recacher dans son fagile abri pour ne pas subir la rafale qui transforma le mobilier en plus que tas de bois.
A découvert et avec qu'une seule balle, il n'eut d'autre choix que de soigner son unique tir qui se logea au cou mais la rafale suivante arriva aussitôt, le touchant et une autre impulsion survint pour le faire revenir dans la réalité.

Il retira le casque, se retenant de le jeter par fustration. Il avait l'impression d'être considéré comme un gamin tandis que Ben retira calmement son casque.

Ben: C'est bien ce que je pensais. Tu manques d'expériences encore
Misoka: La ferme! J'ai plus d'expérience que vous le pensez!
Ben: Alors pourquoi tu as échoué?

Misoka serra ses poings mais baissa la tête, se sachant en tort. Il avait l'impression d'avoir trahi la confiance de sa mère qui l'avait entrainé.

Ben: Sache que chaque balle, chaque flèche, chaque projectile ou mouvement a son importance. Il ne faut absolument rien négligé.
Misoka: Pouvez vous m'apprendre à viser comme vous?

Il sourit d'une façon étrangement mélancolique avant de répondre

Ben: Il faudra bien passer son flambeau un jour. Bref, je vais voir ton niveau sur différentes armes. On repart?
Misoka: Oui

Toutefois, il était intrigué par cet étrange sourire. Quelle était sa signification?

Deux mois plus tard,

Misoka était de plus en plus intéressé par la culture que Tal'yin lui enseignait, fasciné par leur lien et le respect qu'ils ont avec la nature autour d'eux.
Lui qui n'a jamais connu de végétation et connaitre la beauté que la nature pouvait lui fournir en était encore plus qu'intéressé.
Par ailleurs, les connaissances des plantes que lui fournissaient Ta'lyin et la façon de récolter et de les exploiter pour diverses remèdes ou produit d'entretien sans en dégrader leur environnement renforçait sa curiosité envers eux.
Quant à Misoka, il enseignait à Ta'lyin sa langue ainsi que l'histoire qu'il connaissait en évitant de parler de parties plus sombres.
Il na'vait pas envie de perdre son seul contact envers les indigènes. De plus, il avouait qu'il s'était attaché à cette jeune Na'vi assez ouverte d'esprit et possédant de grandes compétences dans les plantes dont elle a réussi à lui transmettre sa passion pour les plantes qu'il n'utilisait que pour se couvrir.
Aujourd'hui, il se promenait pour recueillir des graines de pxorna ( graines explosives) afin d'aider pour le traitement de la peau.

Tal'yin: Tu m'as jamais parlé de toi en faite. Pourquoi es tu venu ici? Est ce simplement pour prendre contact avec notre peuple.
Misoka: En partie. Et je n'ai pas vraiment une histoire heureuse ma Ta'lyin

Elle s'interrompit et le regarda d'un air désolé, ses yeux montrant sa générosité d'esprit.

Tal'yin: Tu as perdu quelqu'un?

Le jeune agent préféra détourner le regard que plutôt y répondre. Son coeur se serra en pensant à sa mère disparue mais dont les traces étaient encore vivaces.

Misoka: Oui. Ma mère.
Tal'yin: Je suis désolée.

Misoka soupira d'un air mélancolique avant de sourire. Cela n'a pas du lui arriver depuis ce tragique épisode de sa vie.

Misoka: Tu ne pouvais pas savoir. Continouons. Ton clan attend ces graines à ce que tu m'as dit.
Tal'yin: Oui mais je me suis aussi dit qu'on pouvait...

Elle s'interrompit un instant en voyant des traces de Pa'li au sol, semblant fraiche.

Misoka; Ce n'est pas vieux.
Tal'yin: Un pa'li solitaire ne veut dire qu'une chose. C'est que c'est la monture d'un cavalier.

Le jeune agent regarda attentivement les traces, montrant effectivement une série de pas correspondant à un équidius seul.

Misoka: Tu es sûr? Il s'est peut être perdu.
Tal'yin: Nous sommes loin des terrains où les troupeaux fréquentent.

A peine eut elle fini sa phrase que l'animal sugit en se cabrant, obligeant Misoka à reculer d'une roulade sur le côté, se mettant à gauche de Tal'yin.
La bête eut juste poser ses pattes avant à terre qu' il sentit la pointe d'une lame sur son cou. Soudain, une femme sortit de de l'ombre, tenant une épée finement aiguisée et parfaitement harmonieuse. Elle avait des cheveux taillés de manière court de manière à ne pas dépasser son visage et ses yeux oranges renforçaient un côté autoritaire à son regard tout comme de sagesse, constrastant avec le jeune âge que son physique montrait. Elle avait un collier à feuille de couleur violet et avait un pagne de couleur vert où un fourreau vide se tenait au flanc gauche.

Femme: Que fais tu ici tawtute?

Misoka se releva doucement tandis que la lame suivait son mouvement, maintenant sa menace pesante au cou.

Tal'yin: Ma tsmukte, on ne voulait pas vous énerver. On vient juste chercher quelques graines et on part.
Femme: Ta présence ne me dérange guère ma soeur. C'est plutôt celui de ton compagnon.
Tal'yin: Il n'est pas méchant, tu as ma parole.
Femme: J'ai du mal à le croire. Les gens de son peuple n'ont pas montré un bon exemple de gentillesse à nôtre égard.
Tal'yin: Hein? Que veux tu dire?

La femme observa Misoka qui soutin son regard sans broncher. Il n'avait pas peur d'elle mais de ce qu'elle pourrait dire.

Joltsyn: La vérité nous rattrape toujours tawtute. Sache le. Ton peuple a manqué de détruire mon clan il y a longemps de cela, nous forçant à fuir notre foyer et à cacher notre présence. J'ai perdu mes parents durant l'attaque alors que je venais tout juste d'ouvrir mes yeux. Donne moi une seule bonne raison de t'épargner.

Tal'yin observa Misoka, l'incompréhension dans son regard, cherchant une explication.

Misoka d'un soupir: Je suis désolé pour vous. Mais sachez qu'un individu n'est pas responsable des actes de son peuple. Il y aura toujours des bons et mauvais. Je peux comprendre votre colère mais généralisez ne fera pas revenir vos parents.

La femme regarda un instant Misoka de son regard autoritaire avant de dégager sa lame pour des raisons mystérieuses.

Femme: Tu n'as pas tort tawtute. J'espère au moins que tes actes prouveront tes dires.

Sur ces paroles, elle rangea son arme tandis que Tal'yin observa Misoka, son regard se transforma en colère.

Tal'yin: Pourquoi tu m'as caché ça?
Misoka: Ecoute ma Tal'yin, je voulais ne pas te perdre.
Tal'yin: En tant qu'entrée dans mon clan pour mieux nous détruire?
Misoka: Non. Je ne veux pas te perdre en tant qu'amie.
Tal'yin: Arrête de me tromper!

Et elle s'éloigna d'eux, sous le regard désolé de Misoka et froid de leur interlocutrice.

Misoka: Pourquoi avez vous retiré votre lame?
Femme: Car j'ai appris récemment que ce sont les actes d'un individu qui nous permet de nous dire s'il est bon ou mauvais. Pas les faits passés de son peuple.
Misoka: Vous êtes étrangement sage pour votre âge.
Femme en souriant: On me le dit souvent. Et tu devrais rejoindre ton amie si tu ne veux pas la perdre.
Misoka: Je ne sais pas si c'est une bonne chose maintenant.
Femme: Tu ne peux pas savoir sans essayer.

Misoka réflechit un instant avant d'approuver de la tête les dires de l'étrange femme. Il commença à suivre les traces de Tal'yin quand il se tourna vers elle.

Misoka: Je m'appelle Misoka en faite. Quel est votre nom?
Joltsyn: Joltsyn Koltyan Silwynä ite. Mais tu peux simplement retenir Joltsyn.
Misoka: Eh bah, esperons que notre prochaine rencontre soit plus joyeux.
Joltsyn: Nous verrons cela le moment venu.

Tal'yin courrut longuement avant d'arriver une rivière où elle s'assit, complétement déboussolée. Elle avait cru en ce qui lui racontait. Les oeuvres d'art, l'astronomie, les langues.... Mais savoir que les Sawtute ne sont que des exterminateurs, brisant des vies pour faire fonctionner leur système avaient brisé son intérêt pour ce peuple qu'elle pensait ingénieuse et magnifique.
Une voix familière lui parvint à ses oreilles. Celle de Misoka

Misoka: Tal'yin...
Tal'yin d'un ton sec: Laisse moi tranquille.

Il s'assit à côté d'elle, conservant une distance pour respecter son espace privé mais pas loin tout de même.

Misoka: Je peux comprendre ta colère mais je tiens à te dire que nous ne sommes pas tous comme ça. Certains se soulèvent même contre ce que ton peuple subit.
Tal'yin: Comment pourrais je te croire?
Misoka: Ma parole ne vaut ce qu'elle vaut. Mais je peux t'assurer que nous ne sommes pas tous comme ça. Ma mère a perdu ses parents à cause de la RDA et a consacré sa vie à lutter contre elle avec le clan dont je fais parti.
Tal'yin: Pourquoi ne sont ils pas ici?
Misoka: Notre planète est très éloignée de la vôtre. Il nous faut cinq années pour venir ici, d'autant qu'il est difficile d'acqérir un transport que la RDA monopolise.
Tal'yin: C'est quoi la RDA?

Misoka lui expliqua donc tout ce qu'il savait sur l'organisme et son ambition pour la planète.

Tal'yin: C'est donc eux les méchants?
Misoka: Oui.
Tal'yin: Et ta mère? Elle n'est pas ici?

Misoka baissa la tête et resta silencieux en repensant à ce triste souvenir.

Misoka: Elle est morte.

Tal'yin regarda son ami avec compassion, n'ayant pas pas perdu ni sa mère, ni son père, elle avait du mal à mesurer la douleur de son interlocuteur.

Tal'yin: Et ton père?
Misoka: Je ne le connais pas. J'ignore s'il est en vie ou mort.
Tal'yin: Ca doit être difficile de ne pas le connaitre.
Misoka: Je me suis habitué avec le temps.

Tal'yin se releva et alla vers Misoka avant de s'asseoir pas loin de lui. Elle mit sa tête sur l'épaule droite de son ami, à la grande surprise de de celui-ci. Néanmoins, il ne protesta pas.

Tal'yin: Je suis désolée d'avoir agi ainsi. Je n'imaginais pas que vous soyez si divisés en tant que peuple, ni ce que tu as subi.
Misoka: Ne le sois pas.

Ils restèrent un long moment ainsi, silencieux, les yeux fermés et plongés dans leurs pensées.

Misoka abattit enfin le dernier robot avec l'arme lui posant problème dans la gestion des munitions, le fusil mitrailleur sous le regard de son tuteur.

Ben: Tu sembles maitriserce que je t'ai enseigné. Je n'ai plus rien à t'apprendre.
Misoka: Vous êtes un bon professeur.

Ben lui sourit, animé par une certaine fierté.

Ben: Il ne revient plus qu'à toi de savoir les utiliser à bon escient.
Misoka; Je n'oublierai pas et merci encore.
Ben: Je t'en prie.
Misoka: Puis je vous poser une question avant qu'on mette fin à la session?
Ben: Quoi donc?
Misoka: Vous avez eu quelle relation avec ma mère?
Ben: Pourquoi donc?
Misoka: Elle parlait de vous toujours avec un sourire mais je voyais parfois une larme glissée de ses yeux.
Ben: On a une relation simplement amicale. Je lu rendais service et elle faisait de même.
Misoka: Une grande amitié alors.
Ben: Oui. Jusqu'à ce qu'elle me trahisse mais je ne vais pas te troubler avec cette histoire.

Plusieurs jours plus tard,

Tal'yin regarda le cortège humain aller vers leur grand oiseau de métal avec un regard sévère. La bataille del'Arbre des Ames l'avait profondément traumatisé du à la vision de nombreux frères et soeurs mourir sous ses yeux sans qu'elle ait pu faire quelque chose pour les aider. Les projectiles de la mort tuant sans aucune pitité assassinèrent les uns tandis que les flèches de feus qui fauchèrent par des explosions et flammes d'autres.
Toutefois, la présence du Toruk Makto et chef des omatikayas, humains également ainsi que les scientifiques restés, regardant les membres de leur peuple s'éloigner la laissa perplexe. Devrait elle les pardonner grâce à leurs actions?

Voix: Content de te voir Tal'yin

Elle sortit de ses pensées et regarda le tawtute le regardant avec un sourire. Il lui rappelait Misoka étrangement.

Misoka: Mon avatar est si différent de mon corps humain?

Le visage de la Na'vi s'éclaira aussitôt

Tal'yin: Misoka!!

La jeune guerrière voulait la serrer dans ses bras mais elle se disait que le corps humain devait être plus fragile et préférait éviter. Elle se contenta donc d'un sourire radieux

Misoka: Désolé pour l'absence mais j'ai eu des petites contraintes entre-temps.
Tal'yin: Ca ne fait rien! Je suis contente que tu sois en vie.
Misoka: Et moi donc!

Elle s'abaissa à lui et lui tendit sa main grande au vu de la main de Misoka. Celui-ci tendit a main gauche et elle le serra tendrement, partageant un moment silencieux où les deux se regardaient avec un sourire. De la complicité ou un autre sentiment?
Soudain, une voix familière coupa ce moment unique.

Voix: Tu as une copine, Misoka! Peux tu me la présenter?
Voix femme: J'espère que tu comptes faire de même pour moi?

Ils tournèrent la tête et virent Ben accompagné d'une femme ressemblant à Joltsyn en tout point mise à part qu'elle portait un bandeau où figurait un corps d'Ikran de couleur rouge et jaune. Elle portait des lanières couvrant sa poitrine et avait un pagne de couleur bleu foncé.

Tal'yin: Tu connais ces personnes Misoka?
Misoka: Du moins, l'homme. C'était un ami de ma mère.
Ben: Je me nomme Tsylan jeune fille et je vous présente Lutsey, olo'eyktan des Soltyisas

Misoka et Tal'yin sursautèrent en entendant le mot et se mirent dans une position plus respectueuse.

Tal'yin: Je me nomme Tal'yin Siltya Niä ite
Misoka: Et moi, Misoka Reiyi.

Lutsey observa attentivement Misoka d'un regard autoritaire.

Lutsey: J'ai des choses à apprendre encore sur toi, ma yawnetu.
Misoka: Quoi? C'est votre....
Lutsey: Partenaire? Oui mais il aime bien le cacher.
Tsylan: Merci encore Lutsey
Lutsey: Enchantée de faire votre connaissance en tout cas.
Misoka: Si je peux me permettre ma Lutsey, je vous trouve jeune pour le rôle.
Lutsey: L'âge est parfois trompeur mais je ne t'en veux pas. C'est une remarque qu'on me dit souvent. Tal'yin, je n'ai jamais entendu de votre clan jusque là. Peux tu m'en dire plus? Je suis assez curieuse.
Tal'yin d'un sourire: Bien sûr!Mon clan s'intéresse paticulièrement aux plantes et nous les étudions parfois pour connaitre d'autres usages potentiels.
Lutsey: Intéressant. Je vous rendrai peut être visite pour en savoir plus.
Tal'yin: Ca sera avec plaisir.

Plus tard,

Lutsey et Tsylan étaient seuls à présent sur une colline flottante, admirant la beauté du paysage devant eux où d'autres collines flottaient au dessus d'une forêt s'étendant à perte de vue dans un ciel orangé. La colline en face d'eux possédait une cascade dont le chute d'eau s'abattit sur les arbres en dessous.

Lutsey: Tu le connais, Tsylan?
Tsylan: Un peu.
Lutsey: Seulement ou plus? Tu me caches quelque chose, je le vois à ton regard. Par ailleurs, ce garçon possédait d'étranges similitudes avec toi. Donc je répète ma question. Le connais tu?

Tsylan soupira, sachant que sa femme ne le lâcherait pas si elle n'avait pas ce qu'elle voulait

Tsylan:Je l'ai formé, c'est tout.
Lutsey: Tsylan...
Tsylan:Ok,ok! J'ai connu sa mère quand j'étais jeune. Elle était mon premier amour avant toi et on a eu une relation qui a duré deux ans avant qu'un évenement nous a séparé
Lutsey: Mais elle continue de te hanter. Je sens une partie d'elle en toi même si j'occupe ton coeur

Son mari resta silencieux à cette vérité. Il avait beau aimé Lutsey, une petite partie de son coeur était encore à Julia.

Lutsey: Je ne serai pas étonnée que ce garçon soit le vestige de cette relation passée.

Tsylan regarda sa femme avec surprise, ne s'attendant pas à une réponse aussi calme de sa part concernant ce sujet.

Tsylan: Possible.
Lutsey: Va donc falloir te racheter chéri pour cette tromperie.

Il comprit aussitôt d'où venait son calme en entendant cela.

Tsylan: Je ne te connaissais pas avant donc ça ne compte pas. Par ailleurs, je suis peut être stérile Lut.
Lutsey: Pourquoi donc?
Tsylan: Mon avatar a des gênes humains et peut être on a fait en sorte que je le sois. Par précaution.

A cela, il n'eut qu'un rire de la part de sa femme

Tsylan: Pourquoi tu ries?
Lutsey: Tu essayes d'échapper à mon étreinte chéri mais ça ne marche pas. Tu te rappelles de Neytiri?
Tsylan: La fille du chef et Tsahik des omatikayas ainsi que ta soeur adoptive.
Lutsey: Eh bien, elle attend un enfant du Toruk Makto.
Tsylan: Quoi?? Tu blagues?
Lutsey: C'est la vérité Tsy. Donc, il y a de grandes chances pour que tu ne le sois pas.
Tsylan: Par Eywa! Je te déteste Jake!

Cela fit rire Lutsey qui commençait déjà à concevoir un plan pour porter l'enfant de son partenaire. Quant à Tsylan, il se demandait ce que sa femme préparait.
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par Tsany
#9343 - L'assassin à plusieurs visages - le 3 Juil. 17 à 00h26
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Chapitre 13: Entrianements

Moi: Pourquoi tu ne m'accompagnes pas maman?

On était dans la salle de bain tandis qu'elle me coupait les cheveux avec lenteur et précision pour éviter de me blesser.

Manam: Ma vie a été et est ici ma chérie. De plus, ma disparition risque d'éveiller les soupçons de la RDA qui peuvent lancer un avis de recherche à mon encontre. Et cela les aurait mené à toi, ce que je refuse d'envisager.
Moi: Mais si tu changeais d'identité et de physique comme moi?
Maman: Ce n'est pas aussi simple. Voilà, comment tu trouves?

Je regardais le miroir devant moi, ma peau bizarrement plus foncée que maman avec les chevex noirs courts mettant en valeur mes yeux verts émeraudes. Mais je n'avais pas la tête à ça.

Moi: Maman! Tu ne vas pas rester ici! Tu vas mourir!

Elle eut une réponse qui me marquera à jamais.

Maman: Si ça devait être le cas, je l'accepterai. Ma place est ici ma fille, pas toi. Tu as tant de choses à vivre et à connaitre et je refuse que tu sois entravée par une guerre civile.

Je baissais les yeux, comprenant que je n'arriverais pas à la faire changer d'avis.

Naltsyn: Des paroles bien sages/

Je me retournais vers la Na'vi et la toisa avec colère

Moi: Comment tu peux dire ça? C'est ma mère!!!!!
Naltsyn: Je sais. Mais elle a choisi de se sacrifier pour toi et je comprends le poids de cette décision.
Moi: Comment tu peux le savoir??? Tout ce qui t'importe, c'est de retrouver ta foutue planète!

Elle resta étrangement calme devant moi, ce qui me surprenait.

Naltsyn: En effet, ma terre natale me manque mais tu t'éloignes du sujet.
Moi: Mon oeil!!!

Sur ces paroles, je m'éloignais d'elle d'un regard énervé et je parcourais le bas du Kelutral en courant un petit moment, me permettant de reprendre mon calme. A ce moment là, je vis celle-ci mais transparente, telle une fantôme, son visage toujours couvert par sa capuche.

Faucheuse: Tu ne me retiendras jamais indéfiniment, Kendra
Moi: Peut être mais j'espère être prête pour t'éliminer!

Cela eut pour réponse que de la faire rire

Faucheuse: Me tuer revient à te suicider et tu le sais d'ailleurs.

Je préférais ne pas répondre à cette évidence et tourna la tête pour éviter de la regarder. Ce fut alors que je vis une femme aux cheveux longs et noirs. Ou plutôt une jeune fille qui devait avoir mon âge d'après son physique.
Elle avait une sorte d'accessoire ressemblant étrangement à sa mère, même à la couleur ! Ce dernier était complété d'un pagne de couleur vert clair.
L'adolescente était avec un petit garçon qui s'amusait avec un ikran en bois, sans doute un jouet. C'était étrange. J'avais l'impression de voir un éclat orange dans leurs yeux. Seraient ils....

Naltsyn: Oui ma Kendra. Ce sont mes enfants.

J'étais totalement surprise d'entendre la voix de Naltsyn que je tombais à la renverse, ce qui surprit celle-ci à en juger par ses oreilles et sa queue.

Naltsyn: Pourquiu cet étonnnement?

En faite, je m'attendais à entendre la Faucheuse et non elle. Et surtout d'apprendre une information aussi importante!

Naltsyn: Kendra.... Je t'avais prévenu la concernant.
Moi: Je sais... Que sont devenus tes enfants ?

J'essayais de changer de sujet tout en essayant d'en apprendre plus sur ma locataire.

Naltsyn: Je suis désolée ma Kendra mais je ne peux pas répondre à cette question.
Moi: Pourquoi?
Naltsyn: Je ne suis pas encore prête.
Moi: Ok.

Je regardais les enfants en comprenant peu à peu les paroles de Naltsyn précédement. Peut être avait elle du faire un sacrifice pour que ceux-ci aient pu vivre.


Maman: Ma chérie, je voudrai te demander un service.

Je la regardais, étonnée et curieuse.

Moi: Quoi donc, maman?
Maman: Je veux te couvrir les yeux pour te garantir le meilleur camouflage possible, à défaut des lentilles

En effet, Naltsyn ne supportait pas trop de devoir en porter, disant que les yeux n'ont pas à être caché par de vulgaires passe-partouts. Ou l'art de compliquer les choses.

Moi: Aie!!!!

En effet, je me pris une jolie tape à l'arrière la tête.

Moi: Ca fait mal!
Naltsyn: Ca t'apprendra à dire des bêtises.
Moi: Mais c'est la vérité! Aie!!! A cause de cela, j'ai du sortir un bête mensonge! Comme quoi, je ne supportais pas d'en porter!

Je me repris un autre. Bon sang! Ca faisait mal !

Naltsyn: Tu ne l'as pas démérité
Moi: Ca dépend des critères.

Moi: Même au combat?
Maman: Je préfère.
Moi: Mais... Comment je vais faire?

Maman me regarda un instant silencieuse avant de répondre.

Maman: Demande à ton amie na'vie si elle peut t'aider.
Moi: Tu n'as... Attends, tu connaissais son existence?
Maman: Peu de temps avant que la Cause ne t'enlève et tue ton père. Je la connais très peu et je ne suis pas en très bon termes avec elle. D'ailleurs, c'était elle qui ne voulait porter de lentilles n'est ce pas?
Moi: Que... Euh...

Que dire?

Moi: C'est vrai Naltsyn?
Naltsyn: Oui. L'instinct maternel de ta mère me présente comme un danger pour toi et quand elle a appris mon existence, elle m'a menacé.
Moi: Et ça c'est terminé comment?
Naltsyn: Ton oncle est intervenu et on a eu une conversation intéressante lui et moi.

Bordel!!! Lui aussi était au courant!

Moi: Et vous avez discuté de quoi?
Naltsyn: De choses qui ne t'intéresseraient pas.
Moi: Et comment tu peux le savoir?

Elle me regarda avec son regard froid, me montrant qu'elle ne changerait pas d'avis. Et encore des secrets... Fallait croire que c'était sa spécialité!


Maman: Lui as tu demandé?
Moi: Je pense qu'elle y réfléchit maman.

En effet, Naltsyn semblait réfléchir à en juger par son silence. Enfin, elle donna sa réponse après un long moment d'attente.

Naltsyn: Je peux t'aider Kendra si tu le souhaites. Mais il faudra que tu acceptes mon entrainement.
Moi: Et laisse moi deviner... Ce n'est pas facile?
Naltsyn: Non. Mais ça te permettra de connaitre un peu plus mon peuple.

Cet argument m'intéressait et ce n'était pas pour rien si ma locataire l'utilisait. Et de toute manière, je ne pouvais pas faire autrement car je me voyais mal arriver à marcher correctement et même à me battre avec les yeux bandés.

Moi: Ok.
Naltsyn: Très bien. On commencera quand ton corps sera en repos pour le voyage. Ca nous laissera le temps de t'entrainer jusqu'à la maitrise de tes sens..

Ca promet déjà... Je me prends aussitôt une claque derrière la tête.

Moi: Aie!!!!!
Naltsyn: Ne râle pas!

Moi en me frottant l'arrière de ma tête: Elle a accepté finalement

Maman sourit, mais celui-ci semblait triste et je crus voir une larme glisser de son oeil droit qu'elle s'empressa d'essuyer.

Maman: Je voudrai lui parler un instant si tu permets.

Je communiquais la demande à Naltsyn qui, curieuse, prit ma place. Je me demandais bien ce qu'elles allaient se dire.


Les yeux verts de Kendre fut aussitôt remplacés par des yeux oranges et par un regard trop adulte pour une adolescente.

Naltsyn: Vous m'avez demandé mère de Kendra?
Maman: Oui. Tu es une nariyä tunti n'est ce pas?

Cette réponse surprit au plus haut point la guerrière.

Naltsyn: C'est mon clan natal, en effet. Comment l'avez vous su?
Maman: Tes yeux. Ce sont l'une des caractéristique de votre clan. Mon travail consistant à choisir et à superviser les candidats du programme Avatar, je me devais de connaitre un peu les différents clans connus pour adapter les cours du programme ainsi que les tests.
Naltsyn: J'avais oublié que vous occupez une place importante au sein de la RDA.

Moi: Ou tu t'en foutais.

Je me repris une autre baffe à l'arrière de la tête.

Moi: Aie!!! Mais c'est la vérité! Aie!

Et une autre claque en plus. Bon sang, qu'elle est susceptible!

Naltsyn: Avez vous quelque chose à me demander?
Maman: Oui. Je veux que tu me fasses une promesse.
Naltsyn: Laquelle?
Maman: Protège Kendra. Tu sais mieux que moi que Pandora est loin d'être un endroit paisible et les choses sont amenés à se compliquer davantage.
Naltsyn: Que voulez vous dire?

Maman poussa un long soupir, des cernes sur ses yeux montraient des heures nocturnes difficiles.

Maman: Les relations entre nous et ceux de ton peuple se sont considérablement dégradés. Plusieurs clans dont le tien ont déjà disparu par des raids préventives mais ça ne fait pas l'effet dissuasif escompté.
Naltsyn: Nous sommes des combattants, pas des victimes se laissant oppresser sans combattre. Vous ne faites que davantage attiser notre hostilité et notre esprit combatif.
Maman: Je sais et c'est pour cela que je veux que tu protèges Kendra. De la planète mais aussi de cette relation tendue. Ainsi que d'elle même.
Naltsyn: Vous avez peur qu'elle risque d'agir sans réfléchir.
Maman: En effet et je ne peux plus veiller sur elle. Je compte sur toi pour me remplacer.
Naltsyn: Je le faisais déjà avant mais vous avez ma parole.
Maman d'un sourire: Je te remercie.


J'étais asisse en tailleur, semblant me concentrer sur quelque chose mais quoi?

Voix féminine: Tu dois pouvoir ouvrir ton esprit à Eywa.

Ouvrir à Eywa? C'était quoi cette histoire? Un autre souvenir de Naltsyn peut être.

Moi: C'est ce que je fais ma Tsahik. Mais rien ne se produit!

Je me sentais naitre une certaine impatience et agacement en moi. Ma queue s'agitant dans tous les sens trahissaient mes sentiments. Pas de doute, c'était une vision du passé de ma locataire.

Tsahik: Tu n'es pas calme. Détends ton esprit agité et laisse les énergies te parvenir. Tu dois te montrer patiente.

Je soupirais mais je ne protestais pas, obéissant à ses consignes.Pendant un long moment, je ne sentais rien mais je ne laissais pas mes sentiments obscurcir ma concentration. Enfin, je sentais une énergie. Celle d'un prolémuris allant d'arbre en arbre à la quête de nourriture. Puis, un autre jusqu'à percevoir tout le groupe. Par la suite, ce sont d'autres espèces. Les Ikrans chassant, dont leurs appétits m'étaient perceptibles, les Titatonausaures se battant pour une question de territoire, le Thanator affamé choisissant sa proie, les hexapodes broutant et les loups vipères en quête de nourriture pour leur groupe et petits.
Tant d'énergies, tant de vies.

Tsahik: Que sens tu?
Moi: La vie de la forêt.
Tsahik; Tu es capable de sentir tes frères mais sens tu aussi la vie des plantes?
Moi: Non.
Tsahik: Ce n'est pas grave. Leurs énergies sont plus difficiles à percevoir car ils n'agissent pas comme nous et nos frères de la forêt. Mais déjà que tu puisses sentir les énergies autour de toi est déjà un bon début.

Je ne pus m'empêcher de sourire, satisfaite de moi. Et j'ouvris enfin les yeux pour faire face à une Na'vi d'une quarantaine d'année à en juger par ses rides et portant une tenue de cérémonie formé par des demi cercles rouge finement tissé, montrant un rôle spirituel

Tsahik: Mon fils a été sage dans son choix.
Moi: Ce n'est pas une question de sagesse ma Tsahik! Nous nous aimons et il n'y a rien d'autre qui rentre en compte!
Tsahik: Alors, Eywa a su vous guider.

Je ne partageais pas mon avis pour ma part au contraire de Naltsyn qui lui fit un sourire.

Moi: Et je suis fière du rôle qu'elle m'a choisi!

Sentir les énergies vitaux? C'était peut être que ça que Naltsyn voulait m'enseigner. Mais alors, c'était une Tsahik?

Plusieurs mois plus tard,

Pour masquer davantage mon identité, maman m'a attribué un appartement de deux pièces que j'occupais seule.
Si on n'était pas dans une situation aussi dangereuse, j'aurai été heureuse qu'elle m'ait donné autant de libertés!
Ce fut ainsi que je passais ma formation au programme avec une telle facilité que je me consacrais davantage mon esprit à l'entrainement avec ma locataire qui m'apprit à perfectionner mes sens.

Moi: Naltsyn... Je peux te demander quelque chose?
Naltsyn: Oui?
Moi: Peux tu m'enseigner comment ressentir les énergies vitales?

Elle me fit par un sourire

Naltsyn: C'est prévu ma Kendra.


Plusieurs mois plus tard,

J'étais dans le train m'emmenant au statioport avec un certain déchirement. Bien que la mission indiquait six années sur Pandoa, j'étais certaine de ne plus jamais revenir dans ma planète natale.

Je ressentais l'énergie de chaque personne, que ça soit à l'intérieur ou l'extérieur. Par ailleurs, je ne sentais aucune autre vie que celles des humains, ce qui me fit comprendre un peu le point de vue de Naltsyn envers la ville où je suis née.
Parmi toute cette énergie, il n'y en avait qu'une qui m'intéressait.

Delane regarda le train magnétique s'éloigner avec une certaine tristesse mais elle était heureuse car sa fille prendrait enfin son envol. Des larmes glissa de ses yeux tandis que le véhicule transportant sa fille vers son destin s'éloignait de sa vision

Même si le train s'éloignait, je ne pouvais pas m'empêcher de rester concentrer sur l'énergie de ma mère qui devenait de plus en plus difficile à percevoir. Mais je pouvais voir qu'elle s'était immobilisée devant un groupe d'individus, me faisant craindre le pire. Puis, elle disparut, aussi faciliement qu'une flamme sur une bougie qu'on venait de souffler.
Je sentais un grand poids dans mon coeur tandis que des larmes se glissaient dans ma joue. Je ne pouvais pas le croire et pourtant, ça venait de se passer. Ma mère était morte.

A ce moment là,je sentais des énergies semblant bouger dans le train comme pour contrôler les personnes.
Enfin, ils arrivèrent à mon wagon, me rendant plus nerveuse. J'avais les papiers en règle mais tout pouvait arriver. Je les sentais parcourir le wagon, contrôlant sans doute les passagers.

Naltsyn: Ils doivent sans doute te chercher. Ils semblent très concentrés dans leurs tâches, comme s'ils cherchaient quelque chose.

Les propos de Naltsyn se confirmèrent quand j'entendis brièvement une de leurs conversations montrant qu'il cherchait "peut être qu'ici"
Je m'étais teint en un jaune claire pour tromper des contrôles comme celle-ci. Mais je ne pensais pas que ça allait suffire.
Enfin, on contrôla mon billet ainsi que ma carte d'identité et je remarquais qu'il y a eu long moment de silence, ce qui n'arrangeait pas mon angoisse.

Naltsyn: Il est soupçonneux.
Moi: Merci capitaine obvious! Je ne l'avais pas compris!

Voix: Tout est en règle. Bon voyage.
Moi:Merci

J'attendis qu'ils soient éloignés pour souffler.

Voix féminin: Vous allez sur Pandora?

La voix montrait une certaine curiosité et elle venait de la femme en face de moi. Peut être de la cinquantaine au vu du timbre mais je ne pouvais pas être sûre.

Moi: Qu'est ce qui vous fait dire ça?
Voix féminin: J'ai remarqué le logo de la RDA sur votre billet ainsi que le secteur "Alpha Centuri".

Merde... Ca se voyait tant que cela?

Moi: Vous êtes observatrice.
Femme: Ca faisait partie de mon métier. Je me nomme Elena et toi?
Moi: Enza
Femme: Enchantée Enza. Il se trouve que je vais à la même destination que toi.

Naltsyn: Cette femme est étrange.
Moi: Pourquoi?
Naltsyn: Elle semble avoir une affection pour toi. Presque maternelle mais j'ignore la raison.
Moi: Mais je ne la connais pas!
Naltsyn: Pour cela que c'est bizarre.

Elena: Tu es un peu jeune pour te rendre las bas, non?
Moi: L'âge ne veut rien dire
Elena: Tu ne manques pas de réparties en tout cas. Mais cette planète n'a pas reçu ce nom par hasard
Moi: Je sais les dangers qu'il y a mais je vous remercie de l'attention.
Elena: Pourquoi te rends tu las bas? Je doute que ça soit uniquement scientifique.
Moi: Qu'est ce qui vous fait dire ça?
Elena: Tu n'as pas l'allure pour. Je vois plus te battre au front que dans un laboratoire.
Moi: Les apparences peuvent être trompeuses.
Elena: Peut être, en effet.
Moi: Concernant votre question, je cherche des réponses.
Elena: On est donc deux dans ce cas.

Qui étais tu Elena? Et quel était ton lien avec moi?
Moi: Pourquoi tu ne m'accompagnes pas maman?

On était dans la salle de bain tandis qu'elle me coupait les cheveux avec lenteur et précision pour éviter de me blesser.

Manam: Ma vie a été et est ici ma chérie. De plus, ma disparition risque d'éveiller les soupçons de la RDA qui peuvent lancer un avis de recherche à mon encontre. Et cela les aurait mené à toi, ce que je refuse d'envisager.
Moi: Mais si tu changeais d'identité et de physique comme moi?
Maman: Ce n'est pas aussi simple. Voilà, comment tu trouves?

Je regardais le miroir devant moi, ma peau bizarrement plus foncée que maman avec les chevex noirs courts mettant en valeur mes yeux verts émeraudes. Mais je n'avais pas la tête à ça.

Moi: Maman! Tu ne vas pas rester ici! Tu vas mourir!

Elle eut une réponse qui me marquera à jamais.

Maman: Si ça devait être le cas, je l'accepterai. Ma place est ici ma fille, pas toi. Tu as tant de choses à vivre et à connaitre et je refuse que tu sois entravée par une guerre civile.

Je baissais les yeux, comprenant que je n'arriverais pas à la faire changer d'avis.

Naltsyn: Des paroles bien sages/

Je me retournais vers la Na'vi et la toisa avec colère

Moi: Comment tu peux dire ça? C'est ma mère!!!!!
Naltsyn: Je sais. Mais elle a choisi de se sacrifier pour toi et je comprends le poids de cette décision.
Moi: Comment tu peux le savoir??? Tout ce qui t'importe, c'est de retrouver ta foutue planète!

Elle resta étrangement calme devant moi, ce qui me surprenait.

Naltsyn: En effet, ma terre natale me manque mais tu t'éloignes du sujet.
Moi: Mon oeil!!!

Sur ces paroles, je m'éloignais d'elle d'un regard énervé et je parcourais le bas du Kelutral en courant un petit moment, me permettant de reprendre mon calme. A ce moment là, je vis celle-ci mais transparente, telle une fantôme, son visage toujours couvert par sa capuche.

Faucheuse: Tu ne me retiendras jamais indéfiniment, Kendra
Moi: Peut être mais j'espère être prête pour t'éliminer!

Cela eut pour réponse que de la faire rire

Faucheuse: Me tuer revient à te suicider et tu le sais d'ailleurs.

Je préférais ne pas répondre à cette évidence et tourna la tête pour éviter de la regarder. Ce fut alors que je vis une femme aux cheveux longs et noirs. Ou plutôt une jeune fille qui devait avoir mon âge d'après son physique.
Elle avait une sorte d'accessoire ressemblant étrangement à sa mère, même à la couleur ! Ce dernier était complété d'un pagne de couleur vert clair.
L'adolescente était avec un petit garçon qui s'amusait avec un ikran en bois, sans doute un jouet. C'était étrange. J'avais l'impression de voir un éclat orange dans leurs yeux. Seraient ils....

Naltsyn: Oui ma Kendra. Ce sont mes enfants.

J'étais totalement surprise d'entendre la voix de Naltsyn que je tombais à la renverse, ce qui surprit celle-ci à en juger par ses oreilles et sa queue.

Naltsyn: Pourquiu cet étonnnement?

En faite, je m'attendais à entendre la Faucheuse et non elle. Et surtout d'apprendre une information aussi importante!

Naltsyn: Kendra.... Je t'avais prévenu la concernant.
Moi: Je sais... Que sont devenus tes enfants ?

J'essayais de changer de sujet tout en essayant d'en apprendre plus sur ma locataire.

Naltsyn: Je suis désolée ma Kendra mais je ne peux pas répondre à cette question.
Moi: Pourquoi?
Naltsyn: Je ne suis pas encore prête.
Moi: Ok.

Je regardais les enfants en comprenant peu à peu les paroles de Naltsyn précédement. Peut être avait elle du faire un sacrifice pour que ceux-ci aient pu vivre.


Maman: Ma chérie, je voudrai te demander un service.

Je la regardais, étonnée et curieuse.

Moi: Quoi donc, maman?
Maman: Je veux te couvrir les yeux pour te garantir le meilleur camouflage possible, à défaut des lentilles

En effet, Naltsyn ne supportait pas trop de devoir en porter, disant que les yeux n'ont pas à être caché par de vulgaires passe-partouts. Ou l'art de compliquer les choses.

Moi: Aie!!!!

En effet, je me pris une jolie tape à l'arrière la tête.

Moi: Ca fait mal!
Naltsyn: Ca t'apprendra à dire des bêtises.
Moi: Mais c'est la vérité! Aie!!! A cause de cela, j'ai du sortir un bête mensonge! Comme quoi, je ne supportais pas d'en porter!

Je me repris un autre. Bon sang! Ca faisait mal !

Naltsyn: Tu ne l'as pas démérité
Moi: Ca dépend des critères.

Moi: Même au combat?
Maman: Je préfère.
Moi: Mais... Comment je vais faire?

Maman me regarda un instant silencieuse avant de répondre.

Maman: Demande à ton amie na'vie si elle peut t'aider.
Moi: Tu n'as... Attends, tu connaissais son existence?
Maman: Peu de temps avant que la Cause ne t'enlève et tue ton père. Je la connais très peu et je ne suis pas en très bon termes avec elle. D'ailleurs, c'était elle qui ne voulait porter de lentilles n'est ce pas?
Moi: Que... Euh...

Que dire?

Moi: C'est vrai Naltsyn?
Naltsyn: Oui. L'instinct maternel de ta mère me présente comme un danger pour toi et quand elle a appris mon existence, elle m'a menacé.
Moi: Et ça c'est terminé comment?
Naltsyn: Ton oncle est intervenu et on a eu une conversation intéressante lui et moi.

Bordel!!! Lui aussi était au courant!

Moi: Et vous avez discuté de quoi?
Naltsyn: De choses qui ne t'intéresseraient pas.
Moi: Et comment tu peux le savoir?

Elle me regarda avec son regard froid, me montrant qu'elle ne changerait pas d'avis. Et encore des secrets... Fallait croire que c'était sa spécialité!


Maman: Lui as tu demandé?
Moi: Je pense qu'elle y réfléchit maman.

En effet, Naltsyn semblait réfléchir à en juger par son silence. Enfin, elle donna sa réponse après un long moment d'attente.

Naltsyn: Je peux t'aider Kendra si tu le souhaites. Mais il faudra que tu acceptes mon entrainement.
Moi: Et laisse moi deviner... Ce n'est pas facile?
Naltsyn: Non. Mais ça te permettra de connaitre un peu plus mon peuple.

Cet argument m'intéressait et ce n'était pas pour rien si ma locataire l'utilisait. Et de toute manière, je ne pouvais pas faire autrement car je me voyais mal arriver à marcher correctement et même à me battre avec les yeux bandés.

Moi: Ok.
Naltsyn: Très bien. On commencera quand ton corps sera en repos pour le voyage. Ca nous laissera le temps de t'entrainer jusqu'à la maitrise de tes sens..

Ca promet déjà... Je me prends aussitôt une claque derrière la tête.

Moi: Aie!!!!!
Naltsyn: Ne râle pas!

Moi en me frottant l'arrière de ma tête: Elle a accepté finalement

Maman sourit, mais celui-ci semblait triste et je crus voir une larme glisser de son oeil droit qu'elle s'empressa d'essuyer.

Maman: Je voudrai lui parler un instant si tu permets.

Je communiquais la demande à Naltsyn qui, curieuse, prit ma place. Je me demandais bien ce qu'elles allaient se dire.


Les yeux verts de Kendre fut aussitôt remplacés par des yeux oranges et par un regard trop adulte pour une adolescente.

Naltsyn: Vous m'avez demandé mère de Kendra?
Maman: Oui. Tu es une nariyä tunti n'est ce pas?

Cette réponse surprit au plus haut point la guerrière.

Naltsyn: C'est mon clan natal, en effet. Comment l'avez vous su?
Maman: Tes yeux. Ce sont l'une des caractéristique de votre clan. Mon travail consistant à choisir et à superviser les candidats du programme Avatar, je me devais de connaitre un peu les différents clans connus pour adapter les cours du programme ainsi que les tests.
Naltsyn: J'avais oublié que vous occupez une place importante au sein de la RDA.

Moi: Ou tu t'en foutais.

Je me repris une autre baffe à l'arrière de la tête.

Moi: Aie!!! Mais c'est la vérité! Aie!

Et une autre claque en plus. Bon sang, qu'elle est susceptible!

Naltsyn: Avez vous quelque chose à me demander?
Maman: Oui. Je veux que tu me fasses une promesse.
Naltsyn: Laquelle?
Maman: Protège Kendra. Tu sais mieux que moi que Pandora est loin d'être un endroit paisible et les choses sont amenés à se compliquer davantage.
Naltsyn: Que voulez vous dire?

Maman poussa un long soupir, des cernes sur ses yeux montraient des heures nocturnes difficiles.

Maman: Les relations entre nous et ceux de ton peuple se sont considérablement dégradés. Plusieurs clans dont le tien ont déjà disparu par des raids préventives mais ça ne fait pas l'effet dissuasif escompté.
Naltsyn: Nous sommes des combattants, pas des victimes se laissant oppresser sans combattre. Vous ne faites que davantage attiser notre hostilité et notre esprit combatif.
Maman: Je sais et c'est pour cela que je veux que tu protèges Kendra. De la planète mais aussi de cette relation tendue. Ainsi que d'elle même.
Naltsyn: Vous avez peur qu'elle risque d'agir sans réfléchir.
Maman: En effet et je ne peux plus veiller sur elle. Je compte sur toi pour me remplacer.
Naltsyn: Je le faisais déjà avant mais vous avez ma parole.
Maman d'un sourire: Je te remercie.


J'étais asisse en tailleur, semblant me concentrer sur quelque chose mais quoi?

Voix féminine: Tu dois pouvoir ouvrir ton esprit à Eywa.

Ouvrir à Eywa? C'était quoi cette histoire? Un autre souvenir de Naltsyn peut être.

Moi: C'est ce que je fais ma Tsahik. Mais rien ne se produit!

Je me sentais naitre une certaine impatience et agacement en moi. Ma queue s'agitant dans tous les sens trahissaient mes sentiments. Pas de doute, c'était une vision du passé de ma locataire.

Tsahik: Tu n'es pas calme. Détends ton esprit agité et laisse les énergies te parvenir. Tu dois te montrer patiente.

Je soupirais mais je ne protestais pas, obéissant à ses consignes.Pendant un long moment, je ne sentais rien mais je ne laissais pas mes sentiments obscurcir ma concentration. Enfin, je sentais une énergie. Celle d'un prolémuris allant d'arbre en arbre à la quête de nourriture. Puis, un autre jusqu'à percevoir tout le groupe. Par la suite, ce sont d'autres espèces. Les Ikrans chassant, dont leurs appétits m'étaient perceptibles, les Titatonausaures se battant pour une question de territoire, le Thanator affamé choisissant sa proie, les hexapodes broutant et les loups vipères en quête de nourriture pour leur groupe et petits.
Tant d'énergies, tant de vies.

Tsahik: Que sens tu?
Moi: La vie de la forêt.
Tsahik; Tu es capable de sentir tes frères mais sens tu aussi la vie des plantes?
Moi: Non.
Tsahik: Ce n'est pas grave. Leurs énergies sont plus difficiles à percevoir car ils n'agissent pas comme nous et nos frères de la forêt. Mais déjà que tu puisses sentir les énergies autour de toi est déjà un bon début.

Je ne pus m'empêcher de sourire, satisfaite de moi. Et j'ouvris enfin les yeux pour faire face à une Na'vi d'une quarantaine d'année à en juger par ses rides et portant une tenue de cérémonie formé par des demi cercles rouge finement tissé, montrant un rôle spirituel

Tsahik: Mon fils a été sage dans son choix.
Moi: Ce n'est pas une question de sagesse ma Tsahik! Nous nous aimons et il n'y a rien d'autre qui rentre en compte!
Tsahik: Alors, Eywa a su vous guider.

Je ne partageais pas mon avis pour ma part au contraire de Naltsyn qui lui fit un sourire.

Moi: Et je suis fière du rôle qu'elle m'a choisi!

Sentir les énergies vitaux? C'était peut être que ça que Naltsyn voulait m'enseigner. Mais alors, c'était une Tsahik?

Plusieurs mois plus tard,

Pour masquer davantage mon identité, maman m'a attribué un appartement de deux pièces que j'occupais seule.
Si on n'était pas dans une situation aussi dangereuse, j'aurai été heureuse qu'elle m'ait donné autant de libertés!
Ce fut ainsi que je passais ma formation au programme avec une telle facilité que je me consacrais davantage mon esprit à l'entrainement avec ma locataire qui m'apprit à perfectionner mes sens.

Moi: Naltsyn... Je peux te demander quelque chose?
Naltsyn: Oui?
Moi: Peux tu m'enseigner comment ressentir les énergies vitales?

Elle me fit par un sourire

Naltsyn: C'est prévu ma Kendra.


Plusieurs mois plus tard,

J'étais dans le train m'emmenant au statioport avec un certain déchirement. Bien que la mission indiquait six années sur Pandoa, j'étais certaine de ne plus jamais revenir dans ma planète natale.

Je ressentais l'énergie de chaque personne, que ça soit à l'intérieur ou l'extérieur. Par ailleurs, je ne sentais aucune autre vie que celles des humains, ce qui me fit comprendre un peu le point de vue de Naltsyn envers la ville où je suis née.
Parmi toute cette énergie, il n'y en avait qu'une qui m'intéressait.

Delane regarda le train magnétique s'éloigner avec une certaine tristesse mais elle était heureuse car sa fille prendrait enfin son envol. Des larmes glissa de ses yeux tandis que le véhicule transportant sa fille vers son destin s'éloignait de sa vision

Même si le train s'éloignait, je ne pouvais pas m'empêcher de rester concentrer sur l'énergie de ma mère qui devenait de plus en plus difficile à percevoir. Mais je pouvais voir qu'elle s'était immobilisée devant un groupe d'individus, me faisant craindre le pire. Puis, elle disparut, aussi faciliement qu'une flamme sur une bougie qu'on venait de souffler.
Je sentais un grand poids dans mon coeur tandis que des larmes se glissaient dans ma joue. Je ne pouvais pas le croire et pourtant, ça venait de se passer. Ma mère était morte.

A ce moment là,je sentais des énergies semblant bouger dans le train comme pour contrôler les personnes.
Enfin, ils arrivèrent à mon wagon, me rendant plus nerveuse. J'avais les papiers en règle mais tout pouvait arriver. Je les sentais parcourir le wagon, contrôlant sans doute les passagers.

Naltsyn: Ils doivent sans doute te chercher. Ils semblent très concentrés dans leurs tâches, comme s'ils cherchaient quelque chose.

Les propos de Naltsyn se confirmèrent quand j'entendis brièvement une de leurs conversations montrant qu'il cherchait "peut être qu'ici"
Je m'étais teint en un jaune claire pour tromper des contrôles comme celle-ci. Mais je ne pensais pas que ça allait suffire.
Enfin, on contrôla mon billet ainsi que ma carte d'identité et je remarquais qu'il y a eu long moment de silence, ce qui n'arrangeait pas mon angoisse.

Naltsyn: Il est soupçonneux.
Moi: Merci capitaine obvious! Je ne l'avais pas compris!

Voix: Tout est en règle. Bon voyage.
Moi:Merci

J'attendis qu'ils soient éloignés pour souffler.

Voix féminin: Vous allez sur Pandora?

La voix montrait une certaine curiosité et elle venait de la femme en face de moi. Peut être de la cinquantaine au vu du timbre mais je ne pouvais pas être sûre.

Moi: Qu'est ce qui vous fait dire ça?
Voix féminin: J'ai remarqué le logo de la RDA sur votre billet ainsi que le secteur "Alpha Centuri".

Merde... Ca se voyait tant que cela?

Moi: Vous êtes observatrice.
Femme: Ca faisait partie de mon métier. Je me nomme Elena et toi?
Moi: Enza
Femme: Enchantée Enza. Il se trouve que je vais à la même destination que toi.

Naltsyn: Cette femme est étrange.
Moi: Pourquoi?
Naltsyn: Elle semble avoir une affection pour toi. Presque maternelle mais j'ignore la raison.
Moi: Mais je ne la connais pas!
Naltsyn: Pour cela que c'est bizarre.

Elena: Tu es un peu jeune pour te rendre las bas, non?
Moi: L'âge ne veut rien dire
Elena: Tu ne manques pas de réparties en tout cas. Mais cette planète n'a pas reçu ce nom par hasard
Moi: Je sais les dangers qu'il y a mais je vous remercie de l'attention.
Elena: Pourquoi te rends tu las bas? Je doute que ça soit uniquement scientifique.
Moi: Qu'est ce qui vous fait dire ça?
Elena: Tu n'as pas l'allure pour. Je vois plus te battre au front que dans un laboratoire.
Moi: Les apparences peuvent être trompeuses.
Elena: Peut être, en effet.
Moi: Concernant votre question, je cherche des réponses.
Elena: On est donc deux dans ce cas.

Qui étais tu Elena? Et quel était ton lien avec moi?

Cinq ans plus tard,

J’étais dans mon sommeil de cryogénisation, nécessaire pour le voyage de cinq ans vers Pandora. Naltsyn avait profité de cela pour m'enseigner un peu plus sur la capacité des Tsahik pour ressentir les énergies, en particulier les émotions qui étaient bien difficiles à cerner car il fallait sonder les esprits sans pour autant les alerter. Bien sûr, je ne pouvais sentir que les émotions mais c'était déjà énorme! On parcourra la forêt onirique où on pouvait voir un troupeau d’Hexapodes. Enfin… Les Hexapodes selon les souvenirs de ma locataire qui étaient en train de manger. Des prolémuris parcouraient des arbres. Un se fit même attraper par un Banshee et lança un couinement plaintif. La dure loi de la vie.
Je restais parfois immobile, parcourant du regard la beauté de cette forêt. D’autant qu’elle brillait. Cette espace pleine de vie. J’avais du mal à imaginer que tout cela est issue d’une Na’vi mélancolique. Si Pandora ressemblait vraiment à cela, j’avais hâte de la voir réellement.

Naltsyn : Je peux comprendre ton admiration. Tu viens d’une terre morte ou agonisante. Ici, c’est plein de vie. Ca change de votre Terre.
Moi : C’est clair. J’ai hâte de le voir en vrai. Na’vi : Notre Mère sait créer et veille à ce que l’équilibre de la vie soit respecté.
Moi : Tu parles d’Eywa ?
Naltsyn : Oui.

Ensuite, on rentra au Kélutral. Je vis d’autre Na’vis se consacrer à différentes activités. Certains discutaient en tissant ou revenaient de la chasse avec leurs butins. D’autres préparaient le repas avec la proie que les chasseurs ont ramené. Des mères s’occupèrent de leurs enfants. Mais tous ne sont que des souvenirs. Des fantômes de la Na’vi. C’était peut-être cela qu’elle appelait sa famille. Son clan. On arriva à l’entrée. Devant nous, un Na’vi, si on se fiait aux vêtements, devait être le chef. Il avait les cheveux tressés vers l’arrière discutant avec une autre. Etant de dos, on ne put voir le visage de son interlocutrice.

Olo’eyktan : Je te jure, grande sœur. Une vraie furie ! On croirait un Palulukan qui s’est réincarné en membre du Peuple !
Smuktu: En même temps… Elle attend un enfant.
Olo’eyktan : Mais cela, c’est quand elle est normale !

La sœur rigola.

Olo’eyktan : Ce n’est pas drôle !
Smutku : Tu as bien choisi ton âme sœur !
Olo’eytkan : A la base, on était destiné à ne faire qu’un. Tu te souviens de la fierté qu’on eut ma Sa’nu et ma Sempu quand ils ont appris que j’étais choisi ?
Smutku : Je n’étais pas là, je te rappelle. Je passais la cérémonie de Passage avec Sil’yey .
Olo’eykan : Ah oui ! L’olo’eyktan des Oltyis. Ils t’ont finalement accepté ?
Smuktu : Oui.

Ils ont eu un peu de mal au début mais ça ira mieux avec le temps. J’avançais et parcourais l’entrée. Tout était vide, mise à part les fantômes des Na’vis. J’eus même droit à des enfants en train de jouer. Moi : Tu es une véritable base de donnée toi ! J’imagine que les souvenirs que tu gardes secrets sont en hauts ? Na’vi : Tout être en est une. Avec sa sécurité. Toi-même tu l’es. Moi : Pas faux. Mais dis-moi, il y a une raison pourquoi tu gardes en mémoire toutes ces personnes ?
Naltsyn : Ma terre me manque.
Moi : Je n’en doute pas mais cela ne répond pas à ma question. Vois-tu… Quand je suis entrée, je n’ai pas senti de joie, ni de la mélancolie mais de la tristesse et de la colère. Et avant même que tu me formes à les ressentir.
Naltsyn : Tes capacités sensorielles m’étonneront toujours, petite chose fragile.
Moi : Merci. Mais je pense que tu n’y es pas étrangère. Alors ?
Naltsyn, en baissant les yeux, les oreilles et la queue basse: Tu le sais.
Moi, en fronçant les sourcils: Morts ?
Naltsyn : Oui.
Moi : Comment ?
Naltsyn : Un raid de la RDA
Moi, soupirant: Evidemment… Il n’y a qu’eux pour faire ce genre de chose.

Je contemplais les enfants. Eux qui avaient la vie devant eux.… Brisés par la cupidité. J’entendis des bruits de goutte tombant sur le sol. Puis des cris de douleurs venant d’en haut. Je me rendis à la spirale et une goutte me parvint au visage. Il était rouge. Rouge comme du sang. Je me tournais vers la Na’vie.

Moi :Qu'est ce qu'il y a en haut ?
Naltsyn: Des choses que tu ne devrais pas voir.
Moi : C’est-à-dire ?
Naltsyn: Une facette de moi-même. Et pas la plus agréable.
Moi : Génial… Déjà qu’avec ce côté, je la craignais comme une fille a peur de sa mère quand elle savait qu’elle allait se faire gronder. Je n’osais pas imaginer l’autre facette de ma locataire. Et les bruits n’annonçaient rien de bon.


Le réveil! Enfin, si on peut appeler un sommeil cryogénisé, une sorte de repos. Je frottais mes yeux et contemplait Pandora à travers un hublot. Il était vrai qu’elle était pleine de vie. Rien qu’en la voyant dans l’espace, je pouvais comprendre que certains l’aient défendus en soutenant les Na’vis. J’allais ensuite vers mon casier et pris mes affaires. Dans ma tête, je sentais les bruits de tambours et l’impatience de ma locataire de revenir sur sa terre natale.

Moi : Arrête avec ces tambours ! Je vais finir comme le Maitre après!
Naltsyn: Désolé… Mais cela faisait vingt deux ans que j’attendais cela.
Moi : Ca, si je ne l’avais pas compris, c’est que je suis sourde et aveugle !!!

Je me bandais les yeux avant de rejoindre les autres dans le Valkyrie nous reliant à l’Enfer. Un instructeur nous mettait au frais sur les règles de sécurité. Mettre un masque à oxygène…. Ca me paraissait évident, enfin...

Naltsyn: Comment vous faites pour vivre avec ces masques ? Je ne comprendrai jamais!
Moi : Nous n’avons pas le choix. Si nous ne les avons pas, c’est la mort en quelques minutes Na’vi : Justement. Pour manger ?
Moi : Bah...On improvise
Naltsyn : Sans doute. Vivement que tu rejoignes ton uniltirantokx. Je n’ai pas envie de parcourir de nouveau la terre de notre Mère avec un tel handicap !
Moi : Tu crois que j’ai envie de le faire ? Je ne suis pas encore suicidaire à ce qui me semble!
Naltsyn : On ne sait jamais. Après tout, vous êtes des créatures bien étranges et pleines de surprises.
Moi : Vous pensez que vous ne l’êtes pas, vous ?
Naltsyn : Cela dépend des points de vue. Moi : En effet. Je sentis ensuite qu’on me secouait.

Capitaine : Alors ? La petite dort ?
Moi : Si seulement. Capitaine : Finis la sieste et on dégage! Allez!

Je me levais donc et sortit de l'appareil avec mes affaires personnels dans un sac accroché à mon dos. Je sentais le mépris du capitaine à mon égard mais je faisais en sorte de l'ignorer Capitaine: Tu n'aurais jamais du ventir ici.

Je m'arrêtais aussitôt et tourna sa tête en sa direction.

Moi: Vous êtes qui pour me juger?
Capitaine: Et toi, de la débilité de ta décision? On est sur Pandora, je te rappelle! Pas un club de vacance!
Moi; Pas la peine de me faire la leçon, je connais.
Capitaine: Dans ce cas, tu sais que ton infirmité ne te laissera aucune chance ici! Déjà, je doute que tu puisses trouver ton chemin vers la base sans un guide déjà.

C'était quoi ce ton méprisant? Il se prenait pour qui celui là?

Moi d'un air narquois: Je n'ai pas besoin de chien, merci.

Sur ces paroles, je marchais vers la base si j'en jugeais par le bruit de pas accélérés vers la direction et les nombreuses énergies que je sentais. Quant au crétin, je pouvais ressentir sa colère avec une profonde satisfaction. J'entendais ses bruits de pas lourd vers moi. Quel con! Il ne prenait même pas la peine de marcher discrétement.

Moi: Je ne te conseille pas de faire cela.
Capitaine: Faire quoi?
Moi: Ce que tu avais en tête. Frapper une infirme n'est généralement pas bien vu.

Sur ces paroles, je m'éloignais avec un sourire plus large en constatant sa surprise.


Norm : Voilà ton avatar

Je profitais que celui-ci était dos à moi pour jeter un bref regard vers l’avatar qui flottait dans l’amiotank, contenue dans un liquide bleu, une sorte de cordon ombilical au nombril. Par la suite, je remis le bandeau cachant mes yeux. L’avatar me ressemblait… Mais de loin, si on devait ajouter les caractéristiques des na’vis avec une peau bleu plus foncée que la moyenne mais c'était aussi du à la mienne. Et toujours ces cheveux longs ! Raah !!! Ca va être encore génial à coiffer ! Norm était, on peut dire, un vétéran du programme Avatar. En effet, il était là lors de la bataille de l’Arbre des Ames où Eywa a corrigé le Peuple du Ciel et les a renvoyé de l’Enfer( donc une complète mise à jour des données que j'avais auparavant). Il a perdu même son avatar durant l’affrontement et attendait une livraison de la Cause. Je m’en doutais quand j’avais senti des énergies qui me semblaient familières mais là....Quand j’ai appris cela, j’étais pour ainsi dire...Sur le cul. A l’intérieur de moi-même, je me pris une tape sur la tête.

Moi : Aie!!!
Naltsyn : Sois un peu plus polie !

Norm, en me voyant frotter l’arrière de ma tête : Il y a un problème ?
Moi : Rien… Ca va… Juste le réveil qui est un peu difficile.
Norm, avec un sourire : Je comprends. C’est un peu dur après cinq ans de congélation. J'ai vécu cela.
Moi : Tu n’es pas mère, je te rappelle ! Et puis, je ne l’ai pas dit, je l’ai pensé !
Naltsyn: C’est comme si tu parlais pour moi.
Moi : Eh ! C’est toi la locataire, je te rappelle !
Naltsyn : Tu veux avoir un aperçu de ce qu’elle peut te faire la locataire ? Elle me saisit par le col et me suspendit en l’air, comme si je ne pesais rien. Comme pour réprimander un enfant.
Moi : Remets-moi au sol !

J’étais tellement frustrée que je le disais à haute voix.

Norm : Tu disais quoi? Je n’ai pas trop compris.
Moi : Rien… T’es contente ? Je vais passer pour une folle maintenant ! Naltsyn : Ca ne changera pas.
Moi : Je te déteste.
Norm : Tu es bizarre. Enfin, viens. Je vais te donner ton confident.

Je le suivis et sentit un holoportable entre les mains. Je reconnaissais le contact de ce métal froid mais léger

Moi, en montrant le mien: Désolé, j’en ai déjà un
Norm : Peut être mais celui-là, c’est pour toute l’équipe. Ca nous permettra de te tracer si jamais tu as un problème et c’est utile pour les recherches.

Moi , en pensée : Tu peux te mettre là où je pense, tes recherches! Jamais je ne laisserai quelqu’un regarder ma vie privée ! Tous ceux qui ont un avatar en ont ?

Norm : Oui et tu ne feras pas exception.
Moi : Pfff….
Norm : J’ai entendu des soldats murmurer que la Faucheuse serait ici.
Moi : C'est qui? J'ai entendu parler du Messager mais pas d'elle!
Norm : C'est étrange car quand j'étais encore sur Terre, elle faisait des ravages dans l'organisation de la RDA.Enfin, pour faire court, elle est connue pour ses assassinats. D’où son surnom et le fait qu’elle laisse toujours quelque chose faisant référence à la mort comme signature. J’en ai des frissons rien que d’y penser.

Moi: Tu parles d'une réputation....
Naltsyn: Mais pas étonnante. Tu as pu le voir quand tu l'as affronté.
Moi: Malheureusement. Mais ça va me coller à la peau maintenant.

J’entendais encore les bruits de tambours dans ma tête Moi : Qu’est ce que je t’ai dit ?
Naltsyn : Désolé .
Moi: Je n’imagine pas ce que ça va être quand je serai dans mon avatar!
Dernière modification le 18 Juil. 17 à 00h32 par Tsany
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par Tsany
#9344 - L'assassin à plusieurs visages - le 18 Juil. 17 à 00h50
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Chapitre 14: Une rencontre tendue

Sur une colline flottante, une silhouette observait le paysage, d’un air absent comme perdu dans ses pensées. Le couinement de son compagnon volant le réveilla.

Tsylan : Qu’est ce qu’il y a Txon ?

Celle-ci continua et par son lien, Tsylan sentit qu’elle voulait lui dire quelque chose.

Tsylan : Qu’est-ce que… Ce n’est pas vrai !!!!! Non, ne me dis pas….

Txon poussa un petit couinement, comme pour l’approuver.

Tsylan, en soupirant : Comme si Lutsey n’était pas suffisant ! Txon frotta sa tête contre son chasseur.

Tsylan, sourit en la caressant: Oui. Moi aussi, je t’aime bien. Quand je pense que tu as failli me réduire en charpie à l’Iknimaya.


Journal de bord
Entrée n°1, 12 juin 2155

Bon... Je suis obligée de commencer ce rapport...Par où commencer ? Ah oui ! J’ai hâte de me connecter à mon avatar. Cela faisait cinq ans que j’attendais cela. Et dans tous les sens du terme, si vous voulez le savoir ! On m’a un peu fait un récapitulatif des règles de sécurité. Et j’ai fait les connaissances de l’équipe. Paul, Vanessa (la petite amie de Norm en plus (information importante)), Vince, Mayuko, une perche qu’on nommait Teranas, et Xelloss, dont la silhouette me rappelait étrangement ZéroS

Fin du rapport

Naltsyn: C'est vrai qui lui ressemble. Mais je ne peux pas te confirmer à cause de l'emprise de la Faucheuse
Moi : Faudra le choper pour l'interroger éventuellement.
Naltsyn : En effet.
Moi: Il va falloir être discrète. Je ne suis pas sûre que la Cause ait apprécié ma désertion.
Naltsyn: Peut être pensait il que ta mère t'as enlevé mais tu as raison. La prudence est de mise.
Moi: On va d'abord effacer toute trace de moi. Ca évitera des ennuis.

Je rangeais ma base de données qu’on m’a donnée quand je vis Paul venir me chercher.

Paul : Elle est prête l’ado pour sa première connexion?
Moi : Oui. On traversa le couloir. Paul me désigna ma chambre de lien.

J’ouvris le couvercle et m’allongeais à l’intérieur.

Paul : As-tu eu des soucis particuliers ces temps-ci ?
Moi : Oui. Qu’on me traite comme une petite gamine et une infirme!
Paul, en souriant : Tu es un peu la plus jeune. Et le bandeau recouvrant tes yeux ne facilite pas les choses.
Moi : Méfiez vous des apparences.

Sur ces paroles, je descendis le couvercle, sous l’air amusé de Paul.

Informaticien : Lancement de la liaison.

L’écran holographique affichait un cerveau et un chiffre croissant.

Informaticien : Liaison à 25%.

Le lien est stable et l’écran afficha très vite 60%.

Informaticien : Lien puissant et stable.

L’écran montra enfin 100%. Dans ma tête, j’étais dans la forêt. Mais tout se mit à changer soudainement. Des fantômes de Na’vis m’entouraient, faisaient un bruit de tambour avec leurs instruments, comme pour souligner l’importance de ce qui se passait. Enfin, j’ouvris les yeux. Mais à peine l’ai-je fait que la Tsahik reprit immédiatement le contrôle, me remettant dans son monde. Quelque chose clochait. Ma locataire n’agirait pas comme cela sans raison. Quoique, l’avatar lui donnait une deuxième naissance... Ou troisième pour eux.
L’environnement changea et plusieurs autres indigènes firent leurs apparitions. Certains dansaient autour d’un feu, portant des déguisements à ce qui me semble. D’autres entamèrent une musique dont je reconnus le rythme bien que c’était la première fois que je l’entendais. Pourtant... Mon intuition disait le contraire. A l’extérieur, la Na’vi contempla ses doigts puis ses pieds en les faisant bouger. A son sourire, on croirait une gamine à qui on a offert le cadeau qu’elle voulait.

Naltsyn : Tswin, Kxetse.

Enfin !!!! Sur ces paroles, elle se leva. Elle souriait à chaque pas. Je pouvais la comprendre. Cela faisait vingt deux ans qu’elle attendait cela. Voire dès ma naissance.

Scientifique : Non vous devriez vous rassoir. On n’a pas fini les tests.
Naltsyn : Test ?? Je n’en ai pas besoin !
Paul :Kendra, tu vas me faire le plaisir de reposer ton cul sur le lit.
Naltsyn en lui souriant : Une guerrière doit savoir se débrouiller seule.
Paul : Oui si tu le dis...Mais tu vas m’obéir ou je te coupe net ta liaison.
Naltsyn : Pourquoi? Il n’y a pas de problèmes à ce qui me semble.
Paul : Pour l’instant.
Naltsyn : J’ai attendu trop longtemps !
Paul : Eh ben, tu attendras encore un peu.

La Tahik gronda d'insactification.. Ses oreilles étaient abaissées et sa queue s’agitait.
Naltsyn : On croirait entendre mon frère !
Paul : Oui et bien si tu ne veux pas que frère Paul te prive de ton jouet, tu vas faire tes batteries de test illico !

Elle ne fit rien et obéissait bien que d'un regard hostile. Ma locataire savait que Paul pouvait couper la liaison, risquant de détruire sa couverture. Le grondement et les signes de mécontentements mettaient mal à l’aise les scientifiques chargés d’elle.

Scientifique : Très bien, on va se présenter d’abord, hein ? Je m’appelle Patrick et elle, c’est Caroline.
Naltsyn : Enchanté. Bon on commence ?
Caroline : Mademoiselle est impatiente on dirait.
Naltsyn: Quand on a attendu aussi longtemps que moi, vous le comprendrez.
Caroline : Ah...Ces ados. Je me demande quelle mouche a piqué la Cause pour envoyer une gamine ici.

L'indigène gronda encore plus fort à cette remarque.

Caroline : Ok...On se calme! Désolé si je vous ai vexé. Mais essayez de comprendre!

La Na’vi soupira. A l’intérieur d’elle, la fête continuait. J'ai appris même quelques pas de danse et pris même un peu de boisson. Je peux dire qu’ils s’y connaissaient en alcool car ça m’a mis K.O aussi sec.

Moi : La vache !!! Ce n’est pas pour les débutant ça!

Naltsyn traversa les tests en soupirant bien qu’elle souriait intérieurement en me voyant. Evidemment, pour elle, ce n’était rien ce qu'on lui demandait. Elle avait hâte de sortir et sa queue la trahissait.

Naltsyn : Sortir !! Je dois sortir !!! J’ai attendu ce moment depuis trop longtemps ! C’est fini ?
Patrick : Oui. Vous pouvez y aller.

Il n’eut pas besoin de le répéter deux fois. Elle se leva aussi sec et courut vers la porte de SAS. Elle le poussa et vit la forêt en face d’elle. Des larmes s’écoulèrent sur sa joue. Des larmes de joie.

Naltsyn : Je suis revenue Mère.
Moi : Euh... N'aurais-tu pas oublié un détail ?
Naltsyn : Quoi ?
Moi : MOI !!!!!Pourquoi tu m’as enfermé ? Tu veux l’avatar pour toi toute seule ou quoi ?
Naltsyn : Non.
Moi : Alors quoi ?
Naltsyn : Je n’ai pas eu le choix. Ton avatar a eu une malformation au niveau de la vision.
Moi: Attends... Tu me sors que mon avatar est aveugle?
Naltsyn: Oui.

Je m'écroulais, ne revenant pas de devoir vivre avec le noir permanent.

Naltsyn: Je suis désolée.
Moi: Ne le sois pas. Une chance que tu m'as appris à ressentir les énergies.
Naltsyn: En effet. Son utilité sera plus importante que ce que je pensais. Le fait que je me suis vite adaptée à mon avatar impressionnait Paul et les scientifiques. Mais également, à se poser des questions que je devrais répondre un jour. Mais le plus tard sera le mieux. La Na’vi se mit à s’entrainer ensuite dans le camp d’entrainement d’avatar. Enfin... Pour elle, c’était plus de la révision que de l’entrainement. Et je pensais que même révision ...n’était pas le bon mot. Plutôt amusement. Et je percevais déjà les regards intrigués des autres pilotes qui se demandèrent comment une adolescente peut-elle faire mieux qu’eux avec trois ans d’entrainement voire davantage, en à peine une journée.

Moi : Moi qui ne voulais pas me faire remarquer... C’est un peu mort..
Naltsyn : J’ai fait quelque chose de mal ?
Moi : Non. Tu as réagi normalement. Un peu trop même.
Naltsyn : Je peux te laisser les commandes si tu veux.
Moi : Pour qu'on voit mon infirmité? Non merci.
Naltsyn : Comme tu veux. Ce n'est pas moi qui va te faire changer d'avis.
Moi: Je peux compter sur toi là dessus.


Journal de bord
20 juin 2155
Entrée n°2

Pour me faire remarquer, je n’ai pas fait mieux. Déjà que certains connaissent mon passé mais là, c’est le pompon. Ma prestation lors du premier jour au camp d’entrainement des Avatars avaient impressionné plus d’un. Et je suis harcelée sans cesse, pour leur révéler ma « botte secrète.». Heureusement que certains membres de l’équipe ne me harcelait pas avec ça. Mais je ne suis pas rassurée quand même. Sinon, aujourd’hui, première sortie d’avatar. Et j’avoue avec honte, que je me suis éclipsée discrètement de l’équipe dès qu’on avait atteint la forêt. Pas ma faute ! L’autre était trop contente et impatiente ! J’en ai profité pour me balader. Grimper sur les arbres. J’ai même pu voir des prolémuris et un Banshee chasser. La rapidité de l’attaque m’a surpris. J’ai à peine eu le temps de voir l’Ikran foncer et ouvrir sa gueule sur la malheureuse victime qui poussa un couinement plaintif. J’entends des bruits en bas et ça s’agite. Je vais jeter un coup d’œil.

Fin de l’entrée.

Je rangeais le bloc de données et poursuivit une troupe de loups vipères qui s’agitait.

Moi : Tu penses qu’ils ont trouvé une proie ?
Natsyn: C’est probable. Dans tous les cas, reste en hauteur et ne te fait pas repérer. On ne sait jamais. Leur force réside dans l’union.
Moi : J’ai lu ça sur le rapport confidentiel.

Je suivis les créatures, intriguée par leurs comportements. Ils arrivèrent devant un groupe d’individus. D’après ce que je sentais il y avait trois présences humaines dans des corps plus grands qu’eux. Ca devait être des pilotes d’avatar. Par ailleurs, leurs odeurs me le confirmèrent. Deux étaient pleine de vie. Il y avait également un Pa’li car je ressentais la présence d’un animal et je reconnaissais l’odeur de ces chevaux pandoriens. Concernant le troisième, ses forces semblaient le quitter. Attends une minute... Qu’est ce...Quoi ? Serait ce...Je verrai cela plus tard. Pour l’instant, le groupe courrait un danger et il fallait trouver un moyen d’attirer l’attention des Loups-vipères ailleurs. De plus, ils réagissaient bizarrement, comme si ils attendaient quelque chose. Moi : Ton avis ?


Naltsyn : C’est étrange... On dirait qu’Eywa leur demande de protéger ces individus. Moi : Comment tu peux le savoir ? Il n’y a rien qui se passe ! Naltsyn : Cela ne ressemble pas aux habitudes des Nantang d’agir ainsi. Ce qui me fait pencher sur cette hypothèse. Dans tous les cas, notre Mère veut que ces individus vivent.
Moi : Si tu le dis... Mais les protéger de quoi ? De nous?

Le bruit de pas et de paroles d’humains approchant me confirma. Parfois j’aimerai avoir tort.

Naltsyn: Tu n’es pas la seule à penser cela si ça te rassure.
Moi : Mais !!! Euh !!! Je ne peux rien penser sans que tu le saches ?
Naltsyn, en tournant le doigt de gauche à droite : Non.

Par instinct, je commençais à sortir mes Wasp que j’ai eu l’intelligence d’amener malgré les reproches de ma locataire.

Naltsyn : Ce n’est pas nécessaire
Moi : Pourquoi ?
Naltsyn : Aie confiance en notre Mère

En effet, je vis les Nantang en train de massacrer les humains. Ceux-ci regardaient le sol d’un air paniqué et quand ils surent où venaient le danger, il était déjà trop tard. La présence des trois avatars ont disparu. Ils ont du profiter de la diversion pour s’échapper. Mais cette présence...J’avais cru...

Naltsyn : Son énergie faiblit. Peut être est il blessé?
Moi : Je pense et il n'a pas l'air d'être tout seul. Et vu l'énergie, ça ressemblait à un ami. A ce moment là, je sentis une autre présence. Une présence qui ressemblait à un Na’vi mais son énergie semblait ressembler à de la curiosité et à la satisfaction.Étrange. J’entendis le bruit à peine indistinct d’arbre qui bougeait et je sentais une odeur de sueur. Je me mis à le suivre. La vache, il se déplaçait vite! Je n'imaginais pas les indigènes se déplacer aussi rapidement.

Naltsyn : On dirait que tu l'intéresses. Moi : Bah, il n'a qu'à me parler au lieu de me faire courir! Naltsyn sourit: Peut être est il timide ou une façon de te tester..
Moi soupirant: Super... Et je ne suis pas sûre de l'attraper en plus.

En effet, il se déplaçait vite. Trop vite même! La vache ! Il allait d'arbre en arbre aussi facilement qu’un piéton marchant sur un trottoir. Une déconcentration de trop, et je ratais une branche.
Par la suite,ce fut une chute royale, et je tombais sur les fesses d’un air presque cartoon. J’entendis la Na’vi rire à n’en plus finir de ma prestation.

Moi : Ca va ! Tu aurais pu prendre les commandes au lieu de te gausser ! Va falloir que je m’habitue à leurs déplacements.
Naltsyn : Je voulais voir comment tu t’en sortais. Et je n’ai pas été déçue.
Moi : Sadique Je me relevais en grommelant des jurons. A ce moment, je m’aperçus que je n’étais pas seule.

Plus loin, dans un clan composé de Na’vis et d’Avatars, un jeune Na’vi de vingt deux ans s’entrainait. Il venait de terminer son épreuve de l’uniltaron. Il tentait de manier vainement un bâton de combat et s’entrainait avec un autre, un uniltiranyu présent au clan depuis plusieurs mois déjà. Mais les résultats de l'entrainement furent plutôt décevants.

Na’vi 1: Pourquoi persistes tu ma tsmukan ? Tu vois bien que cette arme ne t’es pas destinée.
Na’vi 2 :Tu ne comprendras pas ma Tsuwokan.
Tsuwokan : Tu peux toujours essayer ma Litsey.
Lidsey : Ce sont des choses qui ne peuvent pas s’expliquer.
Tsuwokan : Ton comportement nous inquiète. Tu vas souvent en forêt, sans un mot, et tu ne reviens que la nuit.
Litsey : J’en ai besoin.
Tsuwokan : Ecoute... Je comprends le fait que perdre quelqu’un de proche est difficile. Mais cela fait partie du cycle de la vie qu’Eywa a installé. Chaque être est destiné à la rejoindre un jour ou l’autre.

Litsey resta silencieux à cette remarque et se contenta de revenir au Kelutral, bâton à la main. Tsuwokan entendit des pas se rapprocher de lui et par son lien, il sut que c’était sa moitié.

Tsuwokan : Ma yawnetu je m’inquiète. Litsey est de plus en plus distant depuis la mort de sa grand-mère.
Tyhu : Laisse-lui le temps. On ne se remet pas d'une telle peine facilement. Ce qui me surprend, c’est les raisons qui le poussent à vouloir manier ce bâton.
Tsuwokan : Peut-être que ça a un rapport avec sa famille.
Tyhu : Peut être. Il faut en apprendre plus.
Tsuwokan, en serrant les dents : Je n’aime pas espionner les autres.
Tyhu : Je sais. Mais on n’a pas le choix si on veut savoir le mal que souffre Litsey.

Litsey, arc entre les épaules ayant un carquois de trois flèches, parcourait la forêt. Il ne cessait de penser à sa grand-mère qui l’avait élevé. Maintenant qu’elle était partie, il se sentait seul, même si le Com’Ava était une famille pour lui. Peut-être que s’il ouvrait son cœur, ils sauront le réconforter. Cela faisait déjà six mois qu’il avait rejoint ce clan composé de Na’vis et d’Avatars. Au départ, il avait eu du mal à accepter les uniltiranyu. Mais avec le temps, il s’est habitué à leurs présences et au fait que les Sawtute ne sont pas tous maléfique. D’ailleurs, l’olo’eyktan en est un.
Le jeune guerrier portait une sorte de protection au torse. Un collier ornait son cou ressemblant à une sorte de banshee. Il avait un cache sexe vert. Une sorte de brassard marron à l’avant-bras gauche et deux protections aux genoux de couleur noir.
Soudain, il vit les branches s’agiter et arma sa flèche, prêt à réagir. Une masse semblait tomber et il vit une uniltiranyu atterrir les fesses à terre d’une manière si comique qu’il ne put s’empêcher de lancer un rire discret. L'individue avait la tenue légère des unilitiranyu, c'est à dire une sorte d'extension vert couvrait son haut et elle avait un bas beige. Sur ses deux flancs, deux appareils de morts dont un était juste à côté d’un couteau. Elle avait les cheveux dont la longueur montrait sa jeunesse et ses yeux étaient couverts par un étrange bandeau.

Uniltiranyu: Génial...Il a fallu que je rate mon coup. Ah !!! Fais chier !!! Et arrête de te marrer ! Ce n’est pas drôle ! Bon sang !

Au départ, Lidsey prit la remarque pour lui. Mais il s’aperçut vite que l’individu parlait toute seule. Chose encore plus étonnante, elle portait un bandeau lui couvrant les yeux. Il crut entendre un bruit derrière lui et tourna la tête juste un instant, pour voir un prolémuris sur un arbre, cueillant de la nourriture. Mais quand il repositionna son regard vers l’endroit où était la tawtute, celle-ci avait disparu.
Unilitranyu : C’est moi que tu cherches ?

Je fis face à un Na’vi, mes deux Wasp dégainés. Je sentais sa profonde hostilité envers moi que mes armes n'étaient pas prêts de couper. Mais c'était une sureté pour moi car je ne connaissais pas les intentions de mon interlocuteur et ses sentiments ne me poussaient à être plus pacifique.
Mais je sentais également deux énérgies. Un était le mélange de na'vi et d'humain. Sans doute un avatar. Il était accompagné d'une na'vie et étaient pas loin de ma position, me donnant encore moins envie de baisser mes armes.
Naltsyn: Menacer ne délivre pas un bon message.
Moi: Tu préfères que je me laisse faire, au risque de me tuer?
Naltsyn: Tu risques la mort aussi dans cette situation.

Je ne répliquais pas afin de me concentrer sur l'instant présent mais elle n'avait peut être pas tort.

Moi : Dis à tes amis de baisser leurs armes.
Naltsyn : Je suis seul.
Moi : Je n’aime pas faire du mal. Mais je n’hésiterai pas s’ils m’y obligent. Naltsyn : Qu’est ce qui prouve que tu tiendras paroles ?
Moi : Cette remarque est valable aussi pour vous. Mais je vais vous prouver ma bonne foi.

Sur ces paroles, je mis mes armes à terre.

Moi : Cela vous suffit ? Le Na’vi me faisant face, me regarda d’un air soupçonneux avant de poser son arc également. Les deux autres présences se rapprochaient et je pouvais, maintenant, percevoir une profonde connexion entre eux.
Naltsyn, feulant de dégoût : Un tawtute avec une sœur ! Quelle folie l’habitait t elle?
Moi : Je ne vois pas où est le problème. Et c’est vraiment le moment pour me faire ce genre de réflexion inutile ! Et puis je croyais que tu avais compris que nous n’étions pas tous maléfique.
Naltsyn : Les blessures du passé ne guérissent pas. Et puis...Je ne le connais pas autant que toi.
Moi : Va falloir faire preuve de plus d’ouverture.

Je tournais ma tête brièvement vers eux et je ne sentais aucune trace d'hostilité. Cependant, il y en avait derrière moi. Soudain, je sentis un coup derrière la tête qui me fit perdre connaissance. Litsey regarda le corps de cette uniltiranyu en rangeant son couteau. Quelque chose d’étrange émanait d’elle. Mais quoi ?

Tsuwokan : Tu n’étais pas obligé de faire cela. On aurait pu discuter. Surtout qu’elle avait l’air ouverte.
Litsey : Ah bon ?

Sur ces paroles, il prit le couteau et le montra à ses amis. Litsey : Des êtres perfides. Elle attendait qu’on se dévoile pour nous tuer. Tyhu : Même si elle était hostile, on l’aurait maitrisé avant qu’elle ait fait le moindre mouvement.

Litsey : Je ne doute pas de vos capacités. Mais cette tawtute se déplace comme un démon !
Tyhu : C’est-à-dire ?
Litsey : J’ai à peine tourné la tête un instant qu’elle était déjà derrière moi alors qu’elle se trouvait devant.

A ces mots, Tsuwokan semblait perturbé. Ses oreilles abaissées trahissaient son anxiété.

Tyhu : Il y a un problème, chéri ?
Tsuwokan : Rien.
Litsey : En fait, pourquoi vous m’avez suivi ?
Tyhu :Tu t’isoles. C’est la preuve d’un mal être.

Soudain, l’uniltiranyu se releva. Elle se frottait la tête avant de se tourner vers le groupe, surpris. Elle s’inclina et fit le salut respectueux des Na’vis.

Uniltiranyu : Oel ngati kameie ma tsmukan ulte tsmuke.

Les trois rendirent son salut aussitôt bien que surpris.


Je me réveillais dans la forêt aux lianes roses qu’on appelait Arbre des Ames. Je me frottais la tête. Quelle idiote ! J’aurais dû faire attention à mes arrières.

Naltsyn : Tu n’as pas fait assez attention. Parfois il faut agir au lieu de réfléchir.
Moi : Je ne suis pas ici pour tuer.
Naltsyn: Agir ne veut pas forcément dire « tuer ».
Tyhu : Quel est ton nom ?
Naltsyn: Je me nomme Kendra. A qui ai-je l’honneur ?
Tsuwokan : Je me nomme Tsuwokan. Voici mon amour, Tyhu, et Lidsey, un jeune adulte.

Lidsey semble captiver l’attention de ma locataire. J’entendis des piaillements vers les arbres de la forêt. En y allant, je vis des prolémuris, semblant regarder au loin d’un air curieux.

Moi : Tu le connais ?
Naltsyn : Non.
Moi : Alors pourquoi il te fascine ?
Naltsyn : Pour rien... Mais je sentais qu’elle me cachait quelque chose. Mais quoi ?

Je verrai cela plus tard. Nous avons plus urgent à penser pour l’instant. Elle alla vers Lidsey et le dévisagea avec froideur.

Naltsyn : Tu devrais avoir honte ! Osez s’attaquer à une personne désarmée et en plus par derrière. Tu n’es pas digne d’être un guerrier.
Lidsey : Parce que vous, vous avez de l’honneur ?
Naltsyn : Si tu fais comme eux, tu ne vaudras pas mieux.
Litsey : Je ne laisserai pas une vermine m’insulter !
Tsuwokan : Lidsey, attends !

Il n’eut pas le temps que Lidsey dégaina son poignard et tenta de la planter. La Na’vi esquiva l’attaque sans difficultés. Il tenta un revers qu’elle évita également. Il n’eut pas le temps d’exercer la moindre mouvement qu’il ressentit une douleur au torse dû à un coup de poing de l’indigène. Elle l’enchaina aussitôt par un coup de pied au visage. Aussitôt Tsuwokan se mit au milieu, les deux dagues dégainées tandis que Tyhu inspecta la blessure de Lidsey qui avait le nez en sang.

Naltsyn : Abaisse tes armes. Je voulais juste punir ce jeune guerrier de sa lâcheté.

Moi : Si c’était le cas, pourquoi l’avoir laissé en vie ?
Naltsyn : C’est la jeunesse. Sa colère l’aveugle, et je ne peux pas lui reprocher cela. Souffrant moi-même de ce mal.

Je restais silencieuse à cette remarque et regardais les arbres. Les prolémuris étaient toujours là, avec leurs yeux exprimant la curiosité. Non...Elle ne laissait pas en vie ce guerrier parce qu’il était aveuglé par sa jeunesse. C’était la curiosité. Mais de quoi ?

Tsuwokan : Pardonne-moi de ne pas te croire.

Elle leva les mains et les mit sur la tête.

Naltsyn : Je me rends. Ca vous va ?
Moi : Eh !!!! Je n’ai pas envie de me rendre !

Naltsyn : Tu dois trouver une famille.
Moi : J’en ai déjà une !
Naltsyn : Nous savons toutes les deux que ce n’est plus le cas.

A ces mots, mon cœur se serra, repensant à mes parents. Un Banshee se matérialisa devant moi. Il était violet et ses motifs étaient jaunes. Il lança des petits piaillements, et il se frotta sa tête vers moi, comme pour me réconcilier.
Lidsey se releva, les yeux pleins de colère face à cette humiliation mais Tyhu le stoppa.

Tyhu : Ne laisse pas la colère aveugler ton jugement. Elle s’est rendue.
Litsey : Mais qu’allons nous faire d’elle ? On ne peut pas la ramener au Kélutral!
Tsuwokan : Et pourquoi pas ? Elle ne nous a pas réellement montré qu’elle était une menace.
Litsey : C’est peut être une ruse.
Naltsyn : J’ai une solution à votre problème. J’ai repéré une habitation pas loin d’ici. Je peux y élire résidence.

Les trois la regardèrent d’un air surpris.

Tyhu : C’est honnête. Mais seras tu te débrouiller seule ?
Naltsyn : Ne vous inquiétez pas pour cela. Et je me suis habituée à la solitude .

Je comprenais cette proposition. Pour elle, Hell’s Gate était comme une prison et la forêt, la liberté.. Je ne fus donc pas surprise.

Tsuwokan : Très bien.
Naltsyn : Je vais vous la montrer.

La Tsahik récupéra mes armes, et les rangea. Les Na’vis firent de même. Puis on entama une marche. Le jour commençait à décliner quand on arriva à une habitation en bois si j’en juge par l’odeur de la pourriture installé. Je sentis même la présence de stigbats dans le domaine.

Naltsyn: Voilà. Vous saurez à présent où me trouvez.
Tsuwokan : Etes sûr de ne pas venir ? Tu sais, notre clan est composé de Na’vis et d’Uniltiranyus. Tu ne serai pas seul.
Naltsyn : C’est gentil, Tsuwokan mais je préfère la solitude pour l’instant.

Tsuwokan sut qu’elle ne changera pas d’avis et préféra ne pas insister.

Tsuwokan : Comme tu voudras.
Litsey : Je garderai un œil sur toi. Pour savoir si tu es un menace ou pas.
Naltsyn, haussant les épaule : Si ça peut te faire plaisir.

Mais elle était en fait contente d’elle, si j’en jugeais par le cri de contentement de l’Ikran. Mais que cherchait t elle, bon sang ?
Dernière modification le 19 Juil. 17 à 01h58 par Tsany
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par Tsany
#9345 - L'assassin à plusieurs visages - le 23 Juil. 17 à 23h20
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Chapitre 15: Une arrivée mouvementée

Tsuwokan : Si un jour, tu souhaites rejoindre notre clan, je plaiderai en ta faveur.
Naltsyn : Merci mais je pense que ça ne sera pas pour toute suite. Chaque chose en son temps.
Tsuwokan : Eywa Ngahu ma Kendra Naltsyn : Eywa Ngahu ma Tsuwokan

Elle fit de même pour Tyhu et Lidsey et je sentis ensuite leurs présences s’éloigner petit à petit. Une fois qu’ils étaient loin, ma locataire entra et effleura les murs, sentant des trous dont je reconnaissais les traces. Par la suite, des nuages commençaient à apparaitre dans le ciel .

Naltsyn : Ton peuple a encore apporté le malheur au mien.
Moi, honteuse : Je le sais.

Les nuages obscurcissent bientôt le ciel et la pluie s’abattit. Puis des orages dont je reconnaissais les éclairs violets. Heureusement que ce n’était qu’une illusion! Mais ça n’annonçait rien de bon car elle était en colère. Ce qui fut le cas car elle commençait à péter les étagères où étaient posés des livres dont je reconnaissais les bruits de chute.
Un tableau, déjà usé par le temps et les balles, se retrouva avec un énorme trou dû à un poing rageur. Les bruits de la toile et du bois se brisant confirmait cette impression. J’entendis des cris de stigbats exprimant leurs mécontentements d’être dérangés sans qu'ils aient manifestés un signe d'hostilité. .

Naltsyn : Tuer !!! C’est tout ce que vous savez faire !!! Tuer !! Détruire !!
Moi : On n’est pas tous comme ça. Pense à Norm, l’équipe d’Avatar ou à Jake Sully, le sixième Toruk Makto.
Naltsyn : Tu as raison. Enfin, l’averse se calma et le beau temps a repris ses droits.
Naltsyn : Bon, il est temps que je trouve une arme.
Moi : Mais tu en as déjà !
Naltsyn: Je ne veux pas utiliser des armes de Sawtute. Je veux utiliser une arme que j’ai moi-même conçu, ayant perdu la mienne au cours de la fin de ma première vie.

Sur ces paroles, elle sortit du bâtiment et alla dans la forêt. Elle renifla, détectant l’odeur d’une proie avant de toucher une sorte d’empreinte, piste d'une prochaine proie. Dans son monde, je voyais un Na’vi, arc dégainé et armé, se camouflant dans la végétation. Elle continuait son chemin s’arrêtant pour renifler et sentir les traces. Enfin, elle trouva un troupeau de Yérik ou Hexapode dans notre langue. Doucement, tel un félin, elle s’avança, couteau dégainé. L’attaque fut aussi rapide que mortel. L’animal n’eut pas le temps de réagir qu’elle était déjà sur lui et le planta tandis que les autres partirent en courant.

Naltsyn : Je te vois mon frère et te remercie de nourrir notre Peuple. Que notre Mère t’accueille et me pardonne.

Sur ces paroles, elle l’acheva .

Moi : C’est obligé de faire cela Je veux dire...C’est un animal! Eywa comprendrait que tu le tues par nécessité.
Naltsyn : Tu as beaucoup de choses à apprendre, petite chose fragile. On respecte la vie ici. Tout être est enfant d’Eywa et donc notre frère.
Moi : En gros, c’est comme si vous demandez pardon pour un fratricide ?
Naltsyn : Si c’est ta manière de voir les choses, oui.
Moi : Je n’y comprends rien. Je sais que vous avez un profond respect pour votre nature et Eywa. Mais au point de s’excuser pour avoir tué un Hexapode par nécessité, j’avoue que j’ai du mal.
Naltsyn, sourit : Tu comprendras. J’ai tout le temps pour perfectionner tes connaissances.
Moi : Génial... Je sens que ça va être fantastique!

Elle fabriqua ensuite un petit feu, pas loin du camp. Elle fit cuir la viande avant de la manger. C’était savoureux. Je n’ai jamais mangé quelque chose d’aussi bon jusqu’à présent.
Naltsyn : Tu peux te déconnecter de ton unitlirantokx. Je veillerai sur lui.
Moi : Tu veux te débarrasser de moi ?
Naltsyn : Non. Mais vous connecter à ce corps épuise le vôtre. Et ici, la faiblesse n’est pas permise. D’ailleurs, même si je le voulais, je ne pourrai pas. Nous sommes liées.
Moi : D’accord. Prends en soin.
Naltsyn : Aie confiance. Sur ces paroles, je pensais à déconnecter. Et me revoilà, sortant du caisson de lien. Dans ma tête, j’étais seule dans la forêt des arbres des âmes. On dirait qu’elle avait raison.

Par ailleurs, je trouvais d’étrange le grand silence de la base. Je ne tardais pas à me rendre compte pourquoi. Ils sortirent un pilote du caisson n°6, situé juste à côté de la mienne. Ils le mettaient dans un lit médical qu’ils dépêchèrent de transporter ailleurs. L’aura du pilote s’éteignait peu à peu et je reconnus comme celui de Xelloss, ou celui de ZéroS. Merde! Il ne va pas crever, ce con? Je voudrai des réponses, moi!!
Je ne suivis pas la foule et alla directement dans mon compartiment pour ne pas attirer l''attention et parce que j'étais fatiguée aussi de ma liaison.Comme personne n’était dans les douches, j’en ai profité pour en prendre une. Ahh...Rien n’est meilleur pour mettre de l’ordre dans ses idées. Je réfléchissais et une question me talladais tandis que je me concentrais sur la faible énergie de ZéroS qui était trop loin pour que je puisse percevoir l'intensité.. Elle me semblait sage. Top sage pour son âge. Il va falloir que j’y jette un œil. Ce fut à ce moment précis que Naltsyn apparut.

Naltsyn: Chaque chose en son temps. Tu auras les réponses à tes questions.

Merde !!! J’avais oublié notre lien. Bon, pour enquêter sur elle, va falloir attendre. Mais il y avait autre chose que j’aimerai savoir

Naltsyn : Que cherches tu ? Norm me semblait avoir tout dit sur le programme Avatar.
Moi : Norm parlait au début d’un autre soldat présent dans le programme. Je veux savoir qui c’est. Je sortis de la douche, m’essuya avant de m’habiller pour la nuit. J’allais sur mon lit et sortit mon holotable afin de commencer la procédure de piratage. Avec Xelloss sur le point de casser sa pipe, ils ont suffisamment de choses à se préoccuper. De toute façon, j’effacerai les traces de mon passage derrière moi. Après avoir navigué dans la base de données, je trouvais enfin ce que je voulais. Je regardais dans le programme Avatar, la liste de l’équipe de 2154 et ce que je vis, confirma mes soupçons.

Tsahik : On dirait ton oncle.
Moi : C’était. Il est dit qu’il est mort le 22 août 2154.

Mais tu sais à quoi je pense ?

Tsahik : Evidement. Tu crois qu’Eywa a transféré sa conscience dans son autre corps. Ce qui me semblerait logique.
Moi : Il ne me manque plus de savoir dans quel clan il appartient.

Je lisais le dernier rapport sur lui, établi par un certain capitaine Dyle et je sus que mon oncle a succombé aux charmes d’une indigène. Je consultais la vidéo où on la voyait. A sa vue, ma locataire dégagea un sourire d’un instant qui s’effaça immédiatement.

Moi : Tu la connais ?
Naltsyn : Mes connaissances sont dépassées. Beaucoup de choses se sont passés depuis mon départ.
Moi : Ca ne répond pas à ma question.
Naltsyn, les oreilles abaissées : Non Moi : Vos oreilles vous trahissent Naltsyn : Je n’ai pas à y répondre.
Moi : Ecoutez... J’accepte que vous vouliez cacher votre vie privée. Cependant, ici, c’est un membre de ma famille qui est concerné! Je pense que j’ai le droit de savoir.
Naltsyn : Et tu déduis que je la connais, parce que j’ai souri ?
Moi : Un jour, vous devrez me révéler ce que vous cachez. Vous savez qu’avec notre lien, ce n’est qu’une question de temps avant que je le sache.
Naltsyn : Si on en revenait à l’essentiel ? Après des recherches, on sut l’identité de l’amour de mon oncle. Elle se nommait Lutsey Koltyan, fille ainée de Silwyn et de Tsikey, dernière Tsahik et dernier chef d’un clan nommé Nariyä tunti.

A ce moment, l'indigène se leva et alla vers la forêt avant de disparaitre de ma vision. J’avais l’impression qu’elle me dissimulait quelque chose. Attends...Elle était partie! Du moins, je ne la voyais pas. C’était maintenant ou jamais! Je cherchais dans la base de données, l’identité de ma locataire. Mes recherches furent longues mais je trouvais enfin son identité et je comprenais d’où venait cette sagesse. Je consultais le dossier de Lutsey.
Alors apparut une image de Grace Augustine. Grace: Je suis le docteur Grace Augustine. Combien de temps je suis sur Pandora ? Je l’ignore. Les jours se confondent mais là n’est pas le sujet du dossier. Sur ces paroles, elle prit une cigarette et l’alluma à l’aide d’un briquet.

Grace: Alors Ludsey... La première fois que j’ai entendu parler d’elle, c’est de la bouche de Silwanin, avant l’incident de l’école. Elle resta un moment silencieuse, fumant sa cigarette, avant de continuer.

Grace: Lutsey est la fille adoptive de Mo’at et d’Eytukan, et donc la petite sœur de Silwanin et Neytiri. Je sus plus tard, qu’elle a des origines nariyä tunti, un clan qui a disparu il y a une vingtaine d’années et reconnaissable par la couleur caractéristique de leurs yeux. Du moins, censée. Pas plus tard que cette année, j’ai appris que Ludsey est l’olo’eyktan actuel des Nariyä tunti. Une fonction qu’elle avait prise après la mort de Silwanin. Par ailleurs, elle avait une sœur jumelle, nommée Joltsyn. Je vais essayer d’en savoir plus mais ce n’est pas gagné. Elle ne porte pas les humains dans son cœur. Je peux la comprendre. A sa place, j’aurai agi de la même manière. Mais d’après Neytiri, il reste une chance de pouvoir l’aborder. Mais je me demande comment ce caporal a réussi pénétrer le clan sans se faire étriper.

Il y avait ensuite un rapport de Paul sur elle datant du 13 Octobre 2154

On a eu le droit à une célébrité pandorienne! L’oloe’yktan des Nariyä tunti! En personne ! Elle s’était déjà fait connaitre au départ des forces de la RDA de Hell’s Gate. Norm n’avait pas arrêté de nous en bassiner là-dessus. Elle faisait partie du top 3 avec Jake et Neytiri. On pouvait dire que la chatte était à la limite de nous sortir ses griffes. Bon... On savait par Augustine (rip à ce grand docteur) que c'était une personne...spéciale. On a vite compris pourquoi! Il ne fallait pas dire un mot de travers au vu de ses regards menaçants. Bon sang! Comment a t elle fait pour être chef avec un caractère aussi pourri !? Même nos potes bleus se sentaient mal à l'aise en la regardant. On pouvait dire qu elle avait les yeux revolver! Enfin...Elle était venue pour des tests. Les résultats nous firent comprendre qu’elle défendait sa portée de trois jours. On les lui a communiqués et elle a agi étrangement. A la fois heureuse mais angoissée. Je me demandais bien les raisons qui pourraient faire peur à une terreur pareille.

Donc, elle était enceinte à ce moment-là. Sachant que le rapport datait de sept mois et que les Na'vis, contrairement à nous, doivent porter leur enfant pendant dix mois...Cela voulait dire qu’elle était à plus de la moitié de sa grossesse en ce moment. Et pas forcément la meilleure étape...

Cinq jours plus tard, au Kélutral des Omatikiyas,

Jake regarda le petit uniltiranyu d’une dizaine d’années s’éloigner quand un cri le sortit de ses rêveries. Le cri d’un Ikran. Il leva la tête et vit une ombre noire tournoyant autour de l’entrée. Enfin, la créature atterrit avec un petit cri. Une silhouette descendit. Une silhouette que Jake reconnaissait parfaitement.

Jake : Ça fait longtemps.
Na’vi, sourit : Voyons Jake !Ca fait à peine sept mois !
Jake : Allez viens ! Je pense que Neytiri voudrait des nouvelles de sa sœur.
Na’vi : Le contraire m’aurait étonné. Au fait, ma eylan, où est ta dague ?
ake, sourit : Toujours aussi observateur à ce que je vois. Même si il ne te restait qu’un seul œil !

Neytiri fit son apparition et remarqua l’invité. Cela permit à Jake d’éviter de répondre à la question. Du moins temporairement.
Neytiri : Oel ngati kameie ma Tsylan.

Celui-ci s’abaissa avec respect en faisant le salut indigène Tsylan : Ohel ngati kameie, ma Tsahik Neytiri.

Neytiri, sourit : Je ne le suis pas encore. Mais merci.
Tsylan : Je suis sûr que tu feras une bonne Tsahik. Après tout, tu es la sœur adoptive de ma petite tigresse d’amour.
Neytiri : J’aurai aimé. Mais ma première cérémonie a été un peu un fiaso.
Tsylan, la mine surprise : Fiaso ? Tu veux dire fiasco, non ?
Neytiri : Rahhh !! Vous êtes agaçant avec vos expressions !

Tsylan et Jake se regardèrent, cachant leur fou rire avant de se prendre une violente gifle au visage.
Tsylan et Jake : Aie !!!
Neytiri : Vous n’avez pas honte !?
Tsylan, se frottant la joue: Il n’y a pas de doute. Tu es vraiment sa sœur ! Neytiri : En parlant de sœur, que devient ma petite palulukan ?
Tsylan : Eh bien...Comment dire...
Neytiri : Ca ne va pas ? Tsylan : Si.... Mais... Disons...
Jake : Ca sent quelque chose de gros. On lance les paris ?

Ce fut au tour de Tsylan de lui faire une violente tapette derrière la tête.

Jake : Aie !!!
Tsylan : On ne rigole pas avec l’enfer que je suis en train de vivre !
Neytiri : Enfer ? C’est quoi ?
Jake, en se frottant la tête : C’est difficile à expliquer... Pour faire simple, c’est quand tu vis dans des conditions difficile. Mais pourquoi tu dis cela ?
Tsylan : Eh bien... Imagine une mère avec son petit.
Jake : Non ! Elle est enceinte ?
Neytiri : Lutsey est enceinte ?

Elle regarda Tsylan avec plus d’attention. Une peinture bleu foncé d’un Angtsik sur l’avant bras gauche capta l’intention de Neytiri.
Neytiri : Je crois comprendre comment elle a fait. La cérémonie de l’Union ?
Tsylan : Ouais... Elle est assez douée pour me mettre dans des situations embarrassantes.

Neytiri et Jake rigolèrent devant le visage rouge de Tsylan Tsylan : Pourrais je savoir ce qui vous fait rire ?! Jake : Tu verrais ta tête !
Neytiri : Aussi rouge qu’une salade ! Jake : Tomate, mon amour.
Tsylan : Ca se voit que vous ne vivez pas avec cette furie !
Neytiri : Justement. Je le sais aussi bien que toi.

Tsylan vit une silhouette qui attira son attention en compagnie d’un avatar d’une très grande taille. Il sortait pour sans doute s’entrainer.

Tsylan : Ale’yah est ici ? Elle est finalement revenue ?
Neytiri : Oui. Jake a accepté qu’elle revienne parmi nous et Eywa a montré qu’elle en était digne.
Tsylan :Et Ludsey était pour, j'imagine?
Neytiri: En effet. Mais la douleur de la mort de Silwanin était encore vif et Lutsey devait supporter le poids de la mort de ses parents également.
Tsylan: Ok...Ca aurait promis une belle rencontre si elle se croisait.
Jake:Comment la connais tu ?

Il se prit une tape à l’arrière de la tête .

Jake : Aie !!!
Neytiri: Skxawng ! Tsylan est le partenaire de Ludsey. Ils ont partagé leurs souvenirs lors du tsahaylu !
Tsylan : C’est vrai que tu n’as pas été futé sur ce coups-là, Jake. Sans être vexant.
Jake : Ca va ! Et c'est seulement les souvenirs qu'on veut montrer!
Neytiri : Cela est arrivé juste avant qu’elle parte rejoindre son clan natal pour devenir chef.
Tsylan : Qui est la perche qui l’accompagne ?
Jake : Teranas. Il est arrivé récemment.
Tsylan : Des avatars continuent de revenir ici ? Nang ! Je m’absente seulement sept mois et voilà ce qui tombe !

Contrairement à ce qu’il disait, Tsylan était au courant de la venue de ces élus d’Eywa. La déesse lui a bien indiqué cela lors d’un de ses rêves. Mais il ne connaissait pas leurs noms. Maintenant il en connaissait deux. Donc sa surprise était sincère.

Tsylan : Jake... Tu n’as toujours pas répondu à ma question.
Jake : Laquelle ?
Tsylan : Où est ta dague ?

La future Tsahik, après cette réflexion, regarda l’emplacement de la dague et vit qu’il manquait effectivement l’arme.
Neytiri : Ne me dis pas que tu l’as perdu !?
Jake : Non, mon amour...
Neytiri : Alors où elle est ?

Jake regarda Tsylan avec un œil noir.

Jake : Je... l’ai prêté.
Neytiri : Prêté ? A qui ?
Tsylan : J’avoue que la réponse à cette question m’intéresse aussi. A qui donc es-tu prêt à confier ta vie ?
Jake : Euh..

Jake vit le regard sévère de Neytiri et le regard inquisiteur de Tsylan. Les deux combinés pouvaient faire craquer n’importe qui.

Jake : A Xelloss.
Neytiri : Quoi ??
Tsylan: Xelloss ? Un avatar, je présume ?
Jake : Comment l’as-tu su ?
Tsylan : Xelloss n’est pas un nom na’vi. Mais c’est qui ?
Jake : Une personne assez.... Particulière.
Neytiri : Très particulière...
Tsylan, regarda l’expression de Neytiri : Je crois voir le personnage.
Jake : Tu restes combien de temps ?
Tsylan : Je pense quelques jours avant de devoir partir. Sinon, ma tigresse me fera la peau. Surtout qu’elle est très difficile en ce moment.
Neytiri : Elle est à combien ?
Tsylan : Sept mois.
Neytiri : Effectivement.
Jake : Mon pauvre Tsylan ! Je te plains !
Tsylan : Et tu as quoi l’être. Il ne leur révéla pas l’existence d’une éventuelle portée de Txon. Une Koltyan à gérer était déjà suffisamment difficile.


Le lendemain, j’eus du mal à me réveiller. Les révélations d’hier hantaient encore ma tête. A la forêt des arbres des âmes, ma locataire fit son apparition. Moi : J’ai fait une petite recherche sur vous.
Naltsyn : Ah ? Et qu’as-tu découvert ?
Moi : Que vous étiez Tsahik dans un clan nommé les Oltyis.
Naltsyn : En effet. Moi : Et que vous vous nommez Naltsyn Lu'utzin Tilwa’ite. Je fus surprise de ne pas la voir étonnée.
Moi : Vous ne réagissez pas ?
Naltsyn : Non. Je savais qu’en venant ici, tu trouverais mon identité. Un jour ou l’autre.
Moi : Pourquoi ne pas me l’avoir dit alors ?
Naltsyn : Pour t’apprendre. Ici, il est nécessaire d’utiliser toutes les ressources à ta disposition. La seule chose que je peux te reprocher, c’est d’avoir cherché sur la base de donnée de Hell’s Gate au lieu des Arbres des Ames.

Je pris un petit déjeuner et j’allais vers mon caisson de lien. La voix de Paul m’interrompit.
Paul : Kendra, on ne t’a pas vu quand Xelloss était sur le point de casser sa pipe.
Moi : J’étais fatiguée par la liaison et je suis allée me coucher après avoir joué avec mon holotable. Tu peux regarder si tu veux.
Paul : On vient d’apprendre que quelqu’un a profité qu’on soit aux urgences et préoccupé par le chat noir pour lancer un coup d’œil sur les dossiers.

Naltsyn : Tu n’as pas été aussi discrète que tu croyais, on dirait.
Moi : Comment ont-ils fait pour le savoir ? J’ai bien fait attention!

Paul : Si je tombe sur lui, je lui foutrais tellement de coups de pied au cul qu’il aura du mal à s’assoir.
Moi : J’espère que tu le trouveras. Si tout le monde se mettait à consulter les dossiers, où irait-on?

Eh mince ! Ils doivent avoir un phénomène en informatique pour avoir débusqué mon intrusion.

Naltsyn : Acceptes que tu as fait une erreur. Mais il n’a pas été suffisamment grave pour qu’il t’ait débusqué.
Moi : Mouais.

Les jours passèrent et Lidsey vit que Kendra partait souvent dans la forêt pour subvenir à ses besoins mais aussi pour autre chose. Elle revenait le plus souvent avec des fruits mais aussi avec des os. Elle semblait fabriquer une arme. Quoi donc ? Il ne pouvait le savoir sans se faire repérer. Il attendit donc, la surveillant. Il revenait au Kélutral, un jour sur deux. Sa surveillance lui permettait de ne pas inquiéter le clan sauf Tsuwokan et Tyhu qui trouvait son obsession pour Kendra inutile. Naltsyn : Le jeune guerrier croit que je ne le vois pas. Moi : Qu’est ce qui veut ce crétin ? Mon autographe ?

Naltsyn : Connaitre sans doute nos intentions.
Moi : J'espère pour lui qu'il a amené un paquet d'aspirine. Il en aura besoin!

Naltsyn garda le silence. Les prolémuris m’indiquaient sa curiosité. Mais qu’est ce qui lui trouvait, bon sang ?

Moi : Naltsyn, aurai je la réponse à mes questions te concernant, un jour ?
Naltsyn : Peut être. Si tu cherches les réponses à tes questions.
Moi : Et comment je fais ?

Elle sourit,

Naltsyn : Ca concerne ma vie. Tu ne t'imagines tout de même pas que je vais t'aider? C’est à toi de le savoir! Mais un conseil... Ne compte plus sur les Arbre des Ames.
Moi : Pourquoi donc ?

Naltsyn : Car je suis la gardienne de mes souvenirs. Je t’en interdirai l’accès.
Moi : Mais j’ai les données d’Hells’ Gate.
Naltsyn : Dans ce cas, que sais-tu d’autre mise à part ce que tu m’as énoncé ?

Mince! Mon coup de bluff n’avait pas marché. Décidément, elle était plus calculatrice que je l’aurai cru. Mais ça ne me fera pas reculer.

Naltsyn : J'adore ta détermination.
Moi : Manquerait plus que la pipe et la casquette pour devenir Sherlock Homes!.

Enfin, elle termina enfin la fabrication de son arme. Un bâton de combat. La forme me plaisait en plus de sa légèreté.


Naltsyn : Je vais t’entrainer à cela.
Moi : J’ai peur bizarrement.

Lidsey rentra au Kélutral peu avant la fin du jour.

Tsuwokan : Alors ? As-tu repéré une quelconque menace, ma Lidsey ?
Litsey : Non. Mais elle a fabriqué un bâton de combat.
Tsuwokan : Qu’est ce qu’il y a d’étonnant ?
Litsey : Justement. Pourquoi un bâton?
Tsuwokan : Pourquoi tu ne lui demanderas pas d’enseigner son savoir. Je ne manie pas cette arme et Tyhu, non plus. On ne pourra rien t’apprendre,mais elle, si.

Lidsey grommela des jurons mais il savait qu’il ne pourrait rien dire face à cette évidence. Comment pourrait-il demander de l’aide à un des démons qui ont détruit sa famille et son clan ? Toujours ce terrible souvenir qui tournait dans sa tête. Celle de son oncle agonisant, dos au sol.

Naltsyn : Voilà c’est bien. Ne fais plus qu’un avec l’arme. Comme si il faisait partie intégrante de toi. Je m’entrainais avec l’arme. Au départ, la légèreté de l’arme me déboussola et de nombreux étagères et meubles furent détruits. D’autant que Naltsyn était exigeante. Enfin, je parvins à tenir à peu près convenablement l’arme. Au moins suffisamment pour ne pas tout casser sur mon passage.

Naltsyn : Maintenant, il est temps de passer à la partie entrainement.
Moi : Je me mets comment ?
Naltsyn : Médite. J’obéissais et m’asseyais en tailleur.

J’étais dans la forêt des arbres des âmes. Je suivis ensuite la Tsahik jusqu’à l’entrée du Kélutral. Face à moi, elle tenait son bâton de combat.

Naltsyn : Ca me donnera l’occasion de m’entrainer. Je lui fis face et commença alors l’affrontement. Elle attaqua tout d’abord par une attaque circulaire que j’esquivais. La vache ! Elle était plus rapide qu'avant! De peu, et ma tête y passait. Bon je savais que c’est dans ma tête mais quand même ! La guerrière m’enchaina par un coup vertical que je parais avec mon arme. Je le relevais l’arme et l’enchaina. L'indigène para mes coups avec une telle facilité que je me rendis compte du fossé entre son niveau et le mien. Elle me fit reculer par un coup de pied au ventre qui me mit à terre. Très vite, je me remis debout mais d’un violent coup vertical de son côté gauche, elle me désarma.

Naltsyn : Tu as beaucoup de chose à apprendre sur le maniement de cette arme, ma Kendra. Même si tu es déjà assez forte pour survivre dans les terres de notre Mère

Je sentis la chaleur du jour commençant à décliner. Mais également diverses présences. Des bruits de pas se rapprochèrent et ils étaient hostiles. J’entendais le craquement du bois et également le souffle de la respiration de deux personnes. Par ailleurs, je reconnaissais l’odeur de sueur qu’ils dégageaient. Je me relevais, prenant deux de mes six petits couteaux que je m'étais fabriqué et qui ornaient ma taille, les attendant patiemment. Soldat : Faut croire que l’école de cette Augustine n’était pas aussi inhabitée que cela. Alex : Tant mieux ! Ça fera une en moins à se charger. Moi : Je vous laisse une chance de vous en sortir. Faites demi-tour. Axel, en pointant son arme : Oui... Et toi, je te donne l’honneur de rejoindre tes compères

Il avait à peine fini sa phrase que j'avais lancé mes armes avec précision, sachant où frapper malgré mon infirmité. Mais leurs énergies en forme de corps humains me guidèrent et mes lames percèrent leurs fronts avec rapidité avant de se planter sur un pan du mur derrière eux. J'entendis leurs corps tombés lourdement tandis que j'allais chercher mes projectiles mortelles et les reprirent.

Voix : Alex, David...Que se passe t-il ? Répondez, bordel de merde ! Je pris soin de sortir par une fenêtre proche pour ne pas servir de cible.
Soldat : Vic, va voir ce qu’ils font !

J’entendis des pas entrer dans la maison tandis que j'allais dans le sens contraire. Parfait. Je me dépêchais d’aller vers la présence que j’avais repéré et parvint à me glisser derrière lui.

Vic : Sergent, je les ai retrouvés mais...Leurs fronts ont été percés.
Sergent : Qu’est ce que tu me sors ? Je profitais de cet instant pour le transpercer avec l'extrémité de mon bâton d'un rapide mouvement,

Puis, je le balançais comme un projectile vers le soldat venant tout juste de pointer son arme pour tirer Celui-ci se le prit en pleine figure, me permettant une distraction pour aller en dessous de la maison tout en entendant le bruit d'impact au mur du soldat ainsi que le grincement du bois résistant au choc. Mon dernier adversaire se reprit et allait se relever quand le côté tranchant de mon bâton transperça le plancher ainsi que le corps. Sa dernière vision fut mon regard .

Vic : Mess… ici. Je...

Je retirais mon arme tandis qu'il s'écroula au sol.

Litsey continuait sa surveillance tout en réfléchissant à la décision qu’il devait prendre. Soudain, il entendit la voix d’un tawtute.

Sergent : On va établir notre campement dans cette maison.

A ce moment là, ils entendirent le bruit de matériaux en train de se briser.

Sergent : J’ai l’impression qu’on n’est pas seul. Alex, David, allez voir ce qui se passe. Les deux y allèrent, prêt à tirer sur n’importe quel individu se montrant.

Litsey regarda vers la fenêtre où il vit Kendra assise en tailleur, semblant méditer. Ils discutèrent un moment. Soudain, en un clin d’œil, il vit Kendra lancer des projectiles, des lames de ce qu'il a pu voir, d'un rapide mouvement et transperçant les têtes de ses ennemis sans que ceux-ci aient le temps de réagir. Il contempla avec satisfaction, le massacre de Kendra. Mais... Comment faisait elle pour être si redoutable sans pouvoir voir?. Cela attira la curiosité du jeune guerrier.

Naltsyn : Ils auraient dû s’enfuir à toute jambe. Mais leurs orgueils les ont perdus.
Moi : Eh oui! Bienvenu sur Pandora. Où les soldats n’ont aucune moralité et sont de véritables abrutis. Pfff...

D'après les dernières news circulant dans la base, il semblerait que Xelloss ait réussi à survivre grâce à une sorte de transfert de conscience dans un Ikran. Je ne pus m'empêcher de sourire en pensant à la situation un peu inhabituel.

Naltsyn : Xelloss est une personne...spéciale. Moi : On peut dire, oui.


Le lendemain matin, on allait continuer notre entrainement mental quand la présence de Lidsey m’évita de me prendre une nouvelle raclée de la part de la Tsahik. Et toujours ces prolémuris regardant Lidsey avec curiosité.

Moi : Que veux tu Litsey ?
Lidsey :J’ai vu comment tu as massacré ces Sawtute, hier. Et je te remercie du spectacle que…

Je vis rouge à cette réflexion et le gifla au visage avec ma main droite.

Litsey : Eh ! Je viens te féliciter et...
Moi : Il n’y a aucun plaisir à prendre quand on voit des personnes mourir. Même si ce sont les pires enfoirés.
Litsey : Ce démons ont tué ma famille.
Moi : Et moi aussi. Ce n’est pas pour autant que c’est plaisant de tuer.
Litsey : Tu es une personne étrange Kendra. Tu tues des personnes que tu détestes et tu ne prends pas plaisir.
Moi : Tu comprendras quand ta tête fonctionnera bien.. Bon, pourquoi es-tu venu me voir?
Litsey : Je voudrai que tu m’apprennes à manier le bâton de combat.
Moi : Pourquoi ?
Litsey : Raison personnel. Moi: Pas très clair, si tu veux mon avis. Litsey : Tu vas m’aider alors ?

J’allais lui répondre que je ne suis pas à son service quand Naltsyn intervint et je me retrouvais dans la forêt. Et toujours ces prolémuris observant Lidsey d’un air curieux. Mais qu’est ce qui lui trouvais, bon sang ?

Naltsyn : J’accepte de t’apprendre, jeune guerrier.
Lidsey : Merci


Mais un détail capta son intention. Il y a peu de temps, elle l’appelait par son prénom et à l’instant, elle vient de l’appeler « jeune guerrier ». Par ailleurs, elle semblait s’y opposer et tout à coup elle acceptait. Etrange. Mais il a obtenu au moins ce qu’il voulait. Il verrait sans doute ce détail plus tard.


Moi : Faudra qu’on se mette d’accord. Sinon, ils vont se douter que je ne suis pas seule dans ma tête.
Naltsyn : Ils le sauront un jour ou l’autre. On est si différente toutes les deux que cela ne restera pas secret éternellement.
Moi : Si on pouvait retarder le moment où on me prendrait pour une folle, ça serait bien, non ?
Naltsyn : C’est ta vision des choses.
Moi : Ah bon ? Et toi, c’est quoi ta vision des choses?
Naltsyn : Je fais partie de toi. S’ils veulent t’accepter, il faudra qu’il m’accepte également.
Moi : Génial… Ça ne répond pas trop à mon problème ça.
Naltsyn : Considère ton arme comme une partie de toi-même. Tu dois ne faire qu’un avec elle. Regarde!

Et d’un mouvement vif, elle exerça une série de moulinets avec l’aide sa main droite uniquement puis entama une série de mouvements circulaires à une telle vitesse que Lidsey ne put rien voir. Mais le vent crée par les mouvements fouetta son visage, ainsi que ses cheveux. Il regarda avec des yeux mêlant surprise et admiration. Il avouait que ce qu’il a vu hier et ce qu’elle montrait à l’instant le fascinait. Peut être est elle différente des autres, comme ceux de son clan… Il ne voulait pas se l’avouer mais en la voyant se déplacer ainsi avec grâce, faisant voler ses cheveux révélant son jeune visage que le bandeau autour des yeux semblait vieillir, il admettait que cette fille possédait un certain charme.

Naltsyn : Tu regardes quoi, jeune guerrier, avec cet air débile ? Cette remarque le fit sortir de ses rêveries.
Litsey: Rien.
Naltsyn : A ton tour, maintenant. Montre moi ce que tu sais faire. Je voudrai évaluer ton niveau et voir les travaux à effectuer.

Sur ces paroles, Lidsey prit son arme et commença son exercice. Le problème était le poids et la longueur. Il avait du mal à contrôler ses coups car il devait gérer deux côtés en même temps. Il cassa une partie du tableau, déjà fragilisé par le temps ainsi que des tables qui restaient encore debout et se donna lui-même un coup au front. Heureusement pour lui, ce n’était pas l’extrémité de son arme. Mais il avait droit tout de même à une jolie bosse au front.

Naltsyn, soupira : Il y a du travail à fournir, en effet.

Sur ces paroles, elle se remit en position.
m
Naltsyn : Je vais te montrer les mouvements lentement. Tu reproduiras ensuite le geste. Tu le referas jusqu’à ce que ça soit instinctif.

Naltsyn : Quand il saura manier cette arme, tu t’entraineras également avec lui.
Moi : Attends… Je vais m’entrainer avec toi et avec lui ?
Naltsyn : Pourquoi pas ? Vois le bon côté… Tu seras plus forte…
Moi : Oui… Mais en attendant, j’aurai ma pile de bleus. Sans jeu de mots !
Naltsyn : On ne peut progresser sans tomber.
Moi : Merci du conseil, madame la Tsahik !

Lidsey se mit à reproduir les mouvements de Naltsyn que celle-ci lui avait montré auparavant. Ce ne fut pas très difficile au départ, mais elle le fit répéter tellement de fois qu’à la fin de la journée, il avait mal aux pieds et aux mains. Il décida donc de dormir avec nous. Je n’étais pas rassurée de le savoir près de nous.

Naltsyn : Ne t’en fais pas. Je le surveille. Tu peux te déconnecter en toute tranquillité.
Moi : Qu’est ce que je ne ferai pas sans toi!

Elle me répondit par un sourire. Je me déconnectais donc de mon avatar. En chemin, je croisais Norm qui avait la tête ailleurs et moi, étant à moitié endormie, la collision était inévitable. On se percuta d’une façon assez comique.

Moi, en me frottant le front: Aie!! Bon sang, tu ne pouvais pas regarder où tu vas !
Norm, en couvrant son nez: Et toi alors ?!
Moi : Je viens de passer une journée dans mon avatar. Tu es bien placé pour savoir ce que ça fait !
Norm : Certes... Mais ce n’est pas une excuse quand même ! Moi, en me relevant : Enfin... Oublions cet incident.
Norm, en se relevant : C’est peut être la meilleure chose à faire. As-tu vu Vanessa ? Je ne l’ai pas croisé de la journée. Ca m’inquiète.

Maintenant que j’y pensais...Un caisson de lien était encore actif quand je suis sortie. Le bruit du moteur lançant la liaison était parvenue à mes oreilles ainsi que les bruits des consoles mesurant la santé du pilote. J’étais tellement fatiguée et affamée que je n’avais pas fait attention .

Moi : Elle a pris quel caisson ?
Norm : La n°6

Naltsyn n’étant pas là pour me conseiller, je devais me débrouiller maintenant seule. Je crois que c’était la première fois que je voyais son monde sans sa présence.
Moi : Elle est encore en liaison avec son avatar. Elle ne va sans doute pas tarder à se déconnecter. Soudain un bip se fit entendre et très inquiétant. Et je sentis la peur de Norm pour sa petite amie.

Moi : Va chercher Paul et les autres. Je vais essayer de limiter les dégâts.

Norm partit, ensuite, inquiet du sort de Vanessa. Quant à moi, j’allais vers la console du caisson n°6. Etrange... C’était le caisson de Xelloss avant son transfert. Aurait il un lien ? Ce n’était pas le moment d’enquêter là-dessus. Une vie était en jeu!Il fallait faire sortir Vanessa du caisson de lien avant que la situation s'aggrava davantage. Mais les bips incessants et inquiétants me mettaient de plus en plus la pression et la fatigue se faisait sentir. Bien que pas au meilleur de ma forme, je fis de mon mieux pour limiter les dégâts. Ainsi, je parvins à éviter un surchauffe de l’appareil dû à une liaison trop longue en activant le refroidissement d’urgence. Une fois que je m’étais assurée que sa vie n’était pas en grand danger, je fis de mon mieux pour la faire sortir. Ce fut un échec cuisant et j’avais du mal à rester debout à cause de la faim et de la fatigue. Mais je ne renonçais pas pour autant.

Paul : Si tu t’écroules, je te réveillerai à coup de pied au cul. On a déjà suffisamment de problèmes avec Vanessa qui nous fait la momie et l’hystérie de Norm. Alors va te restaurer et te reposer ou je t’obligerai à le faire.
Moi : Mais... Vanessa...
Paul : On va s’occuper d’elle, ne t’en fais pas. Tu as fait ce que tu as pu, étant donné ton état.
Moi : Ok.
Paul : Tiens, ça t’aidera à aller vers la cuisine. Bon, ce n’est pas top mais c’est mieux que rien. Il me tint une barre nutritive car je reconnaissais l'odeur ainsi que la forme. Ce n’était pas le top du top mais j’étais tellement affamée!! Cela me fournissait assez d’énergies pour aller jusqu’à la cuisine. Je me fis un festin, profitant de la confusion dû à la situation de Vanessa pour vider un peu le frigidaire tout en m’inquiétant également pour elle. Etre dans une équipe permettait de développer des liens et un caisson qui restait clos, c’était inquiétant. Un incident qui ne s’était pas produit... Qu’avec Xelloss, bizarrement. Deuxième coïncidence. Il méritait bien son surnom de chat noir. Il n’attirait que des emmerdes.


Au Kelutral des Menariyä tunti,

La queue de l’olo’eyktan s’agitait dans tous les sens de manière énergique. Elle en avait assez ! Assez d’être considérée comme une infirme ! Son ventre avait grossi et la handicapait parfois dans ses déplacements. Mais c’était une raison suffisante pour la cloitrer au Kelutral. Pour passer le temps, elle s’amusait à se promener dans l’Arbre Maison. Toutefois, au bout d’une semaine, elle avait déjà tout parcouru, la replongeant dans l’ennui. Heureusement que sa sœur était là pour discuter, malgré ses obligations personnelles avec ses deux enfants et Tsahik, lui permettant de supporter ce cloisonnement forcé. Mais aujourd’hui, elle était encore de plus mauvaise humeur. La raison fut une conversation avec son mari et amour, Tsylan.

Quelques heures plus tôt. Tsylan appelait son Ikran par un petit cri.

Lutsey : Tu vas où mon amour ?
Tsylan : Je constate que tu étais réellement endormie hier soir. Moi qui croyais que tu faisais exprès ! La grossesse ne te réussis pas si tu veux mon avis. Concernant ma destination, je vais voir comment vont Jake et Neytiri.
Lutsey : Puis je t’accompagner ?
Tsylan : Lud, on en a déjà parlé !
Lutsey : S’il te plait !!

Tsylan tourna la tête et vit Lutsey écarquiller son iris, ressemblant aux chats en pleine chasse. Il doit bien avouer qu’elle était mignonne et se contenait de ne pas céder en pensant à son enfant.

Tsylan : Lud, sois sérieuse! Ce ne me fait pas plaisir, crois moi! Mais pense au...
Lutsey : Bon, ça va, j’ai compris !!
Tsylan : Mais Lud, laisse-moi finir !!!

Elle s’éloigna déjà, frustrée.

Tsylan : Aie aie aie…. Vivement que sa grossesse se termine car ça devient infernal ! Heureusement que Joltsyn était là! Mais je me demande bien qui est le père de ses enfants. A ce moment-là, Txon exprima son impatience par un petit cri.

Tsylan : Ok ! J’arrive ! C’est vrai que toi aussi, tu as une portée ! Je suis bien parti moi ! Deux filles qui m’entourent sont enceintes ! Super!

Txon feula à cette expression par un sifflement comparable au crocodile.

Tsylan : Ok !!!! Ca va !!! Raahh lààà !!! J’ai déjà mal à la tête rien que d’y penser.

Cela avait particulièrement agacé Ludsey qui avait l’impression d’être mise à l’écart. Un sentiment accru avec les hormones maternelles.

Joltsyn : Enervée grande sœur ?
Lutsey : J’en ai marre de rester cloitrer ici comme une infirme.
Joltsyn : Mais il le faudra maintenant. Ça ne me fait pas plaisir non plus mais on ne peut rien faire contre cela. On doit attendre. Pense à ton enfant, avant tout.
Lutsey : Oui… Mais je n’en peux plus. J’ai l’impression d’être enfermée. Je ne supporte pas cela.
Joltsyn sourit : Tu es bien une Koltyan.
Lutsey : Dois-je prendre cela pour un compliment, petite sœur ?

Rapport n°3 14 mai 2155,

Un mois maintenant qu’elle a choisi cette cabane comme résidence. Je pouvais dire qu'elle possédait un certain talent pour trouver des coins confortables. Je découvris, avec surprise, à quel point elle était douée dans la médecine. A vrai dire, avec son ancienne fonction, elle n’a pas dû avoir le choix. J’étais inquiète. Depuis un certain moment, elle se plaignait d’un « son qui apportait de la souffrance ». Je soupçonnais un ultra-son mise au point par la RDA ou d’un signal venant d’un satellite. Dans tous les cas, ça n’avait rien de rassurant. Il va falloir que je creuse là –dessus.

Fin du rapport

Lidsey avait bien progressé et savait maintenant manier le bâton. Quant à moi, je me suis habituée à l’arme et je me débrouillais plutôt bien. Assez pour rivaliser avec Naltsyn, bien qu’elle continuait à me dominer même si j’ai gagné en agilité. Bon sang ! Comment elle faisait pour enchainer les feintes et les coups aussi rapidement ?

Naltsyn : L’expérience, Kendra.
Moi : Tu n’as que trente deux ans….
Naltsyn : Et ? Avec les années passées en toi, ça me fait cinquante quatre, petit être fragile.
Moi : Tu as l’art de répliquer, on dirait.
Naltsyn, sourit : On me l’a souvent reproché.

Quant à moi, je m’entrainais avec Litsey. Les jours passèrent et j’avais du mal à évaluer le temps. En tout, cas, il progressait et il se débrouillait bien le bougre d’ailleurs!, Même si je ne m’y mettais pas à fond complétement. Comme à mon habitude, je partis dans la forêt en quête de nourriture, guidée par les conseils de Naltsyn. A vrai dire, j’ai pu apprendre grâce au monde onirique de la Tsahik, même si les comportements des différentes organismes étaient toujours les mêmes, ce qui sera différent dans le monde réel. J’ai pu croiser un troupeau d’Hexapode en quête de nourriture dans le coin. J’avais choisi ma cible quand celui-ci partit en courant. L’instant d’après une série de cris se firent entendre. Discrètement, j’allais vers l’origine et je ne tardais pas à en trouver les raisons. C’était un Slinger ou Lenay’ga. J’arrivais juste à temps pour voir sa procédure de chasse. Une forme qui ressemblait à sa tête était plantée au cou de sa victime. La tête semblait se tenir à l’aide d’ailes si j’en jugeais par les bruits. Celle-ci émit des petits cris qui semblaient guidés une autre forme qui ressemblait à un corps. Celui-ci se mit en position assise et la tête se remit à sa place. Ensuite, la créature savoura son repas.

Moi : Fascinant
Naltsyn : En effet. Voir un Lenay’ga chasser est une chose qui sort de l’ordinaire.

Une fois son repas terminé, la créature partit, ne laissant que des os de sa proie. Je me remis à mes occupations et parvins à cultiver des graines d’awaiei bien que je me suis pris une épine à l’épaule de la part de la plante. Heureusement qu’en petite quantité, le poison n’était pas mortel. Par chance, une autre créature s’était rapprochée d’elle. Juste à l’opposé de moi. La plante s’était alors tournée vers la menace, me laissant le champ libre. Je saisissais cette occasion pour partir à la cueillette et les cris d’agonie me confirmèrent que c’était un loup vipère.
Quelques instants après, il mourut de ses blessures car son énergie s'était éteint. Mon butin n’était donc qu’à quelques graines, mais ça sera suffisant pour la journée. Je m’éloignais donc, parvenant à éviter au passage une nouvelle vague d’épines bien qu’une m’effleura le visage. Je revins à l’école puis je me mis à retirer l’épine avant de sentir ensuite la présence de Litsey arriver. A l’aide des remèdes que Naltsyn a fabriqué, je commençais à soigner la blessure à l’aide d’une mixture. Soudain Naltsyn intervint, me replongeant dans son monde onirique. Un tremblement de terre se déroula renversant certains arbres, tandis que des animaux grésillaient. Cela dura plusieurs instants avant que tout redevint normal.

Moi : Qu’est ce qui s’est passé ?

Naltsyn mit plusieurs instants à répondre. Comme si elle avait été sonné.

Naltsyn : Je l’ignore. Un mal invisible touche notre terre.
Moi : Quoi ? Une onde ?
Naltsyn : Je l’ignore, petite chose fragile. Il va falloir vraiment que j'enquête là-dessus. Si cela arrivait à un moment critique, on n'est pas dans la ....Soudain le sol se mit à trembler.

Naltsyn : Un Angtsik !
Moi : On n’était pas sur leurs territoires, à ce qui me semble.
Naltsyn : Non. Mais on s’interrogera sur cela plus tard.

Naltsyn eut juste le temps de se mettre sur le côté pour éviter la charge dévastatrice du bulldozer d’Eywa. Mais les fondations déjà fragilisées par le temps émirent des grondements menaçants et la charge a projeté divers morceaux de bois dont un se planta à notre épaule gauche. Naltsyn serra les dents pour retenir la douleur. Elle parvint à le retirer et à sortir des ruines de l’école avant que celle-ci céda à nouveau, transofrmant la maison en débris de bois répartis dans tous les sens.

Moi : On a eu chaud!
Naltsyn : Tu l’as dit. Je me demande ce qui a poussé les Angtsik à agir ainsi. Y aurait il un lien avec cette onde ? Il faut qu’on en sache un peu plus.
Moi : Avant, ça serait bien qu’on se fasse soigner, non ?
Naltsyn : Tu parles de cette blessure ? Ce n’est rien.
Moi : Une blessure n’est jamais rien, selon toi. Tu aimerais bien être en maximum de tes possibilités, non ?
Naltsyn : Un guerrier se contrefiche de la douleur tant qu’il protège ce qui lui tient à cœur.
Moi : Merci pour cette belle parole! Mais tu as intérêt à te faire soigner! Sinon, je te fais la technique des mille souffrances.

Naltsyn, feula à ma parole.

Naltsyn : Tu n’as pas intérêt ! Moi : Je vais me gêner !
Lidsey : Comment ça va, Kendra ? Avec tout ça, nous avons même oublié sa présence.

Etant tellement occupée à sauver notre peau, on n’a pas forcément fait attention.

Naltsyn : Ca va, jeune guerrier. Juste une blessure à l’épaule gauche.
Lidsey : J’ai vu ce qui s’est passé. Tu as de la chance de n’avoir que cela comme blessure. Cependant, il faut te le faire soigner
Naltsyn : Ca cicatrisera.

La belle mauvaise foi ! Je me pris aussitôt une tape derrière la tête de la part d’un prolémuris.

Moi : Aie !!
Naltsyn : Je t’ai entendu !
Moi : Bah quoi ? Ce n’est pas vrai !?

Je me repris une autre tape derrière la tête. Moi : Susceptible en plus ! Une autre tape me vint derrière la tête. Bon, je crois que je vais me retenir si je ne voulais pas terminer avec des bosses.

Finalement, elle accepta, bien qu'à contrecœur et on se mit à suivre Litsey à travers les arbres pendant un long moment. Enfin, on arriva au Kelutral du clan de Litsey. Il était vrai que Tsuwokan n’avait pas tort. Leur clan était fait d’une part de Na’vis et de l'autre, d’uniltiranyus. On me présenta auprès de la Tsahik et du olo’eyktan. Bien que méfiant, la Tsahik accepta tout de même de me soigner.

Moi : Une Tsahik guérissant une autre Tsahik. C’est assez marrant comme situation, non ?

J’entendis un bruissement derrière moi. Je me retournais et vit un Thanator me coursant. J’esquivais de justesse un coup de griffe qui mit mon pantalon au lambeau.

Moi : Ok !!! Si on ne peut même plus plaisanter !

Enfin le Thanator disparut.

Tsahik : Attends quelques jours et ton épaule sera de nouveau en état.
Naltsyn : Irayo ma Tsahik.
Tsahik : Pourrais je savoir l’origine de ta blessure ? Si cela ne te gêne pas.
Naltsyn : J’ai échappé à la charge d’un Titanosaure. Heureusement que la maison où je résidais était assez petite pour éviter la charge du deuxième qui l’accompagnait. Ma Tsahik, savez vous d’où viennent ces sons ? Celles qui nous font souffrir.
Tsahik : Je suis désolée de ne pas t’y répondre. Moi-même, j’aimerai en savoir l’origine.
Naltsyn : Ce n’est pas grave. Vous m’avez déjà aidé en me soignant.


Plus tard, je repris le contrôle de mon avatar. Je sortis du Kelutral et me laissa bercer par le bruit de la rivière bordant le Kelutral. La tranquillité ne dura pas, car je sentis aussitôt la présence de Tsuwokan et de sa compagne.

Tsuwokan : Finalement, tu es venue ma Kendra.
Moi: Ce n’est que temporaire.
Tyhu : Pourquoi veux tu rester seule, ma Kendra ? Souffres-tu d’un mal ?
Moi : Sans doute.
Tyhu, surprise ; Quoi donc ? On pourrait sans doute te guérir.
Moi : Je te remercie mais j’ai bien peur qu’on ne puisse rien y faire. La maladie dont je souffre ne peut pas se soigner.
Tsuwokan : Est-ce pour cela que tu gardes tes yeux bandés ?
Moi : Oui.
Tsuwokan : J’imagine que tu ne veux pas nous le dire.
Moi : En effet.
Tyhu : Même si on ne peut pas te guérir...Le clan pourrait sans doute soulager ta douleur.

Je restais silencieuse à cette remarque pertinente.

Naltsyn : Elle a raison, petite chose fragile.
Moi : C’est ce que tu voulais. Je me trompe ?

Les oreilles m’indiquaient sa surprise et montraient que j'avais vu juste.

Naltsyn : Peut-être. Mais ce que je sais, c’est que la solitude ne nous réussit pas. Moi, j’ai vécu trop longtemps loin de mes frères et sœurs. Quant à toi, il faut que tu puisses dégager les douleurs que tu renfermes.
Moi : Dois-je te rappeler ce qui est arrivé à ma famille ?
Naltsyn : Inutile. J’y étais également.

Mais penses-tu que c’est ce que ta mère aurait voulu pour toi? Crois-tu qu’elle accepterait ton attitude aujourd’hui ? J’essayais de me persuader du contraire, mais la Tsahik avait raison sur ce point.

Moi : Peut-être vais-je rester un peu plus. Tout dépendra des jours qui vont suivre. Litsey parut heureux de cette décision et il n’était pas le seul. Tyhu et Tsuwokan également.

Litsey : Si tu comptes rester, il va falloir que tu changes de vêtements. Ceux-là commencent à être usés.

Il était vrai que l’incident du Titanosaure avait quelque peu abimé mon haut ainsi que mon pantalon. En effet, il y avait la présence de déchirure sur le ventre et sur les genoux. Mais la pensée de porter des vêtements indigènes ne me rassurait pas.

Moi : Que... Quoi?? Ma réaction fit rigoler tout mon entourage. Et également Naltsyn.
Naltsyn : Tu as peur petite chose fragile ? Tu sais, il n’y pas de honte à avoir.
Moi : Je ne te permets pas !
Tsuwokan : Mademoiselle a peur de s’habiller un peu léger ? Si tu restes, il va falloir adopter les vêtements locaux. Moi : Jamais de la vie !!!
Tyhu : Oh ! Elle est trop chou quand elle s’énerve !
Litsey, sourit: Tu n’as pas tort ma Tyhu.
Moi : Je ne me baladerai pas à poil ! Pas question !
Litsey étonné : Ca veut dire quoi à poil ?
Tsuwokan, avec un ton machiavélique: Nue.

A ces mots, je sentis une étrange sensation de la part de Lidsey. Ne me dis pas... Ooh, toi...Quant à Tsuwokan, il se prit une jolie baffe au visage.
Tsuwokan : Aie !!!
Tyhu : N’oublies pas que je suis ta femme, Tsuwokan.
Tsuwokan : Oui mon amour... Mais imaginer ne veut pas dire te tromper.

Tyhu semblait vexée et je pouvais la comprendre car j'aurai agi de la même manière à sa place.

Tsuwokan : Mais chérie...

Je me tournais vers Lidsey qui semblait ailleurs. Comme hypnotisé. Inutile de jouer aux devinettes, pour savoir à quoi il pensait.

Moi : Retire toute suite cette image de la tête ! Ou ça sera mon poing que tu auras dans la figure!
Litsey : De quoi tu parles ?
Moi : Tu vois très bien.
Tsuwokan : C’est vrai que ton visage rouge ne renforce pas ta crédibilité, ma Lidsey.

Il tourna la tête et vit Tyhu la regarder d’un air de reproche, tapotant avec son pied droit le sol.

Tsuwokan : J’ai un mauvais pressentiment tout à coup. Tyhu lui tira les oreilles, comme un gamin réprimandé par sa mère,

Tsuwokan : Aie !!!

Litsey et moi, on rigola à la scène. Quant à Naltsyn, elle était écroulée et riait tellement fort que je l’entendais résonner dans mon crâne.

Tyhu : Ne crois pas que tu vas y échapper ma Lidsey ! Il y a un problème ma Kendra ? Moi : Non. Juste un mal de tête. Les liaisons avec les uniltiranyu sont parfois capricieuses. Tu peux te retenir la prochaine fois ?
Naltsyn, sourit comme une gamine ayant fait une bêtise: Désolé... Mais voir la façon que Tyhu réprimait son partenaire était tout simplement...drôle
Moi : Ok... Mais ris moins fort ! J’ai eu un de ces maux de crâne !

Lidsey avait profité de cette diversion pour courir à toute jambe.

Tyhu : Il n’ira pas bien loin. Quant à toi, si je te surprends encore en train d’avoir ces pensées perverses, tu m’entendras parler! Maintenant file!
Tsuwokan : Mais...
Tyhu : J’ai besoin d’être seule avec Kendra pour pouvoir l’habiller. Et ta présence risque de la déranger.
Tsuwokan : Ok, chérie.
Moi : Euh...Ai-je bien entendu ?
Tyhu : Tu as parfaitement entendu
Moi, souriant d’un air gênée: Ok... Je vois...Maintenant que j’y pense... J’ai oublié quelque chose dans la cabane.

J’allais courir pour mettre le plus de distance entre Tyhu et moi mais une main me saisit au niveau de la natte.

Tyhu : Où tu vas comme ça ?
Moi : Laisse-moi ! Je ne veux pas !!! Lâche-moi !
Tyhu : Ne compte pas là-dessus.

Et elle me tira vers le Kelutral, ignorant mes plaintes. A l’intérieur de moi, Naltsyn était écroulée de rire. Tellement qu’elle ne tenait plus debout.

Moi : Lâche-moi !!! Je refuse de porter vos tenues ! Je tiens à mon intimité !
Tyhu, soupira : Je ne savais pas que les Sawtute étaient si capricieux
Moi : Lâche ma natte et tu verras si je suis capricieuse !

Elle ne prit pas en compte ma menace et me fit monter jusqu’à l’avant dernier étage.
Moi : Mais fais quelque chose !

La Tsahik était assise, dos à un arbre, semblant dormir. Ce qui était le cas, car elle se réveilla et bailla, montrant de petites dents pointues, qu’on pouvait comparer à des félins.

Naltsyn, ses yeux entrouverts : Hein ? Tu as dit quelque chose ?
Moi : Vous vous demandez après pourquoi on vous appelle les chats bleus.

Tyhu me montra divers vêtements, en commençant par un collier à feuilles.

Tyhu : Qu’en penses tu ?
Moi : Ouais. C’est joli. Pourquoi pas ?
Tyhu, sourit : Très bien. Retire ton haut.
Moi : Je te demande pardon ? Retirer... Tu veux dire seins à l’air ?
Tyhu :Qu’y a-t-il de dérangeant ?
Moi : Comment te dire sans t’offenser... C’est non !!!! Je ne veux pas qu’on baisse la tête quand on me parle !
Tyhu : Euh... J’ai peur de ne pas comprendre.
Moi : Ce n’est pas grave. Ce qui est sûr... C’est que je n’exposerai pas mes seins aux regards de tous !
Tyhu : Je vois. Tu es timide. Moi : Je ne suis pas timide !
Tyhu : Alors pourquoi ça te dérange de porter seulement un collier à feuille en haut ? Je ne savais pas trop quoi dire.
Naltsyn : Elle t’a eu !
Tyhu : Il n’y a pas de honte, tu sais.

Sur ces paroles, elle se retourna et fouilla dans des sortes de casiers.

Tyhu : Alors... Où est t-il ? Ah ! Le voilà !

Sur ces paroles, elle sortit une sorte de couvre seins marrons.

Tyhu : Essaye ceci.

Je défis mon haut avec l'aide de Tyhu car mon épaule blessé ne me facilitait pas la vie. A cet instant, je sentis deux présences indésirables, pas loin de nous.

Naltsyn : Tu attires des regards ma Kendra. Ca peut se comprendre.
Moi : Ce n’est pas une raison quand même! Je me chargerai de leurs cas quand je serai habillé d’une manière convenable. Tu me conseilles quoi ?
Naltsyn : C’est un mauvais choix que tu fais en me demandant mon avis. Nous n’avons pas les mêmes notions du terme «convenable ».
Moi : C’est vrai.

Je me rendis davantage compte de la frontière culturelle qui nous sépare. J’essayais la couvre poitrine, avec l'aide de Tyhu, et me rendis compte de la transparence.

Moi : Génial... Il n’y a rien de mieux que ça ?
Tyhu : Je suis désolée ma Kendra mais je n’ai pas trouvé mieux qui puisse satisfaire tes critères de sélection.
Moi : Cool!
Tyhu : Je trouve que ça te va bien. Mais toi seule peut juger convenablement. Suis-moi.

Sur ces paroles, Tyhu me fit redescendre du Kélutral et m’emmena à la rivière. Je contemplais l’assortiment couvrant ma poitrine.
Moi : Qu’en penses tu ?
Naltsyn : Je t’ai déjà répondu.
Moi : Dis quand même.
Naltsyn : Je trouve que ça te vas bien.
Moi, en souriant : Je suis d’accord.
Naltsyn, sourit : Tu ne cesseras de me surprendre, petite être fragile.
Moi : Bon, Ca va. Je prends.
Tyhu, soulagée : Ca me rassure ! Je pensais que tu allais refuser. Maintenant, tu dois choisir la couleur de ton cache sexe. Viens !

On revint à l’avant dernier étage et Tyhu m’exposa diverses couleurs. Bleu, rouge, vert... De beaux colorés ! Mais une couleur vive attira mon attention et ce fut le jaune. Je fis divers vérifications pour voir si ça m’allait. Puis je m’isolais des regards afin de me déshabiller. Je défis donc mon pantalon usé, retira le bas et le remplaça par le cache sexe jaune.

Tyhu : Montre ma Kendra !

J’arrivais, montrant mes nouveaux vêtements.

Tyhu, sourit : Ca te va parfaitement, petite guerrière.
Moi : Tu peux attendre un peu ? J’ai quelque chose à faire avant.

Je tournais mon visage là où je sentais les présences. Ils comprirent que je les ai repéré mais je fus plus rapide et discrète. Suffisamment pour que je puisse arriver derrière eux.

Moi : Je m’en doutais.

Tyhu nous rejoignit, l'instant d'après et elle n'était pas très contente de ma découverte car je sentis sa colère monter.


Tyhu : Tsuwokan, Litsey ! Qu’est ce que je vous ai dit ?
Tsuwokan : Désolé ma chérie, mais je ne pouvais me séparer de toi.
Litsey : Je l’accompagnais.
Tyhu: Mouais.. Sinon, le spectacle a été plaisant ?
Litsey : Oh que oui !

A cette réponse, je lui infligeais un coup de poing au visage. Particulièrement au nez. Quel abruti en plus d'être pervers!

Litsey : Aie !!!
Moi : Espèce de Pervers !

Sur ces paroles, je leur tournais le dos, vexée et m’éloigna. Quant à Tyhu, elle les observait d’un air de réprimande.

Tyhu : Vous devrez avoir honte ! Surtout toi Tsuwokan !
Litsey : Ma Tyhu, Tsuwokan n’y est pour rien ! C’est moi...
Tyhu : Ne prends pas sa défense !! Litsey, troublé : Ok...
Tsuwokan, fronçant les sourcils d’un air sérieux : Tyhu, je dois te parler.
Tyhu : Je ne veux pas d’excuses ! Kendra t’as pris la main dans le sac !
Tsuwokan : C’est un sujet sérieux. Je crois avoir repéré un détail perturbant de la part de Kendra.
Tyhu, surprise : Quoi donc ?
Tsuwokan : Je n’en suis pas sûr. Peut-être était-ce seulement mon imagination. Cependant, je tiens tout de même à m’expliquer. Le fait que Kendra cache ses yeux me fait soupçonner d'être quelqu’un de très célèbre dans mon monde. On le nommait l’Assassin aux Lames Divines ou encore le Messager.
Tyhu : Qui est ce Messager ? En quoi est-il célèbre dans ton monde ? Et pourquoi soupçonnes-tu Kendra d’être cette personne ?
Tsuwokan : Justement. Laisse-moi t’expliquer.

Je mis autour de mon front un bandeau marron foncé que mes cheveux dissimulaient où j'attachais trois plumes bleues. Bon ça me donnait un aspect indien mais j'aimais bien. J'ornais ensuite autour de mon cou, le collier que j'avais apprécié. Par ailleurs, j'ai rajouté un autre accessoire au poignet gauche. Heureusement que Natsyn me guidait à cause de mon infirmité.

Moi : J’aime bien ce petit accessoire.
Tyhu : Sans doute.
Moi : Je sens de la tension. De quoi me suspectez-vous ?
Tsuwokan : Pour être clair, on te soupçonne d’être le Messager.

A l’énonce de ce nom, je restais silencieuse. Une colère monta en moi. Naltsyn sentit ma frustration et se dépêcha de m'apaiser.

Naltsyn : Calme toi !
Moi : Comment veux tu que je me calme !? On me compare à cet assassin ! Ce monstre sanguinaire !

Dans son monde, un Natang se frottait à moi, comme pour réclamer un câlin. Cela me suffisait pour calmer ma colère. Surtout que le Natang était un bébé et cela me faisait craquer. On aurait dit des chiots.

Naltsyn : Et sur quoi tu reposes tes dires, ma Tsuwokan ?
Litsey : Tes yeux. Montre les nous s’il te plait ma Kendra.
Naltsyn : Si c’est ce que vous voulez .

Sur ces paroles, elle défit le bandeau, révélant des yeux normaux. Mise à part la taille de l’œil gauche dont la taille se différenciait avec celui de l’œil droit. Mais c’était un détail fréquent avec les avatars. De même que les cinq doigts aux pieds et aux mains.
Naltsyn : Y a-t-il un problème ?
Tyhu : Tu as rêvé mon amour, on dirait. Elle n’a aucun rapport avec le Messager que tu nous as conté.
Tsuwokan : Peut être. Mais mon instinct me dit que'elle cache quelque chose.Tu es d’accord avec moi Lidsey ?
Litsey ; J’aurai dit oui. Mais… On a la preuve du contraire devant nous.
Tyhu : Vous avez dû rêver. Tu viens ma Kendra ? Je dois te faire une coiffure.
Naltsyn : J’arrive ma Tyhu

Sur ces paroles, elle remit le bandeau couvrant mes yeux.

Litsey : Pourquoi caches tu tes yeux ?
Naltsyn : Raisons personnelles, jeune guerrier.

Puis elle suivit Tyhu, laissant Litsey et Tsuwokan cherchant une explication à cette différence de langage de Kendra. Une différence qu’il n’arrêtait pas d’observer depuis son apprentissage pour la maitrise du bâton de combat. Quelque chose clochait. Mais quoi ?

Litsey, murmura: Ma Tsuwokan. N’as-tu pas observé un détail particulier ?
Tsuwokan : Quoi donc ? Litsey : Ne trouves tu pas curieux le soudain changement de langage de Kendra ?
Tsuwokan : Pas vraiment. Où tu as repéré ce changement ?
Litsey : Eh bien. Je n’en suis pas encore sûr…. Mais j’ai repéré une différence quand elle me parlait. Soit elle me tutoyait ou m’appelait par mon nom soit elle m’appelait par « jeune guerrier ».
Tsuwokan : Ce ne sont que des surnoms. Il n’y a rien d’anormal mais il est vrai que ce n’était pas une preuve suffisante. Pourtant, c’était tout de même curieux.

A l’avant dernier étage, Naltsyn me laissa la place et je laissais Tyhu allonger mes cheveux avec soin. Ensuite, toujours avec cette délicatesse, elle me les tressa. Je la sentais le faire avec minutie. On pouvait dire qu’ils étaient doués ! Une fois qu’elle avait terminé, je sentais mes cheveux se déployer et recouvrir tout le haut de mon dos. Je me rendis une dernière fois en bas et le résultat parvint à me convaincre. Cependant, j’avais du mal avec la légèreté du bas.

Naltsyn : C’est la première fois. C’est normal. Tu t’y habitueras avec le temps.
Moi : Je l’espère. Bon, mise à part le bas...Le reste ça va.
Tyhu : Tu es une personne curieuse ma Kendra. Tu n’es jamais contente ?
Moi : Mon peuple est réputé pour sa mauvaise humeur.
Tyhu : Vous êtes des créatures bien étranges.
Moi : Bon.. Puisque il y a des risques que je reste, il me faudra un prénom local… T
Tyhu : Tu n’es pas obligée.
Moi : J’y tiens. Alors... Je réfléchissais.

Naltsyn : Je pense que Hilfyn serait un nom qui te correspondrait.
Moi : Je ne le trouve pas très harmonieux. Non, il me faut un nom qui me plait à entendre.
Naltsyn me fit alors une liste de nom. Tous assez joli mais aucuns ne me plaisait.

Naltsyn : Que penses-tu alors de Tsany ? C’était un nom que portait une de mes ancêtres. Je pense qu’il ira avec ta personnalité
Moi : Tsany...J’aime bien la sonorité de ce nom. Va pour Tsany alors !

Moi : J’ai trouvé ! Tsany ! C’est le nom que je veux me donner.
Tyhu : Tsany… Tu as bon goût.
Moi d'un sourire : Merci
Dernière modification le 24 Juil. 17 à 02h33 par Tsany
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par Tsany
#9349 - L'assassin à plusieurs visages - le 17 Août 17 à 00h08
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Chapitre 16: Un souvenir douloureux

Rapport n°4
20 Juillet 2155,

Suite à l’incident du Titanosaure qui a ravagé la cabane où j’ai élu résidence, je suis restée au sein du clan de Lidsey qui s’appelait les Com’Avas constitué, comme me l’avait dit Tsuwokan, d’avatars et de na’vis. Les jours passèrent et j’ai finalement pris la décision de rester. D’autant que je me suis liée d’amitié avec Tsuwokan, Tyhu et Lidsey. Après avoir communiqué ma volonté de rester, la Tsahik et son mari ont pris la décision de me faire traverser un apprentissage. Sans grande surprise, Lidsey se porta volontaire pour être une sorte de tuteur. Qui me sera parfaitement inutile en fin de compte, car j’ai mon professeur personnel. Entretemps,j'ai un peu modifié ma coiffure. Pas que je n'aime pas celui que m'a fait Tyhu mais je préférais que ça soit personnalisé. Ma professeur a mis son petit grain de sel aussi et m'a rajouté de petits accessoires (enfin, façon de dire, je dirai plutôt qu'elle m complétement relooké!( en y ajoutant une petite touche personnelle!) Comme quoi, il ne faut jamais lui laissé mon avatar sans la surveiller.

Fin du rapport

Naltsyn : Qui ça ?
Moi : Ne fait pas l’idiote...Tu sais très bien que c’est toi.
Naltsyn, rougissant : Je ne vois pas de quoi tu parles.
Moi : La flatterie marche. Noté Je me pris une tape derrière la tête. Aie!
Naltsyn : Et ça ? Tu l’as noté ?

Je me frottais la tête tandis que la Tsahik rigolait. On était au milieu de la forêt qu’elle a imaginé et un troupeau d’Angtsik était en train de dévaster tout sur leur passage. Un réduisit une ancienne école en ruine.

Moi : Ca te préoccupes, on dirait ?
Naltsyn : Pas toi ?
Moi : Si. Je vais commencer les recherches quand j’aurai le temps de le faire. Naltsyn : En effet. D’ailleurs…

Soudain, tout disparut et on se retrouva sur une colline flottante. J’admirais la vue qu’offrait cette perspective.

Naltsyn : Je ne t’ai pas amené ici pour rêvasser même si l’endroit se prête à la réflexion.

Soudain, je vis apparaitre dans ma main droite, un objet que je reconnus comme un attrape- banshee que les Na’vis appellent meresh’ti cau’pla (rien à voir dans notre langue (merci la traduction merdique)) Ensuite, une ombre apparut. Elle tourna un peu dans les airs avant d’atterrir. C’était un Ikran vert claires avec des motifs bleus foncés. Il se mit en position, reposant ses ailes ainsi que les serres au sol. Sa queue était de couleur bleu foncé. Il m’observa de ses yeux de prédateurs aquatiques, en feulant.

Moi : Ok...Tu m’entraines à l’Iknimaya.Tu ne penses pas que c’est encore prématuré ?
Naltsyn : Non.
Moi : Mais je ne connais rien à votre culture !
Naltsyn : Me fais tu confiance ?
Moi : Euh...Ca dépend parfois.
Naltsyn : Tu devras pour l’instant.


Sur ces paroles, elle monta la créature. Elle fit tsahaylu avec l’animal, montrant qu’il s’agissait de son Ikran.

Naltsyn : On commence. J’espère pour toi que tu es prête.

Aussi vif que l’éclair, l’Ikran se jeta sur moi, gueule et griffe en avant. J’eus juste le temps de reculer pour esquiver son étreinte ainsi que son coup de gueule.

Moi : Ouh là ! On se calme !
Naltsyn : Tu dois toujours être sur le qui vive. L’Ikran qui te choisira à l’Iknimaya ne te fera pas de cadeau.
Moi : Oui... Mais ce n’est pas un peu prématuré ton entrainement ?

Sur ces paroles, je me pris un violent coup de queue de la part de l’Ikran qui me mit immédiatement à terre. J’eus à peine le temps de me relever que l’Ikran me regardait et me hurlait dessus, me décoiffant.

Naltsyn : Tu dois davantage te concentrer petite chose fragile. Ne compte pas sur moi pour t’aider lors de cette épreuve. Tu dois te débrouiller car c’est à toi de prouver ta valeur à ton Ikran.
Moi : Me concentrer... J’étais en train de te parler !
Naltsyn, en descendant : Justement! Dans la réalité, tu serais déjà morte.
Moi : Oui... Mais je trouve cet entrainement inutile pour l’instant. Je n’ai même pas encore traversé l’apprentissage de ta langue !
Naltsyn : Cesse de trouver des excuses. Et de mauvaises qui plus est ! Tu as parfaitement su parler à Tyhu alors qu’elle ne sait parler que la langue du Peuple.

Ah mince... Je ne me suis même pas rendu compte. Soudain, le décor changea à nouveau. On se retrouva au premier étage du Kelutral. Aux différents recoins où des indigènes pouvaient se consacrer à différentes activités, comme le stockage de leurs affaires personnelles, il y avait à la place une sorte de série portails qui ouvraient sur différents terrains. Je reconnaissais différentes zones de la Terre, une zone que je ne connaissais pas et Pandora.

Naltsyn : Suis-moi.

J’inclinais la tête pour lui montrer mon accord et lui emboitait le pas. On monta encore un étage et je remarquais que ce fut la même pièce mais différente. Les zones étaient obscurcies, voilés par le noir. Elle s’approcha d’une zone obscure et fit un mouvement de la main et la zone s’éclaircit, révélant une cérémonie funèbre.
Naltsyn : Je vais te révéler une partie de mes souvenirs.

L’une de mes plus douloureuses. J’hésitais. A la fois envahie par la curiosité mais également par la compassion.

Moi : Tiens-tu vraiment à ce que je regarde ?
Naltsyn : Je ne t’aurais pas laissé le choix si c’était une réponse négative. Mais te sens-tu prête à voir certaines choses ?

C’était une occasion d’en savoir un peu plus sur la Tsahik. Même si je savais que je ferai face à une vérité qui ne me plaira pas de regarder. Je lui répondis par un hochement de la tête bien que me demandant encore les raisons poussant Naltsyn à dévoiler une partie de son passé.

Moi : Est-ce que tu me suivras ?
Naltsyn : Oui. Pour te servir de guide. Tu risques de t’y perdre dans le flot de mes souvenirs.
Moi : Dans ce cas, après toi.

Elle regarda le portail un moment, semblant hésiter. Enfin, la Tsahik entra, suivie par moi. A peine a-t-on franchi le portail, que je sentis une violente tempête. Je dus lutter contre le souffle du vent pour ne pas tomber du pont invisible qui reliait les deux portails. En regardant en dessous, j’en vis plusieurs couverts par l’obscurité.

Naltsyn : Suis-moi. Sinon, tu te perdras dans ma mémoire.
Moi : Ce voile noir cachant l’accès... C’est votre défense contre les visiteurs indésirables ?
Naltsyn : Ce n’est qu’un de mes défenses. Et pas le plus dévastateur.
Moi, soupirant: Cool... Autant abandonner mon projet de fouiner sans sa présence.

Je suivis ses instructions et on était devant le portail concerné. Elle fit un chant na’vi et à la fin de sa chanson, je sentis une onde me traverser. Enfin, elle entra, bientôt suivie par moi. On se retrouvait devant une assemblée composés d’hommes, de femmes et d’enfants Na’vis. Ils se dressaient face à un trou qui ressemblait à une tombe. Je vis un homme au visage sévère se distinguant des autres par ses vêtements, sans doute l'olo'eyktran, au milieu du cercle avec une femme ressemblant à Naltsyn ainsi qu'un petit garçon de sept ans. Il affichait un regard triste mais je lisais dans ses yeux, une certaine colère. S’approchant de la tombe, la Tsahik en tenue rouge, tenant une selve que les indigène appelés atokirina. Elle s’avança vers la tombe et l’y déposa. Je tournais ma tête vers ma locataire qui avait les yeux et les oreilles baissés. Je tournais de nouveau mon regard et je discernais Naltsyn pleurant dans les bras de l’olo’eyktan. Celui-ci la tint dans ses bras, des larmes sortant de son visage figé par la détermination.

Olo’eyktan : Ma chérie, je te promets que je ne laisserai pas le Peuple du Ciel s’en sortir aussi facilement. Ils paieront pour ce crime.

A ces mots, la Tsahik se reprit.

Naltsyn : Tu risques la vie de notre peuple.
Olo’eyktan : Le peuple est en danger. Les Sawtute enlèvent nos enfants, nos frères et sœurs pour les emmener dans leurs domaines de Métal. Ils perturbent l’équilibre que notre Mère a établi. Toi-même tu l’as dit.
Naltsyn : En effet. Mais ta décision met en danger la vie de nos enfants. Et je ne le permettrai pas.
Olo’eyktan : J’ai connaissance des risques. Nous les évacuerons avant notre offensive et les emmènerons vers nos alliés.

Le clan resta, jusqu’au coucher du soleil devant la tombe avant de le recouvrir de terre. Ils rentrèrent ensuite au Kelutral. Ils remercièrent Eywa pour le butin même si l’ambiance n’était pas à la joie mais à la tristesse. Une fois le repas terminé, le clan alla se coucher, les visages envahis par l’angoisse et la colère. Avant d’aller dormir, je découvris l’enfant de ma locataire qui me fit naitre des doutes car il était âgé de sept ans.

Naltsyn : Ma itan...Je dois te dire quelque chose avant. C’est très important.

L’enfant inclina la tête pour lui montrer son accord.

Naltsyn : Demain, je t’emmènerai voir ton oncle et ta tante. Tu y resteras jusqu’à ce que je revienne te chercher. Moi et ton père, on a quelque chose d’important à faire.
Itan : C’est dangereux ?
Naltsyn : Oui. Et je ne veux pas que tu sois en danger. Promets-moi que tu m’attendras.
Itan : Je t’attendrai! Aussi longtemps qu’il faudra. Mais tu dois à ton tour me faire une promesse, ma Sa’nu
Naltsyn : Quoi mon chéri ?
Itan : Que toi et ma sempul survivez.

Naltsyn, sourit tristement : Nous le ferons.

Sur ces paroles, elle le serra dans ses bras, des larmes coulant dans ses joues.

Naltsyn : Je veillerai toujours sur toi. Toujours.

L’image se brouilla et le noir gagna à nouveau. Je tournais mon regard vers Naltsyn.

Moi : C’est pour ça que Lidsey vous intéresse. Je me trompe ?
Naltsyn : J’y croyais. Mais plus maintenant.
Moi : Pourquoi ? Pourtant, il attire tout de même votre curiosité.
Naltsyn : En effet.
Moi : Il y a une raison ?
Naltsyn : Parfois, la curiosité n’a pas de raison.

Enfin, le noir se leva. Un groupe de chevaucheurs d’Ikrans peinturé de diverses peintures de guerres, allant du jaune au rouge en passant par le bleu et le vert attendirent, en embuscade, un groupe d’humains à bord dans leurs oiseaux de métal. Ils étaient sur des collines flottantes, attendant leurs proies. Le coin était souvent fréquentés par les Ikrans sauvages à cause d' un repère situé pas loin de leurs positions. Naltsyn, elle, était peinturée au corps de verts et sur le visage de traits bleus. Elle devait diriger le groupe. Une chamane guerrière...Ca faisait bizarre quand même. Elle regarda en bas, scrutant les trois Samsons et Scorpions s’approchant de la base, n’ayant pas conscience du danger. Soudain, elle regarda ses guerriers et en un instant, une vingtaine de tsamisyu foncèrent vers les appareils en dessous d'eux. Une pluie de flèches de diverses couleurs, s’abattit sur les appareils sans que leurs occupants aient le temps de réagir. Plusieurs flèches atteignirent les pilotes, si bien qu’on pouvait en faire un arc en ciel. Le Samson se retourna, livrant les occupants à la mort avant de s’éraser sur une des tourelles chargés de la défense. Quelques instants après, une explosion se produit, ravageant la partie des grillages électriques qui séparaient la base de la végétation. L’avant poste était petite et il n’y avait seulement qu’une ou deux tourelles pour assurer la défense. Quand la cupidité et l’arrogance se rejoignèrent... Un des Scorpions percuta un bâtiment, avant de le ravager par une explosion.
Le deuxième s’écrasa sur la dernière tourelle encore intact et détruisit une bonne partie du grillage ainsi que des véhicules l’entourant par le souffle de l’explosion.A l’instant d’après, une cavalerie d’indigènes entra dans la base, mené sans doute par l’olo’eyktan dont je pouvais voir les vêtements. Ils massacrèrent les derniers défenseurs bien qu’une dizaine des leurs tombèrent sous les balles. Des soldats postés dans les hauteurs tentèrent de les éliminer mais la Tsahik et les autres chevaucheurs d’Ikrans les firent taire par l’intermédiaire de tirs précis. L’olo’eyktan et son groupe commençait à s’attaquer aux portes de la base. On pouvait entendre le bruit inquiétant de la porte sur le point de céder. Il était clair qu’une attaque indigène n’était pas prévue dans les mesures de sécurité. Ils continuèrent à la frapper jusqu’à ce qu’elle cèda. Naltsyn atterrit avec une dizaine de ses chevaucheurs et rangea son arc avec le carquois remplis de trois flèches attachés et prit son bâton de combat. Un bâton qui resssemblait à celui de Lidsey. Mais également au mien. On pouvait entendre le bruit des portes cédant à la force naturelle des chats bleus ainsi que la lumière rouge et le bruit de l’alarme qui cassa les oreilles rajoutée par cette stupide voix.

«Alerte… Sas de pressurisation endommagé. Risque d’entrée d’air nocif, élevés. Veuillez prendre vos masques d’urgences ».

Naltsyn ainsi que son clan étaient déterminés à ravager le camp. Cela se lisait dans leurs yeux. Ils voulaient apprendre aux humains qu’ils ne pouvaient pas tout se permettre.

Naltsyn : C’était une erreur. Mais je l’ai compris bien plus tard. Moi : Je ne trouve pas. Elle me regarda avec un air étonnée. Ses oreilles me le démontraient bien
Moi : Mon peuple s’en prenait à votre clan. Votre réaction est tout à fait expliquée, bien que j’aurai préféré que cela se passe autrement.
Naltsyn : La colère et le chagrin nous ont aveuglés.
Moi : Vous êtes des êtres vivants avant tout. Pour vous, ils étaient une menace et vous avez agi en conséquence.

Le décor changeait à mesure que la Naltsyn issu du souvenir de ma locataire avançait. Derrière la porte du sas qu’ils ont enfoncé, on pouvait voir une énorme tâche de sang sur le mur. Il ne restait du cadavre que les bras et les jambes. Le reste a du être broyé par l’impact de la porte du sas, amplifié par la force des autochtones. Elle continua son chemin, bien que son parcours était difficile à cause de la hauteur de la base, trop petite pour elle, l’obligeant à se baisser. D’ailleurs, elle rejoignit son mari et le groupe d’une dizaine de guerriers l’accompagnant. Ils rencontrèrent peu de résistance. Les militaires tentant de les arrêter étaient éliminés par une flèche ou le coup rapide d’une arme indigène, le plus souvent le bâton de Naltsyn, bien qu’ils parvinrent à blesser plus d’un aux épaules. Mais cela ne suffisait pas à les empêcher de se battre. Très vite, ils atteignirent la section de recherches et mes yeux s’écarquillèrent devant l’horreur qui se présentait. Devant nous, des enfants étaient enfermés dans des cellules. Certains étaient avec des adultes mais le plus souvent, ils étaient seuls. Je pouvais discerner diverses marques de piqures sur leurs bras, montrant qu’ils ont été le sujet d’expérience. D’autres portaient des traces de blessures, notamment aux jambes, aux bras mais également au ventre comme des hématomes voire plus graves si j’en jugeais par les plaies ensanglantés. La majorité étaient morts si on en jugeait par leurs inactivités quand les membres du clan de Naltsyn tentaient de capter leurs attentions. Les seuls encore en vie étaient ceux qui étaient avec les hommes et les femmes.
Devant cette observation, des larmes de colères coulèrent de mes yeux. Comment peut on faire cela à des innocents ? Des enfants, qui n’ont rien fait…Qui ne méritaient pas le traitement qu’on leur inflige… Ah oui. La raison était simple. Ils étaient différents. Cela suffisait à justifier toutes les atrocités. Moi : Pourriture….Lâches… Vous ne méritez pas le nom d’hommes. Naltsyn :Ce que nous avons fait ici n’était guère mieux. Devant ce spectacle, les Na’vis pleurèrent. Mais des larmes de rage cette fois-ci. Ils délivrèrent les prisonniers et les aidèrent à marcher car ceux-ci étaient affaiblis par des années de captivité. Naltsyn et cinqu autres autochtones se chargèrent de les aider tandis que l’olo’eyktan et son groupe forcèrent la porte les séparant d’une autre salle.
Au moment de tourner un couloir, des cris se firent entendre. La Tsahik tourna la tête et vit la punition que les membres de son clan infligèrent aux occupants de la base. Pas un seul n’y échappa. Les scientifiques furent tous massacrés. Certains eurent les bras et les jambes coupés, livrés à une longue agonie. D’autres servirent de défouloir se recevant les coups de poings des guerriers au corps. Mettre les Na’vis en pétard, ce n'était vraiment la chose à ne pas faire ici. Ce spectacle me démontrait bien le danger que pouvait représenter ces êtres pacifiques si on avait le malheur de s’attaquer à leurs foyers ou à leurs congénères. Une union qui manque vraiment sur Terre où l’individualisme est roi. Une brume noire enveloppa ce spectacle.

Naltsyn : Voilà. C’est tout pour l’instant.
Moi : Et les prisonniers que vous avez sauvé ? Elle baissa de nouveau la tête ainsi que les oreilles.
Naltsyn : Certains ont retrouvé leurs clans. D’autres, en majorité les enfants, n’ont pas survécu aux traitements des Sawtute. Ils sont morts quelques jours après, malgré mes soins.
Moi : Désolé. Je devais avouer que j’avais bien honte en entendant cela.
Naltsyn : Eux ne sont pas toi, ma Kendra. Tes parents et toi-même m’ont su ouvrir les yeux. Maintenant, viens.

Sur ces paroles, je la suivis et on sortit du portail. Je me retournais et vit un enfant bien mal au point avant que l’enveloppe obscure me dissimula ce spectacle. Je suivis ma locataire, bravant le vent qui me faisait face. Enfin, on sortit du couloir et le portail se renferma par ce noir si caractéristique.

Naltsyn : Si tu permets...Je vais te laisser. J’ai besoin de rester seule pour l’instant. Sur ces paroles, elle disparut, me laissant seule.J’aimerai bien me déplacer comme elle. C’était pratique quand même.
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