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par Tsylan
#9083 - BG Tsylan - le 24 Mai 16 à 01h03
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Chapitre 1; Un bébé et un pilote


Mo'at n’a pas voulu être Tsahik mais, c’était ça ou renoncer à son amour pour Eytukan. Eywa en avait décidé ainsi et elle avait donc suivi la formation de Tsahik jusqu’à la mort de la mère de son partenaire, Talxyn, partie rejoindre leur déesse dans son sommeil. Eytukan, lui, suivait sa formation de chef. La future Tsahik était déjà mère de deux filles qu’elle a mises au monde. Elle nomma son ainée de six ans, Neytiri, et sa cadette Silwanin qui était à sa deuxième zitsi. Elle avait jusqu’au prochain levée du soleil avant de prendre ses fonctions de Tsahik. Mo'at décida alors de chasser des Métabêtes avec un groupe de trois taronyus sur leurs Ikrans. Mais au moment de trouver leurs proies, ils entendirent loin à l’est de leurs positions des bruits d’explosions. Elle pensait tout d'abord au Peuple du Ciel. Qu’est ce qu’il attaquait ? Ou plutôt qui ?

Mo'at: Ayoeng sweylu omilvun fwalen (On doit savoir ce qui se passe)
Taronyu 1: Srane ma Tsahik. Slä oeng kisya. Nga lu nihwang lestrantena fpi olo sngeyä. (Oui Tsahik, mais nous iront seuls. Vous êtes bien trop importante pour notre tribu).

Mais Mo'at ne l’écouta pas. Elle mit son Ikran en direction de l’endroit d’où provenait le bruit, bientôt suivi par ses Saronyu. Ils mirent du temps avant d’atteindre leurs destinations. Et ce qu’ils trouvèrent les horrifièrent. Dans ce qui était autrefois un village peuplé par un clan, il y avait des incendies, consommant la végétation autour d’elle .Ils distinguèrent les cadavres de Pa’lis, des Ikrans et des membres du Peuple. D’après ce qu’ils virent, certains étaient couverts de trous rouges situés au corps ou à la tête. D’autres étaient portaient de graves traces de brûlures ou étaient noircis. Au loin, on peut voir un arbre gigantesque en flamme renforçant l’aspect tragique de la scène.

http://nsa38.casimages.com/img/2016/05/31/mini_160531055221978332.jpg


Taronyu 2:Pesu soli tsa’u ?(Qui a fait cela ?)
Mo'at: Aystupe Kawnglanä ( des personnes malveillants)

Ils atterrirent devant celui-ci. Et là, ils virent, avec certitude l’ampleur du sinistre. Le spectacle des cadavres empilés les uns sur les autres accentuaient leurs dégoûts. Mais, ils distinguèrent les robots ayant des vitres brisées et des êtres de petites tailles n’ayant soit plus de tête soit le corps tranché en deux ou ayant des entailles de la taille d’une lame d’indigène.


Mo'at, en serrant les dents de rage: Tawä haxpxitu pak !( Le Peuple du Ciel ! )
Taronyu 1: Tsa-hey ! ayoeng tsasypang faywrrtep pak ! ( nous tuerons ces démons!)

La future Tsahik partageait son sentiment mais elle savait qu’attaquer ce peuple serait du suicide à cause la supériorité de leurs armes et de leurs armures.

Mo'at: Pxoeng zene omilvun fiolo’ fpi tslam fwa foltem (Nous devons savoir qui était ce clan pour comprendre ce qui s’est passé).
Taronyu 2: Tsaw lu ftuäng ! Sawtute skola’a fiolo ! C’est simple, les Sawtute ont décimé ce clan !
Mo'at: Srane. Slä tsalu lekin fpi leioae si smuktu sneyä. Oui. Mais c’est nécessaire pour honorer nos frères et soeurs.

Tout à coup, ils entendirent un cri semblable à celle d’un nourrisson.

Taronyu 2: atemrey’aw !Un survivant !
Taronyu 1: Fu ‘awe . Ou une

En suivant les cris venant de leur droite, ils sortirent des ruines de l’ancien village et marchèrent jusqu’à trouver sur le chemin, une femme portant les lanières en cuir troués de part en part par des balles et en partie brûlés au visage. Elle portait quelque chose entre ses bras. Vu sa position protectrice, elle semblait vouloir protéger ce qu’elle transportait. D’ailleurs, les cris provenaient de ce petit être.

Na'vi: Mawey…. Txo ngal ketimvxey… ma ite oeyä… Sno rìlyun ngaru sì…Oe ketsun zivong nga… muvelo. (Calme toi... Si tu n’arrêtes pas… ma fille… ils vont nous retrouver et …je ne pourrai pas te sauver…une seconde fois)
Mo'at: Ma Silwyn ?

La femme tourna faiblement sa tête vers la Tsahik. A ce moment là, elle constata avec horreur les cheveux de celle-ci sur le côté gauche ont disparu. Le visage de son amie d’enfance était en partie brûler sur le côté gauche ainsi qu’une partie de son corps. Son œil de ce côté resta fermé. La jeune Tsahik sait dès à présent que le clan qui a été décimé était celui de sa meilleure amie.

Na'vi: Mo…at ? Tsalu ngaru? (C’est… toi ?)
Mo'at: Srane.
Na'vi: Oel simvilpey tsata…. Tuteori zera’u (J espérais que… Quelqu’un vienne)

A ce moment là, le cri recommença. Silwyn essaya de calmer son enfant mais elle devint de plus en plus faible et n’y parvint pas. Les souvenirs que Moat avait partagés avec son amie lui revinrent dans sa mémoire, comme si il n’y avait qu’une journée qui séparait ceux-ci avec ce drame.

Silwyn: Kam… aylemreyaniri… ftumfa olo oeyä srak? Y… a… t il… des… survivants… de mon…clan ?

Mo'at baissa la tête.

Mo'at: Kehe. Ngaytxoa ma eylan. (Désolé mon amie)

Un moment de silence intervint à ce moment là, où la future Tsahik entendit les râles de son amie agonisante d’où la trace rouge sur le coin de la bouche annonçait sa fin prochaine.

Silwyn: Mo’…at …
Mo'at: Ma Silwyn ?
Silwyn: Kraa….Oel hiyum…. Oe new… kivem….nga nariveyi si…ite oeyä… Ngal pänoluting oe… Ngal tihawiveynu poe.( Quand je…partirai…de…ce monde…Je voudrai… que tu veuilleras…sur … ma fille. Promets…moi… que… tu… la protégeras ….)
Mo'at: Nga lu pänur oeyä… Natxo poe lolu ite oeyä. Tu as ma promesse. Comme si elle était ma fille.

A ce moment là, la mère mourante laissa son amie prendre son enfant de ses mains protectrices. Le bébé continua à pleurer, comme si elle savait qu’elle quittait sa mère à jamais. Silwyn ferma les yeux au moment où son enfant passa entre les bras de la future Tsahik des omatikayas.

Mo'at, en regardant l'enfant d'un mois: fyape fko syaw poer?Quel est son nom ?

Mais elle n’eut aucunes réponses et en regardant son amie, les yeux fermés et immobile, elle sut que celle-ci avait rejoint leur déesse. Mo'at calma les pleurs du bébé et l’endormit en chantant une mélodie. Une fois cela fait, elle regarda tristement le cadavre de sa meilleure amie en essuyant ses larmes avant de l’enterrer avec l’aide de ses taronyus.

Mo'at: Kiyevame ma Silwyn. Tsata tireä ngeyä tsirvurokx miSanok sneyä (Adieu Silwyn. Que ton esprit repose dans notre Mère)

Une fois cela fait, ils regagnèrent leurs montures et se remirent en route, pour aller cette fois, au Kélutral tout en regardant une dernière fois, le village ravagé.

Arrivée au Kelutral, Mo'at se fit réprimander par son partenaire.

Eytukan: Nang ! Mo'at, Nga lu Tsahik Nga sweylu taron. Nga omun fko! (une Tsahik ne doit pas chasser. Tu le sais !)
Mo'at: Nang ! Ma Eytukan, Nga ‘awnìmko tsaw oe ! Ulte Oe kelu Tsahik mi. (Eytukan, évites moi cela ! Et je ne suis pas encore Tsahik !)
Eytukan: Srane. Slä nga lìyu frray. Tafral, nga ’awnim ftumfa terkup ! Oe kenew tatep nga Peseng ngal rolun fi’evengti ? (Oui mais tu le seras demain. Alors évite de mourir ! Je ne veux pas te perdre. Et où as-tu trouvé cet enfant ?)
Mo'at: Poe kelu sa’semur . Sawtute skola’a olo sneyä. Poe lu atemreye’awe. Oel omolun sa’nokti peyä krra oel olu evengti ulte oel pänawnutìng ftumfa nari si sìnite peyä.(Elle n’a pas de parents. Les tawtutes ont décimé son clan. Elle est la seule survivante. J’ai connu sa mère quand j’étais enfant et je lui ai fait la promesse de veiller sur sa fille.)
Eytukan: Ulte olu pesu ? Et c’était qui ?
Mo'at: Ngal keomolunti Tu ne la connaissais pas. Tsaolu Silwyn, Soltyisä olo hapxitu’awe .(C’était Silwyn, un membre du clan Soltyisa)
Eytukan: Oe olomun tsat tì’eylan sneyä kelolu tsata zitsi tor. Slä… nga law ftumfa tsata nga sì ? Ngal ronolsrelngop tsat poel new omiyevun ftawnemkrrit peyä. Peu nga payeng ?(Je savais aussi que notre amitié n’était pas de l’année passée. Mais es tu sûre de ce que tu fais ? Imagine qu’elle voudrait savoir son passé. Que lui répondras tu ?)
Mo'at: Menga kelu zun pahëm tsaw Nous ne sommes pas encore arrivé à là.
Eytukan: Ulte nga fpìl tsata poe rayun mo peyä miolo sneyä ?(Et tu penses qu’elle trouvera sa place dans notre clan ?)
Mo'at: Poe emayza’u tengfya omatikaya ‘awe. Tsalu kelu poe lu talunreypayur Soltyisa tsata poe tsun sliyevu hapxitu olo sneyä (Elle fera ses preuves comme une omaticaya, répliqua Moat, ce n’est pas parce qu’elle a le sang d’un autre clan, qu’elle ne peut pas devenir un membre de notre clan.)
Eytukan: Oel poleng ftumfa tsaw.(Je ne parlais pas de cela.)

Mo'at allait répliquer mais à ce moment là, Silwanin arriva. Elle était poursuivie par sa sœur qui semblait la taquiner. L’ainée avait les cheveux qui étaient au niveau de sa tête, dans lequel elle a attaché un bandeau, un collier à feuilles recouvrant sa poitrine et elle avait un cache sexe de couleur jaune entre les jambes. Neytiri avait à peu près des vêtements similaires mise à part qu’elle avait un cache sexe vert.

Silwanin, en se réfugiant derrière sa mère: Nang ! Ma Sanu ! Nga pengko Neytiri txey !? (Maman ! Tu peux dire à Neytiri d’arrêter !?)
Neytiri: Nang ! Nga lu fnawe’ awe! (Tu es une peureuse !)

Sa sœur répliqua en lui tirant la langue.

Mo'at: Mawey meite oeyä !(Calme mes filles !)
Silwanin : Ma Sa’nu…. Peu lu nga fyolep ? (Maman, qu’est ce que tu tiens ?)

A ce moment là, le bébé se réveilla et lança un petit cri pour montrer que c’était le cas.

Mo'at en leur montrant la fille de Silwyn qui les regarda avec ses petits yeux: Mes filles, je vous annonce que vous aviez une petite sœur.

Neytiri et Silwanin: Nang ! Poe lu asevine ! (Oh elle mignonne !)

Le bébé semblait intimider car elle voulut se réfugier dans les bras de sa mère adoptive en poussant des petits cris.

Neytiri: fyape fko syaw poar? (Comment elle s’appelle?)

Mo'at réfléchissait dans sa tête. C’est vrai que n’ayant pas pu obtenir le nom que Silwyn a donné à son enfant, il va falloir lui en donner un. Elle a beau se creuser la tête, elle ne trouva rien qui pourrait convenir à la fille de sa meilleure amie du côté de son mari. Elle chercha dans sa tête du côté de ses parents. Seytsyn, sa grand-mère maternelle et Ludskyn son arrière grand-mère paternelle pourrait tous les deux faire l’affaire. La première désignant une forte personnalité, l’autre une beauté extraordinaire.

Mo'at: Lutsey
Dernière modification le 31 Mai 16 à 17h48 par Tsylan
Soltyisä olo hapxitù
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par Tsylan
#9095 - BG Tsylan - le 26 Mai 16 à 00h46
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Nous sommes en l’an 2145, la journée était dominée par la chaleur du soleil qui était haut dans le ciel et aucun nuage n’était à l’horizon. Sted regarda au loin ce désert en comparant sa mission à une aiguille dans une botte de foin.

En effet, comment retrouver une compagnie dans cet espace quasi vide de toute vie, mise à part quelques villes et villages ? Il y avait quoi s’arracher les cheveux. Après trois jours de recherche, le commandant commençait à croire qu’il n’y avait aucun survivant. Mais un membre d’une des trois équipes lui signala avoir retrouvé leurs objectifs dans un petit village à l’ouest. En effet, il avait réparti ces trois sections vers l’ouest, l’est et le sud. Le sien s’occupait du nord.

Après avoir répondu que les renforts arriveraient, il ordonna à son équipe ainsi qu’aux deux autres d’aller vers les coordonnées qu’il avait reçu. Toute la compagnie portait les vêtements disposant d’une technologie de camouflage. Etant encore assez rare, ceux-ci ne sont réservés que pour les opérations de sauvetage, d’extraction ou de missions nécessitant une discrétion exceptionnelle. Ceux-ci étaient beiges, à cause du climat désertique ainsi que leurs pantalons. Leurs chaussures noires, disposaient de matériaux légers leurs permettant de gagner en vitesse. Leurs casques solides de la même couleur que leurs uniformes leur permettant de protéger leurs têtes disposaient aussi d’un dispositif leur permettant de mener des missions nocturnes qui était installé dans la partie frontale du casque, d’où le renforcement de la solidité du casque à ce niveau là avec celle de la sécurité du porteur. Leurs fusils mitrailleurs étaient de modèle Xeta 10.
Ceux-ci disposaient d’une lunette de vue leur permettant d’effectuer des tirs précis. De plus, cette arme possédait six petites grenades qu’on peut lancer grâce à un bouton placé au niveau du chargeur juste devant la gâchette. Ils avaient pour armes secondaires un pistolet Yan 8 attaché à leurs flancs gauches ainsi que d’un couteau sur leur flanc droit. Ce petit pistolet pouvait tirer jusqu’à six à dix balles par chargeur. Sur l’épaule gauche de l’uniforme, on voyait le drapeau du pays auquel ils appartenaient chacun d’entre eux. C'est-à-dire les principaux pays de l’Europe.

Ils arrivèrent au village deux heures plus tard, sous des coups de feu ennemi et rejoignant les trois équipes. Ils étaient seize et avaient deux véhicules transports de troupes de type HT 98 disposant d’un blindage renforcé. Ils avaient chacun une mitraillette Hydra 5 situé en haut du véhicule manié manuellement par un mitrailleur.
Leurs ennemis étaient cachés dans des petites maisons en bétons constitués de deux fenêtres placées en face et à gauche des véhicules d’où on voyait des fusils tirant vers les soldats.
Sted ordonna à sa compagnie un tir de couverture tandis que deux équipes de quatre hommes les prendraient à revers en se camouflant. Les deux mitrailleurs lancèrent une salve de balles sur les positions ennemies tandis que huit hommes évacuaient leurs objectifs et que les huit autres firent taire les mitrailleurs qui n’eurent pas le temps de s’apercevoir de leurs présences. Une fois cela fait, Sted monta dans le deuxième véhicule en compagnie de ses deux amis, Dyle et Gaël, avec cinq hommes et quatre blessés de leurs objectifs.

Sted à sa compagnie: On dégage !

Les véhicules exécutèrent son ordre et s’éloignèrent du village couvert par les tirs des mitrailleurs. Une fois loin, ils prirent la direction de la base.

Dyle: On a eu chaud ! On n’aurait pas tenu dix minutes de plus face à eux, étant donné qu’on ne pouvait pas lever la tête sans se recevoir une salve. Et je ne pouvais laisser les survivants sans surveillance. Ils seront vulnérables à n’importe quel revers
Sted: Ca c’est sûr!

Les véhicules s’approchèrent d’une ville inhabitée.

Dyle: Tu as raison. Pour une fois qu’une mission se déroule sans qu’on rencontre de mauvaises surprises.

Soudain ils entendirent le bruit d’une roquette et regardèrent le deuxième véhicule situé derrière eux exploser, tuant ainsi tous ses occupants.

Sted: Putain! Une embuscade ! Mettez-vous vite à couvert et abattez-moi celui qui possède la lance-roquette avant qu’il puisse en tirer une autre !

Le mitrailleur parvint à trouver celui-ci et le tua avant qu’il ait le temps d’en tirer une deuxième roquette. Mais il fut ensuite abattu par un soldat ennemi caché par la fenêtre d’un bâtiment situé à leur droite.

Aux ordres de Sted, les soldats sortirent et se dépêchèrent de se mettre à l’abri soit dans d’autres bâtiments en ruines ou derrière le camion. Les coups de feu entre la compagnie et leurs agresseurs durèrent une quinzaine de minutes où deux autres hommes de l’unité de Steph perdirent la vie.

Gaël: Ce n’est pas vrai ! s’exclama Gabriel qui étaient avec eux en tirant sur une des fenêtres, on ne peut pas être aussi malchanceux que ça !
Sted, en tirant vers les fenêtres et en se mettant à couvert: On est vraiment des français ! dit Steph en tirant lui aussi sur les fenêtres tout en se mettant à couvert, chaque fois qu’on part en mission, il y a toujours des complications !
Dyle: Merci de nous remonter le moral Sted ! Mais au lieu de te lamenter, trouve-nous plutôt un moyen de sortir de ce merdier !
Sted: Très bien... J’ai une idée. Dyle, occupe toi de les aveugler ou d’attirer leurs attentions avec les hommes que tu as à ta disposition tandis que moi, Gaël et John, on entre pour leurs flanquer une belle raclée.

Les quatre approuvèrent le plan. Dyle et sa compagnie de deux hommes accomplirent leurs missions.
Tout d’abord, Dyle activa la fonction secondaire de son arme et balança une grenade sur la fenêtre de leurs agresseurs tout en se mettant à couvert pour éviter d’éventuels coups de feu, tout en remettant son arme en mode mitrailleur tandis qu’une explosion éclata, et l’unité de Sted profita de ce moment pour entrer en mode furtif dans le bâtiment prêt à tirer aux moindres mouvements. Dyle et les hommes qui étaient avec lui les couvrirent en échangeant des coups de feu avec les ennemis grâce à leurs armes.
Une fois l’entrée atteint, Steph et son détachement montèrent les étages grâce à ’un escalier encore en état. Le commandant fit signe à ses compagnons de se répartir sur les trois portes dans le but de surprendre leurs ennemis. Il leur indiqua du doigt un, deux avant que Gaël entra le premier dans la pièce et tira comme un fou sur leurs ennemis vêtus d’un uniforme beige, de bérets rouges et équipé de fusils mitrailleurs PM344. Chose qu’il n’avait pas prévu, c’est que dès qu’il entra un système hydraulique s’activa permettant de l’arroser d’eau et ainsi le rendre visible. Malgré cet imprévu, il réussit à surprendre l’ennemi et ceux-ci n’eurent pas le temps de réagir et le soldat abattit deux avant de se couvrir derrière une table renversé.
Puis ce fut Sted et John qui, malgré l’échec de leurs furtivité, tuèrent quatre autres en entrant dans la pièce avant de se mettre comme le sergent à couvert pour éviter les balles des trois autres qui se repliaient vers l’entrée de la pièce suivante. L’unité mit une bonne vingtaine de minutes avant d’abattre ceux-ci qui s’étaient barricadé derrière les murs délabrés juste à côté d’une ancienne porte.
Ils s’approchèrent des cadavres et entrèrent dans la pièce suivante qui montraient les signes d’une grenade ayant explosé et d’un affrontement à cause des traces des nombreuses balles sur les murs. En entrant ils virent les cadavres de cinq autres au sol.
L’air à l’intérieur empestait la poudre de la grenade ainsi que celle de la mort. L’unité vit également un bras détaché d’un corps par terre mais aucune trace du propriétaire. Ils observèrent sur les murs gris ainsi que le reste de certains meubles une éclaboussure sang qui s’était dispersé sur tout le long.

Gaël: En tout cas ce qui est sûr, c’est que Dyle sait bien viser avec la grenade.
John: Ca se voit! Mais ne vaut mieux pas passer après. Mon dieu ! Comment faites vous pour supporter cette odeur infecte et cette scène horrible!
Sted: Quitte l’armée alors! Crois moi ça ce n’est rien.

Puis le commandant se tourna vers Gaël.

Sted: Quand à toi, Gaël, la prochaine fois attends mon signal ! Bon sang, un jour ton caractère de kamikaze va finir par te mener à la mort.
Dyle dans le communicateur situé dans l'oreille droite: Commandant, nous avons un très gros problème.
Sted: Soyez plus clair capitaine.
Dyle: Trois chars se dirigent droit vers nos positions.
Sted: Demandez un soutien aérien. Dites leurs que c’est très urgents. Putain ! Comme si une embuscade n’avait pas suffi !
John: Alors qu’est qu’on fait commandant ? On ne peut pas s’enfuir avec notre dispositif de camouflage ?
Sted: Impossible leurs radars nous repéreraient. Et même si ce n’était pas le cas, on ne peut pas dissimiler les gars qu’on doit sauver. Il nous reste qu’à espérer qu’un avion nous réponde. Et j’espère que ça ne tardera pas trop sinon on est cuit.
Soltyisä olo hapxitù
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par Tsylan
#9094 - BG Tsylan - le 26 Mai 16 à 00h46
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Ce matin là, deux chasseurs Alpha 16, patrouillaient dans les environs. C’était des avions ayant des ailes triangulaires, tenant des missiles d’une puissance dévastatrice, et de deux canons mitrailleurs. Le cockpit où il y avait divers appareils électroniques situés en face du pilote, était protégé par un hublot en verre renforcé et l’avion avait deux moteurs à réaction.

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTRUg_TlqDkxUSO9s0RKbOSjNe65n8jOVJvxNFziJTMzzW1QYlzAFseH2yH


Pilote: Alors Delta 2, c’est une journée tranquille qui s’annonce.
Delta 2: Oui Bêta 4, c’est bien calme, bizarrement.

Tout à coup le pilote, protégé par sa visière des rayons du soleil susceptible de l’aveugler, entendit un bruit venant de ses appareils électroniques.

Bêta 4: Mon radar perçoit les échos de deux avions non identifiés dans la zone. Base Lot. Demande permission d’explorer la zone A7 2P
Base: Permission accordée, caporal, cette zone est encore sensible. Il faut éviter que l’ennemi domine les airs sur cette zone
Bêta 4: C’était trop beau pour être vrai. Jamais un moment tranquille. Delta 2, nous avions ordre d’explorer la zone A7 2P afin d’identifier les appareils inconnus. Tenez-vous prêts, si ce sont des appareils ennemis, le briefing était très clair. On les abat sans poser de questions.
Delta 2: Compris caporal
Caporal: Alors en avant !

Les deux avions tournèrent à gauche et virent les ruines d’une ville.

Caporal: Encore une ville ravagée par cette guerre,
Delta 2: Bêta 4, j’ai repéré les appareils. Ce sont bien des appareils ennemis.

Devant eux, se dressaient deux avions de couleurs beiges avec des taches marron. Ces appareils possédaient des ailes d’un avion normales.

Delta 2: Des F106. Ces rebelles volent sur des épaves. Ca fait maintenant vingt ans qu’ils ne sont plus mis en circulation!
Caporal: Heureusement pour nous. Ca nous facilite la tâche.
Dellta 2: Je ne vous le ferai pas dire !

Les deux mirent leurs commandes en mode combat par voie orale. Soudain leurs casques se transformèrent en viseurs électroniques. Tandis que sur le centre des commandes du cockpit, une sorte de mini radar, indiquait des flèches blanches et rouges. Les F106, se séparèrent, et la chasse commença. Le caporal, ne voyant pas d’ennemi, fit un regard vif sur son radar et repéra une flèche rouge derrière la flèche blanche.

Caporal: Malin, mais tu n’es pas le premier à m’avoir accroché !

Sur ces paroles, il fit une pirouette, évitant par conséquent des missiles lancés par son adversaire.

Puis par d’habiles manœuvres, il sema les missiles qui le poursuivaient. Aussitôt, il se mit derrière son adversaire. Il le poursuivit pendant une dizaine de secondes avant que la visière verrouilla l’appareil.

Caporal: Hasta la vista ! Fait un bon voyage !

Et par ces paroles, il tira un missile et celle-ci mit quelques secondes avant d’atteindre son objectif, malgré les efforts désespérées de celle-ci pour échapper à son destin. L’avion ennemi explosa en mille morceaux devant le pilote.

Caporal: Et un de moins ! Comment ça se passe Delta 2 ?
Delta 2: Avion ennemi abattu, caporal !

Et sur ces paroles, le caporal retira sa visière, dévoilant ses yeux marron.

Caporal: Vous aviez attendu base Lot. Avions ennemis dans le secteur abattu.
Base: Bien caporal, rentrez à la base maintenant !
Caporal: Attendez une minute, je perçois un signal.

Dyle: Commandant, je capte la fréquence d’un chasseur de la 76e Compagnie.
Sted: Très bien, mettez-moi au contact avec lui, ordonna le commandant
Caporal: Ici Bêta 4 de la 76e compagnie aérienne, veuillez décliner votre identité et indiquez l’ampleur du problème.
Sted: Ici le commandant Hyke de la 16e Compagnie. Trois chars s’approchent de nos positions, exprima le commandant dans son communicateur, et nous demandons d’urgence un soutien aérien de toute urgence.
Caporal: Veuillez indiquer les coordonnées de votre position commandant,
Sted: Nous sommes aux coordonnées A7.2P.3
Caporal: Très bien, tenez bon les gars! Base Lot, je demande la permission de leur porter secours !
Base: Permission refusée. C’est trop risqué. Le village est bien trop petit pour faire le moindre manœuvre aérien.
Caporal: Mais des hommes ont besoin d’aide !
Base: Désolé, caporal, mais c’est non !
Caporal: Très bien, si vous le dites mais moi je veux leur porter secours que ça vous plaise ou non !
Base: Si vous faites ça…

Mais le caporal coupa la retransmission.

Caporal: Pourquoi il faut toujours que ce genre de situation tombe sur moi !? pensa t il en remettant sa visière.
Sans se douter que ce geste changerait sa vie à jamais, le pilote vira l’appareil à droite et plongea vers le village.

Deux minutes plus tard, les EX7, des chars possédant deux canons à l’avant, lui permettant de tirer deux fois. De plus, ceux –ci pouvaient pivoter vers leurs côtés sans dépendre de l’un et de l’autre.
D’ailleurs, l’engin est doté de quatre mitrailleuses sur chaque côté disposés dans des sortes de petit trous qu’on pouvait comparer à des meurtrières. Deux de ces montres de métaux, étaient à portée de vue de la compagnie, prêts à les réduire en silence.

Gaël: Putain ! Qu’est-ce qu’il fout ?

Tout à coup le bruit d’un moteur à réaction survint. C’était un avion supersonique gris de type Alpha 16. Le chasseur, pour se glisser dans le village, mit ses ailes à la verticale, lança trois missiles sur les chars avant de se redresser en faisant une pirouette et ainsi, reprendre de l’altitude. Il survola, ainsi, les trois explosions qui ravagèrent ses cibles.

Au coucher du soleil, la compagnie de Sted rentra à la base. Lui et ses deux amis se dirigèrent vers le point d’atterrissage en traversant le hangar contenant des dizaines d’avions Alpha 16.
Ils trouvèrent le pilote qu’il cherchait. Celui-ci, qui comme Sted avait vingt deux ans avait un visage montrant une personne de dix sept.
Un physique qui lui valut beaucoup de railleries mais ses compétences au combat ont clairement démontré le contraire. Il retira son casque blanc attaché à une sorte de tuba lui permettant de respirer dans de hautes altitudes et sortit de son appareil. Il était vêtu d’un uniforme beige montrant le métier qu’il exerçait. Les cheveux de l'individu, par ses bouclures et sa longueur qui ne dépassait pas son visage, renforçait cet aspect.

Dyle: Ben, tu savais qu’une seconde de plus et on était cuit !
Ben: Désolé Dyle, je n’ai pas pu venir plus tôt. Peu de temps avant d’avoir reçu votre appel, j’ai abattu avec un autre pilote deux avions ennemis qui trainaient dans le coin. Pas loin de vos positions d’ailleurs. Mais je vous ai sauvé la vie et c’est ça qui importe. D’ailleurs pour ta gouverne, en Bolivie, vous m’avez aussi sauvé de justesse quand je me suis fait capturer par les guérillos.
Dyle: Ah ouais, je m’en souviens, tu étais dans un sale état d’ailleurs. Il a fallu attendre un mois avant que tes blessures guérissent.

Et les quatre se dirigèrent vers la base en se remémorant les souvenirs d’antan tandis que le pilote et le commandant fumèrent une cigarette.

Un an plus tard,

Deux hommes se faisaient face dans un bureau. L'un, portait un costume de couleur bleu foncé, décoré par une cravate rouge. Il faisait face à u militaire si on pouvait en juger par l'uniforme vert claire.

Homme: En êtes vous sûr? Vous savez... On peut trouver des arrangements.

Le militaire rapprocha son regard de l'homme. Bien que celui-ci était son supérieur, il en avait froid dans le dos à voir ce regard glacial.

Militaire: Combien devrai-je vous le répétez le technocrate? Ma réponse est claire... Je démissionne. J'en ai assez de servir de bras vengeur à votre entreprise. Trouvez quelqu'un d'autre pour faire votre sale boulot. J'ai assez de poids sur la conscience.

Le militaire sortit, sans un regard de la pièce en claquant la porte.



"Couchez vous"

Il eut juste le temps de se mettre à couvert pour éviter une rafale de balle venant d’une mitrailleuse. Il dégoupilla une grenade. Il eut encore le souvenir du déclic quand il retira son étreinte et la lança sur une mitrailleuse tenue par les rebelles. Un instant plus tard, une explosion survint. Il tenta un aperçu et vit des éclats de sangs partout sur les restes d’un mur de maison et une mitrailleuse automatique complétement détruite où des flammes sortirent. Ils avancèrent prudemment, informant la centrale de leurs avancées. Soudain, ils perdirent contact.

Capitaine: Qu’est ce qui se passe soldat ?
Soldat: Il y a un brouillage. Je tente de rétablir la liaison. Cela devra prendre quelques instants, lui dit celui chargé de la communication

Soudain, il entendit un bruit. Un bruit pas rassurant.

Soldat: Missile !

Un projectile explosa devant lui.

Barman: Eh tu te réveilles !

Jake ouvrit les yeux. Il était devant un comptoir de bar, un verre remplit d’un liquide blanc contenant de l’alcool remplit de glaçon. Le marin lui répondit par un grognement

Barman: On va fermer donc tu vas faire le plaisir de prendre ton fauteuil et de te tirer !
Jake: Attendez ! A moins que vous vouliez gâcher ce bon verre ?
Barman, après un instant d'hésitation: Ok. Termine ton verre et fiche le camp.

Le marin s’exécuta et, difficilement, se remit dans son fauteuil et sortit de l’établissement.

Jake aussitôt mouillé par une averse: Fais chier ! Il a fallu qu’il pleuve au moment… où je sors.

Le marin tourna la tête, et vit une ombre devant lui. Cette ombre avait la taille d'une adolescente. Son visage était recouvert par une capuche noire d'un manteau de la même couleur.

http://i13.photobucket.com/albums/a279/PaopuGirl/Kingdom%20Hearts/roxas.jpg


Entre ses épaules, une hallebarde dont l'extrémité était en forme de hache. Une hallebarde européenne. Une arme rarissime ces temps-ci. Et une drôle de personne pour utiliser cette arme à cette époque.

Jake: T'es qui, toi ?

L'ombre resta silencieuse, ne bougeant pas d'un centimètre. Une goutte se déposa sur l'œil gauche de Jake. Il l'essuya. L'opération mit quelques secondes. Mais cela suffisait pour que l'Ombre ait disparu. Cela déconcerta le marin.

Jake pensa: Je devrai arrête de boire.

Il rentra chez lui. Enfin, l'appartement miteux que sa solde pouvait lui permettre. Tout était rassemblé en une seule pièce sauf la douche où seulement un rideau le séparait du reste. La pièce principale avait un vaste écran, lui servant de salle à manger et de salle à coucher et une salle de bain avec les toilettes et enfin une cuisine.

Voix: C'est ainsi que la RDA récompense les gens qui lui ont servi? Si vous voulez mon avis, vous avez mal choisi vos employeurs.

Jake vit l'individu, assise sur son lit.

Jake: Qui êtes vous? Et qu'est ce que vous faites chez moi?
Ombre: Je suis ici pour vous, Jake Sully. Vous détenez des informations importantes pour moi.
Jake: Comment...
Ombre: Vous n'avez pas besoin de le savoir.
Jake: Qui êtes vous?
Ombre: Ceci répondra à votre question.

L'ombre lui indiqua le lit. Le marin alla et retourna une carte ressemblant à ceux utilisés pour les voyances. Il retourna celle-ci et vit une chose qu'il aurait préféré de ne pas voir, ni même savoir. Au centre de la carte, se dressait une tête de mort et cela suffisait à Jake pour comprendre qu'il avait intérêt à coopérer.

Ombre: Maintenant que nous avons fait les présentations, nous allons pouvoir enfin discuter entre gens civilisés.


L’homme était devant un Valkyrie, une grosse navette équipée de quatre puissants moteurs à réactions et d’un blindage résistant à l’atmosphère d’une planète. Des soldats embarquèrent. Il tenait son sac à dos qui contenait ses affaires.
Il portait son uniforme de pilote, regardant le médaillon attaché à son cou avant de tourner la tête une dernière fois vers la ville avec un petit pincement au cœur.
Enfin, il se retourna et embarqua dans la navette de transport.
Il ne portait pas en son cœur, grand monde du programme mais il y avait tout de même des exceptions. Pandora, la planète à la beauté sauvage.
Dernière modification le 14 Mai 17 à 11h29 par Tsylan
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#9235 - BG Tsylan - le 17 Août 16 à 21h59
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Chapitre 2: Premier Jour sur Pandora


Pandora... Enfin!! Il alla vers le hublot et Ben pouvait voir qu'elle ressemblait énormément à la Terre. Du moins, l'ancienne Terre car la nouvelle ressemblait plus à une décharge qu'à une planète. Il avait hâte d'explorer cette nature sauvage qui a fait la renommée de cette planète.

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Il alla vers son casier et prit ses affaires. Il se sentait un peu épuisé. Cinq années de cryogénisation... Il s'en serait bien passé! Bon au moins, il est arrivé et c'est déjà cela car ce n'était pas gagné, il y a trois de cela.

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Heureusement qu'il y avait eu sa sœur. A cette pensée, il ne put s'empêcher de s'inquiéter pour elle. Une fois, ses affaires pris, il suivit le groupe jusqu'à un Valkyrie. Il trouva un siège, installa sa ceinture de sécurité et enfila son masque à oxygène en écoutant à moitié les ordres d'un officier qui dictait des consignes qu'il connaissait grâce au programme Avatar. Il sombra dans sa pensée. Même les secousses du décollage ne le firent pas sortir de ses rêveries.

Le Valkyrie atterrit à l'Enfer vingt minutes après.

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Le soldat, en tenant son sac à dos à l'épaule, observa la base de l'Enfer d'un regard scrutateur. Il était clair que la base était très active si on se fiait aux nombreux allers retours de véhicules d'approvisionnements, d'AMP ou encore de soldats.

Soldat: Eh le rêveur! Magne toi! On n'a pas que cela à faire de t'attendre.

Ben sourit, puis emprunta le même chemin que son groupe vers l'intérieur de la base. Il alla entrer dans ce qui pourrait être une salle de briefing quand une voix l'alerta.

Sted: Tiens! Regardez qui voilà!
Ben, en se retournant: Sted, Dyle, Gäel? Qu'est ce que vous faites ici?
Sted: Tu croyais qu'on allait rester sur Terre avec notre paie quand il propose le double, voir le triple ici?
Ben: Evidemment.
Gäel: J'ai hâte d'essayer mes nouveaux joujous.
Ben: Je ne suis pas surpris que tu dises cela, Gäel, bizarrement.
Dyle: Nous voilà réunis! On va former une équipe comme dans le bon vieux temps! En faite, Ben tu es affecté à quoi? Au pilotage d'un Scorpion?
Ben: Non. Je pilote quelque chose de bien particulier.
Sted: Quoi? Un Dragon?
Ben: Non plus.
Gaël: Un Samson?
Ben: Non plus.
Sted: Ne me dis pas...
Ben: Si
Dyle: C'est une blague?
Ben: Non. Je suis sérieux.
Dyle: Qu'est ce que tu ferais dans ce programme? T'es militaire, je te rappelle! Pas scientifique. Et...Pourquoi? C'est débile!
Ben: J'ai mes raisons.
Sted: Tu ne vas pas nous le dire?
Ben: Non. C'est personnel
Sted, en haussant les épaule: Bon bah, on le saura peut être un jour. Bon prenons place. Je ne tiens pas à être au premier rang.
Ben: Pourquoi ? Tu as peur de te faire gronder?
Sted: Non. C'est que je n'aimerai pas être servi d'exemple si on doit faire des exercices de secourisme.

Les trois approuvèrent en rigolant. Ils entrèrent et s'installèrent au quatrième rang. Un instant après, un homme entra. Il devait avoir dans la soixantaine mais il était bien conservé pour son âge si on en jugeait par sa musculature. Une cicatrice ressemblait à une griffure ornait son visage du côté droit.


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Homme: Vous n'êtes plus dans le Kansas. Vous êtes sur Pandora, Mesdames et Messieurs...
Ben, pensa: Sans blague? Je me croyais être à Miami. Pff... N'importe quoi!
Homme: C'est un fait dont vous devez tenir compte chaque jour à chaque secondes...
Ben: En même temps, c'est difficile de ne pas savoir qu'on n'y est pas.
Homme: A l'extérieur de cette enceinte, toutes les créatures, qu'elles volent, rampent ou croupissent dans la boue voudront vous tuer et vous arracher les yeux pour les gober...
Ben pensa : Mort de rire ! Sans blague? Ce n'est pas pour cela qu'on l'appelle Pandora? Franchement, il nous prend pour des imbéciles ou quoi ce gars?
Homme: Nous avons affaire...

Ben décrocha et s'endormit, les yeux ouverts. C'est une tape du coude de Dyle qui le réveilla plus tard à la fin de la conférence.

Ben: Ah! Que? Quoi? C'est fini?
Dyle: Oui. Ne me dis pas que tu dormais à l'instant?
Ben, rougit: Bien sûr que non.
Sted: Ben, tu n'es pas sérieux? Ne me dis pas que tu as fait une sieste pendant que Quaritch nous citait les règles de sécurité?
Ben: Quoi?? Je devais rattraper cinq ans de sommeil! La cryogénisation, ça ne repose pas!

Dyle et Gäel rigolèrent tandis que Sted soupira

Sted: Bon sang! Il n'y a que toi pour t'endormir lors d'une conférence sur la sécurité!
Ben, s'étira: Bon... Je vais devoir y aller moi. Car ce n'est pas tout ça mais j'ai mon Avatar à aller voir.

Ben parcourait les couloirs à la recherche du laboratoire. Il suivit un handicapé et un autre, qui avait l'air d'être excité.

Ben pensa : Ca a l'air de drôles d'engins ce deux là. Bon, je vais les suivre. Après tout... Qu'ai je à perdre?

Il suivit les deux individus. Celui qui était debout ne tenait vraiment plus en place si on en jugeait par l'énergie qui se dégageait de sa voix. Durant le trajet, une silhouette attira l'attention de Ben. Elle semblait suivre une femme et s'éloignait des endroits fréquentés de la base. Curieux, il la suivit, silencieusement. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'il pratiquait ce genre de choses. Les deux arrivèrent à une sorte de sas et disparurent derrière celle-ci.

Ben pensa : Ca sent mauvais cette histoire. Et... il me semble avoir déjà vu cette silhouette quelque part... Enfin, ce n'est pas mon problème.

Il reprit son chemin et enfin, il trouva ce qu'il cherchait après s'être promené dans la base à la recherche du laboratoire.


Homme: Ca ne t'aidera pas à devenir cinglé!

Il entra dans la pièce, en prenant soin de toquer.

Ben: Excusez-moi, c’est bien ici le laboratoire ?
Norm: Oui c’est bien ici.

Le jeune homme entra en poussant un soupir de soulagement. Jake le reconnut immédiatement. C’était celui de la réunion ! Il n’avait pas remarqué des lors que son visage renfermait un grand sérieux et une discrétion qui le laissa perplexe. Le regard srutateur et minutieux était exprimé avec une telle froideur que cela mettait le marin mal à l’aise. Mais c’est l’éclat de malice dans son regard qui fit naitre en Jake une grande méfiance à l’égard de cet inconnu.

Ben: Pardonnez-moi, j’ai oublié les présentations. Caporal Thalyen Ben, pilote dans la 76 e Compagnie des Forces Aériennes Françaises. A qui ai-je l’honneur ?
Norm: Dr Norman Spelman
Jake: Je suis Jake Sully, caporal dans la 4e unité américaine de reconnaissance. Enfin, je l’étais.
Ben: Désolé pour vos jambes, caporal.

Il se tourna ensuite vers Max.

Max, en lui serrant la main: Max Paner
Ben: Vous vous occupez des avatars ici?
Max: Oui.
Ben: Pourrais-je voir mon avatar ? Enfin, si il est prêt.
Max:Bien sûr. Le vôtre est dans une autre salle pas loin d'ici. Veuillez me suivre s'il vous plaît.

Sur ces paroles, il suivit Max avec ses deux nouveaux compagnons.
Enfin, ils arrivèrent à une autre salle, ressemblant à une infituerie à en juger par les outils médicaux divers et les ami otznks sur le côté vide. Un, situé au milieu était occupé par un étrange personnage bleu ciel. Il ressemblait à Ben, même de carrure malgré la maigreur naturel des Na'vis.

Le pilote de l'individu s’avança à la cuve que lui avait indiquée Max et observa le contenu d’un air scrutateur.

Norm: Qu’en pensez vous ? C'est génial, non ?
Ben: C'est surtout... bizarre.
Max: Je vais vous présenter votre journal de bord à présent Ben. Vous N'hesitez pas a exprimer vos sentiments ou observations au fil des jours.
Ben: Pour la recherche, j'imagine ?
Max: En effet. Ensuite, on rendra visite à Grace. Elle ne va pas tarder à se déconnecter.
Norm: Grace ? La Grace ? Grace Augustine ?
Jake: C est qui?
Ben: La directrice du programme. Et si vous ne voyez pas d inconvénients, je vais rester ici. Cela fait trois ans qu'on m a considéré comme un imbécile donc ma coupe est pleine. Et étant donné que pour elle, les militaires ne sont que des brutes sans cervelles, je risque de créer un scandale.
Max: Comme vous voulez.
Ben: Je te souhaite bonne chance d'avance Jake. Tu en auras besoin.
Jake: Merci...

Le pilote sortit de la salle et entama une cigarette. Puis, il délivra un regard mélancolique devant un tuyau.

Ben pensa :Tu me manques déjà grande soeur.
Dernière modification le 14 Mai 17 à 14h50 par Tsylan
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#9253 - BG Tsylan - le 17 Août 16 à 22h13
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Chapitre 3: Première liaison

Le lendemain, Ben fut le premier à arriver à la chambre de liaison. Il espérait éviter Grace Augustine et ce fut réussi.

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Il rejoignit Max qui était sur holopad, consultant sans doute des données confidentielles ou scientifique. Le savant but une gorgée d'un café de sa tasse, avant de lever la tête vers Ben en lui dégageant un sourire.

Max: Alors? Comment va notre français du jour?
Ben: Bien. Du moment que je n'ai pas croisé boule-dog.

Max ne put s'empêcher de recracher son café à cause d'un fou rire soudain.

Ben énervé: Et merde! Je venais de le mettre.
Max, calmé: Pardon... C'est juste que vous avez trouvé un mot qui convient parfaitement à elle. Mais vous savez... Elle n'a pas eu de vie facile.
Ben: Moi non plus. Ce n'est pas pour autant que je vais mordre chaque personne qui n'est pas à mon goût.
Max: Elle a vraiment raison. Vous êtes une tête de mule!
Ben: Je prends ça pour un compliment. Bon, je me mets où?

Max l'emmena dans un caisson de lien à gauche, juste devant l'entrée.

Max: Vous prendrez le numéro 6
Ben: Cool! C'est mon chiffre préféré. J'espère que ça va me porter chance.

Sur ces paroles, il s'installa sur le caisson de lien. Il prit le plastron neurologique qu'il cala à son corps.

Max: Prêt pour ta première liaison?
Ben: Prêt et impatient.
Max: Tu as mangé avant?
Ben: J'ai pris le petit déjeuner.
Max: Très bien. On peut y aller

Sur ces paroles, il renferma le couvercle.


Une fois le couvercle de sa chambre fermé, le mal à l’aise de Ben revint.
Cependant, il se rassura intérieurement et renferma les yeux, tout en évacuant de son cerveau la moindre pensée parasite.

Informaticienne: Cerveau en constante activité et stable. Dois je commencer la procédure, Monsieur?
Max: Faites.

L'informaticienne confirma la demande et un écran de chargement s'afficha.

Informaticienne : Liaison à 30%, toujours stable.

Le chiffre sur l'écran afficha 50%. Puis 75% et enfin 99%.

Informaticienne: Liaison presque établie. Stabilité des systèmes neuronales.

Enfin, l'écran afficha 100%.

Quand il avait fermé les yeux, Ben vit que du noir, et puis soudain il se retrouva dans une sorte de couloir.
Enfin, il ouvrit les yeux et vit deux scientifiques penchés sur lui. Mais il ne s’en préoccupait pas. Il s’assit, regarda ses mains inspecta vite du regard son nouveau corps.
Sa peau était bleue claire et il remarqua sa queue derrière lui ainsi qu’une grande tresse de cheveux dont la longueur recouvrait tous le dos.
L'avatar avait des cheveux noirs dressés en arrière. Cependant, la longueur des cheveux ne dépassaient pas le visage à cause de la présence de bouclures, rajeunissant davantage Ben. Par ailleurs, il avait, comme vêtement, une blouse blanche comparable à un patient d’hôpital. Le pilote observa son nouveau corps, un peu mal à l aise. Et la vue des scientifiques en train de l'encadrer comme un bébé, ne facilitait pas son humeur.

Ben: Ca va ! Je ne suis pas un gamin! Bon sang! Je n ai pas besoin qu'on me materne!
Scientifique: On peut comprendre votre agacement mais comprenez. ..
Ben: Comprendre quoi?

Il sentit quelque chose fouetter l'air. Il se retourna mais ne vit rien.

Ben: Qu'est ce que... Raah!!! Je n arriverai jamais à me faire avec cette queue !

Les scientifiques se collèrent au mur pour éviter la queue s agitant dans tous les sens tout en essayant de raisonner le pilote. Quant à Ben, il avait les oreilles basses, montrant son agacement et sa queue l'exprimait également en s'agitant dans tous les sens, ce qui n'arrangeait pas la situation des scientifiques.

Ben: Mais... Comment ils font pour s'adapter à cette foutue queue!?

Max, le seul haut responsable du programme encore disponible, fut appelé.

Max:Qu est ce qu'il y a ?
Scientifique: Le pilote s agite dans tous les sens.
Max: Pourquoi? Trouble de l orientation ?
Scientifique: Il ne semble pas. On dirait d'adaptation.
Max: C'est à dire?
Scientifique: Il a des problèmes avec sa queue. Le reste semble fonctionner parfaitement, preuve que c'est quelqu'un d'entrainé mais il semble avoir du mal à se faire à sa queue.
Max, soupira: Je vois.

Entretemps, le pilote semblait avoir transformé son agacement en une joie, si on se fiait à ses oreilles qui se sont remontés et à son regard ressemblant à un enfant à qui on a offert une console. Il semblait s'entrainer à saisir des objets avec sa queue.

Ben: Mais c'est pratique ces machins!
Max: Qu est ce que tu fais ?
Ben: Je travaille mon adaptation! Mine de rien, ça facilite la vie !
Max: Tu vas surtout faire une bêtise!
Ben: Je maitrise! T’inquiète!

Sur ces paroles, sa queue, fouetta l'air et renversa un des appareils médicaux.[

Ben: Oups. Je crois que j'ai encore de l'entrainement à faire.
Max: Ce n est pas gagné!

Quand Ben se réveilla, il était dans son caisson qui était en train de sortir du lien neurologique.
Il se sentait fatigué. Pourtant son corps humain n’avait pas bougé. C’était peut-être son lien avec son avatar qui l’épuisait. Il n’avait qu’une hâte à cet instant. Dormir réellement. Concernant le marin, le retour dans son corps fut très douloureux. Inutile de préciser pourquoi.

Le lendemain matin, Ben déjeuna avec ses amis d’enfances Sted, commandant d’infanterie, Dyle, capitaine d’infanterie et Gaël, sergent de la 2e compagnie des Cygnes.

Un Cygne:
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Tous les quatre ont un corps athlétique ce qui était nécessaire pour leurs professions. Sted, avait les cheveux virant aux blonds, et une stature imposante, tout comme Ben. Ses yeux étaient d’un vert montrant une personnalité intelligente mais pouvant se montre extrêmement violente. Dyle a une peau marron claire et les cheveux noirs tandis que ses yeux étaient vert foncé. Son physique montrait bien que c’était une personne débrouillarde et ingénieuse, pouvant faire preuve d’une fourberie inégalée. Gaël avait les cheveux bruns et son visage ainsi que son physique traduisaient que c’est une personne n’ayant pas peur d’aller affronter l’ennemi.

Sted en buvant un jus d’orange: Ben, je ne comprends pas pourquoi tu t’es engagé dans ce programme ! C’est une décision débile de ta part.
Dyle, en mangeant un croissant: Tu marques un point. Tu m’as déçu ce coup là, Ben.
Ben: Mais de quoi je me mêle vous deux ? C’est une décision que je n’ai pas prise à la légère. Je vous rappelle que j’ai réfléchi pendant trois semaines avant de m’y engager. Toute façon, ce qui fait est fait. Alors… Vous ne voulez pas me dire comment s’est passé votre journée d’hier ?
Sted: A vrai dire, c’était un peu dur pour une première journée. Nous avons eu affaire à un Titanosaure. Tu sais c’est une sorte de rhinocéros… Avec six pattes, quatre yeux une corne dont la physiologie correspond à celui du requin marteau. De plus, cette créature possédait une carapace sur tout le corps et des plumes violettes à la tête, juste derrière la corne.

http://avatar-universe.wifeo.com/images/dino-marteau.jpg


Sted: Quarich n’avait pas exagéré en nous disant qu’une fois à l’extérieur de la base, le danger était partout.
Ben: Ouche ! En effet, vous n'avez pas vraiment eu de chance.
Dyle:Tu l’as dit bouffi. En pleine forêt en plus !
Ben: Mais j'imagine qu'il n'était pas seul? Ces créatures, bien qu'elles sont très agressives, ne se déplacent jamais seules.
Sted: Si vous arrêtiez de m’interrompre, tu sauras le fin de mot de l’histoire, lui répondit Sted, donc on avait un Titanosaure devant nous. Nous étions six, moi, Dyle et trois autres hommes avec un AMP. Nous ne devions ni bouger, ni tirer pour éviter l’affrontement avec cette créature. Mais un des hommes a perdu son sang froid et n’a pas pu s’empêcher de lui tirer dessus. Evidemment, ce crétin n’a touché que sa carapace et il a donc mis en plus la bestiole en fureur. Elle a chargé aussitôt vers nous. L’AMP tenta de l’abattre mais il se retrouva hors de fonction en un coup de corne, et l’occupant fut ensuite écrasé par la patte avant. Nous, on était en position de repli et on allait se rapprocher de la base quand celle-ci allait nous rattraper en détruisant tout sur son passage. Heureusement que notre kamikaze s’est ramené avec son Cygne et l’a abattu avec le canon. Le reste du troupeau sont partis juste après. On a dégagé juste avant l'arrivée d'un Thanator.
Ben, en donnant une tape au sergent dans l’épaule: Bien joué !
Gäel en souriant: Eh oui, mec, t’inquiètes, je suis toujours là quand il faut ! Maintenant à ton tour Ben de nous faire part de tes exploits.
Ben: D’accord, je vais faire mon rapport.

Et il raconta son récit de sa première connexion avec son avatar.

Sted: Ben, pourquoi tu n’essayeras pas d’espionner les indigènes et nous relater les renseignements susceptibles de nous servir en cas de guerre ? Au moins tu servirais à quelque chose dans ce programme,
Ben: C’est vrai que les tromper ne devrait pas être compliqué, vu leurs exploits !
Sted: Alors ?
Ben: Je vais réfléchir à la question

Il regarda sa montre

Ben: Bon, je dois y aller les gars. Bonne chance pour aujourd’hui.
Sted, Dyle et Gaël: Toi aussi Ben.

Celui-ci sortit de la salle, seul. Les trois le regardèrent jusqu’à qu’il soit hors de vue.

Gäel: Eh, les gars. Vous ne nous trouvez pas Ben un peu bizarre ces temps-ci ?
Dyle: Si. Je suis sûr qu’il nous cache ses véritables raisons de sur son inscription. Je ne sais pas si vous partagiez mon avis, mais je pense que ses raisons sont autres que scientifiques.
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Chapitre 4: Le Thanator

Ben, sous la forme de son avatar partit pour sa première expédition scientifique avec un groupe d’un marine et trois scientifique.
Tous les quatre portaient l’uniforme de la RDA conçu pour les membres du programme avec chacun un tee-shirt différent et seul Norm et Jake avaient des sacs à dos contenant sans doute les matériaux de premières nécessité et aussi ceux nécessaires à l’expédition.
Le pilote alla avec une autre équipe et s'installa dans un Samson autre que celui de l'équipe de Grace.

Celle-ci regardait le pilote, qui se tenait en face d’eux, dans l’appareil situé à leur gauche et chargé d’escorter une équipe de scientifique. Elle voulait savoir un peu plus sur les raisons de son engagement dans son programme, tout en s’accrochant pour ne pas tomber. Celui-ci eut un regard impassible, malgré sa position inconfortable. Il ne donc révélait rien de concluant pour la scientifique.
De plus, malgré la minceur naturel des Na’vis, l’avatar de ce pilote était assez impressionnant malgré le fait qu’il mesurait à peine trois mètres. Une petite taille pour un na'vi. Les cheveux courts qu’ils avaient en tant qu’humain fut remplacés ici par des cheveux ni longs ni courts à moitié en bataille mais la présence de certaines bouclures leur permettaient de ne pas partir dans tous les sens et de rester au-dessus du visage.
Pour Jake, elle se doutait de la raison mais concernant celui-là, elle ignorait tout. Ce qui le rendait imprévisible et dangereux pour la sécurité de ses anciens élèves et de ses amies.

Le sujet de cette observation s’installa dans le côté droit de l’appareil à côté d’une mitrailleuse M30, regardant la forêt s’étendant au loin.

Ils décolèrent à 8h30 de l’Enfer chaque Samson partit de son côté. Ils survolèrent des cascades et la forêt où ils virent au loin des arbres de tailles gigantesques. Ceux-ci impressionnèrent les soldats car ils n’ont jamais vu sur Terre des arbres de cette taille.

Plus tard, l’équipe de Ben atterrit dans un coin de la forêt . Le pilote avait seulement la mitraillette à la main, observant d’un œil vif le moindre mouvement suspect tel un faucon guettant son territoire de chasse à la quête d’une proie. Le pilote éteignit l’appareil peu de temps après et l'équipe mit pieds au sol.

Le chef d’équipe fit la répartition des rôles et Ben dut garder l’appareil.

Ben ne s’en plaignit pas. Cela lui permettrait d’admirer la végétation sans à écouter le jargon scientifique. Tout était calme pendant plusieurs minutes. Soudain, le pilote entendit un cri strident. Un Thanator. Ils étaient en danger. Même s’il n’aimait pas beaucoup les scientifiques, il ne voulait pas non plus les laisser seul face à un danger aussi grand. Même s'il se demandait ce qui pourrait faire face à cette bestiole. Mais au moins, il avait peut être une chance par son expérience.

Ben au marin: Je vais voir ce qui se passe. Reste près du Samson. Cette forêt est pleine de mauvaises surprises. Ne m’attendez pas si je ne revenais pas.

Sur ces paroles, il se mit en route

Le pilote suivit la direction du cri jusqu'à trébucher sur un sac à dos, manquant de faire tomber son arme. Il se releva en grommelant des jurons contre le propriétaire. Près du sac, se trouvait les traces de l’animal. Celles-ci le menèrent ensuite vers une cascade qu'il put admirer un instant.
Ben pensa: Il ou elle est cinglé. Mais au moins, le Thanator ne le suivra pas. J’espère qu’il ou elle s’en est sortie. Vu la hauteur

Après cette constatation, il se mit en route pour le chemin du retour, mais il eut une mauvaise surprise en cours de chemin.

En effet, il échappa de justesse à l’attaque furtive d’un Thanator derrière lui.


http://vignette2.wikia.nocookie.net/james-camerons-avatar/images/d/db/Thanator_2.png/revision/latest?cb=20120823211722&path-prefix=fr

Il s'écroula par terre suite à la violence de l'assaut et ne dut son salut qu'à un réflexe en mettant son arme dans la gueule du monstre. Il pouvait sentir la puissance de la machoire de l'animal et dut céder son arme à la gueule de l'assaillant durant l’attaque. Celui-ci s’empressa de détruire son seul moyen de défense avec l’aide de ses pattes et d’un rocher. Le M30, au bout de quelques coups, se brisa en plusieurs morceaux qui se dispersèrent au sol.
Le pilote profita de cette démonstration de force, pour se relever et s’enfuir. Il n'avait pas du tout peur. Il avait l’habitude de ce genre de situation et savait comment gérer. S’il était sur Terre. Sur Pandora, c'était différent et le pilote ne connaissait que trop bien, par sa formation, les dangers du Thanator.
Affronter cette créature en duel, était comme offrir son avatar à la mort. Tout en courant, il réfléchissait. Il ne pourra pas semer la créature, c'était certain. Surtout qu'elle devait être affamée, étant donné qu'ils ne chassaient que la nuit.

En voyant, un Awaiei, une idée lui parvint. Risquée, certes, mais il n'avait pas le choix. Il paraissait que les Na'vis pouvaient s'approcher de cette plante mais pas les autres animaux. Ou alors difficilement. Il espérait pouvoir utiliser cette plante comme d'une protection.
Il était temps d'appliquer la théorie.
Il alla, comme il a appris durant sa formation, au côté opposé de la plante. Heureusement qu'elle n'était pas loin car le Thanator avait déjà rattrapé son retard. Le pilote eut juste le temps d'esquiver un assaut d'un des plus grands prédateurs de la planète par un virage mais des griffes de la créature lui blessèrent le dos.

Enfin, la plante était en vue.

http://avatar-universe.wifeo.com/images/bansherba.png

Comme il s'attendait, la plante se tourna vers lui et tira ses épines venimeuses. Juste à temps, il esquiva en effectuant une roulade vers la droite et en se collant un arbre. L'épine rata le Thanator qui eut le temps de l'esquiver mais cela suffit à la bête pour comprendre que continuer sa chasse était trop risquée. Celui-ci lança à Ben un hurlement de rage ainsi que son sifflement de crocodile avant de partir. Le pilote souffla. Il avait vraiment eu chaud sur le coup. C'est à ce moment qu'il sentit une brûlure à l'arrière de son épaule gauche. . Il inspecta l'origine et son doigt révéla du sang.

Ben pensa: "Eh merde! Bon, ça aurait pu être pire. Je peux déjà me féliciter d'avoir échappé l'une des grandes terreurs de Pandora.

Il continua son chemin en crispant des dents en direction du Samson de son équipe.. Priant pour arriver à temps.
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par Tsylan
#9251 - BG Tsylan - le 17 Août 16 à 22h26
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Chapitre 5: Avatar contre Na’vi

Lutsey était assise sur la branche d’un arbre, observant l’horizon, plongée dans ses pensées.
Cette jeune indigène n’avait pour arme que son poignard, dont la lame est une dent de Palulukan, finement aiguisé s’accordant avec le poignet donnant à l’arme une beauté peu commune.
Le fourreau auquel il était attaché à son flanc gauche par l’intermédiaire d’un ‘llngo de couleur noir. Son fin visage d’une beauté féline, traduisait bien sa jeunesse.
En effet, durant le mois dernier, elle venait d’avoir sa vingtième zitsi. Mais ses cheveux courts, qui étaient à la limite de son visage mais ne parvenant pas à le dépasser, eux, traduisaient la possession d’un fort caractère.
. Personne ne savait les raisons qui poussait Lutsey à les couper à cette taille. Mise à part peut être sa famille. En particulier, sa sœur adoptive dont elle était très proche.

Quant à ses vêtements, ils n’étaient constitués que de deux lanières en cuirs marron commençant de ses épaules.
Ils recouvraient deux seins qui possédaient une grosseur suffisante pour s’accorder parfaitement avec la minceur naturelle de son corps. Ces lanières se croisèrent entre sa poitrine et son cou, attachés au haut du dos, rajoutant un charme guerrier à cette femme redoutable.
Elle a également un pagne bleu foncé dissimilant son entre-jambes. Sur le haut de son bras gauche, un petit bracelet en tissus violet, lui rajoutant du charme.

Durant ces deux années qui ont passé, Lutsey cherchait un moyen de se venger du Peuple du Ciel et des malheurs qu’ils apportaient.
Malheureusement, elle ne connaissait pas bien l’ennemi, hormis leurs tsamsiyu, et ne pouvait donc pas savoir leurs faiblesses.
Certes, dans la forêt, son peuple battait les tawtute mais sitôt que ceux-ci étaient dans leurs machines, ils devenaient difficiles à battre.
D’ailleurs, dès qu’ils se réfugiaient dans leur base, il était impossible d’attaquer à cause de leurs défenses.
Le seul moyen qu’elle avait pour se venger d’eux, était d’en capturer un et de l’interroger. Mais comment en capturer un vivant ? Et comment l’interroger ?
Elle a essayé d’en capturer plus d’un grâce à différents pièges qu’elle a faite mais à chaque fois c’était un échec. Soit ceux-ci mourraient immédiatement ou ne lui laissait pas d’autre choix que de les tuer.
Et pour éviter que le Peuple du Ciel puisse utiliser ses tentatives, comme un prétexte pour attaquer son clan, Lutsey les transforma en accident ou en attaque d’animal.
Malgré ces échecs, elle ne renonçait pas pour autant et réfléchissait déjà à un nouveau plan.

D’ailleurs cet entêtement inquiétait ses parents et ses sœurs.
En voyant les nuages recouvrir le ciel, la jeune guerrière sut que le temps se couvrait mais elle ne s’en préoccupait pas. Elle avait déjà dans la tête, un plan pour capturer un membre du Peuple du Ciel.
Mais en se levant, elle entendit des bruits en bas, et se dissimula dans les feuillages. A ce moment-là, un tsamsiyu apparut devant elle.
Enfin, plutot un marcheur de rêve puisqu’il portait des vêtements qu’elle ne connaissait pas. Une sorte de haut beige allait de ses épaules recouvrait tout le haut du corps mais il n’était pas fermé car la jeune guerrière perçut un haut de couleur vert. Un bas beige recouvrait les jambes et les pieds étaient cachés par des choses noires.

Une contribution de Vrrtep montrant la jeune Ludsey:


http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/05//160805124753941117.jpg


Pas de doute, c’est bien un uniltiranyu que le Peuple du Ciel servait pour, soi-disant « communiquer». Elle et son peuple croyaient plus qu’ils s’en servaient pour les espionner, bien que certains, à son grand regret, aient réussi à se faire accepter.
Elle sourit. En plus, il était blessé, vu qu’il serrait à chaque fois les dents, qu’il ne cessait de jurer dans sa langue et il y avait des tâches de sang sur l’épaule gauche.
Enfin, elle avait une occasion et il fallait la saisir ! Un marcheur de reve ! Le tawtute était prudent, observant la végétation et les arbres avec méfiance.
Bien digne d’eux ça ! Quand le regard de celui-ci alla vers sa direction, Lutsey se colla au coin de l’arbre hors de portée de la vue du tawtute.
La jeune guerrière attendit quelques instants, avant de risquer un regard. Celui-ci avait le dos tourné. C’était le moment où jamais.
Elle se dépêcha de descendre discrètement de l’arbre et de le suivre, pour attendre le moment propice afin de le capturer.

Le jour était sur le point de tomber et il était en train de pleuvoir, quand Ben décida de se reposer avant de reprendre sa route. Il vit l’hélico de Trudy s’éloigner de sa vision jusqu'à ne devenir qu'un point disparaissant dans le ciel.

Ben pensa : Merde ! Je vais devoir rester pour la nuit.

Il s’assit le dos collé, reprenant son souffle, au tronc d’un arbre tout en continuant à être vigilant sur l’environnement qui l’entourait. Depuis la fin de la journée, le pilote se sentit observer et cela l’inquiétait. Etait ce une bête sauvage ou un indigène ? Le pilote ignorait qu’est ce qui serait le mieux entre les deux.
Tout à coup, il entendit des feuilles bougées à sa droite. Il aurait bien aimé avoir sa M30 !
Très vite, il se releva et dégaina son couteau, à l’affut de la moindre attaque, malgré la griffure qui continuait à le faire souffrir à l’épaule gauche. Il inspecta du regard l’environnement qui l’entourait, pret a reagir au moindre bruit suspect.
Soudain, il entendit des pas venanr derrière lui. Il para le coup d’un poignard venant de derrière lui avec son arme et asséna un coup de coude avec son bras gauche.
L’agresseur se prit le coup au ventre mais esquiva le suivant en se baissant quand le pilote se retourna.
Celui-ci se prit un coup de poing sur le menton le faisant reculer de quelques pas.
L’individu tenta de planter sa lame sur son épaule droit mais le pilote évita de justesse le coup, fit tomber par un croche-patte son agresseur et tenta de le planter à son tour.
Mais son adversaire réussit à l’esquiver et n’eut qu’une coupure sur le haut du bras gauche. Les deux adversaires se relevèrent rapidement et lancèrent un assaut mutuel faisant ainsi entrechoquer leurs deux lames.
Le pilote vit le visage de son adversaire qui était celle d’une guerrière na’vi, possédant des cheveux noirs courts et tressés dont la longueur arrivait à peine aux bords de son visage.

Lutsey fit une provocation similaire au crachat d’un chat en colère. Son adversaire ne semblait pas être impressionné. Au contraire, il lui répondit par d’un regard déterminé et de défis.
Il cassa la garde en faisant baisser son arme et tenta rapidement de la planter. Elle l’esquiva rapidement en allant sur le côté droit et tenta par la suite de le blesser au bras droit mais le celui-ci eut le temps de parer le coup avec son couteau en le mettant perpendiculairement à la sienne puis il décala la garde les deux lames vers la droite et, à l’aide de sa main gauche, lui infligea un coup de poing l’obligeant à reculer.

Mais la jeune guerrière parvint à parer le coup que le pilote enchaina par la suite.
Celui-ci l’observa tout en restant sur ses gardes. Lutsey serra les dents de rage. Ce tawtute lui donnait du fil à retordre. Jamais elle n’aurait cru ça de sa part.
Mais elle était maligne et elle savait que ce n’était qu’une question de temps avant que celui-ci perde de la concentration. La jeune guerrière cassa la garde et donna un coup de pied au pilote qui l’obligea à reculer.
Elle lança un nouvel assaut que le pilote esquiva et, profitant de cette imprudence, il parvint à enrouler son bras gauche autour du cou de son adversaire.
La jeune guerrière eut beau lui donner des coups de pieds et se débattre, le pilote ne céda pas, malgré sa fatigue et une faim handicapante. Au moment où il croyait qu’elle allait renoncer, il reçut une morsure qui l’obligea à lâcher prise.

Lutsey se libéra et attaqua aussitôt pour ne pas laisser son adversaire se rétablir de sa nouvelle blessure qui le fit saigner. Elle le désarma avant que celui-ci puisse agir et les deux se regardèrent.

Lutsey : Enfin, je l’ai eu ! Je croyais que ça serait plus facile

Pourtant quelque chose la dérangeait. Au lieu d’être enragé ou désespéré de cette défaite, ce tawtute resta froid, regardant elle, puis sur le côté.
La tentation de connaitre l’intention du tawtute était forte mais il ne faut pas qu’elle baisse la garde. Surtout que celui-là n’avait pas l’air d’être idiot. Il chercha quelque chose à l’intérieur de son haut.
Une seconde plus tard, elle comprit mais c’était trop tard. Son adversaire activa et lança quelque chose par terre. L’instant d’après, elle fut projetée de quelques mètres plus loin par une force mystérieuse.
Elle pesta contre elle-même d’être si imprudente. Elle se releva et se mit à la poursuite de son adversaire. La jeune guerrière suivit ses traces qui tout d’abord étaient de ces choses qu’ils portaient puis ce fut ses pieds puisqu’elle a retrouvé les choses qu’il l’utilisait peu de temps après.
Mais elle rencontra vite un obstacle. L’uniltiranyu a traversé exprès une rivière pour, sans doute boire, mais aussi pour effacer ses traces. Ce n’était pas vrai !
Décidemment son adversaire est plus malin qu’elle le croyait. Sauf qu’il n’avait pas pu camoufler ses traces de sang du à sa blessure ainsi que l’odeur de sueur qui étaient présents, ce qui veut dire qu’il est passé par là il n’y a pas longtemps.
Elle le suivit et le retrouva grâce à son haut qui était visible d’ailleurs. Mais quelque chose la dérangeait. Pourquoi reste t il immobile au lieu de continuer à courir ?
Certaine que c’est un piège, elle lança un caillou vers la tête et vit un tas de feuilles tombés ainsi que la partie d’une branche révélant une branche d’un vieux arbre plantée à la verticale.
L’instant d’après, un bruit vint sur son côté et le penghrrap devant elle, confirma le danger.

http://vignette1.wikia.nocookie.net/jamescameronsavatar/images/b/b6/Binarysunshine.png/revision/latest?cb=20100508094352

Le penghrrap ou Lucinaria Fibriata




Elle prit son arme mais elle fut déviée à la verticale par un coup d’arme blanche la désarmant.
Elle vit ensuite la lame de son adversaire dirigée vers son cou.

Son arme vola quelques instants avant d’atterrir par terre. Le tawtute habillé d’un haut vert, sans doute la deuxième peau de son armure légère, le regarda avec un sourire.
C’est vrai qu’elle s’est bien faite avoir. Elle sourit. Malgré son mépris et sa haine pour son peuple, elle ne put s’empêcher d’être impressionnée par son adversaire.
Utiliser une tromperie pour l’attaquer sur le flanc. Malin. Mais hors de question de se rendre à un tawtute !

Ben :Tu veux quoi ? Qu’est ce que tu me veux ? Je n’ai rien fait alors laisse moi tranquille si tu ne veux pas que je te tue.

Elle fut surprise au départ qu’il parlaiy sa langue, mais son sang froid revint vite ainsi que son sens du combat.

Lutsey : Tu me parais sûr de toi.

Le tawtute rigola

Ben : Pourquoi je ne le serai pas ?
Lutsey : Tu es peut être rusé, Mais je n’ai pas utilisé tous mes atouts
Ben d’un ton moqueur:- Autre que physique ?

Et sur ces paroles, elle désarma par un violent coup de bras vers le haut sur le bras droit de son adversaire assez vite pour le surprendre et ainsi le désarmer.
Elle l’enchaina aussitôt par un coup de poing au ventre. L’uniltiranyu s’agenouilla, un peu sonné par le coup. Elle allait attaquer quand son adversaire utilisa sa queue pour prendre un bout de bois et lui infligea un violent coup du bout au nez
Elle recula sur le coup. A sa grande surprise, elle vit qu’elle saignait. Elle n’en croyait pas ses yeux. Cette chose a osé la blesser. Il ne perd rien pour attendre.
La jeune guerrière regarda les environs. Son arme a atterri trop loin pour qu’elle puisse l’atteindre avant le tawtute. Mais une liane était tombée juste à côté d’elle.
Elle sourit car elle eut une idée. Elle prit la liane et l’enroula autour d’elle. Son adversaire la trouva comme elle s’y attendait.

Ben : Tu es casse pied!

Elle ne répliqua pas mais attaqua son adversaire et parvint à saisir le bâton après avoir esquivée quelques coups. Elle luttait maintenant avec lui pour le contrôle.
Comme elle l’avait calculée, son adversaire affaibli par ses blessures ainsi que par la fatigue et la faim céda au bout d’un long moment après avoir reçu un coup de pied.
L’uniltiranyu se releva en crispant des dents et lançant des regards menaçants. Parfait. Il attaqua. Elle esquiva le coup, mais se prit un croche patte. Mince !
Elle s’attendait à ce que la lutte soit plus facile. Elle se dépêcha de se relever avanr de combattre encore son adversaire. Durant cette lutte au corps à corps éprouvante de quelques instants, elle parvint enfin à saisir un des bras et à le mettre derrière le dos de son adversaire. Celui-ci tenta de se défaire de son emprise.
Cela n’a eu pour résultat que de faciliter la tâche de l’indigène qui profita d’une perte d’équilibre de son adversaire pour saisir et attacher la deuxième main à la première grâce à la liane.
Après avoir vérifié qu’il ne pouvait pas s’échapper, elle chercha son arme et le récupéra.
A ce moment là, elle aperçut la griffure et reconnut avec étonnement, celle d’un Palulukan. Cela prouve que ce tawtute n’était pas quelqu’un à prendre à la légère et elle devait redoubler de prudence si elle voulait avoir ce qu’elle voulait.
La jeune guerrière se positionna derrière lui afin de prendre sa natte et le mit près de son arme. Puis elle demanda à son adversaire vaincu d’avancer selon ses instructions.
Celui-ci résista au départ, mais la menace de son arme lui fit vite changer d’avis. Il était certes en piteux état mais vivant.
En effet, sa blessure au bras n’était, certes pas grave mais elle semblait le faire atrocement souffrir. Son nez en forme de museau saignait ainsi que sa bouche et il possédait de nombreux bleus au ventre et au visage.
Elle ignorait dans quel état elle était mais cela ne l’étonnerait pas qu’elle soit presque identique hormis qu’elle n’avait qu’une coupure au haut du bras gauche.
Le voyage se déroula sans qu’aucune parole ne fût échangée entre les deux duellistes.
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par Tsylan
#9250 - BG Tsylan - le 17 Août 16 à 22h29
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Chapitre 6 : La décision de l’olo’eyktan des Soltyisas

Lutsey mena son prisonnier vers l’Arbre Maison de son clan. Les Soltyisas.

Trois ans auparavant,

Lutsey se faisait taquiner par ses sœurs adoptives sur sa gourmandise et détestait cela. Elle portait un bandeau montrant son appartenance à son clan d’origine. Un Ikran jaune au corps et rouge aux membranes supportant les ailes et à la queue.

Neytiri : Ton estomac est tellement vaste qu’il engloberait un Taloang !
Lutsey :Ce n’est pas vrai !
Silwanin : Pas vrai ? Tu plaisantes ? Tu ne t’es pas vue hier !

A ce moment là, elles entendirent des bruits de battements d’ailes. Des gardes montèrent vers la spirale, armés de lances. Quelques instants plus tard, un des gardes descendit. Les filles, curieuses, décidèrent de le suivre.

Eytukan: En êtes vous sûr ?
Omatikaya : J’étais comme vous. Mais elle porte un brassard prouvant qu’elle est une Soltyisa.
Eytukan : Faites la descendre.

Ils attendirent un instant avant de voir une femme ressemblant trait par trait à Lutsey hormis ses vêtements et le brassard montrant un corps d’Ikran. Celui-ci était peinturé en jaune tandis que les membranes pour les ailes et la queue sont en rouge. L’inconnue la regarda un instant, impassible tout comme Lutsey contrairement à son entourage.

Na’vi , en s’inclinant respectueusement : Je vous vois Eytukan, chef des omatikayas
Eytukan en lui faisant un signe de la tête: Je te vois Soltyisa. Si tu es vraiment ce que tu dis

Elle sourit

Joltsyn : J’en suis une. Mon brassard est une preuve.
Eytukan :Mais pas suffisante. Tu peux l’avoir recueilli sur un cadavre.
Joltsyn : Je vous comprends. Je suis Joltsyn. Je suis la fille cadette de Silwyn et de Tsikey Koltyan.
Eytukan :Peux tu prouver tes dires ?
Joltsyn : Demandez à votre femme de me regarder et vous saurez si je ne dis pas la vérité.

Eytukan l’observa un instant avant de partir pour aller chercher sa femme. Quelques instants après, Mo’at vint, les yeux écarquillés de stupeur en voyant Joltsyn.

Joltsyn, en s’inclinant : Ohel ngati kameie, Tsahik Mo’at

Mo’at mit un peu de temps à répondre. Le temps, sans doute, de se remettre du choc.

Mo’at :Tu es une Soltyisa. Tu as leurs yeux si caractéristiques.
Joltsyn sourit : C’est exact.
Mo’at : Et la fille de Silwyn. Je reconnais mon amie en toi. Mais…
Joltsyn : Vous avez recueilli sa fille. Ma mère m’a confié à ses parents avant que les tawtutes ne détruisent notre maison et ravagent notre clan.
Lutsey : Non !!! Je refuse de croire cela !
Mo’at : Lutsey…
Lutsey : Je ne peux pas supporter ce que cette inconnue ose dire ! Elle prétend être ma sœur jumelle ! C’est impossible ! Notre clan a été décimé et je suis la seule survivante!
Joltsyn: Je suis la preuve que tu étais dans le faux, grande sœur.
Lutsey: Je ne suis pas ta sœur !!!

Sur ces paroles, elle attaqua. Joltsyn dégaina son épée et para son attaque en mettant sa lame perpendiculairement à celle de son adversaire.

Joltsyn : Grande sœur, tu sais que c’est vrai. Eywa t’as montré ce moment, tout comme à moi.

Lutsey serra les dents. Elle avait raison.

Joltsyn : Nous sommes pareilles toi et moi. Ce que tu vois, je vois. Ce que tu sens, je le ressens. Nous sommes sœurs. Sœurs jumelles.

Lutsey : Nang ! Kehe !!
Joltsyn : Je sens ta frustration et ta confusion. Baisses tes armes et je t’expliquerai tout ce que ta mère adoptive ne t’as pas pu dévoiler. Et puis, aimerais tu créer un incident diplomatique, gâchant des relations que nos parents ont eu tant de mal à construire ?

Lutsey réfléchit. Elle n’avait pas confiance en elle mais elle ne voulait pas créer un conflit. Son clan adoptif n’avait pas besoin de cela en plus des tawtutes.
Elle coupa donc le contact et rangea son arme.

Joltsyn : Tu as pris la bonne décision.
Lutsey :C’est pour les omatikayas. Pas pour toi.
Joltsyn : Je ne suis pas surprise.
Eytukan; Peux tu nous dire les raisons de ta venue?
Joltsyn : Je suis venue pour aller chercher notre dirigeante et pour prouver que notre clan ‘existe encore. Mutilé, certes mais il existe encore.
Lutsey : Chef ?

Eytukan resta silencieux un moment avant de répliquer. Il se doutait de qui elle parlait. Il n'y avait que Ludsey qui était soltyisa chez eux.

Eytukan: Tu parles de Ludsey?

Joltsyn sourit

Joltsyn : Oui. Lutsey a été choisie par Eywa.
Lutsey : Pourquoi moi ?
Joltsyn : Tu es mon reflet. Et notre déesse a désigné mon autre côté du miroir.
Lutsey : Ce n'est pas une réponse ça. Je n'ai aucune qualité pour être chef.
Joltsyn : Je l’ignore encore grande sœur. Mais la réponse viendra d’elle-même.

Lutsey était troublée. Elle ne savait pas quoi choisir. Elle voulait rester avec sa famille mais Eywa avait prévu autre chose pour elle. Et elle respecte trop Eywa pour contester sa décision. Elle est sa mère créatrice comme pour tout ses frères et soeurs après tout. Soudain, Silwanin se mit entre elle et Joltsyn. Elle observa cette dernière avec hostilité.

Silwanin Je ne vous laisserai pas emmener ma sœur. C’est une omatikaya et le restera toujours à mes yeux.
Joltsyn : Elle est une omatikaya mais son sang est soltyisa. Vous ne pouvez pas le nier.
Silwanin : On s’en moque !
Joltsyn : Non. Pour moi, ça a de l’importance.

Elle tourna ensuite son regard vers Lutsey.

Joltsyn : Ma Lutsey…. Peu importe ta décision, je la respecterai.

Enfin, elle se tourna vers Eytukan et Mo’at avant de s'incliner respectueusement.

Joltsyn : Je vous remercie Olo’eyktan et Tsahik d’avoir sauvé et veillé sur ma sœur. Vous avez acquis plus que notre amitié J’espère que nous serons dignes. Qu’Eywa veuille sur votre clan. Sur ces paroles, je dois vous laissez. . Nous venons tout juste de retrouver un Kélutral.
Mo’at : J’espère que vous retrouverez la paix, Joltsyn Koltyan, Silwyn’ite

Joltsyn s’inclina respectueusement et repartit vers la branche la plus haute du Kélutral, laissant une Lutsey hésitante.

A la mort de Silwanin, Lutsey décida de reprendre les fonctions de chef. Elle tentait de contenir sa rage et sa haine pour le Peuple du Ciel pour que son ennemi ne puisse pas se douter de la présence des Soltyisas. Elle profitait de ses voyages diplomatiques pour revoir sa famille adoptive et prendre des nouvelles. Cependant, une fois en forêt, elle exprimait ses sentiments négatifs.

Joltsyn lui a expliqué ce qui s’est réellement passé il y a dix huit ans de cela.
Une bonne partie des leurs ont été exterminé durant le raid des tawtutes mais certains ont pu survivre car ils ont eu le temps d’évacuer dont les parents de Silwyn qui ont pu prendre avec eux Joltsyn. Malheureusement, ils n’eurent pas le temps d’évacuer l’ainée et Silwyn a du sacrifier sa vie pour la protéger.

De nos jours,
Lutsey conduisit son prisonnier à leur Kélutral.

Soltyisa d'un ton méprisant en voyant Ben: Olo’eyktan, pourquoi avez-vous amenez ce démon ici ? Et pourquoi partir sans surveillance ? Que deviendrait le clan si vous arrivait quelque chose ?
Ben surpris: Olo’Eyktan ?
Lutsey en ignorant Ben: Je suis assez grande pour prendre soin de moi. Je n’ai pas besoin de nounous pour me surveiller

Soudain, une jeune femme ressemblant trait pour trait à sa ravisseuse arriva et fixa Ludsey d'un air sévère.

Joltsyn : Grande sœur, tu n'es pas raisonnable; Imagine....
Lutsey : Je sais. Mais je préfère être seul quand je vais dans la forêt. Je peux oublier mes problèmes. .. Tu comprends cela petite sœur ?
Joltsyn : Oui. Tout comme je me doute de tes raisons qui poussent à amener ce tawtute ici. Mais tu prends un gros risque.
Lutsey : Je le sais. Mais je ne veux plus que nos enfants vivent dans la crainte du Peuple du Ciel. Et si notre Mère nous indique qu'on doit faire confiance à l'un d'eux, je dois m'y plier.

Sur ces paroles, elle l’emmena à l’entrée devant une foule de regards haineux tandis que Ben les regarda d'un air presque blasé. Soit il jouait l'attraction de foire, soit c'était la mort. Une fois arrivé à destination, c''est à dire au centre de l'étage avec un corridor en forme de spirale, elle confia son prisonnier à deux gardes puis alla devant la spirale et s’adressa à son peuple

Lutsey : . Mon Peuple, votre attention s’il vous plait. Je connais vos ressentiments à l’égard de ce démon. Cependant, Eywa a prédit que ça sera un de ses étrangers qui permettra à notre clan, d’éliminer le Peuple du Ciel.
Ben : Eh oh ! Tu vas toute suite calmer ton enthousiasme.

Mais la menace d’une lame sur son cou, l’interrompit. Il regarda Lutsey dans les yeux. Il ne voulait pas perdre son avatar mais il tenait aussi à exprimer clairement son avis. Olo’eyktan ou pas. Cependant le regard de l’olo’eyktan le troublait. Pas de gêne mais d’autre chose.

Ben Allez ! Tu n’attends que cela ! Je ne vous aiderais pas à détruire mon peuple. Je ne suis pas un traitre.
Joltsyn : Il ne manque pas de culot !

Lutsey fit face à son prisonnier et le vit, essayant de détourner son regard.

Lutsey : Tu as peur de moi, tawtute ? Je pourrai te comprendre. Ta vie est entre mes mains après tout.

Celui-ci fit face à l’olo’eyktan bien qu’il avait du mal à faire face à ce regard qu’il trouvait attirant et allant avec son physique.

Ben : Retire ses liens et tu verras par toi même.
Lutsey : Tu nous aideras et je le sais.
Ben d'un sourire moqueur: Ah bon? Qui te l'as dit? Eywa?

Il se prit un violent coup de poing au ventre qui lui coupa le souffle. Il dut poser un genou à terre pour reprendre sa respiration.

Ben murmura dans sa langue maternelle: Salope. Tu ne perds rien pour attendre toi.

Ludsey n'ayant pas entendu le juron, lui prit les cheveux et le tira afin de le regarder dans les yeux.

Ludsey: Mon intuition. Et l’avenir que m’a montré Eywa. Et montre plus de respect à notre Mère. C'est grâce à elle que tu as encore ton faux corps.
Ben sourit : Tu lui diras merci de ma part donc?

Elle prit sa lame et entailla légèrement sa joue droite avant de toucher avec l'extrémité le menton.

Ludsey: Dernier avertissement.

Ben regarda Ludsey dans les yeux, non effrayé par la lame. Même le sang tombant par goutte au sol et la brûlure de la cicatrice ne semblait le déranger. Mais il resta silencieux. Une victoire pour elle.
Ce tawtute agaçait Ludsey. Pourquoi Eywa voulait elle qu'un marcheur de rêve soit l'instigateur de la fin de la période de Chagrin? Les réponses viendraient sans doute avec le temps.

Ben marmonna : Tu as gagné cette manche.

Cela fit sourire Lutsey. Mais d’un sourire moqueur. Ce qui énerva mais au vu des lames le menaçant, il préféra ne rien faire. Il se releva donc avec un regard traduisait son état d’esprit.

Lutsey : Nous essayerons de t’ouvrir les yeux à ce qui t’entoure. Si tu refuses, je te considère comme une menace et je te tuerai moi-même..
Ben :En gros, je n’ai pas le choix ?
Lutsey :Quelle perspicacité !

Le regard de Ben montrait sa colère. Elle se releva donc et se mit en face de la foule. Elle scruta chaque regards avec attention. La peur, la colère et l’incompréhension étaient dans les visages. Elle se devait de les calmer.

Lutsey : Membres du clan Soltyisa. Je peux comprendre vos sentiments. Néanmoins, pour réaliser la vision que notre Mère nous a communiquée, il faudra ouvrir les yeux à ce tawtute. J’ai conscience que c’est beaucoup vous demander mais penser à l’avenir. Qui souhaite se porter volontaire ?

Comme s’attendait Lutsey, personne ne répondit. Des murmures mais rien d'autre.

Joltsyn : Arrête cette folie! Ce tawtute restera un parasite qu’il faudra éliminer.

L’olo’eyktan en a conscience suite à leur histoire. Mais il fallait se débarrasser de ce peuple si elle ne voulait pas que cela se reproduise.
Et si Eywa en a décidé ainsi, elle se devait de se plier.


Le pilote regarda l'assemblée avec colère. Cette espèce agaçait le pilote de plus en plus. Ils osaient le traiter de parasite, de démon. Lui et ses semblables. Mais ils réagissaient comme le feraient des démons. Il haïssait cette intolérance et s’il n’était pas menacé, il aurait montré à ces indigènes le fond de sa pensée.

Lutsey : Personne ? Très bien… Je serai son professeur.

Évidemment, cette décision surprit tout le monde, sauf Ben.

Ben en soupirant en français: Super! Je sens que ça va être très instructif!
Soltyisa: Tu dis quoi tawtute? Estime toi heureux.
Ben: Oh! C'est sûr qu'il y a de quoi être heureux! Avec des lames me menaçant, comment je ne peux pas l'être?

Le soltyisa l'assomma d'un coup bien placé, ne supportant plus les réponses du tawtute. Le bruit de la chute du corps inconscient imposa un silence.

Soltyisa : Il est assommé ma olo'eyktan. Je ne supportais plus de l'entendre parler.
Joltsyn en murmurant: Qui pourrait te blamer?Grande sœur, tu es folle ?

Elle connaissait ce regard. Un regard plein de détermination.

Lutsey : Kehe. Oe sayi frafpil hawnu olo oeyä. Keng sit saw. Comment tu peux me dire ça Joltsyn? Tu es Tsahik. Tu as forcément entendu parler de cette vision. Et je ferai tout pour protéger mon clan et à respecter la décision d'Eywa. Même à cela.
Joltsyn soupira Fais comme tu veux, mais je te dis que c’est une mauvaise idée.

Joltsyn savait de quoi Ludsey parlait mais elle ne voulait pas prendre ce risque pour son peuple qui avait déjà assez souffert. Encore une fois, sa soeur a laissé parler son coeur et sa foi au lieu de réfléchir. Elle espérait qu'elle avait raison.

Lutsey : Personne ne voudra. J’assume donc cette responsabilité

Tout le monde essaya de lui faire changer d’avis, sans résultats sauf sa soeur qui savait que c'était un combat inutile.

Plus tard, on défit les liens du pilote et on transporta son corps à l'étage où Joltsyn le soigna, bien qu’elle fût dégoûtée. Enfin, il se réveilla.

Ben en se tenant la tête: Quel mal de crâne!
Joltsyn: Tu l'as cherché tawtute.

Ben lui fit un regard bref

Ben en se frottant la tête à l'endroit du coup: Si la vérité vous dérange, je n'y peux rien.
Joltsyn d'un ton sec: Est ce le courage ou l'imprudence ton comportement?
Ben: Je vous laisse libre de penser ce que vous voulez

Joltsyn lui fit un sifflement agacé en guise de réponse mais Ben ne s'en préoccupait pas.

Ben: Bon, c'est quoi la suite du programme?
Joltsyn: Je dois t’habiller. Ensuite, tu participeras à ton premier repas.
Ben: Ca tombait bien. J'ai une de ces faims moi!

Joltsyn refit son sifflement agacé avant de faire signe de la suivre. On lui retira ses vêtements et on le remplaça par des épaulières et un pagne beige.

Après, il rejoignit le repas, à côté de sa tutrice. Pendant qu’elle mangeait, ce qui lui fit du bien d’ailleurs car son duel l’avait affamé, elle regarda l’individu cherchant un signe pouvant lui indiquer quelque chose sur sa personnalité. Elle remarqua qu’il mangea mais avec un regard absent. Elle voudrait bien savoir à quoi il pensait. A la fin du repas, elle décida de tenter quelque chose pouvant lui révéler un peu plus sur cet individu.

Lutsey : . Qu’est ce qui m’a pris de l’amener ici ? Je suis maintenant forcer d’être son professeur. (cri de frustration).

Ces paroles provoquèrent la réaction qu’elle voulait, c'est-à-dire la colère.

Ben : Eh bien, si tu voulais tant ma mort, mademoiselle, pourquoi tu ne m’as pas tué ?
Lutsey :Pourquoi je te répondrai créature impure ?
Ben : Tu oses me traiter de créatures ? Regarde-toi devant un miroir avant de dire n’importe quoi. Tu auras des drôles de surprises.
Au ton employé, l’indigène commençait à montrer des signes d’hostilité

Lutsey : Tu as intérêt à te calmer, lui dit l’indigène, car je te prévins je ne suis pas d’une nature très patiente, et je suis en colère.
Ben : Ça tombe bien moi aussi, rétorqua son apprenti, et tu ne m’as pas répondu.

Cette insolence était de trop pour elle et l’indigène se jeta sur le pilote malgré ses bleus et les deux se bagarrèrent s’échangeant coup de poings et coups de pieds. Cette bagarre se conclue par un statut quo où les deux se séparèrent qu’avec des bleus supplémentaires et son apprenti obtint un cocard dû à un coup de poing que lui a infligé l’indigène sur son œil de droite tandis que Lutsey avait le même traitement pour l’œil de gauche.
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par Tsylan
#9249 - BG Tsylan - le 19 Août 16 à 22h29
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Chapitre 7 :Des débuts difficiles

Le lendemain matin, Ben était adossé à un mur et fouilla dans sa poche. Il sortit son paquet de cigarette et en sortit un. Il regarda un instant ce qui lui restait. Dix.

Ben en mettant la cigarette dans sa bouche : Putain… Je vais devoir economiser en attendant.

Il ferma le paquet et le rangea de nouveau. Il sortit son briquet de sa chemise et alluma la cigarette. Il avait encore le temps avant de devoir faire la liaison pour rejoindre sa formatrice.
En allumant sa cigarette, il entendit des pas à sa droite. Il tourna la tête, la cigarette allumée à la main gauche.
Il reconnut Grace Augustine

Ben : Super…
Grace en sortant une cigarette : Quoi le soldat ? Ma présence te dérange ?
Ben en dégageant une fumée : Je n’ai pas besoin de vous répondre.
Grace après avoir allumé sa cigarette : Il parait que vous avez fait votre solitaire à ce que j’ai entendu.

Ben inspira une nouvelle boufée avant de répondre.

Ben en haussant les sourcils : Vous allez me réprimander ? Si le Thanator était tombé sur eux, je pense que vous aurez déjà deux paires de binoclars hors service dans votre équipe.
Grace énervée: Vous savez combien coûte un avatar ?
Ben : Je le sais très bien madame. Mais on ne fait pas ce qu’on veut sur le terrain. Je devais m’assurer qu’il n’y avait pas de danger. Je faisais mon travail.
Grace : On a vu le résultat !

Ben ne répondit pas et se contenta de continuer de fumer avec la scientifique. Cet instant de silence dura plusieurs minutes avant d’être coupé par la scientifique

Grace : Où est votre avatar ?
Ben : Dans un gros arbre entouré de fanatiques de trois mètres. Ca répond à votre question ?

La scientifique ne put cacher sa surprise. Si bien qu’elle laissa tomber sa cigarette.

Grace : Merde !

Ben sortit son paquet et lui tendit

Ben : Vous m’en devrez une
Grace en en prenant un : Merci

Ben regarda sa montre tandis que Grace allumait sa cigarette. 6h30.

Grace : Vous allez me dire que vous êtes dans un clan na’vi ?
Ben en terminant sa cigarette : Oui

Grace soupira avant de prendre et de dégager une fumée

Grace : Je crois rêver. Après Jake, maintenant vous. J’aimerai bien savoir pourquoi.
Ben d’un ton sarcastique : Demandez à Eywa. Je suis sur qu’elle répondra à toute vos questions
Grace : Vous n’allez pas vous faire des amis avec ce genre de points de vue.
Ben : Je ne cherche pas à en avoir chez eux. Je n’ai rien demandé moi
Grace : Peut être mais vous ne réalisez pas ce que ça représente pour nous.
Ben soupira : Si vous le dites

Grace fumait sa cigarette pour se calmer. Ce militaire l’excédait au plus haut point. Quel mouche l’a piqué pour s’engager dans son programme ?

Grace après une bouffée : Vous connaissez le nom de votre clan ?
Ben d’un ton sec : Non
Grace se tourna ensuite vers lui : Vous avez intérêt à vous montrer plus respectueux. Les na’vis ne seront pas aussi calme que moi
Ben : Désolé mais se faire trainer comme un sac et me parler comme une merde ne me donne pas envie d’avoir du respect.
Grace : Vous ne savez rien d’eux. Ne les jugez pas.
Ben : Eux non plus.

Grace soupira avant de laisser tomber sa cigarette et de l’écraser.

Grace : Ils ont souffert. Plus que vous ne croyez.
Ben : Je jugerai par moi-même. En attendant, si ça peut vous faciliter la tâche, je connais le nom de leur olo’eyktan.Plutôt jeune pour porter une telle responsabilité à mon avis.
Grace haussa les sourcils intéressé : Et c’est ?
Ben : Une certaine Lutsey.

Grace ne put dissimuler sa surprise.

Ben : Vous la connaissez ?
Grace :Tout ce que je connais d’elle m’a été raconté par sa sœur . Neytiri l’aimait profondément malgré le fait qu’elle soit assez tumultueuse et difficile. Elle m’a même confié qu’elle se battait parfois avec elle. J’ai du mal à croire qu’elle soit olo’eyktan
Ben sourit : Vous savez, il faut detout pour faire un monde. Et l’expérience m’a appris de se méfier des apparences.

Plus tard, Ben se dirigeait vers la chambre de liaison accompagné de ses amis mais il avait l’esprit ailleurs.

Sted : Ben je trouve que tu es bizarre ce matin, j’ai l’impression que tu es tracassé par quelque chose.
Ben agacé : Qu’est ce que tu racontes ? Je ne le suis pas du tout
Gaël : -C’est ça ! Si ce n’était pas le cas tu serais moins agressif.
Dyle : Je sais. Tu as rencontré quelqu’un
Ben outré : N’importe quoi.
Dyle : Ooh ! Ben est amoureux. Pourrait t on savoir qui est l’heureuse élue ?
Ben énervé : Tu as fini de raconter des conneries ! Je ne suis amoureux de personne !
Dyle ironiquement : Bien sûr Ben, , on te croit sur paroles ;
Ben énervé : Pourquoi tu veux une preuve ?,
Sted en se mettant entre les deux :On se calme, intervint Sted

A ce moment là, ils arrivèrent à la salle de liaison et Ben les salua avant d’entrer dans la salle.

Sted :Si ça se trouve tu as raison Dyle,l l’est peut êtr. I.
Gäel : Arrête Sted, , tu connais Ben. Chaque fois que Dyle le taquine ça finit généralement en queue de poisson
Dyle : Oui mais il est tracassé par quelque chose et ça se voit. D’habitude je mets un peu de temps avant de le saouler. Là j’ai réussi en à peine dix secondes.
Gael : Peut être que c’est la pression au programme. Vous savez que la relation entre militaire et scientifique c’est comme celle entre chien et chat. En plus, il est dans l’équipe de Grace Augustine et vous connaissez l’opinion de celle-ci sur les militaires !
Sted : Peut être


[color=brown]Lutsey emmena son apprenti, dans une branche assez haut et lui demanda de s’assoir en face d’elle.[/color]

Lutsey d’un regard inflexibleOn va commencer par la base.
Ben : Txoa ? Pardon? rétorqua son apprenti, sans vouloir être offensant, je les connais déjà !
Lutsey :Tu te tais tawtute et t’obéis.

[color=brown]Il l’obéit en grommelant des mots à peine indistincts[/color].

L’essentiel fut fini en une heure et Lutsey décida de passer au niveau supérieur. Cela mit trois heures car les mots qu’elle lui enseignait ensuite, la majorité était inconnue pour le tawtute et ils durent répéter plusieurs fois afin que celui-ci les mémorise ce qui énerva l’indigène qui ne cessait de le traiter de tous les noms possibles. Ces paroles provoquèrent un regard haineux de la part de
l’uniltiranyu que Lutsey ignora.

A la fin de l’après midi, la jeune guerrière emmena son apprenti à la sortie du village. Arrivés là, la
jeune guerrière lui passa son arc qu’elle avait pris avec elle ainsi qu’une flèche ayant des plumes noires et jaunes qu’elle avait dégainé d’un carquois attaché à son flanc gauche.

Lutsey : Montre moi comment vous maniez l’arc chez vous.
Ben : Euh…, exprima le tawtute hésitant en prenant l’arme, est- ce vraiment nécessaire ? Je peux utiliser d’autres armes à la place de celle-ci ?
Lutsey, d’un rire moqueur : Un problème ? Est-ce de la peur que je sens ?
Ben, visiblement perplexe : Je n’ai pas peur .c’est juste que je ne suis pas fort pour tenir un arc.
Lutsey : Je suis ta tutrice ! lui dit sèchement Lutsey, Alors tu vas arrêter de raconter et me montrer comment tu manies cette arme.

L’uniltiranyu obéit sans pour autant lancer des regards rebelles.

Lutsey : Effectivement, dit l’indigène en soupirant, tu as beaucoup de progrès à faire. D’abord serre ces abdos, et bande le un peu plus. Tu as peur ?

Son apprenti parvint à exécuter ce qu’elle a demandé avec tout de même des regards de protestation que Ludsey continua d’ignorer. Cette réaction commençait à agacer le tawtute, qui dut se battre contre lui-même pour contenir le sentiment agressif.

Lutsey en levant le bras de Ben tenant l'arc: !Bon maintenant, tu lèves ton bras, indiqua t-elle en levant le bras droit de l’uniltiranyu qui tenait l’arc, voilà c’est quand même mieux comme ça !

Il reste quelques minutes dans cette position, sentant qu’il ne tiendra pas plus longtemps. Du moins en apparence.
Lutsey : Bien, tu peux arrêter maintenant

Celui-ci le fit avec un soupir de soulagement.
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par Tsylan
#9248 - BG Tsylan - le 3 Sept. 16 à 00h31
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Chapitre 8 : Apprentissage

Une semaine déjà et ce tawtute continuait de l’agacer. Il incarnait tout ce qu’elle détestait envers son peuple. Prétentieux, égoïste, rancunier et aucune morale ! L’autre, encore, est moins pire que celui qu’elle avait à sa charge. Hier, elle eut beaucoup de mal à se retenir face à ce vrrtep. Pourquoi Eywa lui a-t-elle montré cela ? Ces démons ne comprendront jamais leurs visions de la vie. Et encore moins celui-là.

Deux semaines plus tard, Ben mangeait auprès de sa tutrice. Le pilote ne put s’empêcher d’émettre un petit sourire en mangeant. Ce qui n’échappa à Ludsey.

Lutsey, méfiante: Pourquoi tu ries ?
Ben :Et pourquoi devrai-je te le dire ? J’ai le droit de penser tout de même !

Celle-ci mangea son bol tout en continuant d’observer le soldat. Mais tout à coup, elle le recracha avec répugnance.

Lutsey, avec colère: Quel est ce goût infect ?

Puis, elle se tourna son regard vers Ben, qu’as-tu mis dedans ?

Ben : Du calme ! Je n’ai pas touché à ta nourriturel !
Lutsey : Vrrtep !!
Ben, en continuant à manger: Tu sais que ta folie peut se soigner ?

En entendant cela, la jeune guerrière lui mit le plat sur la tête.
Lutsey d’un rire moqueur C’est bon?

La réaction de Ben ne se fit pas attendre et celui-ci balança la part de l’indigène sur la tête de la propriétaire.

Ben : Je peux dire la même chose pour toi.

La jeune guerrière réagit brutalement provoquant une nouvelle bagarre entre eux sans faire attention aux membres du clan entourant le feu pour le repas. Ceux-ci toujours à l’aide de leurs poings et de leurs pieds. Joltsyn dut intervenir pour pouvoir les départager.

Lutsey Dis-moi ce que tu as placé dans ma nourriture. Parce que ce n’est pas ma sœur qui va me retenir pour te flanquer, la raclée que tu mérites!
Ben : Tu parles bien ! Pour quelqu’un à l’esprit limité. Comment tu es devenu olo’eyktan ?
Lutsey : Repète ! Si tu es courageux ! Répète ! Si tu es courageux !
Ben : En plus d’être bête, elle est sourde ! On est mal barré ! lui rétorqua le pilote en levant les yeux au ciel

Un autre guerrier dut intervenir pour aider Joltsyn à retenir la jeune chef.

Joltsyn : Ludsey, tu n’agis pas comme un olo’eytan.
Lutsey:. Peut être mais il a mis quelque chose dans ma nourriture !
Ben : Bien sûr. Et je suis Palulukan Makto aussi.
Lutsey : Tu as fini de me prendre pour une idiote ! Je suis olo’eykan !
Ben : Je me pose la question des fois.
Lutsey : Je vais te tuer !

Elle manqua de se jeter sur son apprenti si sa sœur n’intervint pas pour la retenir.

Joltsyn Lutsey, calmes toi !
Lutsey : Non ! Sauf s’il s’excuse.
Ben :! C’est beau de rêver
Lutsey : ! Qui va être vrai ! –

Joltsyn sentant la tension n’arrêtant pas de monter, essaya de calmer le jeu. Elle ne comprenait pas le tawtute. Pourquoi cherchait il autant sa sœur ?

Joltsyn: Lutsey, cesse de faire ton enfant et sois responsable!
Lutsey : Pourquoi je dois m’excuser ? Je sais que j’ai raison!
Ben :Si tu le dis.

Et les deux, continuèrent de se disputer pour finalement s’éloigner en boudant chacun dans leurs côtés.


Lutsey: Mais un peu plus ! Vous êtes toujours peu bon?
Ben : Je ne suis pas bon avec l’arc.
Lutsey : Je m’en moque. Je suis ta tutrice et j’estime que maitriser l’arc est important.

Le pilote la caricatura une fois qu’elle eut le regard ailleurs. Il retenta mais un rire le coupa.

Ben pensa :Un nigaud qui vient! A quoi vais-je avoir droit encore ?

Soltyisa : Mais continue, tawtute ! Je ne te retiens pas. Montre nous ton habilité ! Je suis sûr que même un enfant saurait mieux maitriser l’arc que toi.

Le pilote rigola en entendant ces mots.

Ben : Désolé ! Mais tu as de l’humour. Tu le sais ?

Lutsey ne comprit pas les paroles du pilote. Pourquoi le.provoquait il? A moins que les Sawtute ont toujours aussi arrogants?

Soltyisa : Tu peux rire tawtute !
Ben : Si tu le dis ma…. Qui déjà ?
Soltyisa : Koltyey
Ben : Koltyey….Tu parles beaucoup pour un Guerrier. Pardon… J’ai oublié que tu étais un gars qui parle beaucoup au lieu d’agir. Si tu es si fort, pourquoi ne pas me le montrer ?

Sur ces paroles, il tendit l’arc à son adversaire.

Lutsey :Nang !

Mais le pilote coupa l’élan de la jeune guerrière d’un mouvement de bras.

Koltyey Tu me lances un défi ?
Ben : C’est dérangeant ?
Koltey Qu’espères tu ? Vu ta prestation, tu n’as aucune chance.
Ben : Alors pourquoi tu discutes ? Serait ce de la peur ?

Lutsey n’en revenait pas ses yeux. Elle ne comprenait pas les raisons qu’il le poussait à défier un frère au, vu sa prestation. Quant à Koltyey il se sentit piqué au vif. Evidemment, il la courtisait mais elle lui a toujours repoussé ses avances, car elle ne l’aimait pas.

Koltyey : Bien tawtute.

Ils partirent chasser. Lutsey les accompagna, voulant à tout prix savoir les raisons qui poussaient son apprenti à être aussi confiant. La traque jusqu’au milieu du jour avant de trouver des proies.
Koltyey trouva un yérik à une distance toute de même assez importante. Environ une centaine de pas.
Il prit l’arc et l’arma. Il allait apprendre à ce tawtute à se tenir tranquille. Le soltyisa visa la proie et tira. La flèche fendit un instant l’air avant d’atterrir sur le cou de l’anima qui ne mit que quelques secondes avant de s’éteindre. Il fit la cérémonie de chasse, puis se retourna vers son adversaire avec un sourire.

Koltyey en tendant l’arc:. Vas y. Je veux voir ta maitrise de l’arc.
Ben : Un conseil. Ne te fies pas ce que tu vois. J’ai plus de maitrises que tu penses.

Le guerrier éclata de rire en entendant cela et commença à se moquer du pilote, qui semblait choisir une cible, ne faisant pas attention à lui.
Celui-ci regarda Lutsey avec un sourire, s’attendant à ce qu’elle le fasse aussi mais celle-ci resta froide, semblant observer son apprenti.

Ben pensa : Rigole pendant que tu le peux encore. Cela me permettra de voir si mes entrainements matinaux m'ont enfin permis d'acquérir leurs façon de tirer"
Lutsey en pensée : « Pourquoi ? Il est débile ? »

Ben observa les arbres au grand étonnement des indigènes. Il arma son arme et mit tout ses sens aux aguets.

Les proies qu’il avait choisies n’étaient pas aussi faciles à avoir que des yériks. Et ils étaient justement dans le coin de la forêt où ces créatures étaient susceptibles d’apparaitre. Lutsey comprit vite les raisons du regard de son apprenti. Mais cela lui rajoutait des interrogations.

Qu’espérait t-il ? Il fallait être un très bon viseur pour n’en blesser ne serait ce qu’un ! Et vif en plus ainsi que de la force puisque ils étaient en hauteur, même si les arbres de cette partie de la forêt n’étaient pas excessivement hauts.

Le pilote utilisa la forêt pour se camoufler pour se rapprocher d’un arbre où il avait entendu des bruits suspects. Discrètement, il se rapprocha, l’arc armé. Sa cible était un prolémuris cueillant sa nourriture sur l’arbre. Il remerciait intérieurement et à contrecœur, sa tutrice, pour l’avoir appris à être si discret et à utiliser davantage la nature. Tout doucement, il banda son arc. Dans la bonne position en plus ! Il visa la créature et quelques instants après lâcha la corde. La flèche fendit l’air et perça le corps de la malheureuse créature qui n’eut le temps que de pousser un petit cri plaintif qui servit d’avertissement à ses camarades. Ceux-ci s’enfuirent en grimpant d'arbre en arbre. Quant à la victime de Ben, elle tomba de son arbre. Le pilote croisa les doigts pour qu’aucun Ikran ne l’ait entendu ou autre prédateur. La chance semblait lui sourire et il ramassa son butin, en prenant soin d’accomplir le rituel de chasse.

Ben en revenant avec son trophée : Mes condoléances pour ton orgueil. Ca ne doit pas être facile.
Koltyey :C’est impossible !
Ben : Désolé l’ami. Mais je suis meilleur que toi.
Koltyey : Tu as triché !

De colère, le tsamisyu prit son poignard et tenta un coup. Le pilote l’esquiva en reculant ainsi que le deuxième. Au troisième coup, il saisit le bras et d'une prise, le mit par terre. Ensuite, il le désarma d'un coup de pied et le remit à terre d'un coup pied au visage. Il prit à l'aide de son kxetse le poignard de son adversaire et le mit à sa main droite.

Ben : Il faudra davantage que ta haine pour me vaincre. Des gens comme toi, j’en ai vu dans ma vie et je sais comment réagir. Tiens tu à savoir où ils sont aujourd’hui ?

Mais l’humain se prit un coup de poing au visage qui le fit reculer.

Lutsey : Comment as-tu pu cacher cela?

Koltyey se releva et prit un sourire arrogant contre le pilote, s’attendant sans doute à ce que la sœur de Joltsyn prenne son parti.

Lutsey, énervée: Toi… Dégage !
Koltyey :Mais… C’est un humain !
Lutsey : Sauf si tu veux que je m’énerve !

Il allait répliquer mais il se retint. La colère de l’olo’eytan était aussi légendaire que redoutée au sein du clan. Même par lui.

Koltyey :. Comme vous voulez ma olo’eyktan.

Elle le vit partir puis se tourna vers son apprenti.

Lutsey énervée: Toi….
Ben en se relevant, indifférent:? Oui ? Un problème ?
Lutsey : Tu m’as caché ta maitrise. Pourquoi ?
Ben : Pour mieux vous faire chier ma olo’eyktan
Lutsey : Tsalu C’est idiot de me chercher, tawute
Ben : Mais tu ne le feras pas.
Lutsey : Pourquoi dis tu cela ?
Ben : Une intuition.

Sous la colère, elle tenta un coup poing gauche qu’il para avec sa main gauche. La jeune guerrière réessaya un autre mais elle eut le même résultat. Elle tenta de résister mais elle perdit vite du terrain et la jeune guerrière se retrouva piégée, le dos collé à un arbre, totalement à la merci de son adversaire et fit face, les yeux dans les yeux. Du moins, pour l’instant.

Lutsey : Tu vas me lâcher ? Tu as de la chance d’être important.
Ben .Pourquoi ? Tu vas me tuer ?
Lutsey: Je suis bien tentée, en effet.

Pourtant elle sentit sa colère s’éteindre en regardant son apprenti. En effet, celui-ci lui lançait un regard sévère comme pour la réprimander. Sans savoir pourquoi, elle se sentait male à l’aise, comme si elle venait de faire une bêtise et qu’elle s’était fait prendre. Et ses yeux… ils paraissaient âgés, contrastant avec son physique et animés d’une certaine détermination.

Ben :. Tu as beau me montrer ton côté dure à cuir, je sais que si je creuse plus profond, je verrai une fille très sensible, cachant ses blessures et ses faiblesses pour paraitre plus forte.
Ludsey :? Serais tu en train de me draguer tawtute ?
.
Ben :? Ai-je la tête pour cela ?

Le pilote la regarda dans les yeux un instant avec ses yeux scrutateurs[/color]

Lutsey : Me draguerais tu ?
Ben : Ai je la tête à cela ? Et Me détestes tu à cause ma personnalité ?

Le regard de Lutsey exprimait sa sombre pensée.

Ben, d’un sourire :. Peux tu continuer à me faire ce regard ? Je suis presque sous ton charme.

Lutsey était surprise. Il se prit ensuite un coup au nez de la tête de sa tutrice. Elle profita de cet instant pour le mettre à terre d’un croche patte et le menaça avec son poignard.

Lutsey ? Tu en penses quoi ?
Ben : Attention ! La tigresse sort ses griffes. Grooar !!!
Lutsey : Si tu refais ça, je te tue !
Ben :. Fais les toute suite, alors ! Je ne m’arrêterai pas et tu le sais.
Lutsey : Es tu débile ?
Ben :. Si tu dis.
Lutsey : Quel est ton nom ?
Ben : Mon nom ?
Lutsey :Srane. Oui !
Ben d’un sourire : Je préfère garder le suspens.
Ludsey en soupirant : Tu es spécialiste pour t’attirer mes foudres.
Ben : Je sais. Mais que veux tu ? J’aime bien


Lutsey retint sa colère face à cette provocation. Elle pensait à son peuple pour ne pas étriper ce démon.
De plus, elle était déconcertée. N’importe qui aurait parlé à ce moment en la voyant dans cet état et pourtant, son apprenti resta calme. Pire. Il la provoquait.

Il se prit un coup de poing au nez

Lutsey : Je te déteste !

Celui-ci ne se contenta que de sourire en nettoyant son nez à l’aide de sa main droite. Ce qui n’est pas tout à fait vrai. Cet entretien a mis au monde un sentiment auquel elle ne s’était pas préparée.

Elle se demandait d’ailleurs comment son apprenti pouvait viser d’aussi loin. Et elle le trouvait bien trop mûr pour son âge.

Plus tard,

Ben: Irayo. Merci
Lutsey :. Je ne l’ai pas fait pour toi. Ce n’est que la justice.
Ben : Je te crois. Mais ça serait désagréable de ne pas te présenter mes remerciements.

La jeune guerrière tourna la tête pour l’empêcher de la voir rougir. Mais que lui arrivait t elle ?

Tsylan Un problème ?
Lutsey : Non !! Mele toi de tes affaires !
Tsylan : . J’essayais d’être gentil

Elle se contenta de se lever et de prendre son arc. Ben la regarda faire, levant les sourcils d’un air interrogeatif.

La jeune guerrière alla vers la rivière la plus proche du Kelutral de son clan. Sa plus grande peur.
Quand elle avait huit ans, elle avait manqué de se noyer. Heureuseument, sa sœur, Neytiri, savait nager et a pu la sauver d’une mort certaine.
Depuis ce jour, elle vivait avec la hantise de ce souvenir et n’arrivait pas à poser un pied dans l’eau.

Lutsey : Je suis une olo’eyktan. Je dois réussir à affronter mes peurs.

Elle posa un pied pour rebrousser aussitôt. Ce terrible souvenir revenait. L’air lui manquant, le noir venant obscurcir sa vision.

Voix : Oe tse’a tsata Fko lu ngäzikur ma Olo’eyktan On a un gros problème à ce que je vois, olo’eyktan.

Elle se retourna et vit Tsylan arrivant avec son visage jeune et arrogant.

Lutsey : Ce ne sont pas tes problèmes !
Tsylan : . C’est vrai. Mais ce que je sais, c’est que tu as besoin d’aide.
Lutsey : . Je n’ai pas besoin de toi.
Tsylan, d’un sourire : Mais oui…. Je te crois.
Lutsey : Et alors ? Tu serais la dernière personne à qui je demanderai.
Tsylan Et tu m’as demandé mon avis quand tu m’as amené au sein de ton clan ?

Lutsey grinça des dents de rage. Comment osait il lui parler sur ce ton ? Ce démon…

Tsylan : Ecoute… Tu es ma professeur. Je te propose d’être le tien.

Lutsey rigola.

Lutsey :Pour m’apprendre quoi ?
Tsylan A combattre ta peur. Mademoiselle est une grande guerrière mais pour être un poisson, il n’y a plus personne.

Elle tourna la tête, d’un air excédé.

Lutsey : : Un olo’eyktan doit savoir régler ses problèmes seuls.
Tsylan : . Tout le monde a besoin d’aide à un moment précis de sa vie. Le tout est de savoir l’accepter quand il vient.
Lutsey : Je…

Il la poussa dans l’eau avant qu’elle le temps de réagir. Le contact avec l’eau fit monter en elle une frayeur. Et elle commença à paniquer et à agiter ses mains dans tous les sens.

Tsylan : Tu peux marcher, tu sais ?

Lutsey arrêta de s’agiter et vit en effet que ses pieds touchaient le sol en dessous de l’eau. Elle se sentit ridicule. Et le rire de Tsylan ne l’arrangeait pas.

Lutsey ! Ce n’est pas drôle !

Tsylan continua jusqu’à en avoir les larmes aux yeux. Elle tourna la tête, vexée.

Tsylan : Bon. Je vais t’apprendre le plus important. J’essayerai.
Lutsey Une. Pas plus.
Tsylan : Mademoiselle va mettre sa fierté de côté car il faudra bien plus. Tu n’apprends pas à nager en une séance.
Lutsey :.. Je suis…
Tsylan en se rapprochant : Olo’eyktan, je sais. Mais là, tu es mon élève pour la nage.
Lutsey : n’ai jamais dit….
Tsylan :. Arrête de faire ta gamine. Maintenant regarde ce que je fais.

Tsylan s’allongea sur l’eau et agita des pieds provoquant une petite vague mouillant sa tutrice

Lutsey : ! Eh !
Tsylan, en se relevant. Je te regarde
Lutsey :Je…! Jamais !

Tsylan soupira et la poussa de nouveau. L’olo’eyktan entra en contact avec l’élément froid. Elle n’avait plus pied. La panique commença à la gagner et elle s’agita dans tous les sens.

Tsylan se grattant la tête : Il y a du travail !

Il saisit la main droite de sa tutrice et tira fort. Si bien qu’elle se retrouva collée à lui.
Lutsey rougit, sans le vouloir, au contact de la poitrine ferme et de sa peau douce.

Tsylan : Ca va ?

Sa voix mêlait de l’inquiétude. C’est la première fois qu’elle entendait ce ton. Enfin, elle se ressaisit.

Lutsey, en s’écartant : Non !!!Tu as voulu me tuer ?

Tsylan soupira.

Tsylan ::J’essaye de t’aider Lutsey ! Tu comprends ? A I D E R .
Lutsey : Je…. Eh !!!

Il souleva sur ses jambes et elle se rertouva sur ses bras. Comme un enfant de six ans qui commençait son apprentissage de natatation.

Lutsey : Repose moi !

Il ne l’écouta pas et marcha un moment si bien qu’elle se retrouvait au contact de l’eau. La panique lui monta à la tête

Lutsey : Repose-moi ! Maintenant !

Tsylan ne fléchit pas. La jeune guerrière se sentit honteuse et pour arrêter ce supplice, céda.

Tsylan : Je vais t’aider à apprendre une nage. Ecoute moi bien donc.

Il lui indiqua la démarche à suivre. Coller ses pieds… Plier…Déployer…C’est quoi cette nage ?
Elle essaya bien qu’elle ne voyait pas la forme de cette nage

Tsylan : Pas comme cela !

Et ce calvaire continua jusqu’à la tombée du jour. Et ce fut le début d’une longue et pénible initiation pour elle qui continuait dans les jours qui suivirent, en plus de la charge de karyu et d’olo’eyktan.

Elle ne l’avouera jamais mais ça lui donnait aussi l’occasion de le contempler sans qu’il puisse le savoir lorsqu’ il lui montrait les diférentes nages.
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par Tsylan
#9247 - BG Tsylan - le 3 Sept. 16 à 01h04
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Chapitre 9 : Joltsyn et Tsylan

Avant de lancer la liaison, Ben consultait dans les archives d’Hells Gate, les affaires concernant les Soltyisas qui sont classés comme disparus.
Il observa les photos de bulldozers ou du matériel d’extraction en piteuses états avec des flèches ayant des plumes de difféfrents dispersées de toutes parts. Certains étaient plantées sur des cadavres humains. Militaires comme ouvriers.
En buvant son jus vitaminé, il regarda la légende

Mine de Saylor, 24 Juillet 2134 après le raid des Soltyisas


Ben tenta de consulter davantage mais une voix l’interrompit. Celle de Max.

Max : Salut Ben. Tu regardes quelque chose ?

Ben se dépêcha de fermer l’onglet avant de ranger son datapad ;

Ben : Je me renseigne un peu sur la culture indigène.
Max d’un sourire : Je pensais que tu savais déjà ce qu’il fallait. Et tu as un professeur personnel ; non ?
Ben dun sourire : Des aides mémoires sont toujours utiles non ?
Max : Bien dit. Mais il faut lancer la liaison là. Les Na’vis se lèvent tôt

Ben termina son jus et rangea son datapad dans sa poche. Il alla vers son module et ouvrit le couvercle avant de se placer à l’intérieur. Il rangea les informations qu’ils venaient de lire dans un coin de la tête.
Il s’allongea et ferma les yeux, attendant le lancement du lien.


Ludsey regarda le corps encore endormi de Tsylan dans son hamac placé juste à côté du sien. Elle ouvrit le sien et grimpa sur la branche le soutenant avec agilité.
La queue droite mais s’agitant, elle bailla avant de se diriger vers le corridor descendant afin de s’habiller.
Une fois arrivée à son coin personnelle, elle retira son couvre sein afin d’enfiler sa tenue d’olo’eyktan tout en pensant à ce qui lui arrivait.


Joltsyn : Ca va grande sœur ? Tu m’as l’air préoccupé

La jeune olo’eyktan termina d’enfiler sa tenue avant de répondre

Ludsey : Non petite sœur. Ca ne va pas du tout.

Joltsyn leva les oreilles, inquiète.

Joltsyn : Qu’y a-t-il ?
Ludsey soupira : J’ai des pensées, des sentiments, que je ne devrais pas avoir.
Joltsyn : Envers ton apprenti ?

Le silence de Ludsey répondit à sa question

Joltsyn inquiète ; Je savais que c’était une mauvaise idée. Je n’aurai pas du te laisser faire.
Ludsey : Ce qui est fait est fait.
Joltsyn : Comment peux tu être sûre qiue ça soit lui ? Eywa a indiqué certes un humain mais elle n’a pas montré de signes envers lui.

Avant, elle pouvait envisager cette extrémité sans regret. Mais aujourd’hui, c’était plus difficile pour elle.

Joltsyn : Tu devrais prendre du recul grande sœur.
Ludsey : Je l’ai envisagé. J’allais t’annoncer que je vais passer quelques jours chez les omatikayas. Je te laisse la gestion de Tsylan en attendant. Je peux compter sur toi ?

Joltsyn soupira. Elle voulait éviter cela mais elle n’avait pas le choix. Et c’était un service à sa sœur. Elle avait l’espoir que son séjour réglererai le problème.

Joltsyn ; Tu peux compter sur moi. Et c’est bien parce que c’est toi.

Sa grande sœur lui fit un sourire et lui fit un bisou au front

Ludseyl : Je suis heureuse d’avoir une sœur comme toi

Joltsyn rougit en lui faisant un sourire tendre et fraternel.


Plus tard,

Tsylan était déjà vers l’entrée du Kelutral comme il avait l’habitude avec Lutsey tout en effectuant son exercice habituel afin d’échauffer son corps en commençant par une série de pompes.Quand il vit Joltsyn qu’il reconnut par ses vêtements, il fut si surpris qu’il tomba ventre à terre.

Tsylan en se relevant et en se nettoyant des herbes : Où est ma tutrice ? Elle a un problème ?

Joltsyn observa Tsylan d’un air impassible avant de lui répondre.

Joltsyn : Cela concerne elle seulement. Elle m’a délégué la responsabilité le temps qu’elle remplisse ses obligations.

Tsylan haussa les épaules

Tsylan : Comme tu veux.

La jeune sœur était surprise du manque d’émotion du tawtute à cette nouvelle alors qu’elle risquait d’être moins perturbée que Ludsey.

Tsylan : On fait quoi donc ?

Joltsyn réfléchit quelques instants avant de lui faire signe de la suivre. Ils alllèrent tout d’abord au Kelutral où Joltsyn s’équipa avant de partir avec Tsylan vers la forêt avec son arc et le colier à feuille recouvrant ses seins.
Elle n’oublia pas son épée qu’elle mit sur son dos avec son arc.
Les deux voyagèrent un i nstant avant d’entendre des cris plaintifs, suivant les traces d’un troupeau quand ils entendirent les cris plaintifs. Comme un appel de détresse.
Les deux allèrent vers la provenance du bruit et virent un petit loup vipère tombé dans un trou et n’arrivant pas à remonter.
Bien que sachant que la meute de celui-ci risquait de venir, Tsylan ne put s’empêcher d’aller en sa direction pour l’aider

Joltsyn en le suivant ; Qu’est ce que tu fais ?
Tsylan ; Je compte aider ce petit.
Joltsyn ; C’est dangereux.
Tsylan d’un sourire ; Tu as peur ?

Joltsyn ne préfera pas relever la provocation. Ils arrivèrent devant un petit trou où des cris de détresses se manifestèrent. Un hurlement se fit entendre. Celle d’une adulte.

Joltsyn : On ne doit pas rester Tsylan

Celui-ci ne l’écouta pas et regarda un instant le petit. Pas plus d’un mois. Pas encore en âge de chasser. Il devait l’extraire avant l’arrivée de la mère et de la meute. Il ne voulait pas mourir aussi bêtement mais il ne pouvait pas laisser un petit dans une telle situation sans réagir.
Sans hésiter, il plongea sa main la dedans, tentant d’attraper le petit. Il sentit une brûlure sur la main mais d’un geste vif, il saisit le petit et le sortit du trou. Des piaillements se firent entendre. Il posa délicatement le petit qui repondit à l’appel de sa mère avant de s’éloigner.
Pendant qu’il séloignait avec Joltsyn, il entendait le petit appeler sa mère et des piaillements qui lui répondirent. Ils continuèrent silencieusement leurs routes
Joltsyn était derrière Ben et vit une selve accroché à son épaule. Elle leva les oreilles, surprise.
Son argument qu’elle avait exposé à sa sœur disparue. Mais que voulait Eywa ?
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par Tsylan
#9246 - BG Tsylan - le 12 Sept. 16 à 01h01
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Chapitre 10 :Des retrouvailles familiales

Ben se trouvait sur un canapé, la télé allumée diffusant des images qu’il connaissait trop bien . Un village où d’immense fumée noire envahissait le ciel.
Il se leva en soupirant. Il prit la télécommande sur la table en face de lui et éteignit la télé.

Voix : Il semble que tu portes le poids d’une culpabilité.

Le pilote leva son regard vers la provenance de la voix. Une femme aux cheveux noirs sombre et couvrant son dos était de dos et semblait faire la vaisselle.
Il s’approcha d’elle, prudemment. Ne croyant pas ce qu’il voyait. Il devait rêver

Femme : La frontière entre le rêve et la vision est infime Ben Thalyen.
Ben : Qui êtes vous ?


La femme se retourna. Ses cheveux noirs longs possédaient une mèche dissimulant son œil gauche. Ses traits révlèrent ses origines asiatiques.
En regardant ses yeux, Ben vit la création de la vie, de terre et de l’eau. Il recula de quelques pas, stupéfait avant de se reprendre.
Il regarda la femme avec un air énervé. Agacé. Il tenta de controler une foulée d’émotions mais ses mains tremblaient et des larmes coulèrent

Ben : Je vous interdis de prendre son apparence!

La femme était toujours calme malgré le haussement de ton.

Femme : Pourquoi donc ? As-tu une once de culpabilité envers elle ? Où est ce autre chose ?
Ben : Et dans quel droit vous vous introduisez dans mon esprit et prendre sa forme ?
Femme :Ce n'est pas une réponse.

Ben soupira avant de revenir sur le canapé et s’assit.

Ben : Vous vous me voulez quoi ?

La femme l’observa un instant avant de sourire.

Femme : Je vois un esprit habité par le chagrin et la colère. Pourtant, une petite lumière rayonne dans cette noirceur.
Ben soupira : Vous évitez ma question.

Femme commença à devenir plus floue avant de disparaitre tout en énonçant une dernière parole.

Femme : Tu le sauras le moment voulu.


Un jour plus tôt, au Kelutral des omatikayas

Neytiri s’occupait de l’apprentissage de Jake. Aujourd’hui, c’était le cours de montée de Pali à crue. La première fois, ce tawtute est tombé dès la première chevauchée.
Aujourd’hui, elle constatait, avec une certaine joie, qu’il progressait car il tint le premier galop.

Jake : Eh regarde ça

Malheureusement, cela ne dura pas et il tomba par terre.

Jake : Oh merde !

Elle alla vers lui avec un sourire. Il était en train de se relever quand une ombre, similaire à un Ikran les traversa.
Ils levèrent la tête tandis que Jake nettoyait la boue sur son torse. Un ikran jaune siganal son arrivée par un petit cri strident.
Cela eut pour conséquence une certaine activité au sein du clan ce qui n’échappa au marine.

Jake : Vous attendez une visite ?

Neytiri resta un moment silencieuse avant de marmonner quelque chose que le marine n’entendit pas. Puis, elle courrut vers le Kelutral

Jake : Eh !

Jake se mit à la suivre, se demandant les raisons de l’étrange comportement de sa tutrice.


Ludsey atterrit enfin dans le Kelutral des omatikayas après avoir volé toute la matinée.
Une fois descendue, elle fit un regard de reproches à Tahni, sa ikran.

Ludsey : Tu es obligée de te faire entendre ?

Elle entendit des pas se rapprocher . La jeune olo’eyktan leva la tête et vit son père ainsi que sa mère adoptive.
Elle alla vers eux avec un sourire radieux. Et elle ronronna sous les bras de sa mère avant de faire face à son père adoptif.

Eytukan : Tu sembles avoir mûri depuis la dernière fois Lutsey
Ludsey d’un sourire: Tu n’as pas changé toi par contre.

Celui-ci lui rendit. Soudain, une voix les coupa dans leur échange silencieux.

Neytiri : Petite sœur!

Elle eut à peine le temps de tourner la tête que Neytiri sauta sur elle et la serra dans ses bras avec tout le poids de son amour pour elle.

Neytiri : Tu m’as tellement manqué ! Pourquoi tu n'étais pas revenue avant?
Ludsey : Arg… Neytiri… Tu m'étouffes !

Celle –ci écarta un peu rouge tandis que la jeune olo’eyktan reprit sa respiration

Ludsey : Ca je l’ai senti que je t’ai manqué !
Neytiri : Tu n’avais qu’à venir plus souvent !
Eytukan: Neytiri, ta sœur a des responsabilités maintenant. Elle ne peut pas venir comme elle le souhaite.
Mo’at : Tu as d’ailleurs des responsabilités à remplir toi aussi ma fille.
Neytiri : Mais… Ca fait longtemps…

Le regard de sa mère la convainquit qu’il était inutile d’insister. Elle poussa un soupir d’exaspération avant de s’éloigner, se faisant de la place dans la foule.
Ludsey ne préféra pas poser la question mais elle était intriguée par les dires de sa mère adoptive. Quelles responsabilités parlait-elle ?
Pendant la descente, elle discutait avec son père et son mentor.

Eytukan : Quelle est la raison de ta visite ma fille ?
Ludsey : J’avais besoin de me ressourcer un peu. Disons que j’ai….J’ai une certaine pression assez grande en ce moment.
Eytukan : Qu’y a t il Ludsey ? Je vois que tu es nerveuse
Ludsey soupira : Je vois que vous me connaissez trop bien Père. Mais je ne peux pas vous en parler. C’est quelque chose que moi seul peut résoudre.
Eytukan : Je peux te conseiller. Tu sais que tu peux toujours compter sur moi.
Ludsey: Je le sais. Mais…

Elle resta silencieuse un instant

Eytukan : Ca doit être très personnel donc pour que tu sois si fermée.
Ludsey ; En effet.

Enfin, ils arrivèrent au bas de l’Arbre Maison, Lutsey ne cessait de se lasser de voir ce magnifique et grand instrument qui avait donné le nom au clan.
Ludsey salua respectivement Tsutey qui devra hériter de la lourde tâche d’être chef en se liant à sa sœur Neytiri. Elle ne partageait pas l’intérêt de cette obligation mais elle dut se résigner que cela pouvait être une nécessité.

Ludsey : J’espère que tu prendras bien soin d’elle Tsutey.
Tsutey : Tu as ma parole olo’eyktan
Ludsey sourit : Tu n’es pas obligée de m’appeler ainsi. Je suis une omatikaya aussi.
Eytukan : Je vois que tu as pu t’imposer chez les tiens ma Lutsey.
Lutsey : Oui Père. On n’a pas été vraiment d’accord au départ et on a du régler cela à la façon du clan.
Tsutey : Qui est ?
Lutsey sourit : Par le duel.
Tsutey : C’est rare d’avoir une femme olo’eyktan
Lutsey : Merci. Je vais devoir congédier. Bien que j’adore mon clan, ma première maison et famille m’a manqué.
Mo’at d’un sourire : Tu es toujours chez toi ici ma fille.

Ludsey fit un bisou au front de sa mère adoptive et sur la joue de son deuxième père. Ce qui fit rougir malgré lui ce dernier.
Ensuite, elle s’éloigna d’eux, passant devant le totem avec la tête du Toruk.
Des enfants coururèrent pas loin, semblant jouer à un jeu. Elle les regarda avec un sourire. Jusqu’à ce qu’elle sentit deux mains sur ses épaules l’attrapant soudainement.
Elle sursauta de surprise et entendit Neytiri rigoler. Elle se tourna ensuite vers elle, n’appréciant pas la blague.

Lutsey vexée: Tu trouves ça drôle ?
Neytiri : Oh ! Relax !
Lutsey ; Je l’étais jusqu’à… Bref.Comment tu vas grande sœur ?
Neytiri : Bien. Surtout depuis ton retour chez nous.
Ludsey : euh… Comment te dire… Je ne reste que quelques jours. J’ai des responsabilités qui ne doivent pas trop être délaissées.

Neytiri rigola

Neytiri : Je le sais idiote !
Ludsey : Ah !

Ludsey ne put s’empêcher de pousser un soupir mélancolique.

Ludsey : Silwanin me manque. J’ai encore du mal à supporter sa disparition
Neytiri en baissant les yeux tristement : Je sais. Mais il faut avancer. On ne peut pas rester éternellement dans le passé.

Elles restèrent un moment silencieuses avant que Ludsey le coupa

Ludsey : Dis moi Neytiri, quelles responsabilités Mère parlait quand je suis arrivée ?
Neytiri nerveuse : Ah ! Euh…. Comment dire…

Elle n’eut pas le temps de terminer qu’une silhouette s’approchait d’eux. Un homme. Quelques instants plus tard, elle se rendit compte que c’était un marcheur de rêve.
Il disait quelque chose à Neytiri qui semblait cacher son visage par sa main, comme si celui-ci avait fait une bêtise.
Quant à l’olo’eyktan, ses traits se durcirent et ses yeux passèrent du tawtute à sa sœur.
Elle les laissa parler jusqu’à ce que le tawtute lui tendit la main, comme pour un signe amical. Mais l’olo’eyktan ne se laissa pas attendrir et refusa de la serrer. Enfin, il le retira. Elle regarda Neytiri avec son regard noir

Ludsey : C’est « Lui », tes responsabilités ? Un démon au faux corps ?
Neytiri : Je n’ai pas choisi ! C’est Mère qui a demandé que je lui enseigne nos usages.

Ludsey regarda le tawtute quelques instants Jake avant de dire

Ludsey : Il n’a pas l’air futé
Neytiri : Ne le sous estime pas petite sœur. Il apprend vite et Eywa l’a désigné.
Ludsey : Si tu le dis.

Puis elle regarda Jake avant de s’éloigner en soupirant


Jake regarda un instant Ludsey s’éloigner avant de se tourner vers Neytiri

Jake : On dirait que je me suis fait une nouvelle amie.

Neytiri le regarda d’un air énervé

Neytiri : Tu ne devrais pas en rire. C’est une olo’eyktan et ma petite sœur.

Jake sursauta de surprise

Jake : Ta…ta petite sœur ?
Neytiri : Oui.
Jake : Bon, je vais connaitre toute la famille à… Aie !

Neytiri en lui fit une tape derrière la tête

Neytiri : Idiot !

Neytiri a trouvé le comportement de Lutsey étrange. Elle ne s’est contentée que d’un regard hostile.
Sans doute le fait qu’Eywa avait choisi Jake. Ou était ce autre chose ?

Ludsey se balada au Kelutral afin de se changer les esprits. La rencontre avec Jake n’a pas facilité son problème personnel. Au contraire, cela lui rappelait la charge qu’elle devait remplir et inévitablement, penser à son apprenti.

Ludsey : Maudis soit ce tawtute !

Durant sa balade, elle remarqua une individue au milieu de sœurs et qui avait la tenue des marcheurs de rêve bien qu’elle s’est décorée de quelques accesoires au niveau de ses cheveux.

Ludsey pensa : Je rêve ?

Elle se rapprocha de l’inconnue. A son arrivée, les sourires des filles accompagnant cette tawtute s’effacèrent et parurent nerveuses.
Toutes connaissaient le ressentiment de la Soltyisa envers les Sawtute et avaient peur du résultat de la conversation.
Grace remarqua leurs visages et se tourna vers la provenance. Elle fit donc face à la jeune olo’eyktan

Ludsey d’un ton hostile : Pourquoi es tu là tawtute ?

Grace allait répondre quand la voix de Mo’at l’interrompit

Mo’at : C’est moi qui lui ai donné l’autorisation

Ludsey se turna vers elle, surprise

Ludsey : Pourquoi Mère ? Avez-vous oubié…
Mo’at : Comment oses tu insinuer que j’ai pu oublier ? Mais cette femme m’a évité d’en perdre une deuxième. Et d’autres parents auraient perdu leurs enfants également.
Ludsey ; C’est ce qu’elle vous dit
Mo’at : Et elle m’a semblé sincère. Tu devrais l’apprendre à la connaitre avant de la juger

Sur ces paroles, elle s’éloigna tandis que Ludsey émit un sombre regard, pas très contente.

Grace : Tu dois être Lutsey. Neytiri et Silwanin m’ont ;..

En entendant le nom de sa sœur décédée, le chagrin et la rage qu’elle a caché reefit surface.

Ludsey en haussant le ton : Je vous interdis de prononcer son nom.

Ce ton effraya les enfants qui se réfugièrent derrière Grace, tremblantes.

Grace : Tu effraies les enfants
Ludsey : Ne me tutoyez pas !!! Je ne suis pas votre amie !
Grace soupira : Très bien… Vous devrez baisser le ton. J’ai autant souffert que vous de la mort de votre sœur. Mais ce n’est pas une raison pour être agressive envers moi.
Ludsey : Elle vous a appelé Mère. Et vous ne l’avez même pas protégé contre le danger.

Grace versa une larme en entendant cela

Grace : Ecoute Ludsey. Je peux comprendre ta colère.
Ludsey : Comment vous pouvez comprendre ? Votre peuple ne s’interesse qu’à détruire ce qu’il croise !!
Grace : Il y a toujours des exceptions. Il faut juste que tu ouvres les yeux

Ludsey ne put s’empêcher de repenser à son apprenti. Encore une fois. Elle poussa un sifflement d’exaspération. Elle regarda les filles derrière Graceet sentit sa colère commencer à disparaitre. Si elles arrivaient à l’accepter malgré les horreurs qu’elles ont pu voir, peut être existait il de bon en cette tawtute ?
Elle tourna son regard vers Grace avant de s’éloigner

Grace : Attends ! Je veux te parler avant !

Ludsey se tourna vers Grace

Ludsey : Laissez moi tranquille tawtute.
Grace : Je souhaite juste discuter.
Ludsey : Pour quoi faire ?
Grace : Simplement mieux te connaitre. J’ai beaucoup entendu parler de toi mais je n’ai jamais pu te voir.
Ludsey : Et bien moi, je ne veux pas vous voir.

Sur ces paroles, elle s’éloigna

Grace en a voyant s’éloigner : Quel caractère ! Elles n’exagéraient pas.


Au coucher du soleil,

Ludsey s’assit au rebord de la rivière. Elle regarda un instant le Kelutral avant de contempler son reflet dans la rivière. Elle crut un instant voir celui de son apprenti et elle dispersa l’eau avec sa main avec violence, essayant de faire disparaitre cette image.
Elle avait beau essayer d’oublier cette passion naissante, la combattre, elle revenait sans cesse.

Ludsey en se tenant la tête : Je ne succomberai pas. Je ne succomberai pas.
Voix : Succomber à quoi ?

Elle se retourna et vit sa sœur derrière elle, avec Jake

Ludsey : Rien.

Neytiri s’approcha d’elle et s’assit à sa droite

Neytiri : Tu ne peux rien me cacher petite sœur. Qu’est ce qui ne va pas ?

Ludsey baissa les oreilles, préoccupée. Mais elle préféra garder le silence.

Neytiri :Ne fais pas ta coincée !
Ludsey : Ok ok…
Neytiri : Alors ?
Ludsey : Je veux avoir un enfant

C’était la vérité. Depuis un an, elle désirait être mère mais avait peur de ne jamais trouver le bon partenaire.

Neytiri étonée : Quoi ? C’est ça ?
Ludsey : Tu imaginais quoi ?
Neytiri : J’imaginais un coup de foudre moi !

Ludsey en pensée : Par Eywa, elle a deviné

Ludsey : C’est bien ça le problème. Avec mes responsabilités, je n’ai pas le temps de faire la cour
Neytiri : C’est ça. Ne me fais pas croire ça. C’est juste que tu ne l’as pas encore trouvé.
Ludsey : Peut être. J’espère que ça viendra
Neytiri d’un sourire: J’en suis convaincue !! Tu as du charme petite sœur. Je doute que tu laisses indifférent. Malgré ton caractère de Titanosaure.

Ludsey rougit sous le regard amusé de sa sœur ainée.
Dernière modification le 14 Mai 17 à 15h32 par Tsylan
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#9260 - BG Tsylan - le 3 Jan. 17 à 00h50
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Chapitre 13: Trahison et évasion

Informaticien,tout en regardant l’ordinateur holographique: Capitaine, nous venons de perdre contact avec l’unité patrouillant dans les ruines de l’école du docteur Grace Augustine

Dyle: Leur a-t-on intégré des caméras ?
Informaticien: Je pense capitaine, cela fait partis des procédures.

L’informaticien tapa dans quelques touches sous le regard du capitaine et sélectionna une vidéo. L’unité s’est faite décimée par deux autochtones. L’un se fit poignarder par une femme tandis que les deux autres se firent couper en deux par un indigène portant deux armes de corps à corps.
Il stoppa la vidéo à la conversation des indigènes. Il vit une indigène aux cheveux courts discutant avec un autre aux cheveux noirs. Ces cheveux mirent le capitaine la puce à l’oreille. Ensuite, la suite de la vidéo confirma ce qu’il craignait.

Dyle: Non ! Ca ne peut pas être vrai ! C’est même impossible à envisager !
Informaticien: Capitaine? Est ce que vous allez bien ?

Après un moment de désordre dans sa tête, Dyle parvint à se ressaisir bien que des signes montraient qu’il était encore troublé.

Dyle à un garde: Demandez au colonel, ainsi qu’au commandant Hyke et au sergent Satio de venir ici de toutes urgences. Dites leur que c’est une affaire de la plus grande importance et qu’elle concerne les membres du programme Avatar.

Le soldat abaissa la tête pour lui dire qu’il avait compris. Il le salua avant de sortir de la salle de contrôle pour apporter le message aux destinataires.
Une fois celui-ci parti, le capitaine resta quelques instants à regarder, déboussolé, le visage de l’indigène.

Joltsyn vit sa sœur revenir avec Tsylan, tous deux sur leurs Ikrans .

Joltsyn avec un sourire quand ils descendirent de leurs montures :Alors ?
Lutsey et Tsylan: Quoi ?
Joltsyn:Vous voyez ce que je veux dire.
Lutsey et Tsylan: Pas du tout.
Joltsyn: Tsylan est ton partenaire. Arrête, grande sœur. Je sens ta connexion avec lui. N’oublie pas que nous sommes jumelles.

Soudain, Tsylan s’écroula inconscient. Malgré les efforts de Lutsey pour le réveiller, ses yeux restèrent fermés.

Quand son caisson de lien s'ouvrit, sa première réaction fut de sortir son arme. Son Dard personnel. Mais quand il vit au moins cinq hommes l'entourant et pointant son arme vers sa direction dont ses amis, il préféra plutôt se rendre que de tenter une résistance suicidaire.

Ben: Je suppose que vous n'êtes pas là pour prendre un café ou prendre de mes nouvelles?
Dyle en le menottant: Pas du tout.

Et il se laissa embarquer devant les regards impuissants de l'équipe du programme resté sur la base.

Quand il arriva, il était face à ses anciens amis, devant la vidéo montrant son crime et l'ont ensuite bien cuisiné. Les nombreux hématomes au visage le montraient.

Ben: Content de vous voir aussi.
Dyle: Tu a drôlement changé. Que t'as fait cette bleue?
Ben: Bleue? Elle est plus que ça.
Dyle: On l'avait remarqué,
Ben:Je me devais de la protéger. Elle est parfois.... un peu inconsciente. Faut parfois que je la surveille.
Sted :Tu sais ce que j'en pense ?
Ben: Que j'ai perdu les pédales?
Sted: Oui. Qui est cette fille? Pour que tu tombes amoureux d'elle, il y a une raison.
Ben: Je ne me suis pas cassé les pieds à la sauver pour finalement que tu la tues. Et qu'est ce qui te prouve que c'est ma petite copine ?
Sted: Nous te connaissons Ben. On sait que tu as toujours vu ce conflit comme sans intérêt. Tu ne portais pas beaucoup les indigènes dans ton cœur. De même que la RDA. C'est la seule explication possible. Pour qu'elle ait conquis ton cœur, il doit y avoir une raison.
Ben: Et tu penses que je te le dirais?
Sted: Je m'attendais à cette réponse.

Sur ces paroles, il fit signe à un soldat et lui dicta ses instructions. Ben fut contraint de le suivre.

Sted en entamant sa cigarette: Tu as choisi le mauvais camp, Ben.

Ben s'attendait à cette situation. Il n'avait jamais dévoilé à ses amis, son secret et aujourd'hui, il ne le regrettait pas. Le soldat l'escorta pour l'enfermer dans une prison en attendant un prochain départ sur Terre. Du moins, si le pilote se rendait réellement. Ce qui n'était pas le cas. Au moment, où la porte de la prison s'ouvrit, Ben ne réagit pas à l'ordre du soldat.

Soldat:Tu vas rentrer, espèce d'écolo!

Toujours pas de réaction. D'énervement, il tenta un coup de crosse en rendant son ventre vulnérable. Le pilote, lui infligea alors un coup de coude qui le sonna et, en le tenant par le col, le fit rentrer à l'intérieur de la cellule. Il renferma la porte grâce au badge qu'il a dérobé en le mettant à l'intérieur. Juste avant que le soldat ait eu le temps de tirer avec son Wasp. Résultat, il vida son chargeur en tentant de la percer et ne fit que quelques dommages marqués par des points montrant l'impact de la balle. Et comme la porte était suffisamment étanche pour couvrir le son des coups de feu, il ignorait quand on le retrouvera et combien de balles il devra gaspiller pour se sortir de là.

Ben: J'espère que vous serez à votre aise!

Il savait où aller. Il alla d'abord à l'arsenal où il prit son fusil de tireur préféré ainsi qu'un Wasp. Mais avant de s'évader, il avait autre chose à faire.

Le pilote John Stewart avait fini de mettre son uniforme. Mais quand il se retourna, il vit un pistolet, un Dard, pointé sur son front.

John: Pitié, ne me tuez pas je ferais ce que vous voudrez.

Celui-ci l’abattit sans lui répondre. Le pilote, les yeux écarquillés et la bouche ouverte, s’écroula le dos sur son casier répandant le sang de sa blessure.

Après la fin de cette conférence, les trois amis discutèrent des récents évènements qui ont été relaté, notamment la trahison de Ben.
Ils parlèrent de ce sujet jusqu’à un croisement de couloirs où ils se séparèrent, chacun de leurs côtés.
Dyle alla arriver dans sa chambre où il allait essayer d’ordonner dans sa tête tous les nouveaux événements que cette matinée avait apportée quand il entendit un coup de feu. Le capitaine alla inspecter rapidement les différentes salles situées près de sa chambre. En chemin, il croisa un soldat étrange. Il ressemblait à Ben pourtant ses cheveux étaient différents. Ils étaient roux au lieu de brun et il avait les yeux verts et non marron. De plus, il portait un fusil R-78, un fusil à lunette doté d’un capteur géothermique et infra rouge ainsi que d'une étrange valise métallique.
Peu d’hommes dans la base savaient manier ces armes. Encore moins le pilote. Du moins, à sa connaissance. L’inconnu le salua avec un petit sourire.

Quand il arriva au vestiaire, il trouva un pilote mort, le dos sur un casier avant d’entendre le bruit d’un appareil en train de décoller. Il courut vers le hangar, utilisa sa carte d’autorisation et entra. Mais quand il arriva, c’était déjà trop tard. En effet, il vit un Scorpion s’éloigner de la base et hors de portée de son Dard. Le capitaine pesta furieusement en se demandant quel est l’identité de l’assassin. Désireux de le savoir, il enquêta sur la base, tout en espérant que ce n’était pas la personne à qui il pense. La découverte du soldat emprisonné qu’il libéra, confirma ses craintes.

Dyle: Colonel ! Colonel ! J’ai une nouvelle importante à vous apprendre!
Quaritch: Dites le moi capitaine

Sur ces paroles, il lui révéla l’évasion de Ben.

Quaritch: Informez les pilotes que nous allons apprendre à ces bleus ce qui arrive quand on s’attaque à nous. Je voudrai aussi un Dragon à ma disposition. En effet, je préfère être sous le feu de l’action pour diriger les opérations.

Dyle sourit. Il savait de quoi le général parlait.

Quaritch: Une dernière chose, capitaine.
Dyle: Oui colonel ?
Quaritch: Convoquez le commandant Hyde et le sergent Satio. Je souhaiterai m’entretenir avec vous trois avant de rejoindre l’attaque.
Dyle: Très bien, colonel

Gaël se prépara à monter sur un Samson pour voir enfin le problème qui persistait depuis des années être résolu. Mais sitôt qu’il avait enfilé sa tenue, on l’informa de la convocation du colonel de rejoindre l’observatoire immédiatement. Le nouveau sergent des unités mécaniques terrestres soupira. Au moment où ça commençait à devenir intéressant, il faut qu’il soit convoqué pour je ne sais quelles raisons ! Mais bon, c’était le prix à payer pour son grade. Il sortit des vestiaires en disant aux pilotes et aux soldats qui vont embarquer pour là mission qu’il sera là pour les festivités.
Il prit l’ascenseur et appuya sur le bouton du dernier étage. L’ascenseur était typique de toutes les bases. Portes coulissantes et parois en aciers gris. Quand il arriva à l’étage, il tourna à droite et arrivèrent au bureau de Quarich. Dyle et Sted étaient là.

Quaritch: On vous attendait, sergent,

Quarich était assis sur le fauteuil de son bureau. Un bureau simple de couleur marron clair avec un fauteuil en cuir noir. Sur le côté gauche et droite de ce mobilier se trouvait des piles de feuilles. Le colonel avait son uniforme vert clair.

Gaël se mettant au garde à vous: Oui mon colonel, mais je n’étais informé de la convocation que depuis un instant.

Quaritch: Parce que vous vous préparez pour la mission ? Ah! Ces bleus sont vraiment prévisibles! Il suffit de les connaître et on peut faire ce qu’on veut d’eux ! Dommage que Sully a décidé de changer de camp. Surtout pour les précieux renseignements qu’il m’a fournis durant ces trois derniers mois !

Le commandant en profita pour allumer une cigarette. Un Volo, un paquet fourni par la Compagnie.

Quaritch : Racontez moi ce que vous savez sur votre ami.
Sted: Un ami ? Après ce qu’il a fait ? On ne le considère plus comme tel
Quaritch en laissant échapper une fumée : Certes, néanmoins vous le connaissiez mieux que personne. Chose que je ne peux pas dire, moi. Ce caporal est comme un fantôme. Mise à part l’incident en Afrique et sa démission de la RDA après l'Octobre Rouge, il n’y a rien sur lui. Dommage d’ailleurs, il était promis à une belle carrière. Malgré son côté rebelle mais ce sont les choses qui s’arrangent avec l’âge.
Gaël: Colonel, avec tout le respect que je vous dois, son sujet n’est pas censé être classé ? Aux dernières nouvelles, il est emprisonné en attendant le rapatriement.
Quaritch: Normalement
Gaël: Comment ça ?
Quaritch: Il a réussi à se séparer du garde, et à s’enfuir en pilotant un Scorpion.
Gäel et Sted: Quoi ?
Quaritch: C’est exact et je veux savoir un peu plus sur lui, maintenant qu'il a choisi son camp.

Sted et Gaël était stupéfaits au départ mais ils reprirent vite le dessus sur eux même et retrouvèrent leurs sérieux. Sted commença à parler.

Sted: Colonel, il serait imprudent de sous estimer Ben.
Quaritch: C'est-à-dire ? Ce n’est qu’un pilote de chasseur. Rien de plus
Gaël: Et vous ne trouvez pas étrange qu’un pilote de chasseur soit impliqué aux évenements de l’Octobre Rouge alors qu’il n’y avait eu aucune frappe aérienne ?
Quaritch : Si justement. J’espèrai que vous m’aurez éclairé cette zone d’ombre

Dyle avait un mauvais pressentiment mais continua de pianoter sur son bloc de donéees. Un écran de chargement afficha 90%.
Ce soldat étrange qu’il avait croisé, serait il Ben ? Si c’était le cas, la situation risque de se compliquer. Il n’avait aucune preuve de ce qu’il avançait mais ce n’est pas une possibilité à exclure.

Quaritch: D’ailleurs capitaine, vous aviez réussi à pirater le système informatique du programme ? Je veux en savoir plus sur ces deux filles.
Dyle: Oui, je viens de finir à l’instant. Tenez colonel.

Emportés par la conversation, Sted et Gaël n’avaient pas remarqué que leur ami portait son tableau holographique, qui le tendit à Quaritch. Celui-ci regarda le panneau holographique de Dylan pendant une dizaine de minutes tout en fumant son cigare. Une fois cela fini, il ne put s’empêcher de ricaner.

Quaritch: Intéressant. Je vois que nos deux caporaux n’ont pas chômés durant leurs séjours !

Les trois se regardèrent, se demandant ce que voulait dire par là

Quaritch: Messieurs, est ce que votre caporal vous a parlé de la fille qu’on a vu sur la vidéo avec lui?
Sted: Pas à ma connaissance, colonel
Dyle: Moi non plus, colonel
Gaël: Pareil pour moi, colonel
Quaritch: Cela ne m’étonne pas. Eh bien, les deux filles sur les vidéos en compagnie de votre ami et Sully appartiennent, toutes les deux, à la même famille.

Les trois ne cachèrent pas leurs stupéfactions.

Gaël, Sted et Dyle: Comment, colonel ?
Quaritch: Et j’imagine que vous connaissiez l’affaire concernant des autochtones abattus à l'école ?
Sted: Celle qui était, soi disant, la fille de leur chef ?
Quaritch: Eh bien, nos deux demoiselles sont ses sœurs.

Tous les trois étaient abasourdis de cette déclaration

Quaritch: Mais bon, qu'est ce qu'on à craindre d'eux? Ils n'ont que des arcs et des flèches pour nous faire de la résistance. Mais iil ne faut pas exclure les menaces potentielles.

Et sur ces paroles, il écrasa son cigare, dans lequel il ne restait plus grand-chose, sur le cendrier situé sur le côté droit de son bureau tandis que les trois soldats se remettent du choc qu’ils viennent de se prendre à l’instant. Sted écrasa d’ailleurs sa cigarette dans le même cendrier.

Quaritch: Bon, cette réunion est terminée, messieurs. Nous avions une mission à remplir.
Dyle: Et concernant Ben, colonel ?
Quaritch: Nous nous occuperons de son cas après l’attaque. Ca fait plusieurs années que j’attends ce moment. Cette Augustine était sur mes pattes et m’empêchait de faire ce qui était nécessaire. Maintenant, plus personne ne peut pas se mettre en travers de mon chemin.

Quelques mois plus tôt,

Extrait du journal de Sted

Déjà deux mois que Ben s’est engagé dans ce programme. Le fait qu’il ait refusé finalement ma proposition m’inquiétait. Ce n’était pas dans ses habitudes d’avoir de la compassion pour un peuple qu’il ne connaissait pas. Je décidais donc à enquêter là-dessus. Gaël et Dyle étant partis en mission, ainsi que l’équipe d’Augustine, c’était le moment. Je profitais d’un moment libre dans mon emploi du temps pour chercher une explication au changement de mon ami. J’ai réussi à me mettre en relation avec une des scientifiques ne partageant pas l’opinion d’Augustine. J’ai rendez vous avec l’une d’eux justement.
J’allais dans mon bureau dans lequel était déjà présent une femme brune, de taille moyenne ayant des yeux verts. Son visage, bien que joli, exprimait quelqu’un d’ambitieux, prêt à tout pour parvenir à ses fins. Elle avait une blouse blanche, comme tout scientifique d’ailleurs. Je m’asseyais en face d’elle sur mon bureau après l’avoir salué.

Moi, en tendant le paquet après en avoir mis un dans la bouche: Vous voulez une cigarette?
Scientifique: Merci commandant

Elle le prit et l’alluma avec son briquet tandis que je faisais de même avec le mien. Ensuite, je rangeais le paquet dans un des tiroirs de mon mobilier.

Moi: Alors avez-vous des informations à me fournir ?
Scientifique: Ça dépend de quelles informations vous voulez commandant ? me répliqua t elle avec un sourire.

Moi:Oh ! Madame fait sa maligne.

Moi: Vous savez très bien de quoi je veux parler.
Scientifique: Des membres de l’équipe d’Augustine, je suppose ?dit elle en fumant, rien de très particulier hormis nos deux soldats. Je pense que vous savez que leurs avatars sont chez les indigènes ?
Moi: Oui, je le sais
Scientifique: Oui eh ben… Nos deux militaires ont été bizarres depuis. Le marine, on a l’impression qu’il est rongé par le regret. Quant au pilote, il est peu bavard. Je ne sais donc pas grand-chose à propos de lui. Et encore moins de ce qu’il fait chez les indigènes. Et le fait que l’équipe se soit éloignée de l’Enfer depuis cinq mois n’arrange pas les choses. Cependant, il a commit une erreur hier.
Moi: Quel genre d’erreur ?
Scientifique: J’avoue que j’ai eu de la chance. Je traversais le couloir pour atteindre le laboratoire. Et figurez vous qui j’ai trouvé à six heures du matin en train de feuilleter les données de la RDA et du programme ?

Je pestais dans ma tête. J'étais en mission d’escorte à ce moment là.

Moi: Le pilote ?
Scientifique: Exact. J’ai profité ensuite qu’il soit en liaison pour savoir ce qu’il cherchait. Dites moi, votre ami s’intéresse t il aux histoires de la RDA avec les autochtones ?

La demande me surprit de plein fouet. Ben avait toujours dit que les histoires de la RDA ne l’intéressait pas.

Moi: Non pourquoi ?
Scientifique: Eh bien, il est resté un bon bout de temps sur un clan que l’entreprise a exterminé il y a vingt ans de cela. Je regrette qu’on ne fasse pas pareil avec les autres.
Moi: Attendez... Vous voulez dire que Ben s’est intéressé à l’histoire du clan Soltyisa ?
Scientifique d’un sourire :: Exact, vous êtes perspicace vous savez ?

Fière à mon avis d’en savoir plus que moi et j’avais un mauvais pressentiment concernant cette histoire.

Je me levais en regardant la fenêtre. Je connaissais cette affaire. Ces indigènes n’ont eu que ce qu’ils méritaient. Ils n’ont pas hésités, à attaquer nos escortes et nos machines avec leurs pitoyables armes.
Le pire, c’est qu’ils nous ont tués cinquante de nos hommes d’une façon horrible. Décapités, brûlés, coupés en deux, transpercés, se rajoutant aux vingtaines et aux sabotages des dizaines de machines.
Parmi tous les clans qu’on connait, celui-ci a été le plus violent. En plus, ils étaient rapides et obstinés. Ils constituaient donc une grande menace. Je savais à ce moment là, que les autochtones sont dangereux et que la seule condition qu’ils accepteront, c’est qu’on parte. Ce qui était hors de question naturellement.
Et comme si ça ne suffisait pas, la Tsahik des omatikayas et celle des soltyisas étaient proches et ce massacre n’avait pas arrangé nos relations avec les omatikayas. Parker avait réussi à calmer les tensions jusqu’à la mort de la fille du chef.
Pff, obliger de négocier contre de pitoyables bleus, c’est vraiment n’importe quoi. On leur fait une démonstration de force et ça serait terminé, mais non, il faut à tout prix « négocier ». Ca m’énerve. D’ailleurs, pourquoi Ben s’intéresserait il à ce maudit clan ? A moins que… Non, ça me paraissait impossible.

Moi: Et vous savez les raisons de cette recherche ?

J’écrasais la cigarette presque consumée dans le cendrier: Non, mais j’ai des doutes.

Moi: Et vous soupçonnez qui dans le programme qui pourrait pousser Ben à se retourner contre l’entreprise ?
Scientifique: Vous intéressez beaucoup à lui. A vrai dire, je peux vous comprendre, c’est une personne mystérieuse, peu bavard et ayant un grand talent pour cacher ses secrets. Pour répondre à votre question, j’ai tout d’abord soupçonné une de mes collègues voire même cette pilote, Trudy… Chacon je pense, d’avoir une liaison avec lui. Mais, votre Ben n’a montré aucun signe d’affection quelconque. Pourtant j’ai posté une caméra dans toutes les chambres des membres du programme. J’ai piétiné pendant deux mois sur cette fausse piste. J’ai essayé ensuite de le séduire mais c’est un véritable bloc de marbre. Puis je me suis rappelé d’une chose
Moi: Laquelle ?
Scientifique: Le pilote a cité un moment donné une indigène. Une certaine Lutsey et vu la description qu’il en a faite, il semblait la respecter.

C’est ce que je craignais. Je suis sûr que Ben s’est attaché à elle. J’ignorais comment elle l’a ensorcelé mais elle l’a réussi. C’est un miracle si Ben ne nous a pas encore trahis.

Moi: Vous avez bien travaillé. Je vous récompenserai pour vos efforts, vous avez ma parole.

Elle partit un peu indignée, mais je m’en moquais. Ce qui m’intéressait, c’était Ben. Je mis ma cigarette dans le cendrier et je m’assis, réfléchissant à ces détails que venait de me dévoiler mon espionne.

Fin de l’extrait

De nos jours,

Extrait du journal de Gäel

D’un côté, j’étais impatient de pouvoir enfin livrer bataille contre ces bleus mais la révélation qu’on a eu de la part du colonel m’avait bouleversé. Ben avec une indigène. Jamais je ne l’aurai cru. Et le pire que c’était la fille de leur chef. Pour qu’elle ait réussi à séduire quelqu’un comme Ben, elle doit avoir une forte personnalité. Après être sorti du bureau du colonel, on rejoignit Sted pour savoir ce qu’il avait à dire.

Moi: Que veux-tu nous dire Sted ? C’est important ?
Sted: Très.

Il réfléchissait pendant qu’on le regardait avec une mine surprise.

Sted: Ca faisait un moment que je soupçonnais Ben d’avoir une relation avec une des autochtones.
Dyle: Pourquoi tu nous as rien dit alors ?

Un agacement que je partageais.

Sted: Car vous ne m’aurez pas cru si je ne vous apportais pas une preuve solide le montrant. A vrai dire, même moi, je n’y croyais pas au début. Mais la vidéo qu’on a vue, le prouve maintenant
Moi: C'est la faute de cette fille. Elle l'a ensorcelé Ben ne nous aurait jamais trahis
Sted: Mais connaissait on vraiment Ben ? Jusqu'à maintenant, j’ignorai qu’il était impliqué dans les événements d’Octobre Rouge. Mais bon, si je voulais vous parler, ce n’est pas pour échanger mon avis mais pour vous dévoiler ma théorie concernant les origines de cette fille.
Dyle: Mais c’est la fille du chef, et la sœur de Silwanin et de Neytiri. Fin de l’histoire. Alors quelle est cette théorie ?
Sted: Si vous fiez au rapport, elle l’est effectivement.
Dyle: Hein ? Que veux-tu dire ? Ne me dit pas que c’est une…Soltyisa ?
Sted: Ben a enquêté sur le clan Sotyisa qui a disparu il y a un vingt ans. Bizarre, vous ne trouvez pas ?

Effectivement, c’était très étrange de la part de Ben, du moins de celui que je connaissais

Sted: Je pense donc que cette Lutsey n’est pas la fille du chef des omatikayas mais celui des Soltyisa.
Dyle: Mais c’est impossible! J’ai lu le rapport. J’ai même fait une reproduction holographique de cette attaque. J’ai vérifié chaque détail minutieusement. J’ai même passé quatre jours à le faire. Il n’y avait aucune échappatoire. Tous les membres de ce clan ont été tués ! Comment un nourrisson aurait pu survivre à un tel assaut ?
Sted: Eh bien, il faut croire que si.

Dyle et moi n’étions pas convaincus. Mais qu’est ce qui expliquerait les raisons de l’enquête de Ben sur ce clan ? Même si il était contre nous, cette attitude, mise à part cette explication, restera mystérieux.

Fin de l’extrait
Soltyisä olo hapxitù
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par Tsylan
#9257 - BG Tsylan - le 3 Jan. 17 à 01h11
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Chapitre 14 : La fin de Ben

Le soleil se coucha quand l’escadrille repartit vers la base. Gaël était installé près d’un M30 sur le côté gauche d’un Samson et regarda le paysage. Soudain, il aperçut un Scoprion se dirigeant du côté opposé. Etrange. Il tenta de communiquer avec l’appareil mais n’optint rien. Alors, il conclut que cela devait être Ben. C’était le seul rebelle en fuite actuellement.
Sur cette pensée, il ordonna au pilote de faire monter l’appareil pour une inspection plus complète de l'appareil inconnu tout en se préparant à tirer. Celui-ci lui obéit à son ordre, sans discuter.

Quand le Samson approcha de l’appareil, il évita de justesse un tir de roquette. Une fois stabilisé, Gaël tira une rafale vers le moteur gauche et le toucha. L’appareil fit plusieurs rondes vers le côté touché, l'équilibre entre les mécaniques perturbée.
Par la suie, il disparut dans la foret, avant qu'un immense bruit de facas de metal et de verres indiqua un atterrissage en catastrophe.
Pour être certain de la mort de son adversaire, Gaël décida de descendre avec les quelques hommes qui étaient avec lui.
Ils trouvèrent l’épave quinze minutes plus tard du à l'immense végétation. Le nez de l’appareil était figé sur le tronc d’un arbre, les vitres du cockpit cassés et une flamme derrière l’hélice gauche montrait la zone touchée par le sergent. Mais aucunes traces du pilote mis à part la trace de sang près du siège, signe d’une coupure ou autre blessure.
Après cette brêve inspection, Gaël conclut qu'une division pour le chercher était aussi coûteux qu'inutile.
Le sergent décida donc de rentrer et rappela le Samson qui les transportait.

Gäel: Jim, tu nous récupères ?
Jim: Reçu sergent, je reviens chercher le colis.

Le Samson atterrit sans incident. Gaël et ses hommes montèrent.

Jim avec un sourire : On retourne à la base ?

Gaël allait répondre mais il vit une lumière rouge en direction de Jim.

Gäel: Jim baisse..

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que le tireur frappa.

Joltsyn essaya de réconforter sa sœur qui était en pleine panique. Elle a lancé des recherches pour retrouver son partenaire. Joltsyn eut beau lui expliquer que cela ne servirait à rien, elle ne renonçait pas à sa décision. Et ils explorèrent les environs à la quête du pilote. Le jour allait tomber quand le bruit d’un combat entre deux « oiseaux de métal ». Elles se posèrent pas loin des combats avec leurs guerriers et entendirent le bruit d’un appareil essayant un atterrissage forcé pas loin de leurs positions. Tous étaient curieux de savoir ce qui se passait et y allèrent en prenant soin d’être discrets car les bruits d’un oiseau de métal atterrissant les prévint du danger. Par la suite, elles entendirent un coup de feu suivi d’une explosion quelques secondes après.


Gaël reprit connaissance devant l’appareil en flamme. Quelques secondes de plus, et ils étaient morts. De leurs Samsons, il ne restait qu’un appareil à peine reconnaissable, se faisant dévorer par les flammes.

Soldat: Comment ça va sergent ?

Gaël eut un peu de mal à entendre . Ses oreilles bruissaient encore. La voix du soldat lui paraissait lointain.

Soldat:J’ai dit « est ce que ça va bien » ?
Gaël: Oui soldat.

C’est à ce moment-là, que l’effroyable idée que le sniper était encore dans les parages lui survint.

Gaël: A couvert !

Il eut juste dicter son ordre qu'un autre de ses hommes, pas assez rapide, s'écroula au sol, un rond rouge au milieu du crâne. Gaël le vit s’écrouler les yeux figés par la stupeur. Bon sang, ils se faisaient alignés comme des débutants! Rappeler un autre Samson serait offrir un beau cadeau de Noël au tireur!
Ils avancèrent en rampant pour se camoufler du sniper. En vain. Le tireur frappa encore, faisant une autre victime en visant le cou d'une femme l'accompagnant à son flanc gauche. Le sergent pesta. Le tireur doit avoir un capteur géothermique ou une détection de chaleur à sa lunette de visée pour pouvoir les débusquer aussi facilement
Il avait tout prévu !Néanmoins, il venait de trahir sa position par ce denier tir. Fallait tenter le tout pour le tout. Le sergent ordonna donc à sa compagnie d’attaquer frontalement. Il espéra seulement que celui-ci n’eut pas l’idée de se déplacer durant l'offensive. Le sniper frappa et tua en très peu de temps et avec ube froide minutie, cinq hommes. Il n’était, maintenant, plus que deux.

Après vingt minutes passées à explorer la forêt afin de chercher le lieu du crash, les deux sœurs parvinrent à trouver l’oiseau de métal.
De plus, elles virent les traces de pas allant vers le sud. Elles suivirent celles venant de l’appareil. Elles continuèrent leurs traques tout en entendant des coups de feu qui retentirent. Les jeune guerrières virent des tawtutes courant droit en direction d’un autre muni d’une arme qu’elle n’avait jamais vue. C’était un grand fusil munis d’un viseur sur lequel un tawtute collait son œil droit. Dissimulé sur une colline, ils abattaient les autres Sawtute.
Tout d’abord, le groupe était constitué de quatre personnes. Soudain, un coup de feu retentit et un s’écroula.
Quelques instants après, un autre retentit et un deuxième tawtute s’écroula. Il refit le même procédé pour un autre qui était proche de lui. Mais un tawtute parvint à être à portée de tir et tira avec son Dard sur son adversaire. Son adversaire dégaina son Wasp avec sa main droite mais il ne fut pas assez rapide. Il se prit le tir. L’autre tawtute tira une nouvelle fois et le toucha à nouveau. Son adversaire recula un peu, se tenant le ventre avant de tomber vers l’arrière. Le tawtute regarda l’endroit où est tombé l’agresseur avant d’incliner la tête tristement.

Gaël: Je veux savoir avant. Pourquoi ? Pourquoi l’avoir sauvé ?
Ben avec un sourire : Car… c’est une… tête...brûlée.
Gaël: Pourquoi elle ?
Ben en fermant les yeux : Car c’est …ainsi.

Le sergent tourna la tête et s’éloigna. Puis, il appela un oiseau de métal et quelques instants après, il alla dans un terrain dégagé où gisait un oiseau de métal en feu. Il embarqua dans l’oiseau convoqué, après avoir ramené les cadavres sauf celui du tireur et repartit dans le ciel. Les deux guerrières allèrent aussitôt vers l’endroit où était le tawtute. Elles virent tous les deux, un tawtute inconscient. C’était un jeune homme, de vingt cinq ans, ayant les cheveux noirs d’où certains étaient bouclés. La jeune guerrière reconnut avec horreur, le visage de son partenaire. Les deux guerrières virent des traces rouges à l’épaule droite et au ventre. Le sang de ses blessures se répandait sur le sol en une flaque rouge.

La jeune olo’eyktan regarda attentivement le visage de l’inconnu et elle le reconnut avec horreur. Prise de panique et de chagrin, elle alla vers lui et mit sa main à l’arrière du crâne.

Lutsey en le secouant: Oh non! Tsylan réponds moi ! Je t’en prie !
Ben en ouvrant les yeuxc : Lut ? Ma belle petite tigresse ?
Lutsey: Oui. C’est moi ! Reste avec nous.
Ben: Lut… rapproche ton oreille.

Elle s’exécuta et il lui murmura quelque chose.

Lutsey: Tsylan, on n’en est pas encore là. Reste avec moi.
Ben: C’est… trop…tard.
Lutsey:Tant que tu es en vie, il y a de l’espoir.

Celui-ci ne répondit pas.

Lutsey: On n’a pas le temps à perdre, il faut à tout prix, il lui faut des soins !!

Il eut un silence où personne ne bougea.

Lutsey en colère :: Qu’est ce que vous attendez ?
Joltsyn: Grande sœur… Je suis désolée de te dire ça… Mais… Il n’y a plus rien à faire pour lui
Lutsey: Non! Comment peux tu dire ça ! Il ne peut pas être mort !
Joltsyn: Je crains que si. Regarde par toi-même.

Lutsey colla son oreille et n’entendit aucuns battements.

Joltsyn: Lut…
Lutsey en colère en portant le cadavre de son partenaire:Fiche moi la paix!

Joltsyn et les gardes la suivirent, sans un mot. Elle ressentait le chagrin de sa sœur et c’était une torture pour elle car elle ne pouvait rien faire pour l’apaiser.

Le jour a laissé place à la beauté de la nuit. Lutsey était sur une des collines cachant le sanctuaire, contemplant le bûcher qu’elle a construite à la demande de Tsylan, consumer le corps humain de son partenaire.

Un mois auparavant,

Lutsey: Bon…jour. Mon nom est …., tenta t elle en français, Nang ! C’est une langue difficile !
Tsylan avec un sourire: Je ne t’ai jamais dit que ça serait facile,

Un bandeau marron dissimulait son œil gauche blessé.

Tsylan: Tu sais ce que j’ai subi maintenant en apprenant ta langue.
Lutsey:Je ne renoncerai pas
Tsylan:Je le savais ma petite tigresse

Et il continua à apprendre à Lutsey sa langue natale. Les mois passèrent et Tsylan fut surpris des rapides progressions de sa tutrice qui savait peu à peu, parler, écrire, et lire sa langue maternelle. Il en était content d’ailleurs. Il pourra communiquer enfin avec quelqu’un sans passer par l’anglais ou le na’vi mise à part ses amis. Et avec la femme que son cœur a choisi qui plus est.
Mais cela, elle n’était pas obligée de le savoir. Cependant, il ignorait que Lutsey avait également cette pensée et que c’était sa raison principale pour apprendre la langue de son partenaire.

De nos jours,

Joltsyn: Il faut que tu te reposes.
Lutsey en larmes : Pourquoi ? Non ça ne peut pas être vrai! Il ne peut pas être mort ! Ca doit surement être un cauchemar, il n’y a pas d’autre explications! Ca devait être lui !
Joltsyn: Grande sœur, on n’a fait ce qu’on a pu et rester là à te lamenter ne le fera pas revenir. Tsylan ne l’aurait pas voulu.

Lutsey regarda le brasier consumant le corps tawtute de son partenaire jusqu’à ce qu’il s’éteignit. Ensuite elle la suivit, en tenant le médaillon qu’elle a dérobé sur le cadavre de son partenaire, toujours plongée dans son chagrin avant d’aller se coucher.

Elle se leva et regarda un instant la forêt s’étendant à perte de vue. Les Sawtute lui ont encore enlevé qu’une personne qui lui était chère. Tant qu’ils seront là, sa vie ne sera faite que tristesse et mort tout comme pour sa sœur et les membres de son clan.
En regardant ce paysage, elle se rappela d’un rêve qu’elle a faite peu de temps avant sa rencontre avec Tsylan.

Elle avait sa peinture de guerre et elle était sur Tahni. Dessous, elle voyait cette forêt, mais à certains points il y avait des flammes dus à certains appareils tawtute qui se sont écrasés. De là où elle était, des na’vis sur des Ikrans et des tawtute dans leurs appareils se livraient une bataille sanglante.

Au départ, elle avait pris cette vision pour un rêve car son désir de vengeance l’empoisonnait à cette époque. Mais maintenant les choses ont changé et elle aussi.

Lutsey: « La bataille pour notre avenir va bientôt avoir lieu à l’Utral Aymokriya»

Grâce à un sanctuaire proche de leur Arbre Maison, Lutsey par tsahaylu fut au courant de la tragédie du Kelutral ainsi que la mort de son père adoptif. Elle voulut immédiatement soutenir son clan adoptif et prépara déjà une centaine de guerriers, le maximum des effectifs que pouvait offrir son clan en ce moment afin de soutenir son clan adoptif. Mais cette nouvelle confirmait sa vision de cette bataille à l’Utral Aymokriya

Le lendemain, ils partirent en direction de l’Utral Aymokriya avec une force d’une cinquantaine de chevaucheurs d’Ikrans et une cinquantaine de cavaliers. Comme à son habitude quand elle partait à la rencontre d'autre clans, la jeune olo'eyktan s'était habillée en une tenue prouvant clairement son rang au sein du clan.


Ils arrivèrent à leurs destinations au tombée du jour et eurent la surprise de voir déjà une armée de mille neuf cent guerriers déjà ralliés sous la bannière d’un Toruk Makto si on en juge par l’ombre menaçante de Toruk chevauché par un cavalier.
Lutsey atterrit au sanctuaire tandis que ses tsamisiyus atterrissaient à l’extérieur. La bataille aura lieu ici. Elle en était certaine maintenant.

Voix: Lutsey !!


Elle revint à la réalité et vit sa mère adoptive

Lutsey: Ca fait plaisir de vous voir ma sa’nu

Sur ces paroles, la Tsahik des omatikayas la serra dans ses bras, comme sa propre fille.

Mo'at: Je savais que tu viendrais,
Lutsey: Je n’aurai pas raté cette occasion. Et puis… Je suis au courant de l’attaque du Kelutral. J’ai préparé mes tsamsiyus aussi vite que j’ai pu.

Elles s’écartèrent et Mo’at regarda sa fille adoptive avec un sourire

Mo'at: Ta présence me suffit amplement

A ce moment là, Joltsyn entra

Joltsyn: Ohel ngati kameie Tsahik Moa’t. Nous compatissons pour la destruction de votre foyer et la mort de votre partenaire. Je sais que mes paroles ne suffiront pas à atténuer votre chagrin et votre douleur
Mo'at:Je te remercie Joltsyn. Nous connaissons maintenant la douleur que vous avez subie de la part des tawtutes il y a vingt et un an.

Un silence glaçant fit son irruption que Lutsey s’empressa d’interrompre

Lutsey: Où est Neytiri ?
Mo'at: Elle va bientôt arriver. Vous aurez beaucoup de choses à vous dire.
Joltsyn: Une de tes sœurs adoptives je suppose ?
Lutsey: Oui. C’est la personne avec qui j’ai le plus d’affection après le clan, toi et…

La tristesse l’envahit en pensant à son amour mais une voix lui permit d’oublier un instant sa douleur

Neytiri: Tiens !! Regardez qui voilà!

Elle se retourna et vit sa smukte,

Lutsey: Neytiri !

En la voyant, le côté adulte de Lutsey s’effondra pour laisser place à une petite sœur qui avait besoin de son ainée pour la consoler. Neytiri sourit, se laissant prendre au jeu car elle savait qu’elle avait besoin de cela. Elle serra affectueusement de ses bras, sa sœur adoptive. Joltsyn fut un peu jalouse même si sa sœur se comportait de la même manière avec elle.

Neytiri d'un ton affectueux une fois qu’elles eurent terminé leurs étreintes: Ca va. Bon… dis moi qu’est ce qui ne va pas ? Je sais que tu es triste. Inutile de me le cacher. Tu as beau être olo’eyktan, tu n’as pas changé.

Lutsey lui fit un sourire triste

Neytiri: J’avais oublié de te le présenter la dernière fois. Lutsey, voici Jake Sully, dit elle, Jake, ma sœur, Lutsey
Jake en lui tendant la main: C’est un plaisir de vous rencontrer!

Lutsey vit Jake, la façon dont les omatikayas semblaient le respecter. Un coup de regard envers le Toruk lui suffisait pour comprendre. Une vague d’émotions qu’elle a contenu depuis hier se précipitèrent vers son cerveau, prêts à exploser.

Jake: Qu’est ce qu’il y a ? J’ai dit quelque chose de mal ?

Neytiri repéra toute suite un signe avant-coureur de même que Joltsyn. Ce signe, c’était l’obsession du regard de la chef vers le visage du marine dont la neutralité du visage dissimulait le raz de marée d’émotions. Mais également, l agitation anormale de son kxetse et ses oreilles abaissés.

Neytiri: Jake, recule!
Jake:Comment ça ?
Neytiri:Suis mon conseil!

Il obéit et eut bien fait. En effet, de peu, il allait se prendre un coup de poing au visage. Tellement rapide que le conseil de sa partenaire lui permit de l’éviter de justesse. Il était clair qu’il n’aurait pas pu le faire peu de temps après. Aussitôt, Joltsyn et Neytiri intervinrent pour éviter qu’elle puisse continuer dans sa lancée

Lutsey, enragée : Pourquoi c’est toi ? Pourquoi Eywa t’as choisi ? Pourquoi ? Pourquoi il a fallu que ça soit toi, et pas lui ?!
Joltsyn: Grande sœur, calme-toi !! Il n’y est pour rien !
Neytiri:Je ne sais pas ce que tu as subi, petite sœur, mais je ne te laisserai pas exprimer ta colère contre mon partenaire.

Le marine était confus. Il ne savait pas comment réagir face à la furie de l’olo’eyktan. Heureusement que Neytirir et Joltsyn la retenaient car il n’avait pas trop envie de savoir ce qu’elle lui aurait fait. Il était clair qu’elle a perdu quelqu’un qui lui était cher. Et un homme de son espèce, qui devait être son partenaire. Enfin, elle se détourna de Jake, laissant du repos à sa sœur et exprimait sa colère sur Eywa.

Lutsey: Mère!!! Comment... Pouvez laissez vos enfants souffrir!? Pourquoi restez vous sans réaction ? Vous et vos satanées prophéties ! Quelle Mère laisserait ses enfants souffrir et mourir sans réagir !?

Jake allait intervenir mais Neytiri le coupa dans son élan

Neytiri: Tu ne feras qu’empirer la situation
Jake: Mais tu vois bien qu’elle est mal !
Neytiri: Jake… Ma sœur adoptive est très sensible même si elle le cache. Mais à force d’accumuler les émotions, il ne suffit d’un rien pour que tout éclate. C’est ce qui est en train d’arriver.
Joltsyn: Ca arrive souvent ?
Neytiri: Quand elle était encore au sein de notre clan, parfois. Et quand elle est dans cet état, il vaut mieux attendre qu’elle se calme.
Joltsyn: Ca n’a pas changé. Je la voyais souvent revenir de la forêt couverte de sang. Et du sang des membres de ton Peuple, Toruk Makto
Jake: Je ne suis pas étonné, bizarrement.

Enfin Lutsey arrêta ses plaintes. Mais elle s’écroula et laissa exprimer son chagrin qu’elle avait su contenir jusque là. Ses sœurs s’empressèrent alors à son chevet.

Joltsyn: Grande sœur. Je sais que c’est dur pour toi. Mais qu’aurait pensé Tsylan si il te voyait ?

L’olo’eyktan sourit par-dessus ses larmes.

Lutsey: Il ne m’aurait pas loupé.
Neytiri: Qui est Tsylan? Petite sœur, tu caches bien ton jeu !

Lutsey reprit ses esprits et raconta à Neytiri tout ce qu’elle savait sur son partenaire.

Neytiri surprise: Tu as choisi un tawtute comme partenaire !? Tu… tu as bien changé ma smuktu. Mais cela expliquait ton comportement la dernière fois.
Ludsey, tristement : Oui mais il est mort maintenant, et par ma faute
Joltsyn: Grande sœur, je ne pense pas qu’il voudrait te voir dans cet état.

Enfin, elle parvint à se relever

Jake: Excusez-moi, olo’eyktan. Vous parlez d’un avatar comme moi ?
Joltsyn: Oui, ma sœur l’a nommé Tsylan mais on ignore son vrai nom.
Jake, d'un air sérieux: A quoi ressemblait il?
Lutsey, méfiante : Pourquoi donc ?
Neytiri:Lutsey tu peux lui faire confiance.
Lutsey: Après la destruction du Kelutral ? Eywa m’a montré son rôle.
Neytiri: Mais il est de notre côté maintenant. Tu peux me faire confiance.
Lutsey: C’est bien parce que c’est toi, grande sœur.

Sur ces paroles, elle décrit l’avatar de son partenaire.

Jake:Je n’y crois pas ! Ca serait donc Ben. Ben est mort. Je n’aurai pas cru cela de sa part.
Ludsey: Tu l’as connu?
Jake: Connaitre… C’est un grand mot. Ben est la personne la plus mystérieuse du programme. Pour tout vous dire, je ne connais pas grand-chose de lui, mise à part que c’était un cavalier d’oiseaux de métal.

La jeune olo’eyktan, sur la colline cachant le sanctuaire, admira la forêt s’étendant à perte de vue. Quand elle pensa à tous ce qu’elle a perdu jusque-là. D’abord son père, qui lui était inconnu, son clan, sa mère, Sylwanin et maintenant Tsylan. Elle se doit de les venger pour honorer leurs mémoires. Mais chaque chose en son temps. Tout d’abord, elle voulait savoir ce qu’était cet objet.

Elle remarqua alors qu’on pouvait l’ouvrir et envahit par la curiosité, elle l’ouvrit doucement. Dedans il y avait une photo d’une famille d’humain où elle vit le pilote à côté d’une femme aux cheveux bruns et ayant un regard d’un bleu perçant. A leur droite se situait un homme cheveux roux ayant les yeux vert. Devant eux, il y avait deux enfants. La petite fille était le portrait de la femme sauf au niveau des yeux qui étaient celles de l’homme aux cheveux roux tandis que le garçon, quand à lui, était le portrait de l’homme de droite mais avait les cheveux et les yeux de sa mère. Tous souriaient lors de la prise sauf Tsylan qui émettait un regard sérieux, ce qui fit rire l’indigène.
Mais des questions tournèrent aussitôt dans sa tête. Qui sont ces personnes ? Et quels sont leurs liens avec le pilote ? Des questions que seul son partenaire pouvait répondre et qu’il avait emportées avec lui. Il était bien tard dans la nuit quand elle parvint enfin à trouver le sommeil en tenant dans ses mains le seul objet qui lui restait de son partenaire, maintenant avec Eywa, leur déesse.
Soltyisä olo hapxitù
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par Tsylan
#9263 - BG Tsylan - le 7 Jan. 17 à 00h19
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Journal de bord,
22 aout 2154, (ST)
Entrée n°119

L’uniltaron. Nous y voici. Je ne souhaitais pas le passer mais mon amour pour l’olo’eyktan m’y obligeait. Je regardais Lutsey me préparer pour ce rite essentiel pour le passage à l’adulte. Elle était belle. Trop même. Je n’arrivais pas à croire que je pouvais tomber amoureux d’une Na’vi. Moi qui les aimais autant que la RDA. Une fois qu’elle eut terminé, elle me fit un regard me disant bonne chance. C’était rassurant. Bon, je vais passer ce fameux passage où j’ai du avaler un eltunganwg(non vous n’aurez pas la traduction) ou vers luisants comme on les appelle sous les bruits de tambours me martelant la tête. Suivi d’une belle piqûre de kall’weya que j’ai moi-même capturé. Quelle jolie combinaison pour bien mourir !! Vraiment des malades ! Enfin… Là n’est pas la partie qui me dérangeait. C’était l’unilitron lui-même.

J’avais devant moi une meute de loups vipères. Finalement, Lutsey avait raison en me traitant de Nantang. On dirait qu’Eywa me l’a choisi comme animal spirituel. Je ne vais pas dire que j’en suis mécontent puisque c’est celui qui me correspond le mieux. Les Nantangs semblaient protéger un Angtsik contre des dangers sur ses flancs. Ok… Pourquoi pas ? Je sais que ça crée des illusions mais là, on ne va pas en abuser ! Franchement, des loups vipères protégeant un titanosaure… Si on veut!!!

Non mais attends…. Le loup vipère est la créature me représentant donc…l’être qui m’est cher aura un Titanosaure comme représentation. Ca donne lieu à réfléchir.
Ensuite, les loups vipères affrontaient un tawtute et malgré la supériorité numérique, ces prédateurs avaient du mal car il visait bien et savait se battre au corps à corps.

Soudain tout disparut et j’étais sur une colline flottante. J’ai toujours apprécié admirer ces splendides montagnes qui montraient la beauté de Pandora et qui, malheureusement, était menacé par la RDA. Ce qui se passa ensuite, je ne m'en rappelais plus... Juste que j'ai vu ma sœur, Delane.

Quand j’ouvris les yeux, je vis Lutsey me regardant avec un sourire. Elle avait l'air rassurée.

Ludsey: Ca va ?
Moi, en me frottant les yeux pour me réveiller: On peut dire…

Il était clair que le combat représentait ma vie na’vi affrontant mon ancienne, humaine. Traduisant une neutralité fragile. Ce qui était vrai. Mais pour le Angtsik… Faudra que je vois cela avec Lutsey. Concernant la partie Delane… Je n'en ai aucune idée de cette signification de présence car je sais que ma sœur ne s'aventurerait jamais sur Pandora.

Deux jours avant la bataille de l’Utral Aymoriya

Je me suis bien fait avoir ! J’aurais dû faire davantage attention à mes flancs. Mais cela n’a plus d’importance. Je vais mourir et je ne vais pas m’en plaindre. Tout ce sang dans mes mains seront enfin lavés. Cependant la voix de Ludsey me fit revenir à la réalité. Qu’elle est belle. Ses yeux de félins, ses cheveux… J’ai eu la joie de la connaitre et de partager mon cœur avec elle. Je suis prêt à partir. Mon seul regret est d’infliger une blessure supplémentaire à mon amour. Mais c’était ainsi. On ne pouvait pas revenir sur le passé. Je murmurais à ma bien aimée mes derniers souhaits avant de fermer les yeux pour trouver le repos éternel.

J’arrivais à une prairie bordée de fleurs et respirant la joie de vivre. Serait ce le paradis ? Si c’était cela, je ne le méritais pas. Pas après ce que j’ai fait. Je parcourus cette mystérieuse apparition. Je voyais des Na’vis chanter, jouer, danser, discuter et rire. Je vis même un autre tawtute autre que moi.

Humain: Ah enfin un autre humain, je me sentais un peu seul ici !

Je le dévisageai d’un regard scrutateur

Humain: Ouh là ! Tu ne respires pas la joie de vivre ! J’en suis presque mal à l’aise en te regardant. J’ai un truc coincé entre les dents ?
Moi: Qui es tu ?
Humain: Mon nom est Raphael mais tu peux m’appeler Raf. Et toi ?
Moi: Ben. Pourquoi Eywa t’as accepté ?
Raph: C’est une longue histoire.
Moi: Nous avons tout notre temps devant nous
Raph: Moi oui. Mais pas toi
Moi: Je ne comprends pas.
Voix: Car notre Mère a décidé qu’il n’était pas encore temps pour toi.

Je me retournais et vit le Na’vi de mon unilitron accompagné d’une femme ressemblant à Ludsey et à sa sœur.

« Aie aie, je sens que je vais me faire cuisiner ! »

Femme na'vi: Cuisiner ? Pourquoi donc?
Moi: Cela.. Eh ! Vous avez lu dans mes pensées ?
Raph:Tu es mort, vieux ! Tu t’attendais à quoi ?
Moi: Génial...
Femme na'vi: Tu es mort Ben, mais ton séjour ici ne sera pas éternel.
Moi: Ok… Donc si je comprends bien, je ne suis mort que temporairement.
Femme Na'vi: Oui
Moi: Super… Moi qui croyais prendre des congés!

Raph rigola

Femme na'vi: Suis nous, Mère t’attend
Raph: Content de t’avoir connu! Même si c’était court.
Moi: Moi de même Raph

Sur ces paroles, je suivais mes beaux-parents.

Moi: Dites moi mes chers beaux parents, j’ai une question. De qui Ludsey a hérité son appétit vorace ?

Silwyn tourna son regard vers son époux.

Silwyn: Adresses toi à Tsikey.
Tsikey: Ce n’est pas vrai !
Silwyn: Tu plaisantes ? Dois je te rappeler comment on t’appelait dans notre clan?

Ok…. Heureusement la vue d'une femme Na'vie interrompit cette dispute à peine entamée. Soudain, celle-ci se métamorphosa et prit l’apparence de Lutsey. J'étais aussi mal à l’aise que si c’était Delane. En voyant l’apparence de leur fille, Silwyn ne put s’empêcher de pleurer tandis que Tsikey la réconfortait du mieux qu’il put.

Lutsey: : Je suis désolée mes enfants de vous imposer cela mais c’est la seule apparence que tous ceux qui sont ici présents, connaissent

Je ne pus m’empêcher de la regarder avec compassion. N’avoir jamais pu voir ses enfants grandir doit être la pire torture pour une mère. Je savais que Lutsey en souffrait aussi. En regardant Silwyn , je la voyais et cela me fit mal au cœur.

Lutsey: Maintenant... Penses-tu encore que je suis une illusion?
Moi: Je vous demande pardon ?
Lutsey: Ton uniltaron...
Moi: Oui?
Lutsey: J'ai pris l'apparence de ta sœur. Delane
Moi: Attendez une minute.... Comment savez vous que j'ai une sœur? Par ailleurs, qui vous a dit son nom ?

« Aie…. Elle a même réussi à copier le regard…. Donc si elle connaissait l'existence de ma sœur.... Cela voulait dire.... Et ce regard... Ai je rêvé ?»

Cela la fit sourire

Lutsey: :Tes pensées te trahissent.

« Mince, j’ai oublié que penser, c’est comme parler ici. »

Lutsey: Pourtant, tu as du mal à me considérer comme réel. Pourquoi donc ?

Je ne sais pas si je pouvais lui faire confiance. Certes, elle m’a permis de venir ici mais… tant de conflits dans notre planète se sont faits au nom d’une divinité. Oui mais elle, elle était vraiment réelle. Et puis, c’est grâce à elle que ce merveilleux monde ait pu exister. Que j’ai pu connaitre Lutsey et les Soltyisas."

Lutsey-Eywa: Je vois

"Ce n’est pas vrai ! J’oubliais à chaque fois qu’un mort n’a pas réellement de pensées ! A vrai dire, je ne crois pas que c'est la bonne solution de me faire revenir. J'ai souvent apporté la mort durant ma vie ainsi que la souffrance."

Lutsey-Eywa: C’est ton opinion mais cela ne me fera pas revenir sur ma décision.
Moi: Je suis un assassin, Eywa. Je ne suis bon qu’à tuer.
Lutsey-Eywa: Tu te trompes
Moi:Je vais vous confier mes souvenirs et vous allez comprendre
Lutsey-Eywa: Comme tu voudras

Elle me mit la main sur mon épaule et ferma les yeux. Je sentis son esprit parcourir ma mémoire, fouillant chaque moment de ma vie. Mes années de service au sein de la Cause jusqu'à la mort de mon père ainsi que mes années au sein de la RDA. Ces deux périodes furent les plus sombres de ma vie et les plus meurtrieres. J’ai massacré des populations entières par des raids aériens ou terrestres pour diverses raisons, qu'importe le camp. Les visages de mes victimes remontaient ainsi que les moments de leurs morts. Des hommes, femmes ou enfants. Revoir tous ces morts furent bien difficiles. Les émeutes que nous réprimandions dans le sang. A chaque tir de mon fusil à lunette, une personne tombait morte. Ma démission, sonnant mes débuts en tant que « Fantôme » l’une des personnalités les plus recherchés par la RDA et la Cause (qui ne valait pas mieux que la RDA à mes yeux). Enfin, ma décision de partir pour Pandora afin d oublier ou du moins, refouler ces terribkes événements.

Eywa interrompit son inspection à ce moment-là, à ma grande surprise.

Moi:Pourquoi vous arrêtez vous là ?
Lutsey-Eywa:Je n’ai pas besoin de savoir davantage. Je connais déjà la suite.
Moi: Je n’ai pas ma place ici.
Lutsey-Eywa:Tu as raison. Il n’est pas encore temps pour toi.

Je la regardais, surpris, ne comprenant pas sa décision.

Lutsey-Eywa: Cette vie que tu m’as montrée est derrière toi. A partir de maintenant, c’en est une autre que tu commences.
Moi: Vous êtes sûre de vous ?
Lutsey-Eywa: Oui.
Moi: Pourquoi ?
Lutsey-Eywa: Tu n'es pas une personne mauvaise mais juste quelqu'un croyant en des idéaux et dont la réalité l'a rattrapé
Moi:Et ça justifie ma résurrection ?
Lutsey-Eywa: Ma décision est prise
Moi, en haussant les épaules: Ok… Après tout c’est vous la eyktan. Mais je continue à croire que c'est une mauvaise idée.
Lutsey-Eywa: Toi seul est maître de ton destin, Ben. Bien que j'ai la liberté d'y mettre fin.

Pas faux. Enfin, je vais profiter de cette seconde chance qu'elle m'offre pour construire une nouvelle vie. Peu importe mon passé.

Lutsey-Eywa : Un projet bien ambitieux mais je suis sûre que tu y arriveras. Maintenant, j'ai une demande à te faire. J'aimerai que tu divulgues un message à mes enfants.
Moi: Laquelle ?
Lutsey-Eywa« Je vous ai entendu » Maintenant il est temps que tu y ailles.

Je me tournais vers Silwyn et Tsikey, les parents de l'élue de mon coeur.

Moi, en m'inclinant:Je vous promets de veiller sur votre fille jusqu’à la fin de mes jours.
Tsikey: Tu n’as pas besoin de nous le promettre.
Silwyn: Pas trop quand même! Je ne pense pas qu’elle apprécierait sinon.

Je souris. Effectivement, Lutsey n’aimerait pas que je sois sa nounou.
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par Tsylan
#9262 - BG Tsylan - le 14 Mai 17 à 01h10
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Chapitre 16: Une nouvelle vie

Les indigènes attaquèrent l’Enfer, au coucher du jour. Et ils n’eurent pas besoin d’affronter les Sawtute puisque les avatars et les scientifiques ralliés à la cause indigène ont déjà neutralisé les forces de la RDA qui sont restés.  

Plus tard, Parker se retrouva en face de Jake, qui avait un arc sur le dos avec un carquois remplit de flèches de plumes oranges, et d’un bandage sur son genou gauche. A sa droite se tenait Ben, les doubles lames rangés et tenant un arc à la main droite, possédant également un carquois pleins de flèches ayant des plumes noires et rouges, regardant Parker d’un œil méfiant.  Neytiri se tenait à gauche de Jake et tenait son arc avec la même main que Ben. Quant à Lutsey, elle était à côté de l’ancien pilote, l’arc entre ses épaules, le poignard rangé dans son fourreau. Jake: Alors quelles sont vos propositions ?

Parker:Je vous propose que nous exploitons seulement les terrains que nous possédons et nous vous promettons de ne plus ravager votre forêt ni de vous déranger de quelles façons que ça soit.

Lutsey en entendant ces paroles, intervint en parlant la langue maternelle de son partenaire

Lutsey:J’espère que vous ne croyez pas qu’on allait accepter ? Votre peuple a tué plusieurs de nos frères et sœurs, a anéantit ma famille, ainsi que ma vie et celle de mes nombreux frères et sœurs . Alors, il est hors de question… Elle allait continuer mais Ben l’interrompit

Ben: Lutsey. Attends la réponse de Jake avant de t’emporter.

Celle-ci suivit son conseil tout en lançant des regards noirs à l’administrateur

Jake, qui espérait voir juste car il n’avait rien compris mais il ne fallait pas perdre la face devant l’administrateur: Comme l’a dit ma sœur, votre proposition est indéfendable. Qu’est ce qui prouve que vous n’essayerez pas de préparer votre revanche en secret en appelant des renforts de votre planète, en servant comme raison, votre activité?

L’administrateur resta silencieux et regarda l’assemblée d’un œil mauvais. Jake: De plus, vous avez suffisamment apporté de préjudices à Eywa et à notre clan. J’exige qu’en tant que vainqueur que vous repartiez de notre planète et que vous ne reveniez jamais sur la terre de notre Mère. Si vous et vos hommes osez revenir ici, vous serez éliminé sans aucune sommation. Seuls quelques personnes choisis par nos soins sont autorisés à rester. Je vous laisse trois heures pour partir et votre embarquement sera surveillé de  très près par nos guerriers. Je vous conseille de commencer toute suite si vous voulez vivre.

Sur cette parole, l’administrateur dicta à ses hommes les exigences. Les hommes obéirent, tout comme lui, à contrecœur.

Ben: Jake, pourquoi les laisser partir avec leurs armes et technologies ? Ca nous…
Jake: Laissons les choses comme elles sont. Y apporter la technologie tawtute ne fera que créer des conflits entre les clans.
Ben en hauissant les épaules: Ok. Si tu crois que c’est la meilleure chose à faire... Tu es le Toruk Makto. Cependant, je continue à croire que c’est une mauvaise idée.

Toutefois, Jake était sûr de sa décision. C’était mieux ainsi.

Dyle et Sted étaient partis vers des avant-postes, effectuant des inspections des défenses quand ils apprirent la chute de l'Enfer en constatant que celle-ci ne répondait plus à leurs appels.

Dyle: Je vais pirater les caméras, voir ce qui s’est réellement passé
Sted: Très bien Dyle. Quant à moi, je vais tenter de prendre contact avec les autres avant postes et établir un nouveau QG. Ces indigènes ont gagné une grande bataille mais pas la guerre. Et je compte bien leur prouver que nous sommes loin d’être à terre!

Trois heures plus tard, alors que la nuit venait de tomber, le Valkyrie transportant les vaincus, leurs véhicules et les matériels qui leurs étaient permis de prendre, décolla haut vers le ciel, s’éloignant petit à petit du regard des indigènes.  Tous furent réjouis et savaient que ce jour était historique.
Seul le pilote regarda cette navette quittant Pandora avec amertume car elle emportait avec elle sa vie d avant. Ce qui l’inquiéta, c’est qu’il n’a vu ni Sted, ni Dyle embarqués. Ils ont du évacuer la base avant qu’elle ait pu tomber ou sont ailleurs.
De plus, l’Enfer est la base mais il doit rester des avants postes. La RDA ne se contenterait pas que d’une base pour piller cette jolie planète. Eywa lui a d'ailleurs confirmé cette hypothèse et qu'il aura des alliés, qui, comme lui, ont été choisi par elle afin d'anéantir cette menace. Quand il avait vu le nombre de produits que la RDA se vantait de vendre et venant de la terre d’Eywa, cela l’a dégouté.

Cela lui rappelait des souvenirs peu agréables où il avait du intervenir dans certaines manifestations contre cette organisation non gouvernementale et qu’il avait abattu froidement des innocents et raser des villages entiers par des raids aériens alors que ceux-ci voulaient tout simplement protéger leurs terres. La RDA a détruit le peu de beauté que leur Mère avait conçu et sans un seul regret. Juste pour le profit.
Il avait détesté cela mais son devoir l'obligeait à obéir aux ordres. Comme pouvoir allait avec influence, son pays ne pouvait se permettre de se priver d’un allié aussi puissant que la RDA. Ce sang sur les mains l’avait dégoûté de son métier et il a préféré démissionner. Quand il avait rejoint Pandora, c’était tout simplement pour pouvoir oublier ces épisodes en admirant une terre belle et sauvage.
Mais Lutsey l’a aidé à trouver son chemin et il comptait bien continuer de le suivre avec elle. Il sourit. Une terre belle et dangereuse. Mais une terre saine et libre. C’était tout ce qui comptait. Tsylan et Lutsey admiraient la beauté que le ciel nocturne leur offrait sur une des collines cachant le sanctuaire. Ce ciel était couvert en grande partie  par la silhouette d’une grosse planète, que Ben connaissait sous le nom de Polyphemus  dont Pandora était une des satellites.

Lutsey: Tsylan, pourquoi tu as enterré ce tawtute ?
Tsylan :Tu sais ma tigresse, ce n’est pas bien d’espionner les gens.
Lutsey: Certes. Mais on n’offre pas une sépulture à ses ennemis ! De plus, je te rappelle qu'il a manqué de me tuer ainsi que ma soeur.
Tsylan: C’est vrai mais il était différent.
Lutsey: Et en quoi est-il différent des autres ?
Tsylan:C’est une longue histoire. Je te répondrai plus tard.
Lutsey: Sinon…Tu as des projets d’avenir ?

Il eut un mauvais pressentiment. Quand sa partenaire avait une idée derrière la tête, il était difficile de la lui faire changer d'avis.

Tsylan: Ouh… Tu me fais peur, toi ! Tu as quelque chose derrière la tête ! Que veux tu dire par projets ?

Plusieurs jours plus tard,

Tsylan finit enfin son tsko personnel. Il le sculpta de telle sorte qu’il ressemblait à un arc humain. Pour qu’il puisse se rappeler d’où il venait et de ce qu’il a sacrifié même si le médaillon le lui rappelait. Il le décorait de manière simple. A tel point qu’on pourrait dire un arc normal si le carquois placé au centre et servant à tenir les flèches se distinguait par sa couleur rouge vive.
Ses flèches portaient des plumes de couleur  noirs et rouge. Son lien avec Eywa étant dévoilé, Tsylan avait changé maintenant de vêtement et portait, à présent, un torse de couleur vert foncé avec un tenwg de la même couleur. Ses armes étaient sur ses deux flancs.
Il offrit à Lutsey un chey,  lui prouvant son amour pour elle (bien que c’était inutile car elle connaissait ses sentiments.) Mais elle ne refusa pas.

Deux mois plus tard, Tsylan, harpon à la main, observait l’eau d’un œil vif.  Il observa chaque détail mais il avait du mal à rester dans la réalité. Son esprit était occupé par l’agitation qui régnait dans le clan même s’il avait réussi à pêcher cinq poissons de moyenne taille qu’il surveillait. Comme si un grand événement se préparait.  Ce qui suffisait à mettre le guerrier sur ses gardes. Tsylan:Je ne sais pas ce qui se passe…. Mais c’est important. Une fête consacrée à Eywa ? Non… Lutsey et  Joltsyn m’aurait avertis.
En parlant de Lutsey… Son comportement était également étrange. Elle disparaissait souvent et par son lien qu’il a établi il y a deux mois de cela, il sentait qu’elle était à la fois excitée mais inquiète. Quand il essayait de voir plus clair, celle-ci ne lui répondit qu’il comprendrait au moment venu. Etrange…. Soudain un mouvement dans l’eau l’alerta. Le pilote vit de la biolminescence briller.

Tsylan pensa: Hmmm…. En temps normal, j’aurai pris cela pour un poisson quelconque…. Cependant….  Mon expérience m’a appris à me méfier des premières apparences. Surtout ici. Sur cette pensée, il prit une graine qu’il avait ramassée pour préparer sa pêche. La présence de Dinicthoides, des poissons carnivores particulièrement violents, l’obligea à être prudent quand il se consacrait à cette activité.

Tsylan: De toute façon, tout ce qu’on fait ici est dangereux.

Il jeta la graine dans l’eau, en face de lui et  observa le poisson qu’il a repéré. Comme il le craignait, celui-ci se rapprocha rapidement de la graine et le mangea. En voyant le résultat, le guerrier prépara son piège en plantant un poisson qu’il avait tué sur son harpon.

Tsylan : J’espère qu’il n’a pas des potes avec lui.

Il se prépara, restant sur ses gardes. Enfin, il vit le poisson s’agiter vers sa direction au vu du casque d’apparence humanoide.

Tsylan : Vas y…. Je suis prêt à t’accueillir… Poiscaille du dimanche!

Le pêcheur mit son appât dans l’eau et  au moment où il vit deux yeux rouges apparaitre,  il lança son arme. Le harpon se figea à la tête du poisson.  Tsylan le ramena  au rebord à l’aide de du filament.

Tsylan : Ils ont beau être primitifs… Ils ne sont pas idiots quand même. A vrai dire… Dans un environnement aussi hostile, il vaut mieux ne pas l’être.  Alors… Tu as essayé de faire le malin ?  Mais c’est moi qui t’aies eu, terreur des lacs ! Bon, le jour commence à tomber, il est temps de rentrer. Le reste de la journée se passa normalement.  

Mais le lendemain, Tsylan ne trouvait plus Lutsey dans son hamac. Il la cherchait au Kélutral mais ne la trouva pas.
Et il remarqua que le Kélutral étrangement vide mise à part quelques gardes.

Tsylan, en français : Qu’est ce  qui se passe ? J’ai raté le bus ou quoi ?
Voix : Te voilà enfin réveillé !
Il se retourna et vit Joltsyn .

Joltsyn : On n’attend que toi!
Tsylan : Euh… Ok…. Pour faire quoi ?
Joltsyn : Tu verras ! Allez ! Maintenant je dois te préparer.
Tsylan : Mais à quoi ??
Joltsyn : A ta cérémonie d'union.
Tsylan :Quoi? Mais je croyais que lier nos tswin suffisaient ?
Joltsyn: Lutsey ne t’as mis au courant ? Pour un olo'eyktan ou une Tsahik, c est un peu différent en raison de leurs rangs.
Tsylan : Enfin… Si. Mais je croyais que ça serait dans un mois !Et il a fallu que ma partenaire soit olo'eyktan...
Joltsyn : Et quand elle t’a dit cela ?
Tsylan : Euh….

Il se tapa sur le front en pensant à son erreur.

Tsylan : Quel imbécile ! Moi et ma tête !
Joltsyn : A force d’être dans tes pensées, tu oublies la notion du temps. Bon, je dois te préparer. Je ne voudrai pas faire rater le plus beau jour  de la vie de ma sœur.
Tsylan : Je ne sais pas encore si je dois considérer cela comme le plus beau ou le pire.
Joltsyn : Toujours aussi rabats joie ! Tu ne changeras pas!

Tsylan râla en entendant cette réponse.

Lutsey attendait, avec le clan, la venue de Tsylan dans l’Utral Aymokriya. Elle aurait peut-être dû lui rappeler que c’était aujourd’hui.  La guerrière avait quitté sa tenue habituelle pour s’habiller d’une robe en soie jaune montrant son cache sexe de couleur bleu. Elle avait une sorte de ceinture marron fait avec du tissus et des perles  lui prenant la taille. Une sorte de corset fait en perle rouge cachait sa poitrine et elle portait une série de collier  de couleur jaune. Elle portait également des boucles d'oreilles. C'était la première fois qu'elle en portait mise à part dans sa tenue d'olo'eyktan.

Enfin, Tsylan arriva accompagné de Joltsyn à dos d’Ikrans.  Il était peinturé de traits blancs suivant ses motifs. Il atterrit et débarqua. Il traversa la foule, l’air mal à l’aise devant tant d’encouragements, et de sourire.

Tsylan, en pensée : Dans quel bazar m’a-t-elle mis ?

Enfin, il arriva au niveau de sa partenaire.

Lutsey : Ce n’est pas trop tôt !
Tsylan: Tu avais qu’à me le rappeler et me réveiller si tu n’es pas contente!
Joltsyn : Ce n’est pas le moment de se disputer!  Pas pour cette cérémonie.
Tsylan: Merci de me le rappeler! Pfff...
Lutsey : C’est nécessaire Tsylan.
Tsylan: Et j’imagine que si on le fête ici… C’est à cause de tes parents ?
Lutsey: Oui. Mais pas seulement. On peut commencer?
Tsylan: Oui. J’ai envie d’en finir au plus vite.
Lutsey: Pourquoi tu as peur ?
Joltsyn: Lutsey !
Lutsey : Oui !! J’ai compris !
Tsylan: C’est un peu normal, non ?
Lutsey: Tu es mignon…Tu le sais cela ?

Tsylan rougit en entendant le ton de l'olo'eyktan.

Tsylan : Euh….Je crois que c’est le moment de commencer.
Lutsey : Patience Tsylan…. Tu ne veux pas me faire craquer devant tout le monde. Quoique… C’est déjà fait.
Tsylan: Lutsey…. Tu me fais peur. Chaque fois que tu me fais du charme, je crains ce qui va suivre.
Lutsey: Ah bon ? Ce n’est pas ce que je sens.
Joltsyn: Vous pouvez faire cela plus tard ?

Lutsey sourit. Elle a réussi à  calmer son partenaire. Et puis… C’était vrai qu’elle le trouvait mignon quand il était angoissé et davantage quand il rougissait.

Joltsyn : Etant Tsahik, je pourrai assumer la direction de cette cérémonie. Pour commencer, Lutsey, tu vas devoir présenter Tsylan à nos parents.
Tsylan: Je les ai déjà rencontrés. Est-ce que c’est important de le préciser ?
Lutsey: Bien sûr. Cela m’évitera de les convaincre.

Les deux prirent une branche de l’Arbre des Ames et firent la connexion avec leurs tresses. Ils parcourent un couloir avant d’arriver dans un terrain blanc.

Tsylan: Alors c’est ça qu’on voit quand on est vivant. C’est…moche.
Lutsey: On n’est pas là pour la décoration.
Tsylan: Merci de me le dire .
Silwyn : Ma ite !!
Lutsey: Ma sa’nu !!

Les deux se serrèrent les bras, en versant des larmes de joies. Seul Tsikey paraissait calme, bien que des larmes et son sourire montraient sa joie contenue. Mais  quand il rejoignit ce contact, il ne résista pas.
Cela fit sourire Tsylan car cela lui rappelait des souvenirs dans sa Terre natale. Enfin, cela cessa.
Lutsey: Ma sa’nu, ma sem'pu !  Je vous présente…
Silwyn: Ben.
Lutsey: Vous le connaissez ?
Tsikey : Bien sûr. As-tu oublié, ma ite, comment il est devenu définitivement Soltyisa ?
Silwyn: Il était mort avant de revivre.
Lutsey: Oui mais j’ignorai qu’il vous avait rencontré

Tsylan préfera éviter de lui faire remarquer qu’il l'avait prévenu avant la connexion.

Tsylan : Et je sais même d’où viens ton fameux appêtit.
Tsikey toussa : Elle n’est pas obligée de le savoir.
Tsylan: Vous avez honte, beau-père ?
Tsikey : Tu n’es pas encore considéré comme tel.
Tsylan : Pour moi, vous l’êtes en tout cas.
Silwyn : Ca dépendra de nous.
Tsylan : Peu importe votre décision. Pour moi, Lutsey est ma femme même si ce n’est pas officiel. Nous avons liés nos tswins. Vous êtes donc mes beaux-parents.
Tsikey : Tu tiens beaucoup à ma fille. Ça se ressent dans tes paroles.
Tsylan : Ah ? Si vous le dites…
Lutsey : J’ai toujours voulu… vous rencontrer. Vous voir à travers de souvenirs n’est pas la même chose que réellement.
Silwyn : Nous aussi. Vous voir grandir sans être à vos côté a été la pire des souffrances. Tsikey resta silencieux mais sa tristesse était aussi visible que son épouse.
Silwyn : Tu ne peux pas rester ici, ma ite. Tu fais partie des vivants.
Lutsey, d’un regard triste : Je le sais.
Tsikey : Silwyn, tiens tu vraiment à accorder tes faveurs ?
Silwyn : Oui. Nos filles ont suffisamment souffert. Je veux qu’elles puissent vivre leurs vies sans contraintes.
Tsikey : Dans ce cas, je l’accorde également.
Lutsey : Je suppose donc que nous devons partir…
Tsikey : J’en ai bien peur.
Lutsey : Mais… Je ne veux pas!
Silwyn : Il le faudra pourtant.
Tsikey : Tsylan, veuille bien sur mon trésor. Je te la confie.
Lutsey : Non!  Je ne veux pas.
Silwyn, pleurant : Pardonne nous, ma ite

Le décor disparut et ils retrouvèrent enfin l’Arbre des Ames.

Joltsyn : Alors ?
Lutsey : Ils sont d’accords
Tsylan : Mais la séparation a été difficile
Joltsyn : Je peux comprendre. Bon maintenant passons à l’union. Lutsey, es tu prête à continuer ta vie avec Tsylan ?
Lutsey : Oui
Joltsyn : Et toi, Tsylan ?
Tsylan: A ton avis ?
Joltsyn: Je prends cela pour un oui.

Sur ces paroles, elle dégaina un poignard.

Tsylan: Euh… On est censé faire quoi avec cela ?

Lutsey prit le poignard et se fit une coupure à la main droite.

Lutsey: Lier notre sang pour que les deux ne fassent plus qu’un.
Tsylan: Ok….C’est obligatoire ?
Joltsyn: Oui
Tsylan en soupirant: Je ne m’y ferai jamais avec ces traditions.

Sur ces paroles, il fit le même geste que Lutsey. Ensuite, les deux se serrèrent la main afin de mélanger leurs sangs et profitèrent de ce rapprochement pour s’embrasser.

Joltsyn toussa, les coupant : Ce n’est pas encore fini. Il faut maintenant lier vos souvenirs à Eywa.
Tsylan : Encore !!?
Lutsey: Oui. Encore.
Tsylan: Génial….
Lutsey : Ne t’inquiètes pas. Je récompenserai tes efforts comme il se doit.

Tsylan sentit son sang monter à la tête devant le regard de Lutsey. Ils suivirent les instructions de Joltsyn et lièrent, dans une unique feuille de l’Arbre des Ames, leurs souvenirs.

Tsylan : C’est enfin fini ?

La foule le saluant et scandant leurs prénoms et le nom de famille na’vi de Tsylan leur répondit.

Tsylan : Je suppose que oui.
Lutsey : Alors ? Ca fait quoi d’être le mari d’une olo’eyktan ?
Tsylan : Pas grand-chose.  Vu que je l’étais déjà. Je te renvoie la question.
Joltsyn : Je vous salue, Lutsey et Tsylan Tolyn.
Tsylan : Je rectifie. Ca change effectivement.

Lutsey sourit

Joltsyn, murmura : En fait, ce n’est pas totalement fini. Il manquait une étape.
Tsylan en haussant les sourcils, intrigué: Laquelle ?
Joltsyn: La… chose
Tsylan: Quoi!?
Joltsyn: Mais cela c’est privé. Vous êtes déjà considérés comme mari et femme aux yeux du clan.
Tsylan: Génial… C’est une sorte de lune de miel ?
Joltsyn : C’est quoi ?
Tsylan: Une pratique terrienne qui se fait après le mariage.

Lutsey s’éloigna discrètement et chevaucha Tahni après le Tsahaylu .

Tsylan: Tu vas où Lutsey ?
Lutsey : Si tu veux le savoir… Tu n’as qu’à me suivre.
Joltsyn, sourit :Ça c’est un appel!

Tsylan se sentit mal à l’aise mais son amour pour sa femme prit les devants. Et la curiosité le poussa à la suivre.
Il appela son Ikran, la monta après la Tsahaylu et poursuivit sa femme.

Plusieurs jours plus tard, Lutsey se rendit à Hell’s Gate pour avoir une réponse à ses migraines et à son appétit  anormal. En temps normal, elle n’aurait pas accordé sa confiance mais sa sœur adoptive l’avait convaincue.
Dans Hell's Gate, des Na'vis, des avatars ainsi que des humains (en partie des soldats appartenant à la Cause),  plaisantèrent et discutèrent ensemble.
Il était difficile de croire cela avant la bataille de l'Utral Aymokriya. Ils s'arrêtèrent quand ils virent un Ikran jaune atterrir. Lutsey descendit de sa monture et alla à leurs rencontres.

Lutsey: Oel ngati kameie ma tsmukan ulte tsmuke .

Les occupants rendirent leurs saluts, bien que les humains se sentaient mal à l'aise devant le regard hostile que dégageait Ludsey. Devant ce regard, ils jugèrent bon de laisser faire leurs amis indigènes.

Na'vi: Que nous vaux votre visite, ma sœur  ?
Lutsey: On m'a dit que les nouveaux occupants sont dignes de confiances. J'ai besoin de connaitre l'origine d'un mal qui me ronge depuis trois jours.
Avatar: A vous entendre, on dirait que vous avez déjà une idée là-dessus.

Ludsey lui lança un regard glacial comme réponse

Lutsey: Tu as vu juste unilitranyu. Mais j'ai besoin d'une confirmation.
Avatar: Sans vouloir être indiscret, vous ressemblez à Ludsey, l'olo'eyktan des Soltyisas.

Lutsey leva les oreilles pour montrer sa surprise et sa queue décrivait un point d'interrogation.

Lutsey: Je suis l'olo'eyktan des Soltyisas, tawtute. Comment connais tu mon nom ?
Avatar: Je faisais parti des personnes du programme Avatar qui se sont soulevés à l'Enfer. On vous a vu lors du départ de la RDA. Et Grace Augustine avait déjà des informations sur vous.

Le personnel vit que l'information ne plaisait pas beaucoup à l'olo'eyktan, au vu des oreilles baissés et de sa queue qui s'agitait dans tous les sens. Même si c'était une personne que Neytiri avait confiance, elle détestait que des Sawtute aient pu avoir des informations sur elle.

Lutsey: J'ai besoin de parler à celui qui dirige cette base ou un de vous guérisseurs.


Ludsey séjourna pendant une nuit à Hell's Gate. Elle prenait domicile sur un des anciens miradors du terrain du programme Avatar. Elle aimait être en hauteur. Regarder à cette perspective la calmait et lui permettait de réfléchir. Le lendemain, elle eut le résultat de ses test et ignorait si elle devait être heureuse ou effrayée.

Quand elle rentra au Kelutral, à la tombée du jour, elle tomba sur la personne qu’elle voulait à tout prix éviter.

Tsylan : Qu’est ce tu fichais ma chérie ? Je m’inquiétais!
Lutsey : J’étais partie à l’Enfer.
Tsylan: Pour tes migraines et ton appétit ?
Ludsey: Oui.
Tsylan: Tu es inquiète, je le sens. Qu’est ce qu’il y a ?
Lutsey : J’ai eu des résultats.
Tsylan: C’est grave ?
Lutsey: Ca dépend….
Tsylan: Lut, arrête de jouer à la devinette… Tu m’inquiètes.
Lutsey: Ce n’est pas facile à dire… Tsylan… Je …
Tsylan: J’écoute
Lutsey: Je… j’attends notre enfant.

Un calme survint à ce moment là, qui inquiéta Lutsey. A l’intérieur de Tsylan se mêlèrent la joie mais aussi tristesse car cela ramena une ancienne douleur. Et de la colère également, car il s’était fait avoir par sa femme alors qu' il lui avait clairement exprimé son avis sur la question.

Tsylan: Ok… Bon bah, me voilà père.
Lutsey: Tu n’es pas fâché ?
Tsylan: Si… Mais c’est ainsi. Faut aller de l’avant.
Lutsey: Tu ne peux pas savoir comment je suis rassurée!
Tsylan : Bon, tu l’annonces ou je le fais ?
Lutsey: Je le ferai. Je suis olo’eytan après tout.
Dernière modification le 24 Mai 17 à 19h05 par Tsylan
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